Accueil Chronique de concert Frank Black And The Catholics + Fun Lovin' Criminals + Eagle Eye Cherry (Free Wheels 2001)
Lundi 17 janvier 2022 : 11352 concerts, 25885 chroniques de concert, 5284 critiques d'album.

Chronique de Concert

Frank Black And The Catholics + Fun Lovin' Criminals + Eagle Eye Cherry (Free Wheels 2001)

Free Wheels Cunlhat (63) 17 août 2001

Critique écrite le par

Le Free Wheels est un "Bike show-rock festival" qui a lieu depuis 14 ans dans un petit village auvergnat : Cunlhat. Il est organisé par les délicats Hell's Angels. Souvenez-vous, Altamont en 1969, le noir poignardé devant la scène où jouaient les Rolling Stones, c'était eux. Des gens charmants appréciés principalement en Auvergne pour les innombrables recettes touristiques qu'ils amènent le temps d'un week-end.

Les ignobles soli de guitare de Gwyn Ashton, un hard-rocker fan de blues, sont les premières notes de musiques entendues par nos oreilles à Cunlhat, le fief des anges de la mort. Ici, les musiques appréciées sont le blues très gras et le hard rock moisi mais, là, malgré les efforts de Gwyn pour être le plus lourd possible, tout le monde s'en fout. Les gens veulent de la bière, des motos et du cul... A Cunlhat, la musique est réellement un alibi : elle sert à patienter entre deux jeunes femmes qui se broutent le minou et se couvrent de chantilly. Le Free Wheels est un festival de strip-tease subventionné par le conseil général du Puy-de-Dôme... C'est normal finalement car les valeurs véhiculées sur la manifestation sont louables : le machisme, le racisme, l'auto défense, la loi du plus fort, le bon goût vestimentaire, la prévention routière...
Le Free Wheels essaye toutefois de changer son public et de faire moins peur. Dans le dossier de presse, on peut lire : "pas forcément la horde sauvage" mais l'affiche du festival 2001, la pire jamais créée me semble-t-il, montre une horde de motards à mine patibulaire avec le soleil couchant derrière eux. Parlez entre vous les gars sinon personne ne va rien comprendre à votre communication.
Depuis quelques années, les programmateurs du festival font un effort en direction de leurs amis les jeunes. En 1997, j'ai pu voir Swell (avec 100 personnes devant la scène alors que pour le strip-tease 10 minutes avant, 20000 blaireaux se bousculaient avec leurs camescopes), Eels (qui avait massacré "Born to be Wild", pour être tranquille). Cette année-là, No One Is Innocent était sorti sous les cannettes de bières, il ne fait pas bon être antiraciste avec les Hells. En 1998, Therapy ? et Green Day avaient sorti le grand jeu : Green Day avait même failli foutre le feu à la scène en enflammant la batterie, les Hells avaient eu des sueurs froides dans leur cuir... Tant mieux !
Cette année Frank Black, les Fun Lovin' Criminals et Eagle-Eye Cherry jouaient le premier jour : pas vraiment de la musique de bikers.



Devant 15 à 20000 personnes, Frank Black And The Catholics ont joué dans une ambiance glaciale voire hostile : un connard aviné passant une chanson entière à faire des doigts d'honneur sous le pied de micro de Frank Black. L'alcool rend intelligent, c'est maintenant prouvé ! Entre les chansons, de très maigres applaudissements pendant 5 secondes puis le silence. Frank Black ne mérite pas ça... Touché par cet accueil chaleureux, il rejoindra d'ailleurs les loges après avoir démonté lui-même son matériel au bout de 55 minutes sans rappel.
A la coopérative de mai, il avait joué 2h15 pour 900 personnes déchaînées. Frank Black se mérite. Le concert à Cunlhat était pourtant bon. Frank avait commencé par "I switched you" puis enchaîné sur "Gouge Away", un début de rêve. Les Catholics ont l'air content de jouer, en particulier Rich Gilbert qui fait le spectacle à la guitare. Frank Black est concentré et sa voix toujours aussi fascinante. Les Hells commencent à envahir les abords de la scène : ils se croient où ? S'ils veulent monter sur scène, qu'ils sortent des disques au lieu de se regarder dans la glace avec leur uniforme ridicule ! La reprise de Larry Norman, "666", est interprétée en version courte mais toujours aussi puissante et drôle. La chanson des Pixies , "Nimrod's son" est exécutée magistralement comme une bonne partie de l'album "Dog in the sand" plus "All my ghosts", "Skeleton man", une reprise, et "I gotta move". Oui mais voilà, quand on a l'impression de jouer devant un mur, on se casse, c'est normal. Reviens vite à la Coopérative de mai, Frank.

Les Fun Lovin' Criminals n'ont pas recueilli beaucoup plus d'applaudissements mais ils ont fait leur show en s'en foutant. Ils ont joué à peu près le même set qu'à Bourges mais Huey n'a pas raconté de blagues et s'est borné à dire "God bless you" une dizaine de fois et à annoncer qu'ils allaient jouer une chanson de hippie dans un festival de Hell's angels. Les Fun Lovin' Criminals ont mis un point d'honneur à jouer leur chansons les plus calmes et groovy pour faire plaisir au bikers... Huey a pu accomplir le rêve de tout guitariste : une strip teaseuse s'est déshabillé pendant un de ses soli de guitare. J'espère qu'on a demandé l'avis des musiciens mais c'est pas sûr. Affligeant ! Sur les abords de la scène, une quarantaine de Hell's Angels se congratulent, boivent des bières et saluent leurs amis dans le public. Un crétin est même passé une bonne dizaine de fois devant Huey pour aller parler à ses amis de l'autre coté de la scène et surtout pour que tout le monde mesure à quel point il est beau, fort, intelligent et surtout, con comme une burne ! C'est vraiment dur de se concentrer sur la musique ici !
Nous avons quand même eu droit à un bon concert avec "Bombing the L" (belle parodie de "Smoke on the water") , "Where the bums go" (du hardcore punk) , "The fun lovin' criminal", "Scooby snacks" (ta, ta, ta, ta ...), "Love unlimited" ("Barry White saves my life") et un final homérique avec "Big night out" ("Can't you see, can't you see, can't you see now, there's a super model on my d...").

Pour endormir tout le monde, Eagle-Eye Cherry arrive en triomphateur sous la banderole "Hell's angels world". Il a un chapeau de cowboy et la même voix que Ben Harper. Sa musique me gonfle, ses musiciens sont des troisièmes couteaux, ses concerts sont aussi chiants que lourdingues et, bien sûr, il est le plus applaudi de la soirée... Je quitte les lieux après avoir entendu une chanson inédite que monsieur melon, Eagle-Eye, vient de composer et qu'on va avoir le privilège d'entendre pour la première fois nous dit-il. Comme elle est aussi "réussie et originale" que les autres, je prends mes jambes à mon cou.

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