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Ben's Symphonic Orchestra : les derniers concerts |
|  | Sa 05 juillet 2008 (20h) Arlt. + Ben'Symphonic Orchestra + Le Coq | Le Zèbre - Paris (75) |  |
 | Sa 12 mai 2007 (20h00) Los Chicros, My Girlfriend is better than yours | Flèche d' Or - Paris 20ème (75) |  |
 | Ve 08 septembre 2006 (21h00) Ben's Symphonic Orchestra + Yvan Hio + Morning Star | Espace Doun - Rognes (13) |  |
|  | Morning Star + Yvan Hio + Ben Symphonic Orchestra + This is Kit (Festival BaO #4) - 08 septembre 2006 - Doun - Rognes  Tout d'abord si j'avais su en demandant a Philippe qu'il allait faire une chronique aussi complete je pense que je n'aurais pas ecrit celle qui suit ... mais c'est trop tard. En tout cas n'oublier pas d'aller lire la sienne ici
Il y a tout juste un an je découvrais ce village et ce lieu, peu habitue a me déplacer en véhicule a moteur pour me .../...
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Tout d’abord si j’avais su en demandant a Philippe qu’il allait faire une chronique aussi complete je pense que je n’aurais pas ecrit celle qui suit … mais c’est trop tard. En tout cas n’oublier pas d’aller lire la sienne ici

Il y a tout juste un an je découvrais ce village et ce lieu, peu habitue a me déplacer en véhicule a moteur pour me rendre a un concert. C’était a l’occasion du troisième festival de cette asso BaO (pour Bouche a Oreille) qui chaque fois m’épate par une programmation audacieuse et que je qualifierais volontiers de raffinée. C’est notamment grâce a eux que je ne suis pas passé a coté de Herman Dune, que j’attends de pied ferme le premier album des très prometteurs Narrow Terrence, ou que j’ai enfin vu sur scene ces Jack The Ripper qui me fascinaient temps sur disque. Au programme pour cette 4eme édition de leur festival deux soirées : la première est consacrée au label Microbe avec 3 groupes annoncés : Ben’s Symphonic Orchestra, Yvan Hio et Morning Star, plus une expo des peinture de Rudy Trouve (ex-Deus que je vais vraisemblablement rater le lendemain).

Finalement ce ne seront pas 3 groupes que je découvrirai ce soir mais 4, puisque est venu s’ajouter a cette déjà bien jolie affiche This is the Kit. Lorsque les gens entrent dans la salle, elle est déjà sur scène à la guitare, accompagnée par un batteur. Elle c’est Kate Stables et lui c’est Jesse Vernon, tous les deux membres de Morning Star, mais en position inversées.

Je suis rapidement conquis par sa voix qui me fait penser a Susheela Raman par moments. Assez réservée mais bien présente et touchante, elle captivera mon attention presque tout le set, en chantant, sur la pointe des pieds (nus), pour atteindre le micro. Lui est encore plus effacé, et passe de la batterie, au banjo en passant par la guitare.

Je suis sur que si j’avais possédé le disque (enregistré cet été « avec John Parish aux manettes ») qui devrait bientôt sortir chez Microbe, j’aurais encore plus apprécié ce très beau set. Je profite de la fin du set pour aller contempler les nombreuses peintures de Rudy Trouve … et quand je reviens c’est pour redécouvrir le Ben’s Symphonic Orchestra.

En effet je les avais déjà vu en première partie de Sparkelhorse en 2001 a l’Espace Julien. Apparemment j’avais bien aimé mais honnêtement je n’en ai plus aucun souvenir (comme quoi laisser des chroniques sur Concertandco c’est amusant).

Du groupe d’origine dont c’était les début en 2001, il ne reste plus que le chanteur Benoît Rault qui attaquera d’ailleurs seul sur scène pour le premier morceau, ce qui est amusant avec un nom de groupe pareil, sous le regard attentif d’un public a moitie assis par terre.

Il sera rapidement rejoint par les frères Puaux marathonien de cette longue soirée, que j’avais déjà eu la chance de découvrir dans leur groupe Narrow Terrence ici même, avec Nico a la basse, et Antoine a la batterie. J’apprendrai après qu’ils n’étaient que remplaçant ce soir dans Ben’s Symphonic Orchestra … chapeau !

Remonteront aussi sur scène Jesse au tambourin puis a la guitare, Kate a la trompette, ainsi que « l’homme au chapeau » et Kiki au violon pour une intervention pas vraiment répétée apparemment, mais réussie ! A noter qu’ils font tous les deux partie de Narrow Terence aussi.

Benoît ne s’en sortait pas mal tout seul, mais avec tout le monde c’est infiniment plus péchu et captivant. Lui aussi a une très belle voix, qu’il met au service de morceaux assez variés. Les références citées habituellement a son propos sont Grandaddy, Syd Barrett, Beck, et les Beatles ; je ne connais pas assez bien les deux premiers pour juger, mais pour les derniers c’est sur.

Des passages rock, des passages pop, d’autres plus folk … avec un goût prononcée pour les chœurs. On aura le droit a une reprise de Tom Waits (« vous connaissez Tom Waits ? moi pas tout a fait encore » nous dira t il comme pour s’excuser d’avoir les paroles sur un pupitre en face de lui) et a des passages bien explosifs aussi notamment quand ils se mettront tous a crier en même temps avec une telle passion, qu’Antoine en aura même les larmes au yeux. 40 min qui passeront très vite.

Puis vint le tour de Yvan Hio. Changement d’ambiance puisque contrairement aux deux précédents (et au suivant) le chant est en français. Car c’est aussi ça Microbe : de la chanson (quand même bien rock). Pas d’ornières de genre, mais un même esprit (ouvert) avec beaucoup d’échanges entre différents groupes qui se respectent et s’apprécient. Chacun joue dans le groupe de l’autre même si les styles sont complètement différents.

On en aura l’illustration parfaite tout au long de la soiree. Officiellement il est lui aussi accompagné de Nico et Antoine toujours essentiellement a la basse et a la batterie et de l’homme qui a perdu son chapeau (Julien Trimoreau de son vrai nom) ; mais il sera aussi rejoint de façon plus ponctuelle par Benoit a la flûte traversière, Kiki au violon.

Au début je le trouverai un peu tendu mais rapidement il se mettra à sourire et s’adressera au public avec une décontraction rassurante, pour finir vers la fin du concert en sueur a se tordre en deux et se rouler par terre. Ce soir il défendra essentiellement les titres de son nouvel album éponyme sorti en avril 2006.

Lui aussi nous gratifiera d’une superbe reprise de Tom Waits (downtown) mais aussi d’une chanson de Téléphone qu’il rebaptisera pour l’occasion This is really you. Apparemment il a gardé une petite dent contre JL Aubert puisqu’il dira que se chanson sur les retraités lui sera aussi dédiée.

A un moment il appellera une autre invitée (membre de l’asso BaO) avec qui il fera un touchant duo. Au risque de me répéter ce qui est frappant dans ce lieux et encore plus ce soir peut être c’est la bonne ambiance qu’il y règne. Comment ne pas être touche par le cadre unique du lieu, qui favorise la survenue de petits miracles sur scène.

En plus de sa guitare, Yvan jouera aussi du ukulélé, qu’il passera aussi a Julien qui jouera au guitare héros avec, en jouant même avec la bouche sur la fin d’un morceau apocalyptique (et bien sympathique) ! Yvan Hio c’est en effet de la chanson, mais les passages instrumentaux sur scène sont aussi très plaisants !

Apres 14 morceaux (ce sont les seuls dont j’ai vu la set list) soit un peu plus de 50 minutes, ils viendront saluer le public et cèderont la place au dernier groupe de la soirée : Morning Star.

Il s’agissait des seuls dont je connaissait le nom pour avoir lu la chronique de leur troisième album. Morning Star c’est donc le groupe de l’anglais installé a Paris, Jesse D. Vernon dans lequel on retrouve Kate (banjo calé derrière la ceinture), Benoît (a la flûte ou au tambourin) et la encore Nico et Antoine.

Les chansons de Morning Star sont elles aussi très variées … C’est pop, folk, rock, country … par moments d’ailleurs ça sonnera un peu variété internationale a mes oreilles (si ça veut dire quelque chose) et a un moment même ça me fera penser aux balades de Metallica.

J’ai franchement craint un moment que ce soit trop mou (surtout en dernier) mais très vite j’ai été rassuré. Sur scène ça envoie ! En plus Jesse a un bon contact avec le public a qui il s’adresse en anglais comme en français, et qu’il fait participer.

La aussi il y aura pas mal de chœurs et de chant de la part des autres membres notamment de Kate sans pour autant que cela sonne comme du This it the kit.

A la fin on aura le droit a un rappel pour une chanson très entraînante qui avait un petit quelque chose de hippie / « bollywoodien ». Je ne sais pas trop pourquoi mais elle m’a aussi fait penser a Idir. Sans avoir été aussi transporté que Philippe je passerai un très agréable moment ce qui pour une 4eme concert est mieux que pas mal !
Pour finir, comme Philippe je tirerai mon chapeau aux frères Puaux pour leur endurance et leur talent ! Le concert s’achèvera vers minuit et quart, mais nous resterons encore une bonne petite heure avant de repartir vers Marseille …
Site de Doun : http://www.doun.fr/
Site de This is the kit : http://www.thisisthekit.co.uk/
Site de Ben’s Symphonic Orchestra : http://www.myspace.com/benssymphonicorchestra
Site de Yvan Hio : http://www.myspace.com/yvanhio
Site de Morning Star : http://www.morningstarsmallorchestra.org.uk/
Site de Microbe : http://www.microberecords.com/

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|  | Sparklehorse + Ben's Symphonic Orchestra - 18 octobre 2001 - Espace Julien - Marseille  Ce soir on avait le choix entre La Fiesta des Suds avec Di Maggio et Lucky Peterson et Sparkelhorse à l'Espace Julien, i.e. soit deux habitués de la scène marseillaise : Di Maggio (ils sont marseillais) et Lucky Peterson qui passe régulièrement au Moulin et dont j'ai eu des bons échos, ou le truc branché Inrocks & co calme et introspectif. Et .../...
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Ce soir on avait le choix entre La Fiesta des Suds avec Di Maggio et Lucky Peterson et Sparkelhorse à l'Espace Julien, i.e. soit deux habitués de la scène marseillaise : Di Maggio (ils sont marseillais) et Lucky Peterson qui passe régulièrement au Moulin et dont j'ai eu des bons échos, ou le truc branché Inrocks & co calme et introspectif. Et on a choisi le second en se disant qu'on pourrait toujours rejoindre le Pinguin au Dock des Suds si on s'en sentait le courage.
Arrivé à l'Espace, pas énormément de monde et une première partie qui avait déjà bien commencé. Je me suis dit tiens voilà trois bons petits marseillais que je n'avais jamais vu et dont je n'avais jamais entendu parler. D'ailleurs comment s'appellent-ils ? je ne l'ai pas su tout de suite. Un chanteur guitariste, un bassiste chanteur et un batteur pour des morceaux en anglais bien péchus. Plutôt une très bonne entrée en matière.
Ce n'est que le lendemain que j'ai appris qu'il ne s'agissait pas d'un bon petit groupe local mais de Ben's Symphonic Orchestra.
Puis après une attente relativement normale (très intéressant ce que tu nous racontes là !) pendant laquelle ils ont mis en place les nombreux instruments et surtout les fleurs décorant tous les micros, les Sparklehorse sont arrivés sur scène. Je crois bien qu'ils étaient 5 : le chanteur pas vraiment bien dans sa peau, deux filles qui ont tourné entre violon, xylophone, synthe, basse et guitare, un batteur/ordinateur et un autre gars dans le fond.
Globalement j'ai trouvé cela terriblement mou. Tout à fait dans le style Smog, Bonnie Prince Billy, Vic Chesnutt & co mais sans ce côté pétillant et vivant (quoique Smog c'était pas très vivant non plus sauf sur la fin). Là on est parti à paraît-il 3 morceaux de la fin et je dois reconnaître que j'ai été assez déçu. Je ne connaissais pas vraiment et je suis tombé sur ce grand gaillard à la casquette caterpillar, le T-shirt de moto, les cheveux mi longs derrière qui s'est à peine adressé au public, se déplaçait terriblement lentement, ne souriait pas ...
Je devais être l'un des seuls (avec Stéphanie) à ne pas savoir à quoi m'attendre. Il y a même eu un morceau où il chantait une main dans la poche, et dans l'autre il tenait une cigarette derrière son dos. Après 5 ou 6 morceaux très calmes et qui se ressemblaient pas mal, mais qui ont semble-t-il déchaîné le type devant moi qui ne cessait de se mettre devant mon objectif et de me pousser, au moment où nous allions partir, on lui a passé une guitare sèche et on a eu le droit au premier morceau rentre dedans ... j'ai eu une pensée pour le batteur (en effet pendant tout le long j'ai souffert de ne pouvoir m'asseoir, et en pensant au batteur qui n'avait que le droit d'effleurer ses tomes). J'ai cru que c'était le tournant du concert et c'est reparti sur des trucs tout mous, jusqu'à un deuxième morceau rock et puis on est parti.
J'ai encore eu l'impression de me faire rouler par cet espèce de buzz médiatico branché ... mais bon, ce n'était pas nul, mais pas extraordinaire du tout sur scène.
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