Accueil Chronique de concert The Postal Service + The Stealing Sheep
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Chronique de Concert

The Postal Service + The Stealing Sheep

The Postal Service + The Stealing Sheep en concert

Le Trianon, Paris 21 Mai 2013

Critique écrite le par

Il est toujours très agréable de voir un concert dans un lieu chargé d'histoire comme le Trianon, et il faut reconnaître que la programmation de la salle est particulièrement intéressante cette année (Nick Cave & The Bad Seeds, Black Rebel Motorcycle Club, Alt-J ou les Deftones). Ce mardi 21 mai 2013, c'est The Postal Service qui était à l'affiche, formation dont on n'avait pas entendu parler depuis près d'une décennie.

Et une reformation de plus donc ! De nos jours, pour les groupes séparés depuis plusieurs années c'est une obligation, comme si les musiciens prévoyaient leur coup quelques décennies à l'avance. Enfin, ici ce n'est pas vraiment une reformation à proprement parler à laquelle on a affaire puisque le groupe, un duo, ne s'est jamais vraiment séparé. The Postal Service est composé du chanteur/guitariste Ben Gibbard (Death Cab For Cutie) et du producteur Jimmy Tamborello (Dntel). Les deux membres collaborent ensemble pour la première fois en 2001 lorsque Gibbard est invité à chanter sur un morceau de Dntel intitulé "(This Is) The Dream of Evan and Chan". Le succès est au rendez-vous et les deux compositeurs décident alors de poursuivre l'aventure. A l'époque, Jimmy habite en Californie tandis que Ben réside près de Seattle, ils s'échangent alors des bouts de chansons par courrier, appelé aux États-Unis United States Postal Service, d'où le nom du groupe est tiré. Un disque voit le jour, "Give Up" au début de l'année 2003, et après une tournée, le groupe disparaît. Il aura donc fallu attendre dix ans pour voir le groupe réapparaître à l'occasion de l'anniversaire de leur unique disque, réédité pour l'occasion. Peu de temps après, c'est une belle tournée qui est annoncée, avec le célèbre festival californien Coachella pour commencer. Sur scène, le duo est accompagné de la belle Jenny Lewis (Rilo Kiley/Jenny & Johnny) qui avait également participé à l'album en 2003. Une choriste/clavier est également présente, je ne saurais par contre pas vous donner son nom...(milles excuses, ce n'est pas faute d'avoir chercher !).




The Stealing Sheep

Nos services postaux ne jouent bien sûr pas seul ce soir, et c'est le trio anglais The Stealing Sheep qui a la lourde tache d'ouvrir pour le groupe. Les premiers morceaux s'enchainent à merveille et on tombe sous le charme de ces ravissantes jeunes filles que l'ont pourraient situer quelques part entre The Knife et Metronomy (pour le côté pop). Mais c'est vraiment pour situer grossièrement... Bref, leur set est malheureusement un peu trop long et l'impatience nous gagne quand elles quittent finalement la scène.






The Postal Service

Gibbard et les siens entrent alors sur scène et entonnent sans attendre le beau "The District Sleeps Alone Tonight", morceau qui ouvre également leur unique album. Le public, composé majoritairement de trentenaires, jubile. Tous connaissent les paroles par cœur ; bien que le groupe n'ait jamais vraiment explosé en Europe (à l'inverse de l'Amérique du nord ou plus d'un million d'albums s'est écoulé à sa sortie). Dès le deuxième morceau, Gibbard se lance dans un petit pas de dance du plus bel effet, c'est d'ailleurs le seul qu'il semble connaître car on aura droit au même mouvement toute la soirée ! Mais ne soyons pas vils, il se débrouille plutôt pas mal le Gibbard, pour occuper la scène comme pour chanter d'ailleurs, car il chante incroyablement juste, et ça, c'est pas donné à tout le monde. Jenny Lewis et elle aussi sur le devant de la scène, haut perchée sur de grands talons, et arbore une robe sacrément courte (économie de tissus sans doute) ainsi qu'un beau décolleté bien plongeant, pour le plus grand bonheur des mâles présent ce soir dans la salle.

Revenons à nos moutons, Gibbard s'improvise également batteur le temps de quelques morceaux et assure comme un champion, encore une fois. Tout les chansons du disques sont joués, facile, il n'y en a qu'une petite dizaine. Du coup, le groupe joue également quelques faces b et l'inédite "A Tattered Line of String", sorti des cartons il y a peu. Une chanson du groupe américain Beat Happening ("Our Secret") est magnifiquement reprise ainsi que la première collaboration du duo (normalement si vous avez bien suivit, vous savez de quoi je parle).

La fin du concert approche, et le plus gros "hit" du duo, "Such Great Heights" n'est bien entendu pas oublié. Sublime. Si l'on veut vraiment trouver un défaut à cette soirée, on pourrait peut-être donner un carton jaune à ces lumières, qui se faisaient pourtant si discrètes en début de concert, pour finalement ressembler à celle d'une boite de nuit à Ibiza. 22h30, le groupe sort de scène devant une courte standing ovation. Et tout le monde rentre chez soi. Merci le Trianon, et à bientôt !

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