Johnny Hallyday a raison : Ça ne finira jamais, le talent que possède Dominique A pour offrir de régulières livraisons de petits trésors aux fans de chanson pop mélancolique et classe... Le nouveau disque de celui qui est à l'opposé des facilités "artistiques" de l'électeur .../...
Johnny Hallyday a raison :
Ça ne finira jamais, le talent que possède
Dominique A pour offrir de régulières livraisons de petits trésors aux fans de chanson pop mélancolique et classe… Le nouveau disque de celui qui est à l’opposé des facilités "artistiques" de l’électeur numéro 1 du Petit Nicolas, est encore une fois une très belle surprise. Sur
La Musique, M. Ané revient à ses premières amours ; il a enregistré seul comme du temps de l’album
La Fossette, avec des boites à rythmes usées et des instruments sur lesquels il joue à l’arrache. Le résultat est donc très différent des murs de sons élégiaques, étranges et vrillants des derniers albums, très réussis eux aussi. Avec ce retour à des méthodes de création presque artisanales, le nouvel opus est forcément très intime (on a souvent l’impression – troublante – que l’auteur du
Courage des oiseaux nous susurre ses morceaux à l’oreille) ; les textes chantés d’une voix tremblotante extrêmement touchante (
Le sens) ou d’une saisissante manière lyrique (
Immortels, Hasta que el cuerpo agaunte, Le bruit blanc de l'été... ), les mélodies en apesanteur, les arrangements à la fois décalés et parfaitement taillés pour cette nouvelle aventure (
La Musique), tout concourt à faire replonger en apnée dans l’univers de
Dominique A. On le sait depuis longtemps, notre homme peut faire beaucoup avec trois bouts de ficelles, et cela fonctionne cette fois encore, 16 ans après ses débuts en solo dans sa chambre. Il suffit d’écouter sa voix si particulière et si troublante, de se laisser porter par les textes (toujours très beaux… ) et de se faire emporter par les boucles de synthés ou de rythmes programmés ultra minimalistes de
Nanortalik pour comprendre toute la pertinence de ce nouvel album. Contrairement à Johnny (même s’il jure - que dis-je, HURLE ! - le contraire),
Dominique A semble au tout début de sa carrière, avec encore une foultitude de chansons miraculeuses à faire découvrir à son public, qui mériterait de s’élargir encore… Chiche ?
A lire, des chroniques de concerts de
Dominique A au
Printemps de Bourges 2009, à la
Route du Rock 2009 et à la
Coopérative de mai en 2009.
Sites Internet :
www.commentcertainsvivent.com,
www.myspace.com/dominiquea,
www.myspace.com/labelcinq7.
6 avril 2009 (Cinq7 - Wagram)