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pour Jeanne Cherhal |
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Artiste :
Jeanne Cherhal
Titre :
Charade
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Style :
Pop - Rock
Jusqu'à ce disque, on voyait Jeanne Cherhal comme une chanteuse un peu sage (Voilà), parfois rigolote (Le p'tit voisin), sympa sur scène mais assez inoffensive : la bonne copine, en somme. Et voilà qu'elle s'est (enfin) découverte femme, à en voir les longues gambettes fièrement exposées sur cette pochette comme dans ses clips désormais plutôt sexy... A mille lieux de la timide quand on est très amoureux : c'est désormais En toute amitié qu'elle nous raconte sans complexes une jolie partie de jambe en l'air, par téléphone interposé... Révoltée aussi, étant de tous les combats musicaux pour le respect des droits des étrangers en ce moment (et il y a du boulot), elle décrit en passant notre Pays d'amour, désormais livré à la brutalité policière la plus banale.
Mais elle s'est aussi découverte rockeuse - à force d'en écouter, elle a appris à en faire : sur ce disque elle a joué de tous les instruments seule en studio, et le résultat sonne assez fièrement, en mode pop-rock souvent luxuriante. Ainsi la douce-amère Qui me vengera tombe pile entre Air et Les Elles, tout comme Mon Tout, qui évoque franchement l'univers du duo chevelu et élégant. Elle s'en sort aussi en mode électro-pop (trépidante Lorsque tu m'as), et de toutes façons, même seule au piano avec quelques beats discrets, sa voix claire reste bien suffisante pour occuper l'espace (Plus rien ne me fera mal).
Au rayon émotion, même si elle ne retrouve pas toujours ici l'intensité bouleversante de sa récente collaboration avec Benjamin Biolay, la Jeanne est capable de nous faire vibrer : Mon corps est une cage, superbe reprise du titre du même nom par Arcade Fire - il fallait oser reprendre un tel titre, et surtout pour en changer si radicalement la conclusion ! On aime moins Hommes perdus, texte très personnel mais à l'orchestration vraiment trop variète, et plus Reviens-moi, au piano vibrant, où elle fait des acrobaties vocales, ou bien la délicate et touchante Astoria finale.
Globalement mélancolique, l'album est parcouru de petites charades (Mon Premier, etc), mises en musique différemment à chaque fois, à la recherche d'un homme parfait qui ne semble pas exister (problèmes de personnalité, de défauts rédhibitoires : avoir les mains moites ou être de droite, être défunt ou bien son cousin, avoir une Rolex ou être son ex...). Sauf peut-être, à condition qu'elle ne soit pas imaginaire, dans la romantique histoire d'Astoria ? Quoi qu'il en soit, réjouissons-nous car la Jeanne Cherhal nouvelle, peut-être toujours à la recherche de l'homme parfait, se lance pour quelques mois en mega-tournée avec La Secte Humaine (ex-Little Rabbits/French Cowboy) dans des mini-villes : voilà un concert de chanson française qui va sans doute mettre le feu aux planches, à ne pas manquer !
(2010)
Signature : Philippe
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Artiste :
Jeanne Cherhal
Titre :
DOUZE FOIS PAR AN
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Style :
Chanson française
Après avoir donné de nombreux concerts réjouissants dans la France entière, la pétillante Jeanne Cherhal vient de faire paraître son premier album studio. Comme elle ne fait rien comme les autres, la jeune femme d’origine nantaise avait inauguré sa discographie avec un album live, qui semble ne plus lui correspondre aujourd’hui. Peu importe en fait que ce soit un premier ou un deuxième album, Douze fois par an est tout simplement l’œuvre d’une jeune femme à l’inspiration débridée et iconoclaste. Avec sa voix mutine, la « petite chipie » varie les plaisirs : elle sait être émouvante, provocatrice, caustique et hilarante, parfois au cours de la même chanson… Car si Jeanne Cherhal brocarde avec piquant la lâcheté des hommes qui refusent de s’engager, porte un regard drolatique sur les envies de mariage, s’amuse de la fascination féminine pour les parfaits inconnus, sourit en décrivant les revendications d’un voisin étudiant, elle sait aussi évoquer avec acuité la difficulté d’être une femme et aborder l’incommunicabilité fille/père, tout en écrivant un slow absurde dédié à… une station d’épuration ! Sans jamais tomber dans le lourdingue ou le convenu, l’auteure réussit à donner un portait espiègle et sans prétention de ses contemporains.
Pour ne rien gâcher, Jeanne Cherhal a pris soin de confier les arrangements et la réalisation artistique à un Vincent Segal qui fait preuve de son talent habituel… Dans son duo clin d’œil avec Jacques Higelin, la belle déclare qu’il lui est difficile de ne penser à rien ; on veut bien la croire, il semble en effet qu’elle pense à tout …
Site Internet : www.totoutard.com.
Février 2004 (tôt Ou tard)
Signature : pierre andrieu
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Page Web Conseillée : www.foutraque.com |
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