Chronique de Concert
WIM Fest 2026, nuit 2/2 : Fire Club, Bandit Bandit, The Inspector Cluzo
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Seconde soirée au Winter in Maussane Festival, où nous entrons tout naturellement en montrant notre bracelet "Pass 2 jours", tels de déjà vieux habitués. Il a opportunément cessé de pleuvoir en fin d'aprème, ce qui permet de réinvestir la partie extérieure de l'Agora et de continuer à goûter des bonnes choses (cette crêpe Michalak, aïe aïe aïe !) et boire des Alpilles IPA à la fraîche...
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Dedans, le Fire Club a commencé, et on en avait jamais entendu parler ! Duo batterie-guitare de pop noisy, avec un chant grandiloquent façon Muse, et des attitudes un peu surjouées des deux garçons : la première impression est mitigée... Et puis on réalise qu'ils sont quand même bons musiciens, qu'ils n'ont pas encore sorti d'album, qu'ils forment un couple (au sens propre et donc assez attendrissant), et qu'ils mettent beaucoup d'énergie à produire un son qui tient tout à fait la route (malgré beaucoup de choses enregistrées).
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La voix est par moments assez séduisante quand il la pousse, même si on accroche moins en mode aigü. Certains titres sont agréablement punchy, ça peut évoquer par exemple Royal Blood : pas notre came mais ce sont de bons performers (un solo de batterie tout à fait crédible par exemple), et avec leur look original (non de dieu, ces mulets radicaux à la tondeuse !), ils peuvent sans doute faire du chemin... On prendra en tout cas le temps d'écouter leur album à sa sortie prochaine !
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On retrouve alors avec plaisir le groupe Bandit Bandit, locaux de l'étape (de Graveson !), formé autour de ce couple charismatique, Maëva et Hugo, et qu'on avait bien apprécié au Portail Coucou il y a quelques années, à l'époque de leurs premiers EP, qui sonnaient assez stoner. Plaisir un peu circonspect toutefois : en recherche (légitime) de notoriété, ils ont pris un virage nettement plus "pop rock RTL2" depuis, et il faut avouer qu'on a un peu décroché à la sortie de leur album LP 11:11.
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On compte donc sur l'effet "son musclé sur scène" pour retrouver leur son qu'on aimait mieux, et cela se produit régulièrement : certains titres sont (à notre goût) sauvés par de gros riffs de guitare et basse (Pas le temps). Il reste que sur ces titres pop ou discoïdes (comme Rien attendre), Madame en fait des caisses dans sa gestuelle sexy, alors qu'étonnamment ces tics disparaissent complètement dès qu'elle interprète des chansons plus anciennes... Etant plus émoustillés par Alison Mosshart que par Axelle Red, nous retrouvons donc nos marques sur celles-ci, notamment quand elle reprend une guitare ! Siamese Love, et plus encore Néant ou encore l'historique Maux, sonnent super cool et puissantes toutes les deux !
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Courageusement, Maeva aborde alors (via un poème, puis une chanson) un sujet personnel et douloureux : celui d'un avortement, intervenu il y a deux ans... D'autant plus courageux en ces terres des Alpilles, pas précisément un repère de progressistes, et actuellement avec un député RN élu et même réélu sur la circonscription ! Il y a donc fort à parier que quelques vestes matelassées, sans doute déjà cueillies à froid par ce joli duo gay en début de soirée, en aient grincé des dents au fond de la salle... "Chèh !" En tout cas on ne manquera pas d'aller la féliciter pour cette démarche après le concert.
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En attendant, on redécouvre de jolies ballades comme Désorganisée (charmante) ou La Marée (a capella). La fin du concert se joue comme on pouvait l'espérer, en mode rock pétaradant et en invitant du public sur scène, après être descendu le chercher ! Des remerciements très chaleureux viennent conclure un show bien calibré, un peu poseur aussi par moments, mais au final mais très plaisant ! Allez, remettez juste un peu de stoner dans le mix, et on remonte dans le camion avec vous pour la suite, promis !
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Nettement plus rustique (quoique tout à fait poseur lui aussi, en costume cravate et avec son duo clown blanc et auguste), voici The Inspector Cluzo, le désormais bien connu blues agricole, qu'on a déjà vu et revu pas mal de fois (la dernière fois, au TINALS 2019 commence à dater...). Ils font toujours le même bouzin énorme d'entrée (Rockfarmers) : on a pas écouté leur dernier album, mais on est pas dépaysés !
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Avec la même guitare qu'Angus Young, forcément, on est là pour labourer des oreilles avec enthousiasme... Sympa et bavard, le chanteur a toujours plein de choses à raconter, sur des sujets aussi divers que : leur ferme en Chalosse / le chat qui y sème le bordel / leur tournée avec Clutch / Guy Debord et la société du spectacle / le courage qu'il faut pour être agriculteur (on veut bien le croire) / Le Mercosur qu'il conchie (à juste titre) / l'inconscience à aller chanter le changement climatique devant des bikers en Arkansas (certes...) / ou encore... la bite à Iggy Pop (sic).
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Musicalement, tout est hyper carré, la voix est précise en bas et en haut, la batterie défouraille sans jamais faiblir : rien à redire, on sait que ces types ont déjà joué devant des foules cannibales et survécu (les bikers d'Arkansas, oui, mais aussi le Hellfest !). C'est souvent super entraînant, assez participatif, juste un peu long sur les codas (ah, les bluesmen...). On retient les titres historiques comme Fishermen ou A Man outstanding its Field, la fumasse For My Family... et une superbe reprise de CSN&Y, Almost Cut My hair.
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Tout comme l'inévitable anthem du groupe, avec démolition progressive du set de batterie (Put your hands up !), où il va falloir porter le batteur dans le public... Profitant d'une annulation dans la programmation, les deux sbires en remettent une couche en bonus, après le discours final. Un peu long mais... Genuinely generous ! comme on dirait aux States ! Merci les gars, et à la prochaine.
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Après ces deux très belles soirées, on ne peut que souhaiter une longue vie au WIM Fest', chaleureux et ambitieux tout à la fois : espérons que la salle pas tout à fait pleine (en tout cas un peu moins le second soir que le premier) ne leur aura pas fait boire la tasse ! Si la programmation reste du même niveau, sans aucun doute, nous, on y reviendra...
Photos : désolé, on amènera un photographe ou un appareil photo la prochaine fois !
Critique écrite le 08 mars 2026 par Philippe
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