Le début par ici !
Deuxième journée à Saint-Cloud, sur le papier la plus attendue par un certain nombre de gens de notre connaissance, filles et garçons confondus, sous le vague prétexte qu'une légende vivante s'y produirait avec son ancien groupe pour la première fois depuis 11 ans (et depuis plus longtemps encore en France). On les a donc .../...
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Le début par
ici !
Deuxième journée à Saint-Cloud, sur le papier la plus attendue par un certain nombre de gens de notre connaissance, filles et garçons confondus, sous le vague prétexte qu'une légende vivante s'y produirait avec son ancien groupe pour la première fois depuis 11 ans (et depuis plus longtemps encore en France). On les a donc chambrés un peu à propos d'une annulation toujours possible en dernière minute "suite à une altercation entre les membres", mais ça ne les fait curieusement pas beaucoup rire - décidément quels qu'ils soient, les fans n'ont pas tellement d'humour. En tout cas en tant que chroniqueur s'efforçant d'être curieux de tout, on veut bien miser pour voir, d'autant qu'un paquet d'autres belles choses nous attendent par delà le Pont de Saint-Cloud.
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Et en premier lieu, une découverte plutôt enthousiasmante :
Kitty, Daisy & Lewis, saignant trio de jeunes gens (âgés de 16 à 21 ans), qui semblent inexplicablement nés dans une boucle spatio-temporelle située quelque part dans les années 50. Cheveux en arrière et costume vintage pour monsieur, mini-Elvis en herbe, robe sage et coiffures à la mode Betty Page pour mesdemoiselles, le trio envoie sans aucun second degré apparent des salves continues de rockabilly, dans du matériel certifié conforme (et donc environ 40 ans plus âgé qu'eux) et des micros hors d'âge, appuyés tout de même par papa et maman sur scène (qui savent se faire discrets).
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Quelques reprises sans doute (voire même la totalité du set ?), mais pas assez plan-plan pour qu'on puisse les identifier facilement. Le jeune
Lewis maltraite en tout cas sa Gretsch comme s'il jouait dans une session du Town Hall Party en 1959 devant des jeunes filles hurlantes et défaillantes, sa première soeur souffle dans un harmonica au point de le chauffer à blanc, tandis que l'autre cogne hardiment sur une caisse claire, et l'effet produit est tout à fait bluffant - en plus ils sont beaux ! - jusqu'à la dernière mêche gominée, sur les quelques minutes que nous en avons vu.
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A vrai dire puisqu'on parle de kératine, notre première idée était plutôt d'arriver à temps pour voir les ch'tarbés français de
Cheveu, dont le déconcertant mais splendide
vinyle rouge crème vous orne agréablement un salon - impossible toutefois d'en citer le moindre titre. Comme on pouvait s'y attendre, le trio voix-machines-guitare livre une prestation brute de décoffrage et violente (devant une population encore clairsemée et très partiellement enthousiaste), alternant slam hurlé (on pense par moments à Buck 65), disco-trash, rock déconstruit d'inspiration industrielle et autres expérimentations soniques. De quoi zapper les bien plus conventionnelles
Noisettes et leur troublante créature (qu'on a revues il n'y a pas longtemps...) Ils finissent sur un titre appelé
Clara Venus, rock bruitiste en français, très classieux : à revoir en salle à l'occasion ou la nuit, plus approprié pour être encore plus dedans.
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C'est avec joie qu'on va pouvoir checker en cette fin d'été le bronzage de la jolie chanteuse de
The Asteroids Galaxy Tour qui nous avait plutôt emballé malgré sa pâleur
début juillet. Le fait est qu'elle porte des tenues bien trop couvrantes (là encore, le doré est à l'honneur) pour avoir pu bronzer, ainsi qu'une impressionnante chevelure, certifiée écran total. Son groupe est pour sa part idéal pour une fin d'après-midi ensoleillé, et même s'il n'y a rien de plus marquant à vendre que son mini tube
Around the Bend (musique d'une pub pour des téléphones qui vous pètent à la gu...), et sa soul-funk agréable. A défaut, le public groove donc au rythme des oscillations des paillettes, des cuivres rutilants et de la batterie mise en avant, au sens propre comme au sens figuré. La chanteuse annonce que le premier album est à paraître et en offre un autre titre en single funky assez chouette : on a donc encore passé un bon moment en sa compagnie.
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On l'a trouvée un peu surchargée en fringues et couleurs, mais c'était avant d'aller voir sur la grande scène une autre grande excentrique devant l'éternel, Mlle
Ebony Bones ! et ses tenues proprement hallucinantes, dévoilées après une entrée pétaradante sur
w.a.r.r.i.o.r.. A vrai dire on avait pas soupçonné que l'ensemble de son groupe adopterait les mêmes codes vestimentaires qu'elle - c'est-à-dire marier un maximum de fringues bariolées en s'appliquant à ce que tout jure surtout bien avec tout, et en se maquillant au paint-ball. Elle a tout de même des accessoires en plus que les gens du groupe : colliers et cubes autour des avant-bras, remettant à plat notre propre définition du kitsch. Elle a également pour elle une voix sensuelle, un charisme indéniable et une musique assez originale.
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D'ailleurs le rédacteur du programme du festival entend chez
Ebony Bones ! de l'afro-beat, du post-punk, du ska et même (sic) de la no-wave mid-eighties. Certes, mais on peut aussi dire qu'on y entend plutôt un espèce de fourre-tout, pas forcément avec tout ça, par moment plaisant (les basses quasiment telluriques de
We know all about U), mais rarement entraînante même si on vibre un peu au riff électro-ska de
The Musik. La furie poursuit tout le concert ses harangues pour faire bouger le public dans tous les sens, avec des fortunes diverses - ça ne marche pas trop. Or pour ce genre de musique dite festive, c'est pourtant bien le minimum exigé, que de mettre le feu aux poudres non ?
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Bref à la longue, tandis que tous les titres du premier album du groupe sont égrenés, le mélange deviendrait presque indigeste pour les oreilles autant que pour les yeux - on ne restera donc pas jusqu'au bout. Certes il semble que Mlle
Ebony B ait connu plusieurs vies artistiques (elle vient de la comédie), ce qui est généralement intéressant : la limite ici est qu'elle est en effet plus comédienne que chanteuse. Dans un genre proche,
Santo/Santigold a moins de panache mais des chansons et des mélodies bien plus percutantes que, par exemple,
I'm your future ex-wife. A voir pour le fun visuel donc, plus que pour la musique.
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Deuxième découverte de la journée, les
Dananananaykroyd de Glasgow ! Ils ont beau avoir un nom consternant, on va sacrément apprécier un peu de rock bien costaud pour changer, avec un son punk mais travaillé et plus complexe qu'il n'en a l'air (disons à la Art Brut / McLusky), de purs pétages de plomb, avec des passages metal ou fusion à la RATM. Curieusement, tous les postes sont pratiquement doublés : 2 guitares et 2 batteries qui jouent la même chose (mais un peu plus fort donc), 2 chanteurs assez similaires vocalement, le tout pour jouer du trash ou du punk pop sous le cagnard, même quand les titres commencent calmement.
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Grâce à leur "wall of hugs" (faire séparer les gens puis se foncer dessus pour s'embrasser, c'est quand même plus malin que le Braveheart des débiles légers de Mass Hysteria dont le chanteur se pavane aussi sur site), ils parviennent à mettre une grosse ambiance, plus grosse même qu'Ebony Bones (alors que sauf erreur ils sont relativement inconnus). Les chanteurs finissent en prodiguant force mamours au premiers rangs, avant de prendre brièvement les guitares afin que les autres puissent faire pareil. Voilà un groupe taillé pour la scène et qui aime ça !
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Trois fois cette année qu'on voit
Zone Libre vs. Casey & B.James (explosifs notamment à la
loggia des Eurocks) et devinez quoi ? On aime de plus en plus ça ! Mariage détonnant entre la pointe du rock expérimental français et le rap le plus exigeant, le plus sombre et le mieux écrit, le groupe formé des meilleurs morceaux de Noir Désir, Sloy et Yann Tiersen, ainsi que d'un très bon rappeur et d'une créature positivement fascinante et terrifiante, Joeystarr en version fille, commence devant une assistance clairsemée. Et pour cause, ils ont été annoncés il y a une semaine.... La délicieuse et douce Mlle
Casey se foutra d'ailleurs ouvertement de la gueule des programmateurs qui avaient d'abord jugé le groupe trop violent, avant de les rappeler la queue entre les jambes.
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Bien évidemment c'est immédiatement fascinant. Les titres
L'angle Mort (nom de l'album),
1 sur 20 ou la géniale
Une Tête à la traine attirent irrésistiblement le public, y compris celui qui ne les connaît pas... Je croise avec plaisir mon collègue Pierre Andrieu (voir ses chroniques par ailleurs) qui m'annonce, le dégonflé, que lui non plus n'ira pas voir les vieux faux surfeurs ados d'Offspring (c'était pourtant un challenge que je lui avais lancé, ayant déjà donné en 2008), ni peut-être même Faith No More - les amateurs de Mr Patton n'ont donc pas d'alternative, il va falloir continuer à me lire ! D'autant que Môssieu part vite se placer pour ses chouchous de The Horrors...
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Nous restons donc, fascinés par la complainte du
Mort-Vivant, tout comme la simplement géniale
Une tête à la traîne, son riff simple et génial où notre quasi-idole
Serge Teyssot-Gay fait des bonds de cabri sur un riff d'une simplicité foudroyante et sur une magnifique guitare, tandis que
Marc Sens maltraite lui un vieil engin déglingué (parfois même, à la perceuse !), et que
Casey attire malgré elle toute la lumière, par sa présence fascinante !
Zone Libre and co délivre d'ailleurs pour le même prix un certain nombre de chansons ne figurant pas sur l'album (peut-être compos des deux rappeurs ?) que certains fans semblent très bien connaître.
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Après les remerciements goguenards de la chanteuse (mais si, on est venu pour vous, enfin mademoiselle !), on repart gonflé à bloc de la banane et de l'énergie que ce fabuleux groupe nous a transmis, et avec une grosse envie de gueuler "Mort aux cons !" (vaste programme, comme disait l'autre...). Au fait pour ceux qui auraient découvert et aimé le groupe ce jour-là : leur album est génial, et les textes sont largement assez intelligents pour résister à cinquante écoutes... Alors si vous n'achetez qu'un disque de hip hop ou de rock français cette année ne vous trompez pas, d'accord ?
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On doit à
The Horrors une effrénée et inutile traversée de Paris il y a deux ans, où ils avaient annulé ici sans crier gare (ou sans qu'on ait pensé à nous en prévenir la veille). Ils nous sont donc théoriquement redevables d'un formidable concert en retour : leur son un peu noyé de nappes shoegazers et leurs tenue sombres ne suffiront pas, ça part plutôt mal ! Le (très bon) chanteur à la voix miaulante quelque part celle de Suede et celle d'Editors, semble particulièrement souffrant, à moins qu'il n'étouffe simplement dans son pantalon slim et sous son épais casque de cheveux, ou qu'il surjoue un peu le poète torturé... Du genre qui ne dit ni bonjour ni merde, et joue en regardant fixement un arbre tout au fond du parc. Heureusement que leur musique parle un peu pour eux !
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Si certaines chansons font vraiment mouche (
Who Can Say ou
New Ice Age par exemple), on s'ennuye quand même un peu à la longue sur d'autres un peu répétitives comme
Do You Remember ou
Primary Colors. La foule commence d'ailleurs à se clairsemer une fois passé l'effet de surprise : leur musique est quand même peu aimable pour le grand public... D'ailleurs la tête nous tourne aussi un peu sur
Scarlet Fields et son orgue dissonant qui vous donne l'impression d'être bourré. Pour tout dire on a un petit faible pour la première époque du groupe, plus garage/gothique/punk, avec par exemple la fabuleuse
Count in Five. Epoque hélas peu représentée par ailleurs dans ce concert (pas de
Jack the Ripper, ni même de
Sheena ...), qui se finit avec le long et plutôt prenant synthé électro vintage de
Sea within a sea. Belle performance de corback certes, mais pas complètement fascinante en plein jour et en plein air - même Mademoiselle K n'a pas l'air à fond, c'est dire.
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On a beau avoir complètement perdu de vue
Yann Tiersen depuis la B.O. d'
Amélie Poulain (qui résumait admirablement le début passionnant de sa carrière), on ne snobera pas une redécouverte de son nouveau virage vers l'électricité et l'amplification - il a composé récemment un album entier avec Miossec. A 7 sur scène, dont un chanteur et une chanteuse, mais surtout deux guitares et une basse, le son est en effet nettement plus rock mais parvient à rester musical et plutôt charmant - on y reconnait toujours sa patte de fabuleux mélodiste, avec chant de femme par moments hypnotique, pianos aériens et autres bruits de scies musicales...
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On finit par s'apercevoir que c'est même vachement, bien malgré un réglage un peu gueulard. D'ailleurs la prairie se peuple à vitesse grand V (2e effet de The "I've got no self esteem" Offspring sans doute ?), et même le videur à tête de tueur en bas de la scène oscille involontairement en rythme ! On appréciera toutefois l'aspect sec d'une unique incursion dans le passé, un
Sur le fil toujours fascinant exécuté seul au violon. Mais aussi divers titres rock, un pogo instrumental, et pour finir une amusante version électro-pop de la
Valse d'Amélie. Finalement on s'est peut-être désinteressé un peu vite de
Yann Tiersen sous prétexte qu'il avait pondu deux B.O.F. un peu feignantes... il va falloir s'y remettre !
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Alors que du public spécialisé (du genre qu'on a déjà croisé à Metallica et Nine Inch Nails cet été !) arrive précisément sur site à cette heure-là, on se retrouve embringué pour aller se placer tout devant pour
Faith No More, occasionnant une heure entière d'attente, tolérée uniquement parce que l'électro pompage de Calvin Harris et ses lunettes de con n'ont aucun intérêt. Comme dit précédemment, on ne fait pas partie des fans de ce groupe pourtant mythique, qui flirte sur disque assez souvent avec du hard FM, et qu'on a juste un peu révisé sur best-of (pas retrouvé trop de titres donc).
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Mais il faut avouer que cela en vaudra la peine. L'entrée sur le slow
Reunited du quarteron en costards couleurs pastel a vraiment de la gueule. C'est l'occasion pour
Mike Patton de crooner comme
Tom Jones, avec une classe innée et une voix d'une rare élégance. L'enchaînement n'en sera que plus violent avec la formidable
From Out to Nowhere qui déclenche une furieuse bronca dans la fosse. A l'image de tout le concert où des titres calmes seront enchaînés par le leader avec des tueries comme
Be Agressive ou
Midnight Crisis, déjà prenantes sur disque mais carrément fabuleuses en live.
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Il faut dire que le père
Patton est hautement charismatique et même assez drôle, plus libre de s'amuser ici avec des compositions moins complexes que dans ses multiples
projets plus expérimentaux (
Tomahawk, Mr Bungle, Fantomas et autres collaborations souvent géniales mais parfois imperméables). Et sa voix extraordinairement caméléon lui permet de tout faire, du miaulement de chat aux hurlements de metalleux, en passant par la pop nasale en italien (et pas en espagnol !). Son guitariste et le clavier ont également une classe plutôt époustouflante (le gratteux ne tombera même pas la veste !) - seul détonne le batteur, en short et marcel comme un vulgaire membre de hair metal band... mais qui cogne comme un sourd, merci pour lui.
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Etant placé dans les fans dont l'un nous a averti qu'il allait peut-être pleurer de bonheur au milieu d'un pogo (on l'a perdu assez vite de vue hélas), on est évidemment brassé dans tous les sens à chaque retour vers le brutal (un titre metal pop effectué au mégaphone, par exemple), mais aussi complètement pris dans ce très enthousiasmant concert. Le chanteur aura beau se foutre de notre incapacité à chanter, claquer des doigts ou bouger les bras correctement, il nous régale de la plus belle manière avec le tube totalement 90's qu'est la groovy
Epic ! Au rayon calme, on est transporté par leur mythique cover ... de Lionel Ritchie (
Easy conclue par un beau solo de guitare), et avec une reprise très salace et finalement assez explosive du kitschissime
I started a Joke... des Bee Gees. A croire qu'il n'y a pas de chanson qui ne puisse sonner classieusement, jouée par
Faith No More !
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Le concert franchement assez captivant, passe en l'espace d'un souffle. A signaler aussi vers la fin, un très beau morceau au melodica, instrumental tout morriconien (
Midnight cowboy ?), ainsi qu'une introduction déchaînée mais osée sur les
Chariots de Feu de Vangelis (merci les gars, on l'a traînée toute la soirée ensuite celle-là !) qui débouche heureusement sur un vrai morceau metal, et pour finir la très amusante
We Care a Lot (parodie des band aids des années 80). On a beau avoir pris d'autres claques dans la journée, il faut reconnaître que là, il y avait la fessée cul-nul en bonus : ces mecs qu'on pensait un peu lourdauds ont en fait la classe absolue, et on ne peut que se réjouir d'avoir été là pour leur seule date en France !
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Après cette prestation de haut-vol, on fera plus ou moins l'impasse sur
Birdy Nam Nam, dont on a de toutes façons déjà raté une bonne partie et dont la
galette et les
session live sont excellentes mais peu variables d'une fois à l'autre. C'est donc depuis une table et une place assise, pour se remettre de ces grosses émotions scéniques, que l'on les écoutera - ça tombe bien, leur show lumineux se prête admirablement à être vu de loin. D'ailleurs les gens ont les bras levés jusqu'au fond de l'esplanade de la Cascade, sur des titres toujours accrocheurs comme
Manual for Successful Rioting,
Bonne Nouvelle et autres
The Parachute Ending. En voilà qui déclenchent aussi dans un autre style, la joie partout où ils passent.
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Rideau sur cette deuxième journée, terriblement chargée de bonnes choses, dont on sait déjà à l'avance que Pierre Andrieu retiendra
The Horrors et nous autres
Faith No More, tandis qu'une bonne partie des lecteurs - mais pas nos préférés - nous détesteront en bloc pour n'être pas allé voir
The Offspring... On a en tout cas passé une excellente journée, admirablement conclue par un délicieux Yassa poulet vendu par une charmante demoiselle - ce qui change radicalement de la peu digeste croûte de pain au fromage et jambon ingurgitée la veille. Dernier apéro, puis métro, et au dodo !
Suite et fin du festival par
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Vidéos-souvenir (oui, aussi de FnM !) par
là !
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