Accueil Chronique de concert Don Joe Rodéo Combo
Vendredi 20 mars 2026 : 6388 concerts, 27515 chroniques de concert, 5434 critiques d'album.

Chronique de Concert

Don Joe Rodéo Combo

Don Joe Rodéo Combo en concert

Lollipop Marseille 9 décembre 2016

Critique écrite le par

Soirée Toulousaine à Lollipop avec l'exposition d'Héléne Gib et pour l'occasion un showcase du Don Joe Rodéo Combo. Le Don Joe en question est chanteur -guitariste auteur compositeur, il est connu pour être aussi le leader d'Indian Ghost. Délaissant la langue de Shakespeare, espéranto des rockers du monde entier, il décide d'inscrire son projet DJRC dans une tradition francophone " Frenchy but chic ", tissant un lien qui peut sembler un tantinet incongru au départ entre Bijou, Gainsbourg, Jules Barbey d'Aurevilly, Nerval, le tout à la sauce MC5 et Bo Diddley, mais qui s'avère à l'arrivée tout à fait cohérent, pour ne pas dire excitant.


Pour le soutenir, une rythmique solide avec Laurent Olivaud à la batterie et Patrik Pelenc à la basse, et pour amener une touche féminine, aux cœurs les Rodeonettes Héléne et Mag.
Démarrage en fanfare en 2014 avec un 45t " La nuit je dors " " Le rock est mort " manifeste d'auto dérision, et un lp dans la foulée sur le label Pop Sisters Records. Quoi de mieux qu'un magasin de disque pour sensibiliser un public autour d'un LP. Le DJRC s'y emploie avec un savant mix de décontraction et d'énergie brute. Les apéros rock du vendredi soir à Lollipop sont devenus un rendez vous incontournable des aficionados. Peu à peu l'ambiance s'installe, le public est connaisseur et Don Joe est sa bande ne prennent pas les choses à la légère. Encore une fois " Frenchy but chic ". Sur une majorité de mid tempo, les paroles s'insinuent avec souplesse, la diction est claire et précise, on comprend globalement les paroles, et c'est plutôt bien, surtout que les texte sont soignés, il y a beaucoup d'ironie, l'essence du rocker.


J'ai particulièrement retenu le corrosif Tais toi je t'en prie, le swinguant Laisse moi qui revisite façon rock'n roll l'univers de Nerval, le formidable Je vivais sans cœur, un exercice de tension retenue sur un texte de Barbey d'Aurevilly, qui prend son temps et monte progressivement dans un déluge de riffs cinglants. Dans un éclair de jubilation, le bassiste grimpe sur la batterie, les Rodeonettes s'enflamment. En guise de conclusion un Gainsbourg Les Papillons noirs, filiation évidente. Et non les gars le rock n'est pas mort. On apprend qu'un nouvel lp est prévu au printemps. Vous revenez quand vous voulez.

Lollipop Marseille : les dernières chroniques concerts

Low Down en concert

Low Down par Pirlouiiiit
Lollipop Music Store, Marseille, le 13/03/2026
Une fois n'est pas coutume, ce soir au Lollipop c'est jazz. La dernière fois que c'est arrivé (ou plutôt que j'en ai été témoin) c'est pour le vernissage d'une des expos du... La suite

Avee Mana en concert

Avee Mana par Pirlouiiiit
Lollipop Music Store, Marseille, le 06/03/2026
En partant de chez moi je ne peux m'empêcher de pester contre ces t#*%s du c#&s qui n'ont rien de mieux à faire que de pourrir les murs (et parfois les portes) avec leur... La suite

Télécastré en concert

Télécastré par Pirlouiiiit
Lollipop Music Store, Marseille, le 20/02/2026
Drôle de soirée avec 2 groupes précédés d'un sacré buzz puisqu'ils affichaient tous les 2 complet alors que je n'en avais jamais entendu parler. Le premier des 2 c'était... La suite

Farouche Zoé Etoile Mouvement et les Kleptowomen  en concert

Farouche Zoé Etoile Mouvement et les Kleptowomen par Pirlouiiiit
Lollipop Music Store, Marseille, le 13/02/2026
Quand on aime on ne compte pas ! Mine de rien ça doit être la 20ème fois que je vois Farouche Zoé en concert ... la première fois c'était quand même en 2001 (voir chronique... La suite