Accueil Chronique de concert Olivia Ruiz + Vincha
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Chronique de Concert

Olivia Ruiz + Vincha

Olivia Ruiz + Vincha en concert

Usine - Istres 22 Mars 2013

Critique écrite le par

Une fois n'est pas coutume, nous sommes un peu en retard à L'Usine ce soir et la première partie d'Olivia Ruiz a déjà commencé. On prend donc le train en marche et nous découvrons le sympathique duo de Vincha, avec sa musique dans l'air du temps façon vintage, du genre de ce que peut nous concocter un Caravan Palace par exemple, en un peu plus épuré peut-être. Par contre, le look est à fond dans cet esprit, avec chemise à carreaux et casquette de Titi Parisien ... Quant aux paroles, elles sont à la fois rigolotes et décalées.



L'ambiance dans la salle est elle aussi hyper sympa. Un public qui fait la clappe de bonne grâce, avec beaucoup beaucoup de ch'tits bouts (Surprenant ... Je ne pensais pas que le public de mademoiselle Ruiz soit aussi jeune ?!?). De gros jeux de fumée. Un drôle d'univers tout de même, pas forcément ce que j'aurais vu pour coller avec son monde à elle, mais bon pourquoi pas. Les textes sont très sympas. Il se met même par moment en mode slam avec une voix qui n'a pas la chaleur d'un Grand Corps Malade, mais qui n'est pas mal du tout.

On oscille entre guitare et machine, mais toujours dans la même mouture, mi-racaille mi-vintage. Ils trouvent leur style et nous offrent de belles recherches de son, avec par exemple l'ajout de trompette ou de cordes. Le jeu de scène est, quant à lui, minimaliste (mais pas évident de faire autrement) et les textes sont très portés sur Paname ... Un petit côté Bobo peut-être ... ;)



"Y-a-t'il des beaux gosses dans la salle ?! Oui ?!? Alors spéciale dédicace à toi que je ne vois pas mais pour qui j'éprouve beaucoup de haine !!" Il organise une petite thérapie de groupe basée sur la révolte : Il faut crier "J'aime pas !" au signal (simple et efficace !!) C'est donc l'expression d'une haine tout à fait justifiée à l'encontre des minets gominés et autres grands bodybuldés, en passant par les premiers de la classe ... Toujours cette recherche du ludique dans les textes. Il parcourt le devant de scène le poing levé et conclu par un "C'est important de se battre pour de vrais causes en 2013 !!" ... Très drôle.

"Vous avez envie de chanter ? - Ouiii !! - Mais vous savez chanter ?? - Nooon !! - Alors c'est parfait !!" Voilà résumée en trois échanges toute l'ambiance qui règne ce soir. On s'amuse beaucoup et on enchaîne donc sur le concept du "On chante ce que l'on veut" ... Peut-être risqué non ?!! Qu'à cela ne tienne. On est sur de la guitare sautillante : "Aller, chantez ! Soyez téméraires !!" Il essaie même de lancer un Fa bémol, qui tombe bien sûr à plat. C'est un peu spécial comme concept et cela donne un joyeux bordel, qui se solde par un rappel à l'ordre du Maître : "Oh Oh ... C'est terminé !!" Et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'on rigole bien.



Le message est clair. Il encourage au bonheur et même à la désobéissance sous un tonnerre d'applaudissement. Nous fait partager sa fierté de son album tout nouveau tout beau et nous raconte une nouvelle histoire ... A ce fils à venir et attendu avec envie. Musique violoneuse et débit un peu hâtif tout de même, pas forcément en harmonie avec la musique. Peut-être un peu de stress ... (et à écouter en album pour voir).

Et puis voilà la petite dernière, sur un sujet grave qui nous concerne tous : Les P'tits Seins ! Avec encore une fois la demande de notre participation à coup de "Oh Oui !" et de "C'est ça !", sur font de musique de banjo, trompette et piano. Il taquine le public qu'il dit trouver un peu trop mitigé et je dois avouer que c'est plutôt marrant d'entendre tous ces gosses devant reprendre allègrement les paroles d'une chanson sur les attributs féminins tout de même ;) !! Excellent ... Vraiment. Voilà un début de soirée qui s'annonce plus que bien.



Vincha : Chant
Victor Belin : Guitare & Clavier

Setlist
1 - Paris
2 - C'est Toi
3 - Demain Promis J'arrête
4 - A L'imparfait
5 - Retour A Paname
6 - Beau Gosse
7 - Royal
8 - Mon Fils
9 - Les P'tits Seins

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C'est un retour aux sources pour Concerts en Boîte ... Olivia Ruiz à L'Usine, c'était quasiment notre première accréditation il y a trois ans (et encore, pas de Chronique d'Ysabel à l'époque !!). C'est donc avec un peu d'émotion et beaucoup d'envie que j'attends l'arrivée sur scène de la belle ce soir.

Cette scène est d'ailleurs beaucoup moins théâtralisée que la dernière fois ... Pas de fleur, ni de cage à oiseaux, mais par contre beaucoup d'instruments et un public très impatient devant un décor très simple : un drap effet matelassé au plafond et un grand rideau de fond, tout aussi blanc.



Aux premières notes, ça entre un par un, costumes noirs aux dos blancs. Puis la musique évolue vers une sorte d'Electro joyeuse et le rideau s'entrouvre ... Laissant apparaitre une poupée précieuse, comme sortie de sa boîte. Toujours aussi ravissante et emplie d'énergie, frappant rageusement le sol de son talon et jouant des épaules les mains sur les hanches. On attaque tout de suite avec son nouveau répertoire bien Rock et un peu noir. Voix sinueuse et envoutante. Elle danse déjà avec fièvre, allant faire du charme au grand Suédée ... Fort joli couple ma foi.

Elle virevolte de droite et de gauche, mettent en scène ses petites histoires avec un sourire enjôleur et mutin. Danse, saute et joue autant qu'elle ne chante devant un véritable fan club de minots au premier rang ... Amusant comme image.



Petit bonsoir aux sudistes au passage pour cette fille du soleil, qui nous demande de ne pas être trop sage ... "J'ai l'autorisation de mettre le boxon ce soir !!" Mais le feu sera sauvage et sombre, avec l'histoire de cette jeune femme qui ensevelit tout une ville sous son chagrin. Jeux de lumières sur le drap de ciel. Ses mouvements qui se détachent comme si un vieux film se déroulait devant nous. Toute cette scène bichrome est un véritable bonheur pour les yeux. Mandoline et guitare électrique offrent une association improbable et fascinante, avec en plus sa voix qui s'élance sur ce doux mélange fait d'harmonies et de dissonances.

Elle demande que la salle soit éclairée pour voir toutes ces petites familles venues en nombre. Encore une histoire de fille, mais cette fois c'est une belle qui veut que son homme ne voit qu'elle ... Les draps s'habillent de dentelle noire (référence à la pochette de son dernier album sans doute) et le bal des instruments se mêle au sien dans la pénombre et les lumières mouvantes. Le public chante et frappe des mains, l'accompagnant quand elle monte à l'assaut d'une cymbale.



Elle se balade ainsi avec ses petits airs de rien dans ce répertoire nettement plus noir que celui de La Femme Chocolat et musicalement, rien n'est laissé au hasard, par petites touches de ces 1001 instruments. Mouvements de danseuse pour des instants de grâce. Elle semble en apesanteur ...

Avec Ironic Rainbow, nous passons visuellement dans une sorte de monde aquatique, avec cette drôle de musique parfois arabisante et elle qui semble possédée par un tango désarticulé. Puis elle nous raconte encore ... Ces dernier mois, elle a eu besoin de trouver un coin tranquille après avoir accouché de ce nouvel album. Alors, petit quizz avec rien que moins qu'Olivia Ruiz à remporter pour le gagnant ... "Alors je vous emmène ? Bienvenue à Cuba !!" et sa salsa sensuelle avec Suédée (Je ne sais pas si elle l'a ramené dans ses bagages, mais il met littéralement le feu !), avec même séance de petites tapes sur les fesses (Oui Oui !!) Images de Cuba au plafond. Les enfants calés tout devant et elle qui part chanter avec l'un puis l'autre ... Douce ambiance.

Aux premières notes de Elle Panique, tout le monde a reconnu et fait partager son plaisir. On chante, on participe et elle taquine la jeune fille qui fait même la trompette ... "Limite on venait pas nous !!" Elle est ainsi, joueuse et enjôleuse. Débordante d'énergie et de charme ... "Allez les vieux du fond qui n'en foutent pas une rame ;) !!" Tout le monde doit participer !



Petite chanson coquine ... Mais comment faire avec tous ces petits bouts ?!? Alors "Pendant que les garçons rangent leur chambre" comme elle dit, elle part dans une adaptation de son intro, parce qu'elle n'a pas l'habitude d'avoir autant d'enfants comme ça ! Mon P'tit Chat ne sera donc plus les fantasmes d'une fille, mais l'histoire d'un bébé matou, avec notre belle narratrice qui a pris place au milieu de ses musiciens, tout en cordes autour d'elle. Très joli moment intimiste pour cette parenthèse charmante. On reprend notre souffle, avec même une petite princesse tout devant qui chante tout par cœur en la dévorant des yeux.

Alors justement, les petits bouts, parlons-en ... Nouveau sujet. Nouvelle chanson. Elle retourne s'assoir sur sa petite estrade, avec un peu plus de percu et surtout une trompette bien jazz, un banjo et pleins de snaps. Même ambiance mais autre couleur, pour un I Need A Child à la sauce cabaret.

Nouvelle chorégraphie aussi, mais beaucoup plus romantique celle-ci, avec un joli jeu d'ombres chinoises sur le rideau de fond. Puis reprise de la trompette et surtout un portée à la Dirty Dancing !! Et hop c'est reparti. Eclairs, tempête et Rock ... Elle commande aux instruments et joue de son corps. Guimbarde et poses de cow-girl ... Décidément elle s'éclate toujours autant sur scène ! "Aller ... Goutez-Moi !!" Elle est hyper Rock. Tonitruante même et carrément déchaînée, sur fond de scie musicale et de danse Hip-Hop exécutée par le Sieur Suédée.



Elle vient encore une fois taquiner ... "Approchez, approchez M'sieurs Dames ..." C'est l'heure du Tango Du Qui, avec des cabrioles de tout premier ordre dignes d'un champion de street dance et une douce ambiance de Big Bazar, avec les rideaux qui s'affolent. Et nous les rejoignons avec joie dans leur doux asile de fou, avec une fin pourtant toute en demi-teinte et en tristesse.

Encore de jolis jeux des fameux rideaux. Elle chante en espagnol à présent et appelle le second guitariste à venir la rejoindre pour, encore une fois, mélanger guitare électrique, batterie et flûte traversière avec un public en osmose ... Pour finir tout en douceur (et il parait qu'on a été parfaits en plus !!)

Histoires, histoires ... Celle d'une chanson. En 2004-2005, une chanson écrite sans réfléchir et sans savoir qu'elle continuerait à vivre après ceux dont elle parle. Pose de Madone assise, les yeux au ciel. Images d'archives au dessus de sa tête ... Elle est toute douce J'Traine Des Pieds, avec violon et violoncelle. Puis ça dérape dans un Charleston échevelé et virtuose (c'est qu'il aime faire son cabotin le Suédée). Et en un clin d'œil, elle prend toute la joie de ce Jazz Band pétillant. Les rythmes en sont si changés, avec une fin en espagnol, que tout le monde est perdu pour la chanter avec elle ... Mais elle est fabuleuse et magique, tournant au Rock déjanté sur la fin. "Et si on s'en refaisait un p'tit coup, rien que nous ..." Très joli toutes ces voix d'enfants sur les petites notes de boite à musique et mon avis semble partagé par la belle qui en rit : "A 8 les petites mettent dix fois plus le ouaille que vous tous réunis ;) !!"



Mais c'est déjà presque la fin ... "Je t'aime !! - Je t'aurais bien dis oui mais je peux pas voir ta tête ! Ah oui ... Ben non :P !!" C'est la dernière du Set. Très particulière parce que sans artifice nous dit-elle. Juste pour nous raconter comment elle a pu être démunie à un moment de sa vie et comment l'imagination peut nous sauver. Elle sera encore une fois mi-espagnole, mi-française ... Et tout se termine sur un joli salut, bien bas, avant de disparaitre derrière le rideau blanc.

Viennent alors les rappels. Elle revient pour commander à la tempête du plafond, dans les strombis ... Mais au final, je me retrouve pas trop fan en fait. Trop brouillon, trop désarticulé et surtout trop expérimental pour moi (un art plutôt difficile à manier). Puis on repart sur des images multicolores pour My Lomo & Me (Je Photographie Des Gens Heureux), qui sera belle mais peut-être pas assez surprenante, si ce n'est sa fin.



Petite pose photo, qui s'affiche aussitôt au plafond, et présentation de tous les musiciens, sans oublier ceux qui travaillent dans l'ombre ... Et encore un joli au revoir sur la musique.

Dernier rappel et changement de robe pour La Femme Chocolat. On a de la paillette et de la plume ... Et le tout va même se transformer en une très sexy petite robe rouge, légère et vaporeuse. Avec un même un petit tour dans une drôle de mélodie inquiétante ... Dernière chanson en espagnol à grand renfort de castagnettes. Mais un côté un peu trop grandiloquent pour moi. Petit au revoir aux enfants et grand salut pour tout le monde. Une dernière révérence et s'en va ... En fait, bizarrement, j'ai beaucoup aimé l'univers poétique et noir du Set et beaucoup moins le côté décousu des rappels. Mais globalement un très bon concert et toujours un aussi bel univers pour une artiste que je ne suis pas prête de lâcher ...



Olivia Blanc aka Olivia Ruiz : Chant
Franck Marty : Guitare, Violon, Scie Musicale, Cymbalum, Mandoline & Autoharpe
Mathias Allamane : Basse & Violoncelle
Robin Canac : Guitare
Johan Miran : Clavier & Trompette
Suédée : Percu & Danse
Matthieu Chazarenc : Batterie

Setlist
1 - La Voleuse De Baisers
2 - Les Crêpes Aux Champignons
3 - Larmes De Crocodile
4 - Belle A En Crever
5 - Plus J'aime, Plus Je Pique
6 - Ironic Rainbow
7 - L.A. Melancholy
8 - Elle Panique
9 - Mon P'tit Chat
10 - I Need A Child
11 - Crazy Christmas
12 - Question De Pudeur
13 - Goutez-Moi
14 - Le Tango Du Qui
15 - Quijote
16 - J'Traine Des Pieds
17 - Volver
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18 - Le Calme Et La Tempête
19 - My Lomo & Me (Je Photographie Des Gens Heureux)
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20 - La Femme Chocolat
21 - Calella

Chronique réalisée par l'équipe de Concerts en Boîte

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