Compositeur, arrangeur et virtuose de la trompette, Ibrahim Maalouf compose depuis son plus jeune âge. Suite à différentes collaborations et rencontres, Ibrahim s'oriente vers d'autres couleurs que le jazz, le classique et la musique arabe. C'est ainsi qu'il se redirige vers un univers plus actuel tel que le rock, la pop et la musique électronique. Bien que sa musique et sa façon de jouer de la trompette soit fortement inspirée de sa culture d'origine arabe, l'instrumentation autour de lui (basse, guitare électrique, batterie, percussions arabes et vibraphone) lui permettent de s'installer définitivement sur la scène française de Jazz' Électro Oriental Rock.
Ibrahim Maalouf trio (Festival de Marseille 2008) - 15 juillet 2008 - Théâtre de la Sucrière - Marseille
Cela faisait longtemps que je n'étais pas venu à la partie musique du Festival de Marseille. La seule autre fois où j'étais venu c'était il y a 6 ans pour revoir Susheela Raman. Sinon l'autre fois où je suis venu c'était pour le beaucoup plus populaire Festival Métissons pour voir Paco Ibanez. Ayant décidé d'y aller un peu au dernier moment on .../...
Cela faisait longtemps que je n’étais pas venu à la partie musique du Festival de Marseille. La seule autre fois où j’étais venu c’était il y a 6 ans pour revoir Susheela Raman. Sinon l’autre fois où je suis venu c’était pour le beaucoup plus populaire Festival Métissons pour voir Paco Ibanez. Ayant décidé d’y aller un peu au dernier moment on arrive juste à l’heure (en voiture car c’est loin et que je suis moins courageux qu’avant) pour constater qu’il y a déjà beaucoup de monde.
Du coup bien qu’affamé lorsqu’on entend retentir la sonnerie (la même que celle qui annonce le début des spectacles de danse) on se précipité sur la marche du théâtre en plein air et on zappe la restauration … libanaise, puisque c’est le thème de cette soirée avec la projection de Caramel et le tout pour la très modique somme de 6 euros. Le public de ce soir est bien le public du Festival (plus que celui du quartier).
Dès que les gradins sont pleins, Ibrahim Maalouf et ses deux musiciens (aujourd’hui c’est la formule trio) font leur entrée. Je suis tout de suite agréablement surpris par le contact qu’il a avec le public. En effet ne connaissant de lui que quelques longs morceaux sur son myspace et une photo de presse posée ou il prend un air sérieux, et ne sachant jamais à quoi m’attendre avec les musiciens de jazz, je suis content de voir là un bonhomme assez loquace et qui n’hésite pas à plaisanter.
Il nous présente ses 2 musiciens, nous raconte quelques anecdotes (notamment pourquoi le concert a failli être annulé) et nous annonce le programme de la soirée. Une première partir d’une grosse quarantaine de minutes de sa composition. Un morceau de ce qu’il s’est fixé comme objectif pour sa vie de musicien ; une œuvre inspirée de la musique traditionnel arabo libanaise. Il nous explique aussi qu’il n’y a pas véritablement de séparations entre les différents « morceaux » et donc qu’on n’est pas obligés d’applaudir, juste d’écouter (ça en a peut être énervé certains qui ont du avoir l’impression qu’on les prenait pour des ignares mais moi ça m’a amusé).
La deuxième partie il nous l’expliquera après sera en revanche une impro d’une quarantaine de minutes aussi (il piquera pour cela la montre de quelqu’un dans le public) qui comme chaque impro comporte (je ne me souviens plus des pourcentages cités) mais en gros une grande majorité de n’importe quoi, une toute petite partie de très bon et 1% de génie (quand on a de la chance). Là aussi j’ai bien aimé son analyse / présentation des la chose.
Globalement je pense que je préférerai la deuxième partie, plus « rigolote » avec un peu de chant, d’interaction avec le public même si en effet tout ne ‘ma pas touché tout le temps (genre quand il est parti jouer derrière la scène (donc complètement caché) .. ; mais au moins ce n’était pas figé, les musiciens interagissaient, cherchaient ensemble et ça a bien fonctionné.
La première partie plus classique était aussi très intéressante et nous a permis de nous rendre compte de l’adresse du percussionniste très sérieux, et du contrebassiste très souriant … et évidemment d’Ibrahim Maalouf à la trompette. Et je pense que c’est avec plaisir que je le reverrai à la rentré à la Fiesta des Suds, en « big band » si j’ai bien compris. En tout cas ce concert qui changeait par son cadre et par son style marquera pour moi le premier d’une série de concerts jazz tous très bons avec festival des Cinq Continents ou le Nice Jazz Festival … Par contre comme il s'agissait d'un soir de semaine je n'ai pas eu le courage de rester pour le film (qui était pourtant parait il très bon) ...
Babel Med - Tiana - Bedouin Jerry Can Band - Ibrahim Maalouf -Ska Cubano - High Ku - 27 Mars 2008 - Dock des Suds-Marseille C'est le "printemps" et voici revenir mon festival marseillais favori : "Babel Med",
festival des musiques du monde qui permet aux professionnels de signer de nouveaux artistes, et qui nous permet à nous public de découvrir des artistes peu connus ou inconnus et d'autres (au moins une "tête d'affiche" par soir) déjà reconnus...
Sur le papier, .../...
C’est le « printemps » et voici revenir mon festival marseillais favori : « Babel Med »,
festival des musiques du monde qui permet aux professionnels de signer de nouveaux artistes, et qui nous permet à nous public de découvrir des artistes peu connus ou inconnus et d’autres (au moins une « tête d’affiche » par soir) déjà reconnus…
Sur le papier, cette édition 2008 s’annonçait pour moi un peu moins passionnante que les éditions précédentes…Tout le monde a encore en tête, les concerts assez magiques de Mazaher, Baba Zula et Badila (pour ne citer qu’eux) de l’an dernier…
Cette impression va hélas se confirmer, bien que Babel Med nous ait encore (fort heureusement) réservé quelques bonnes surprises…
Je souhaitais démarrer ma soirée par la kabyle Nadia Tachaouit qui passe au « cabaret »…Hélas, cette année le « cabaret » est exclusivement (à part pour les dj de fins de soirée !) en configuration « concerts assis » et comme la salle n’est pas grande, la capacité d’accueil est rapidement atteinte. Pour des raisons (compréhensibles) de sécurité, nous nous retrouvons donc à faire la queue 20 bonnes minutes, espérant que la salle se vide un peu, pour pouvoir entrer…
Ca y est. Une fois à l’intérieur, je constate donc qu’il s’agit d’un concert assis, dans ces conditions tout le monde est bien statique, et ce n’est pas du tout des conditions de concerts que j’apprécie (peut-être quand j’aurai 75 ans ?)…
En plus, il est déjà l’heure du concert d’Ibrahim Maalouf à la salle des Sucres…
20 minutes d’attente pour rien donc, tant pis.[Pourquoi ne pas remettre en place le « Magic Mirror » : sa capacité était assez grande et ceux qui voulaient s’asseoir, pouvaient le faire sur les côtés…]
Ibrahim Maalouf, trompettiste franco-libanais, n’est plus à présenter…Au début, c’est assez purement jazz et pas forcément dansant. Puis le darbouka s’est fait plus présent et les origines orientales ont finit par jaillir de la trompette de Maalouf, là c’est devenu carrément trippant. Malgré la relative célebrité du monsieur, je le découvre ce soir pour la première fois et je m’en félicite…Un peu court, vu que j’ai râté le début, mais très bon moment en apesanteur.
Ensuite, j’ai eu droit à une des très bonnes surprises de ce festival avec la malgacho-réunionaise Tiana. Si on m’avait dit, il y a seulement 10 minutes que j’allais prendre mon pied sur de la musique malgache, j’aurai bien rigolé ! En effet, je pensais jusqu’alors être assez hermétique aux sons des îles…C’est ça la magie de Babel Med, faire une sorte de tour du monde et découvrir de nouveaux horizons…
En plus, autour de moi il y a aussi des gens des îles. Ils poussent des cris « bizarres » sur des temps (musicaux) inattendus, du coup pour un peu on s’y croirait. Tiana a une belle voix, une bonne présence, du charisme et en plus elle est accompagnée par d’assez bons musiciens. Ma préférence allant, et je ne suis pas le seul, à cette merveilleuse danseuse/choriste qui a affiché un sourire angélique
toute la soirée et nous a régalé de déhanchements typiques ! Allez, demain je déménage pour Madagascar !!!
Ensuite, le voyage s’est poursuivi d’une assez belle manière, jusqu’en Egypte avec le Bedouin Jerry Can Band. Oui oui, il y a bien un jeu de mot dans le nom, puisqu’un des percussionnistes joue sur un jerricane…Une manière de faire un pied de nez aux exploitants pétroliers ??? En tout cas, là aussi le dépaysement est total : on tape des mains, on youyoute, c’est la « médina style », merci.
Ces égyptiens ont la bonne idée d’être fidèles à leurs origines et à leur culture. Leur musique est exempte de tout modernisme et tout occidentalisme (ce qui ne sera hélas pas le cas d’autres formations…). On approche la transe aux sons des percussions, des flûtes et des chants répétitifs…Bienvenue sur Egypt air lines !
J’aurais peut-être dû m’en aller dormir sur ces sons enivrants. Mais finalement, je suis allé jeter un œil aux anglais de Ska Cubano. Le style est à l’image du nom certes, mais comment dirai-je…au début, j’ai pensé à Patrick Sébastien…vous voyez le genre de chansons festives neuneu…puis ça ne s’est pas arrangé, puisque un des chanteurs m’a alors fait penser à Fernandel (avec tout le respect que j’ai pour lui).
Conclusion : je passe mon chemin, alors que le public (assez nombreux) apprécie…
Direction, le cabaret qui a été débarrassé de ses chaises pour le set du dj local High Ku. Il y a, sans exagérer, 4 ou 5 personnes sur la piste de danse…pourtant le son (reggae/ragga) est assez sympa Althea & Donna, Toots & the Maytals,…enfin, pas de quoi veiller non plus, vu l’affluence misérable et vu qu’on remet ça demain et après-demain…
Photos Yoan-Loic-Faure sauf pour Tiana (photos et vidéo par Roo_Ha_Kim)