Accueil Chronique de concert Antony And the Johnsons, Cut The World avec l'Orchestre National d'Ile-de-France (Festival Days Off 2012)
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Chronique de Concert

Antony And the Johnsons, Cut The World avec l'Orchestre National d'Ile-de-France (Festival Days Off 2012)

Antony And the Johnsons, Cut The World avec l'Orchestre National d'Ile-de-France (Festival Days Off 2012) en concert

Salle Pleyel, Paris 3 Juillet 2012

Critique écrite le par




Concert mémorable d'Antony And the Johnsons en compagnie de l'Orchestre National d'Île-de-France à la Salle Pleyel (Paris) dans le cadre du festival Days Off, le 3 juillet 2012...




Malgré le côté solennel de la très belle salle Pleyel - qui affiche complet ce soir - et la difficulté de se présenter simplement quand on joue avec un orchestre classique complet en guise de backing band, le troublant et toujours sur le fil du rasoir Antony Hegarty réussit sans difficulté et dès le début de son concert à transporter dans son univers ultra torturé, magistralement sensible et très engagé (poignant discours sur la présence des femmes dans la société). Le projet présenté en cette soirée estivale s'intitule Cut the World ; il est articulé autour des titres des quatre albums d'Antony And the Johnsons (le premier album éponyme, I Am A Bird Now, The Crying Light et Swanlights) et agrémenté de titres inédits... On peut sans peine y voir affleurer les obsessions intimes du songwriter aux bouleversantes cordes vocales  : le fait de se sentir différent, le désir de devenir une femme, l'omniprésence de la mort, la souffrance causée par la cruauté des hommes envers leur environnement et donc eux mêmes...



Tout cela pourrait être lourd, larmoyant et pompeux, mais c'est bien sûr tout le contraire, Antony ayant la particularité d'écrire des chansons magnifiquement légères, en dépit des torrents de mélancolie et de douce révolte qu'elles charrient. Signalons également que l'on doit une bonne partie de la légèreté scénique de l'ensemble aux arrangements très sobres et particulièrement réussis de l'Orchestre National d'Île-de-France, dirigé de main de maître par Anthony Weeden et pouvant compter sur la présence du pianiste Gaël Rakotondrabe (parfois remplacé par la star derrière le piano). Et puis, cerise sur la gâteau, les bienvenus et très travaillés effets lasers permettent encore plus de décoller !



Malgré quelques faux départs, des discours parfois confus (mais très sincères... et hyper émouvants) et autres improvisations un peu longues (mais souvent touchantes, comme sur Trust Your Mother), la soirée passée en compagnie d'Antony se révèle divine : la voix, les mélodies et les musiques emportent sans peine l'auditeur, très souvent au septième ciel. Il faut dire que c'est relativement facile d'atteindre cet état avec un répertoire comportant des perles telles que You Are My Sister (à pleurer de bonheur!), I Fell in Love With A Dead Boy, Crazy In love (reprise parfaite de... Beyoncé !), Cut The World, The Cryin Light, Twilight et Hope There's Someone (superbement jouée à la fin du show). Les allures et les quelques manières de diva freak transgenre d'Antony Hegarty n'interfèrent en aucune manière dans la qualité du spectacle présenté, de très haute tenue ! Et finalement très intimiste grâce à l'incroyable proximité avec son public de l'auteur de l'inoxydable album I Am A Bird Now...




Liens : www.antonyandthejohnsons.com, www.facebook.com/AntonyandtheJohnsons, www.myspace.com/antonyandthejohnsons.


Photos du concert par Robert Gil. Retrouvez plus de photos sur son site www.photosconcerts.com/antony-and-the-johnsons-paris-salle-pleyel...

> Réponse le 04 juillet 2012, par elise

Contrairement à Pierre, je n'ai pas été transportée par ce concert, peut-être ai-je trop vu Antony avec orchestre et du coup une certaine lassitude s'installe. Rien à reprocher à la voix, toujours aussi merveilleuse, mais ni la mise en scène, ni les jeux de lumières ne m'ont touchée. Je trouve les mouvements de bras excessifs, de plus tout ne semblait pas bien calé : fin étrange de certains morceaux, débuts de morceaux avortés, gestes au pianiste, à plusieurs moments il avait les spots dans les yeux et a dû se cacher ou bouger son micro, bref ça sentait un peu le manque de répét, certains arrangements m'ont aussi paru un peu maladroits (claquements de doigts sur Another world notamment) mais les grands classiques sont toujours aussi splendides (deception cependant sur un Rapture un peu...  La suite | Réagir


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