Accueil Chronique de concert Charlelie Couture
Vendredi 27 janvier 2023 : 11352 concerts, 25885 chroniques de concert, 5284 critiques d'album.

Chronique de Concert

Charlelie Couture

Charlelie Couture en concert

Marseille Espace Julien 16/12/2022

Critique écrite le par

CharlElie Couture au fil de sa setlist et de son Art total de multiste : Quelques Essentielles...


En ce moment les autres

La voix un peu nasillante entame "un coup d'état" et se drape de piano. Nous sommes des ombres assises dans la salle. Nous les autres, quelque part, dans l'Espace Julien.

Le Dormeur du Val

Un texte dont CharlElie n'est pas l'auteur, puisque "le jeune homme qui l'a écrit a maintenant 200 ans" : Arthur Rimbaud. (Mon extrait préféré du poète mort à Marseille, et dont le nom orne une salle de gare qui attendait Patti Smith) pour son inauguration). Je suis déjà emportée par La Vague et le souvenir de la chanteuse aussi attachée à l'homme aux semelles de vent). La guitare plaintive de Karim en hommage du sommeil éternel sert parfaitement cette scène obscure.


La ballade de Serge K

Le Sdf avait eu droit à un article dans la presse locale ! Toujours une association de bienfaiteurs du son qui retranscrit ce fait d'hiver avec plein d'effets wah wah.

Local Rock

Le Lamantin

"Les arrangements mélodieux sont comme la déco intérieure, ils laissent une empreinte pire (hahaha) dans le temps quand ça joue avec les modes car ça vieillit plus vite.< Habillage différent de la chanson mais le texte reste le même"


Un jour les Anges

Karim et lui sont en Louisiane avec les sons chauds au cœur mais le glacial Bataclan inspire la première chanson du séjour

Undergound PM

Enfin debout et à la guitare, CharlElie nous parle "d'utopistes, des rêveurs, d'acteurs new-yorkais, de ceux qui veulent faire de leur vie un film, qui nous entraînent ailleurs. On se réveille dans la ville fantastique mais si dure aussi" : la prostitution, la glace, les anges (à nouveau le fil et le feeling) La boucle d'oreille gauche brille sous les spots qui encadrent le chanteur dans un trigone et Karim dans des faisceaux deltoïdes. La voix devient plus perchée, avec un soprano dans les effets.


Demain est incertain

Du Rock ! La politique contestée sur les promesses "comme si les politiques pouvaient contenir le futur et pourtant rien n'est plus sûr que demain..."

Les ours blancs

"Les mises en garde souvent ne suffisent pas, il faut que la maison brûle pour s'en apercevoir" (discours à la Midnight Oil que j'écoutais aussi en boucle, je constate une légère ressemblance avec le glabre Peter Garrett). "Nous sommes tous comme des ours blancs sur notre glaçon qui fond" (ça tombe bien encore car j'ai mis ma peau de bête et ses gonades Racoste sur la tête "Enseigner l'écologie à l'école... abondance à outrance... pénurie et carence" (tentative d'une pénible dans le public de taper dans ses mains mais elle n'a pas le sens du rythme... ça grince sur les strapontins)


Fauteuil en cuir

Quand on est jeune, on est pressé, on a hâte de savoir ce qu'on vaut et on ne comprend pas pourquoi on nous met au défi et l'enthousiasme se perd...on attend... les années passent et on est à la même place dans le fauteuil (nous sommes assis pour ce spectacle) "on attend une autre échéance dans le fauteuil en cuir"

Quand les nuits

Retour aux autres cordes : un son presque new-wave orientale electro pour Tchao Pantin (je pense aux égards pour la femme de Coluche, le copain Higelin ...combien c'est dur de perdre nos proches. Et je repense aussi à mon voyage de noce en compagnie du cousin de Colucci.)


La vague

"Les voyages : je suis allé voir ailleurs si j'y étais : l'Australie : des milliers de gens rêvant de s'enrichir, la chasse à l'or et on creuse la terre. La ville est un décor : on extrait des richesses et on part : "Sur un quai de gare en forme de plage. J'attends le premier train" (j'adore !!!!!! Ma chanson préférée) géniallllll !!! Avec boîte à rythme et bon-tant-pis"" ;)) j'ai 16 ans, j'ai ma K7 et je vais un jour partir en Australie ! Toujours pas, même avec le budget de ma grande tante qui avait le même projet.

L'histoire du loup

"Je ne sais pas si j'ai écrit des proto rap slam... j'aime bien raconter des histoires liées ou racontées ou vécues : ça évoque ce monde auquel je crois, souvent imparfait, je ne crois pas en la perfection !" (Des spectateurs bourrés s'obstinent à amocher le rythme)


Karim en solo : un peu de rock encore et de distorsion avec des échanges plein d'humour.

Comme un avion sans aile (sans elle)

Ça repart en enchaînant au piano, on s'envole...
"Cela fait deux ans que nous faisons ces concerts en duo, on ne pensait pas que ça durerait : on essaie de se réinventer" (et c'est effectivement une réussite). "J'ai la chance de jouer sur de vrais pianos (j'avais vu le Steinway qui me captivait en arrivant), "je jouais sur le piano de ma grand-mère... la voisine du dessus se plaignait en battant sur son plancher à contre-tempo. Ces quelques notes lancinantes qui ont changé ma vie cette nuit-là, quelques notes qui ont changé ma vie.". "Llallaalallaa" : interaction attendue et communion.


"Certains auraient été déçus que je ne la fasse pas, mais d'autres auraient préféré que je me sois arrêté la" (nous rions sur cet aveu franc et l'autodérision) "donc je finis sur une autre : j'ai pris l'habitude du mouvement et j'ai été très frustré par le confinement, le vrai, celui de la guerre : j'ai profité du moment accordé pour me replier sur moi-même, faire le bilan : A la fenêtre je regardai les oiseaux qui n'avaient, eux, pas besoin de sauf conduit. Je suis retombé sur une chanson rarement chantée qui est la liberté que j'ai en moi : La Route"

"Pas de chanson d'amour car elles sont réservées à ceux qui ont des corps d'éphémères...quand on est une belle bouteille on s'intéresse pas au contenue... (jeux sur le flacon) Bref à force d'avoir bu le contenu du tonneau j'en ai pris la forme, mon corps est plus à l'image du XIXe que du XXIe:. Je suis comme vous, je peux voir à quoi ressemblait Balzac : il était charpenté : on peut ne plus avoir le cœur, le corps, mais avoir le cœur" (avec l'accent de Johnny)


Premier Rappel : une chanson d'amour donc, CharlElie est heureux de travailler et blague sur "savoir finir" ; "on fête les mariages mais on devrait fêter aussi les divorces" ajoute-t-il.

Second rappel La ballade du mois d'aout.

"On buvait du pastis comme si c'était de l'eau" (parfaitement de circonstance à Marseille)
Dernier point sur l'écologie et "il reste des oiseaux qui croissent, croassent" : CharlElie accuse sévèrement la gestion des politiques...

La dédicace pour ma tante R., les yeux ciels me sourient sur ce qu'on allait écrire et lire ici.

> Réponse le 19 décembre 2022, par patrice lombardo

[espace Julien - 15 decembre 2022] super comme toujours merci  Réagir


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