Jazzman activiste multicarte, collaborateur des Troublemakers, mc Tabloïd et du shogun de Magic Malik, ce talentueux pianiste marseillais est un touche à tout enthousiasmant. Cyril Benhamou : vos critiques de concert
Aucun concert n'est annoncé pour cet artiste
Cyril Benhamou : les derniers concerts
Ve 11 juillet 2008 (20h30) Cyril Benhamou & Jean-Luc Di Fraya Duo
DJ Oil/Cyril Benhamou - 24 novembre 2007 - Esplanade Grand Littoral - Marseille Pour commencer, un lieu assez inhabituel. Jugez plutôt,la scène se passe à l'intérieur d'une galerie commerciale. Un salon, une grande baie vitrée qui laisse entrer un soleil chaleureux en cet après .../...
Pour commencer, un lieu assez inhabituel. Jugez plutôt,la scène se passe à l'intérieur d'une galerie commerciale. Un salon, une grande baie vitrée qui laisse entrer un soleil chaleureux en cet après midi de novembre, des tables basses, un mobilier design, bref un lieu qui se veut dédié au confort et à la détente.
C'est là qu'on retrouve nos deux activistes de la scène marseillaise. DJ Oil, moitié des Troublemakers et Cyril Benhamou en libre improvisation au piano, (l'endroit est doté d'un superbe piano à queue) et à la flûte. Malgré une acoustique tout à fait moyenne, il faut bien le reconnaitre, la musique qu'ils délivrent est à la frontière entre le set de dj traditionnel et le concert. Au mix de l' un ,(subtil mélange de hip hop, funk...), s'ajoutent les improvisations de l'autre. Le son de Oil, habitué à faire danser les foules, est ici plus posé et à quelque chose de construit.Il s'agit là d'une rencontre et cela a plus à voir avec la performance musicale et l'expérience qu' avec quoi que ce soit d'autre. L'écoute entre les deux artistes est évidente (malgré des conditions difficiles, bruit ambient et autre) et sont tous les deux dotés d'un amour du groove... Réagir à cette critique
Punjab - 3 nov 2007 - Salle des fêtes - Venelles (comparses et sons) Bon ok, c'est pas du jazz, pas du rock, pas du funk...Ou un peu de tout ça à la fois...Ces quatre mecs qui rentrent un à un sur scène ,(d'ailleurs, coup de chapeau à leur intro de concert, à voir .../...
Bon ok, c'est pas du jazz, pas du rock, pas du funk...Ou un peu de tout ça à la fois...Ces quatre mecs qui rentrent un à un sur scène ,(d'ailleurs, coup de chapeau à leur intro de concert, à voir absolument!),installent une pression et ne la laisse jamais redescendre. Alors voila, Clyde a une petite amie elle est belle et son prénom..., oups rien à voire, je me trompe d 'histoire. Alors dans l'ordre, disais-je, s'installe le batteur ,(François Rossi), seul en scène. Et là, on dirait qu'il vient de se disputer avec sa copine tellement il a les nerfs et qu'il cogne sur ses fûts. Il envoie du lourd ou du très lourd (ça dépend) d'entrée. Progressivement, il est rejoint par un bassiste énigmatique,(Jules Bernable), au groove imparable, pour un duo basse-batterie. On franchit un palier supplémentaire avec l'arrivée du "man with the horn", le bien nommé Ulrich Wolters au sax qui groove sur deux notes pendant un long moment avant l' arrivée du dernier protagoniste, Cyril Benhamou qui lache un gros son de synthé et rajoute la dernière couche à leur intro. Une espèce de transe sur un accord,(et non y'a jamais de pont!), qui monte qui monte qui monte....J'avais déja vu Punjab, le dernier projet en date de Cyril B, (si j'ai bien compris car on s'y perd un peu), en première partie d' Erik Truffaz et je dois avouer qu'ils avaient livré un petit aperçu de leur univers qui m' avait vraiment séduit ,(à peine 45 mn de prestation mais réglée au milimètre). Donc coup de chapeau ce soir aux activistes de Comparses et Sons pour avoir inviter cette formation...Ce soir ,j'espérais, ils auraient tout loisir de s'exprimer, de partir en live, d' improviser, de respecter une partition (quand il y en a!) à la lettre. La caractéristique majeure de leur musique? Un sens du groove décalé qui emprunte à tout et n'importe quoi...Quoiqu'il en soit on n' écoute là que des compositions originales de Cyril Benhamou, qui précise encore une fois son gout pour les mélodies subtiles et raffinées mélangées à de grosses et dévastatrices lignes de basse dont il semble avoir le secret.Dans leur set traîne également une composition de Jules Bernable ("The flight of the Galactic Snake", j'avais pris des notes...), qui confirme ici sont statut d'être à part (et oui...) déja remarqué au sein d'autres formations (Kaosmoz, La Force Molle...) Punjab c'est des grooves jungle, hip hop, funk...sans pour autant sombrer dans la grande marmite de tous les mélanges, plus indigestes les uns que les autres. Hum hum... Réagir à cette critique
Al Benson jazz band - 20 septembre 2007 - Jazz club venture - Marseille Une critique un peu tardive, (c'était il y a trois mois !), mais comme en musique, le temps ne compte pas, il n' est jamais trop tard pour dire tout le bien de ce concert mémorable. Imaginez la scène, .../...
Une critique un peu tardive, (c'était il y a trois mois !), mais comme en musique, le temps ne compte pas, il n' est jamais trop tard pour dire tout le bien de ce concert mémorable. Imaginez la scène, un club de jazz sorti tout droit années 50, ambiance enfumée au possible, l' endroit est bondé, blindé, plein à craquer, appelez ça comme vous voudrez mais le fait est qu'il n' y a plus une seule place de libre quand j'arrive. Les gens mangent, boivent, parlent, lorsqu'entre en scène cette formation déja remarquée un peu partout.
A l'origine, de cela, il y a un père et son fils qui partagent le même amour du blues (je vous fais un peu d' historique). Cela transpire, cela se voit et le public est tout de suite concquis par cette formation. A les voir, on comprend qu' il s' agit pour eux d' un terrain de jeux est l'on est touché de surprendre les regards complices et touchants d'un père et de son fils. C'est donc parti pour deux heures de déflagrations quand arrivent Al Benson, qui officie au chant (rocailleux), et au piano, son fils ,(le multirécidiviste Cyril B), à la basse. Ils seront rapidement rejoints par un batteur (détonnant !) et une impressionnante section de cuivres. Au milieu des plats et des serveurs qui tentent de se frayer un chemin comme ils peuvent,(c'est vraiment pas facile pour eux, moi je les regarde, accoudé au comptoir sirotant un coktail étrange...), le groupe enchaine reprises des années 50 et standards de jazz revisités avec brio.
On en prend pour notre grade et il tombe des solos de sax (un non-inconnu des scènes marseillaises, le généreux Uli Wolters), et de trompette (un Christophe Leloil en grande forme) comme s'il en pleuvait. A bien y regarder, on comprend que c'est le fiston qui dirige cet orchestre huilé tandis que le papa n'a ne de cesse ce castagner son piano en bon bluesman qu'il est. J'avais déja entendu (derrière la porte d'entrée), cette formation à l'occasion d' un concert au Corbusier où je m'étais vu refuser l'entrée, " complet" qu' on m' avait dit!! J'ai compri qu'il valait mieux arriver à l'heure pour écouter Al Benson Jazz Band... Et dans la tête en rentrant chez moi, ces airs de Ray Charles, Fats Domino... so goovy ! Réagir à cette critique
J’avais bien évidemment entendu parler du projet Sampaca porté par l’association d’Armando Coxe, Cocotte Musique. L’idée de créer une plate-forme d’échanges artistiques entre Sao Paulo et Marseille me paraissait une initiative formidable tant les deux villes semblent avoir des choses à se dire.
Après avoir raté pour mon plus grand malheur une première création commune entre artistes marseillais et paulistas (l’épisode 1, en Juin au Cabaret Aléatoire), j’ai décidé de me rattraper vendredi soir pour l’épisode deux à l’Escale Saint-Michel à Aubagne.
Avec l’idée qu’un peu de Brésil dans ce mois de février morose me ferait le plus grand bien.
Première surprise : point de brésilien à l’horizon mais cinq artistes marseillais qu’on connaît bien. Ils se sont réunis durant 5 jours de résidence de création à l’Escale Saint-Michel pour tirer les grandes lignes d’une collaboration future avec d’autres artistes brésiliens qui les attendent de pieds fermes en Mai à Sao Paulo.
C’est ce travail préparatoire qu’ils vont nous présenter ce soir, avant un concert final (l’épisode 3) avec les brésiliens cette fois en Octobre à l’Escale.
Trêve de blabla, le concert, donc :
Dire que le concert fut passionnant serait de la pure exagération (marseillaise ?). Il fut…agréable. Les artistes ont joué pendant près d’une heure une musique electro-cool dont on ne peut pas vraiment dire du mal.
Mis à part un ou deux morceaux à la «Saint-Germain» un peu plats, le résultat final est plutôt groovy, à l’image du morceau d’entame où Rebel est épaulé de deux basses (Yvislan et Elvas). Les musiciens ont changé d’instruments mais pas vraiment de musique.
Mais surtout, c’est la performance vidéo de Denis Dezen qui marque : de très belles images de Marseille travaillées ambiance années 50/60 mixées avec quelques créations graphiques. On rentre dans le concert grâce à l’image.
Finalement, on a quand même les genoux qui battent le rythme et on reste sur notre faim après les 5 ou 6 morceaux présentés (surtout le dernier, le meilleur).
La conclusion, c’est qu' en cinq jours, les artistes présents nous ont préparé une bonne base de travail. On est curieux de voir ce que vont apporter les brésiliens. Ce qui est sur, c’est que les marseillais on su intelligemment leur laisser de la place. En Octobre ? A l’Escale ? On y sera !
PS : Un petit mot sur l’Escale Saint-Michel quand même. Soirée gratuite, ambiance travaillée, son et light au poil, conso entre 1 et 2 euros … toujours au top !
David Walters & Cyril Benhamou - 29 janvier 2006 - La Meson, Marseille Même si on a la flemme de faire encore une chronique...
...ce dimanche soir on se motive pour sortir voir encore un petit concert sympa.
Le beau David Walters joue à la .../...
Même si on a la flemme de faire encore une chronique...
...ce dimanche soir on se motive pour sortir voir encore un petit concert sympa.
Le beau David Walters joue à la Meson.
Sympathique salle de concert que je fréquente trop peu, mais qui semble avoir un public d'aficionados bien accros.
Découvert à Marsatac 2005 où il m'avait enthousiasmé,
je me demande quand même comment il va faire danser des gens assis et serrés !
en fait il va tout simplement jouer autre chose : un concert de jazz afro/antillo/humanbeatboxo-classe.
En compagnie, apparemment pour la deuxième fois ici, de Cyril Benhamou, autre musicien accompli.
Qui lui ne joue "que" de la flute traversière et du piano...
... quand David manie la guitare, chante très bien même au kazoo...
... et manipule d'étranges percus peut-être de sa fabrication,
Dont une qu'à défaut de mieux j'appellerai Dideubeuliouphone, sorte de chapeu chinois en ferraille surmonté de tiges métalliques,
Et qui sonne très très bien, on est quasiment forcé de suivre le beat avec les mains ou les pieds.
Ils enchaînent plusieurs styles même si tout reste relativement feutré et cosy..
Afro-beat, jazz étranges, boucles électro-calmes, chansons benharperesques et même une reprise de Brassens
Je retrouve avec plaisir ce multi-instrumentiste au top de sa forme.
Le genre de type dont les filles tombent naturellement amoureuses puisqu'il a tout pour lui.
Et qui énerve donc passablement les musiciens moins doués et moins charmants que lui.
(Evidemment je ne parle de personne que je connais et surtout pas de moi).
Bref Cyril et David se comprennent parfaitement musicalement et arrivent à jouer en se regardant à peine.
Chacun ayant du jazz liquide dans les veines, y compris un ami qu'ils appellent en renfort au saxo droit.
Par ailleurs, on a pas besoin de connaître leurs compositions pour les aimer tout de suite.
Même si j'ai reconnu la chanson à base d'Awaaa que j'avais bien aimé la dernière fois !
David Walters, musicien surdoué, taille sa route crânement et va sortir son premier album très bientôt (février 2006)...
... événement fêté par un concert à la Friche que, je vous en supplie, ne ratez pas si vous ne le connaissez pas encore !
Bonne route et à bientôt donc !