Les superbes compositions d'Emily Jane White - entre folk, pop, blues et rock - sonnent comme si elles étaient hors du temps et hors des modes ; on pense aux titres les plus marquants et calmes des discographies de Cat Power, Shannon Wright et Tori Amos. Après le succès de son premier disque, Emily Jane White revient avec un disque intitulé Victorian America (octobre 2009). Il donnera lieu à une tournée en 2010...
Emily Jane White + Julien Pras - 11 Février 2010 - Poste à Galène - Marseille
Soirée placée sous le signe du calme et de la douceur au Poste hier... Julien Pras, de Calc, ouvrait tranquillement le bal, seul à la guitare acoustique durant une grosse demi-heure. Objectivement, on ne peut rien lui reprocher : jolie voix (à la Elliot Smith), jolies mélodies, bonne maitrise de la guitare, un anglais carré....
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Soirée placée sous le signe du calme et de la douceur au Poste hier... Julien Pras, de Calc, ouvrait tranquillement le bal, seul à la guitare acoustique durant une grosse demi-heure. Objectivement, on ne peut rien lui reprocher : jolie voix (à la Elliot Smith), jolies mélodies, bonne maitrise de la guitare, un anglais carré....
Mais visiblement, ca ne prend tellement pas avec le public, les applaudissements sont timides, et l'assistance semble peu réceptive, comme ensuquée. Est-ce le registre un brin nostalgique-élégiaque qui lasse vite ? Le fait qu'il soit seul, plus difficile pour prendre vraiment l'assemblée aux tripes ? Ou la légère timidité du chanteur, un certain malaise qu'il transmet au public ? Je ne sais dire.
Une violoniste et une contrebassiste viennent prêter main forte à l'artiste le temps d'un morceau, puis Emily Jane White aux claviers et choeurs... Heureusement, les deux derniers morceaux sont plus chaleureusement applaudis, et Julien Pras semble se détendre un peu vers la fin.
La chanteuse américaine revient peu de temps après, sur une scène presque trop petite pour le groupe et envahie de câbles et d'instruments : elle-même au centre au piano et à la guitare sèche, une violoniste et une violoncelliste sur la gauche, le bassiste (en la personne de J. Pras !) et un guitariste (électrique à droite), le batteur derrière.
Pour son second passage au Poste à Galène, la californienne a tout naturellement voulu faire la part belle aux chansons de son deuxième album "Victorian america" , que je trouve personnellement moins bon que le premier (dont elle jouera 4 titres sur une quinzaine, cf setlist en bas). Mais la prestation n'est pas de piètre qualité, bien au contraire ! C'est un vrai concert, plein d'harmonie, qui commence doucement, aux arpèges de guitare, et piano, dans la pure tradition folk qu'on connait d'Emily Jane White, avec son timbre grave et pénétrant...
Mais on assiste aussi à de vrais montées en puissance, où les cordes s'élèvent et s'étirent, la guitare électrique se complaint doucement par-dessus tandis que la basse donne de la résonance à l'ensemble et que la batterie martèle de grands coups bien sentis. Et la belle voix de la chanteuse fait le reste, sans jamais pousser trop loin.
La prestation scénique est en fait à l'image de son nouvel album : toujours sombre et habité mais moins dépouillé, minimaliste et plus riche musicalement, nourri d'arrangements et d'instruments, qui prouvent certainement la maturité et le tournant qu'a pris l'artiste, permettant aussi de singulariser son style.
Vient pour le rappel un très joli "Dagger" , que je n'attendais plus- dialogue délicieux entre guitare acoustique et électrique-, puis en dernier l'incontournable "Hole in the middle" , à une sauce plus enjouée, et irish presque, un vrai régal très dynamique qu'on aurait volontiers apprécié un peu plus longtemps. Le public semble repartir conquis et satisfait.
Je me dis que ce second album est peut-être moins "évident", moins accessible que le premier mais mérite aussi certaines conditions d'écoute et peut être une attention particulière pour être vraiment apprécié.
Encore une chouette soirée offerte hier par le Poste !
Playlist :
The ravens
Red serpent
Stairs
Bessie Smith
Frozen heart
A shot rang out
Baby
Time on your side
The waltz
Red dress
Liza
Victorian america
>> Réponse (le 12/02/2010 par Pirlouiiiit) Le précédent passage de Emily Jane White ne m'ayant pas laissé un souvenir plus marquant que ça, si je suis venu ce soir c'est surtout pour Julien Pras chanteur de Calc que j'avais .../...La suite
Emily Jane White + Mariee Sioux - 16 février 2009 - La Maroquinerie Paris
Jolis concerts à la Maroquinerie avec à l'affiche Mariee Sioux et Emily Jane White. La mise en bouche par Mariee Sioux est des plus agréables. Mêlant des influences qui vont de Nick Drake aux Fleet Foxes, la jolie brune se fend de douces ballades des plus efficaces. L'ambiance est à la mélancolie et la salle (comble ?) retient son souffle, .../... La suite
Jolis concerts à la Maroquinerie avec à l'affiche Mariee Sioux et Emily Jane White. La mise en bouche par Mariee Sioux est des plus agréables. Mêlant des influences qui vont de Nick Drake aux Fleet Foxes, la jolie brune se fend de douces ballades des plus efficaces. L'ambiance est à la mélancolie et la salle (comble ?) retient son souffle, assurément sous le charme.
L'arrivée d'Emily Jane White se fait tout en douceur, dans la continuité de la première partie. C'est la première fois que je vois la Maroquinerie aussi calme, attentive, concentrée, pour ne perdre aucune goutte des mélodies de l'américaine. Ses chansons conservent sur scène la grande beauté entendue son album, Dark Undercoat. La force d'Emily Jane White, c'est son naturel, égrenant ses perles, Dark Undercoat, Hole in the middle, à la façon d'un Neil Young assagi. Certains arrangements me font penser à Mazzy Star ou Cat Power, en conservant la force originale qui caractérise la californienne. Un moment de lumière au milieu de la grisaille de février.
Emily Jane White - 05/11/08 - Le Sirius - Lyon Emily Jane est vraiment une artiste unique. Les chansons sont de toute beauté dans une atmosphère mélancolique à souhait. Accompagnée de trois autres musiciens ou plutôt deux musiciennes (violon et violoncelle)et d'un contrebassiste, Emily délivre .../... La suite
...grâce à son jeu de guitare et piano une grâce infinie. Bravo pour ce merveilleux moment ! (En plus l'artiste est très abordable et sympathique, discussion et signature d'autographe après le concert..).
Quant à la salle etl'organisation du concert : 0 et même triple ZERO. Alors que la première partie avait bien débutée (public assis et attentif), les organisateurs n'ont rien trouvé de mieux que de faire lever le public pour le concert d'Emily. Du coup plus personne nevoyait rien, la chaleur était suffocante (autour de 35 °C à 40 °C) et le plaisir que nous à donné Emily a été en partie gâché.
Messieurs les organisateurs futurs, SVP Emily est une artiste qui s'écoute dans de petites sallesintimistes ou l'on est bien assis et avec une bonne acoustique (Au Sirus l'on avait en plus le bruit du bar !).
Emily Jane White + St Augustine - 27 octobre 2008 - Le Rat Pack, Clermont-Ferrand
Il pleuvait des cordes en ce lundi soir au Rat Pack à Clermont-Ferrand pour les concerts de St Augustine et Emily Jane White, sans doute afin d'être raccord avec le temps très humide et automnal qui régnait au dehors...
Après une première partie parfaite de St Augustine - seul avec les six cordes de sa guitare et avec ses cordes .../... La suite
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Après une première partie parfaite de St Augustine - seul avec les six cordes de sa guitare et avec ses cordes vocales magiques (cf son mini album In A Field Of Question Marks) -, l'américaine EmilyJane White présente son superbe album Dark Undercoat, en toute simplicité, accompagnée par une violoncelliste, une violoniste et un contrebassiste aussi décontractés que doués et sobres... Avec sa guitare sèche, sesclaviers, ses acolytes musiciens et sa voix aussi douce qu'écorchée, la jeune femme originaire de San Francisco n'a aucun problème à charmer son auditoire pendant la durée de son concert. Sans chichis, sans poses de star, elle se présente telle qu'elle est dans la vraie vie : une jeune hippie douée pour trousser des folk pop songs aussi simplesque directes et accrocheuses.
Un arpège de guitare, un arrangement de cordes et une mélodie aérienne suffisent pour embarquer le nombreux public dans un univers proche de la divine Cat Power. Emily Jane White n'a sans doute rien inventé, mais ses chansons - sacrément bien écrites - fonctionnent parfaitement et permettent de laisser planer une douce mélancolie dans l'air. Son charmantconcert - suivi par un public respectueux et attentif - se termine en beauté par un rappel de deux titres classieux. A l'image de cette jolie petite soirée...
Justine & Ben + Emily Jane White - 24 octobre 2008 - Poste à Galène – Marseille Le concert de ce soir semblait attendu au vu de la nuée de photographes déjà incrustés sur le devant de la scène, et d'une chronique rédigée une demi-heure à peine après la fin du concert (..). Je vous prie donc de bien vouloir excuser la lenteur de ma plume, mais hein, entre relents week-endesques et digestion du concert, on fait ce qu'on peut. .../... La suite
...Bwef.
Donc les appareils photos crépitent –d'ailleurs certains iront même jusqu'à se plaindre du bruit.. excusations pour ces mutilés de guerre échoués en pleine anarchie (ouh)- et la première partie investit les planches. Justine et Ben , avec sa chanteuse ‘baby doll' dont la voix parlée frôle le micro de manière quasiinaudible (moi aussi je suis une mutilée de guerre des tympans). Lorsqu'elle se met à chanter, on découvre une jolie voix acidulée, fragile, qui se module haut dans l'aigu à la manière hésitante et délicate d'une Jane Birkin sans accent.
Quant auxaccompagnateurs, un bassiste stoïque, un gratteux avec sa panoplie impressionnante de pédales à effets, ainsi qu'un batteur armé d'une batterie ( !) et d'un mac en accessoire smart, ils forment un ensemble assez hétéroclite de musiciens-geeks qui, sous couvert de mélodies chaloupées teintées de folk jazzy, s'en donnent à cœur joie dans l'expressiondébridée –parfois même jouissive- de leur instrument personnel, quitte à inquiéter nos chers tympans avec des solos de guitar hero ou de percussions expérimentales. Et là dessus, notre petite chanteuse avec ses trois accords d'une belle guitare folk et sa maladresse touchante. Curieux.
Quand Emily Jane White et ses musiciens montent sur scène, franchement on n'est pas très rassurés. Il est 10 heures passés, la lumière tamisée et la bière bulleuse flouent quelque peu le regard. Mais on voit bien qu'ils tirent la tronche, là haut sur lascène, les musiciennes engoncées dans des panoplies improbables de ménagères préparant une réunion tupperware, et le contrebassiste tout fier d'exhiber son gros instrument tipexé (tipexé : nom masculin américano-marseillais désignant l'art kitschissime et le geste inconscient de recouvrir une surface, aussi précieuse soit elle, d'une couche blancheet grumeleuse de tipex), tipexé donc, d'un imposant ‘no war' souligné d'un cœur et d'un tas de hiéroglyphes indéfinissables et post-hippiesques. La première frayeur passée, je recule de quelques centimètres, bousculant le public attentif et peu compréhensif quant à mon angoisse primaire, et me positionne, professionnalisme oblige, en postured'écoute attentive.
Emily Jane White et sa voix à la Cat Power arpège un joli folk mélancolique, dépouillé et touchant, d'autant plus qu'elle se met à sourire (si-si) et à bredouiller des requêtes de réglages sonores dans un jolifrançais chantant. À côté d'elle, les cordistes prennent du plaisir et s'animent en un chœur bien rôdé, fragile et presque entraînant ; on aurait aimé se laisser envelopper davantage, bringuebalé dans une atmosphère sonore peut-être plus débridée. Autre petit bémol avec la pauvre violoncelliste en robe rose privée de son pendant tout le set.Perchée dans sa bulle, Emily ‘Harvey' ferme les yeux, troque sa guitare contre un clavier, continuant de sourire. "Vous n'êtes pas comme les parisiens", nous confie-t-elle, ravissant l'orgueil marseillais du Poste à Galène .
Deux rappelsenthousiastes ré-apprivoisent ces faux américains de San Francisco, "away from home", preuve qu'avec leur douce humilité, ils sont parvenus à nous contaminer leur tendre home sickness "you can hear the whistle blow a hundred miles"..
>> Réponse (le 07/11/2008 par Pirlouiiiit) A force de ne lire que des belles choses a propos de Emily Jane White sur ce concert et les précédents/suivants dans les autres villes je me sens oblige d'apporter un petit bemol .../...La suite
Emily Jane White - Victorian America par Pierre Andrieu Mûri au cours des tournées consécutives à son excellent premier disque, le deuxième opus d'Emily Jane White démontre - s'il était besoin - que cette artiste et ses chansons intemporelles sont faites pour s'inscrire dans la durée... Victorian America bénéficie en effet du travail .../... La suite
Mûri au cours des tournées consécutives à son excellent premier disque, le deuxième opus d’Emily Jane White démontre - s’il était besoin - que cette artiste et ses chansons intemporelles sont faites pour s’inscrire dans la durée… Victorian America bénéficie en effet du travail d’un groupe formé pour la scène (un groupe qui avait d’ailleurs donné de très beaux concerts en France) : les orchestrations sont plus étoffées – piano bluffant, cordes échevelées, pedal steel guitar en apesanteur, guitares électriques envoûtantes… – et l’on ressent très clairement le désir de chaque musicien d’apporter sa contribution sans en rajouter des tonnes. Si la production est plus riche, la divine légèreté des compositions a donc été préservée comme par magie, laissant la voix et les mélodies d’Emily Jane White survoler avec une épatante grâce chaque titre de Victorian America. L’écoute répétée de cet album véritablement très classieux laisse l’auditeur bouleversé, traversé par une douce mélancolie et l’esprit perdu dans de célestes pensées… La californienne semble vraiment avoir subtilisé le Mojo de Chan Marshall de Cat Power (vue en petite forme sur sa dernière tournée) ; comme sa compatriote ayant désormais le statut de référence, Emily Jane White laisse rêveur après écoute de ses titres, et ce pour de longues heures ! Il n’est en effet pas rare de se retrouver hanté par des morceaux surgissant de manière aléatoire dans notre disque dur mental : Victorian America, Stairs, Frozen Heart, Ghost of a horse… Cette très agréable plongée dans les méandres des pensées de la très douée Emily a l’immense mérite de permettre un voyage intérieur à des années lumière de la monotonie. Les rythmes versatiles et le choix de diversifier les arrangements permettent de s’éloigner des clichés de la folk music, en intégrant des éléments de country rock, de blues et de pop. On peut donc affirmer sans détour que Victorian America d’Emily Jane White est une éclatante réussite !