Style :
Pop - Rock / Punk Troisième livrée des Kills, Midnight Boom, devrait encore une fois entrainer une onde de choc chez les fans de rock sexy et venimeux... Alison Mosshart alias VV et Jamie Hince aka Hotel ont en effet concocté des bombes entre pop, rock et punk, le genre de truc qui explose à la gueule de l'auditeur dès les premières secondes de passage sur la platine, l'ipod ou que sais-je encore... Chez The Kills, la voix sexy de la chanteuse se fracasse toujours admirablement sur les guitares acérées et les boites à rythmes basiques, et c'est ça qui est bon ! Le duo arrive à faire groover son rock 'n roll, à le rendre tendu sexuellement et immédiatement convaincant pour ceux qui cherchent une bande son idéale pour leurs vies agitées. Les tubes s'enchainent à un rythme effréné (Cheap and cheerful, Tape song, Last day of magic, Hook and line... ), seulement entrecoupés par de charmantes plages de calme folk pop (Black Ballon, Goodnight bad morning... ). Les Kills ont élevé au rang d'art leur technique de l'alternance gifle/caresse, aussi efficace à l'intérieur d'un même morceau que sur la durée d'un album. La magie qui opère entre VV et Hotel ne semble vraiment pas sur le point de s'évanouir, tant mieux pour ceux qui auront la clairvoyance d'écouter cet album très réussi et pour ceux qui se rendront aux frénétiques concerts de l'explosif duo.
10 mars 2008 (Domino Records - PIAS) Signature :Pierre Andrieu
Artiste :
The Kills Titre :
No Vow
Style :
Rock Conformément aux prévisions effectuées après avoir vu le groupe anglo américain deux fois sur scène ces derniers mois, le deuxième album des Kills est à la fois puissant, dansant, cradingue et énervé… En clair, il est excellent. Certains leur reprochent d’appliquer une formule et de ne pas faire avancer la musique, à cause d'une démarche soi-disant passéiste. Une écoute attentive de No vow fait voler en éclat ces critiques : on tient là un concentré de rock ‘n roll malsain s’inspirant certes du blues, du punk et du rock new-yorkais, mais pour créer ensuite une musique aussi actuelle qu’imparable. Pour aboutir au succès artistique de ce disque, The kills a appliqué la règle « on ne change pas une équipe du gagne », tout en la pimentant avec quelques changements tactiques du meilleur effet. Alison Mosshart alias VV tient donc toujours le micro avec une classe incroyable, évoquant un mix rêvé entre PJ Harvey, Patti Smith, Nico et Courtney Love. Petite nouveauté sur disque et sur scène, elle joue un peu plus de guitare. Son acolyte Jamie Hince aka Hotel, lui, se charge toujours de délivrer moult riffs, gimmicks et bruits sales à souhait, tout en hululant assez souvent dans le micro comme un Lou Reed assoiffé de sexe et de drogue. La grosse nouveauté réside dans l’injection violente dans cet univers sombre et rock ‘n roll de boites à rythme dansantes (moins flinguées qu’avant) et de sonorités entêtantes en provenance directe des dance floors des années 70/80. Cette copulation sonique entre VV et Hotel, le blues, le punk, le rock, la folk music et le disco punk provoque la naissance d’une série de hits sur lesquels il serait de bon ton de s’exploser la tronche : le single The good ones, bien sûr, mais aussi No vow, Murdermile, Love is a deserter, en fait presque tout le disque à l’exception de Ticket man (une ballade jouée au piano) et de Rodeo town. Cette chanson est plutôt destinée à être passée en boucle en roulant à fond dans le désert ; sa structure répétitive, sa mélodie hypnotique et son chant à couper le souffle la rende quasiment indispensable. Comme le reste du disque d’ailleurs.
Artiste :
THE KILLS Titre :
KEEP ON YOUR MEAN SIDE
Style :
Rock Avec une voix (Alison Mosshart alias VV), une guitare (Jamie Hince alias Hotel) et une boîte à rythme un peu rouillée, le duo The Kills a réussi à sortir un premier disque de rock/blues/punk très réussi. Quand les ingrédients sont bons, pas besoin d’en rajouter ! La voix masculine de VV surfe sur la guitare incandescente de Hotel, et hop, le tour est joué : on est happé par les ambiances troubles délivrées par le couple.
Il n’y a vraiment pas de fioritures dans les musiques (de vieux riffs de blues recyclés) et dans le chant ; comme l’ingénieur du son de l’antique studio Toe Rag, Liam Watson, a pris soin de garder un côté brut et abrasif au son de The Kills, la production est du même acabit.
Après une série de morceaux de rock tantôt lancinants tantôt violents, le disque se termine par une superbe ballade en arpèges à la guitare sèche où la voix féline de VV bouleverse… On attend le prochain album avec impatience.