Chronique de Concert
Neil Young (Roskilde Festival 2008)

Chapeau bas Monsieur Young !
Tête d'affiche ultime des quatre jours du Roskilde Festival 2008 (du 3 au 6 juillet, au Danemark, le pays où la vie est plus chère et où les filles sont toutes canons), Neil Young a confirmé son statut de légende vivante du rock lors d'un set supersonique de plus de 2 heures. Sous un soleil radieux puis une nuit enchanteresse, la musique du taciturne Canadien a propulsé les 50 000 spectateurs (hyper enthousiastes) dans une autre dimension, celle d'un Loner aussi à l'aise avec les orages de feedback qu'avec les mélodies délicates.

Un set best of entre punk rock, folk, psyché et country...
Entre rock furieusement électrique, folk magique et country laid back, Neil Young (chant éternellement adolescent, guitares totalement insoumises, harmonica céleste) et ses précieux musiciens (Ben Keith - pedal steel guitare, orgue, choeurs -, Rick Rosas - basse -, Chad Cromwell - batterie -, Anthony Crawford - choeurs, piano, guitare -, Pegi Young - choeurs, guitare - et Larry Cragg - banjo) ont offert un set best of composé des plus grandes réussites punk rock du Monsieur, Hey Hey, My My (Into the Black), Love and only love, Fuckin' Up, Powderfinger, Cinnamon girl, et d'un passage folk acoustique de rêve - avec un instant de grâce ultime sur Mother Earth joué seul à l'orgue sous le superbe ciel danois, puis le bouleversant The Needle and the damage done, l'émouvant Unkmown legend et les inaltérables hits Heart of Gold et Old man. Le tout agrémenté par des envolées joliment psychédéliques (Words), deux nouvelles chansons tenant la route (le tonique Spirit Road et les 15 minutes de déluge guitaristique de No Hidden Path), sans oublier un petit détour country de fort bon aloi (Get back to the country).
Des instants de communion incroyables...
Pour les fans placés juste devant l'immense scène orange avec une vue imprenable sur Mr Young (on faisait partie de ces chanceux... ) comme pour ceux disséminés sur la pelouse les yeux braqués sur les écrans géants, c'est le bonheur total ; l'extase sonique est en effet atteinte lors de ces instants de communion incroyables entre un artiste habité par sa musique et un public conscient d'assister à un moment d'exception. Peu loquace, hyper concentré, mais content d'être sur scène et plutôt aimable, Neil Young a offert à Roskilde (le meilleur festival du monde selon lui, et l'on n'est pas loin de partager cet avis... ) un set d'anthologie.
Le rock 'n' roll ne peut définitivement pas mourir...
Gorgé d'une foi inébranlable en l'être humain, d'une passion inextinguible pour le rock ' roll (qui ne peut définitivement pas mourir après pareille démonstration de feu sacré), et majoritairement branché sur le 220 volts, le concert plein d'âme donné par Neil Young au Danemark avait tout pour ravir l'immense foule venu pour faire un triomphe à un artiste toujours aussi jeune dans sa tête... Apres avoir rendu un vibrant - et puissamment électrifié - hommage à Bob Dylan et Jimi Hendrix en interprétant l'imparable All along the watchtower au cours de son show, le récent auteur du très bon album Chrome dreams II conclut magistralement sa prestation par un rappel divin : A day in the life, un des nombreux hymnes des Beatles, est interprété - façon Neil Young, bien sûr - dans une atmosphère de joie indescriptible. Chapeau bas Monsieur Young !

Set List :
Love And Only Love
Hey Hey, My My (Into the Black)
Powderfinger
Spirit Road
Cinnamon Girl
Fuckin' Up
All Along The Watchtower
Oh, Lonesome Me
Mother Earth (Natural Anthem)
The Needle And The Damage Done
Unknown Legend
Heart Of Gold
Old Man
Get Back To The Country
Words (Between the Lines of Age)
No Hidden Path
A Day In The Life
Liens : www.roskilde-festival.dk, neilyoungarchives.com.
Critique écrite le 01 juillet 2020 par Pierre Andrieu
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