Chanson jazz. Une chanson dans la tradition du verbe, et dans la liberté de l'impro. Un univers surprenant fait de chanson pas chantée, de surréalisme et de contrebasse.
Loic Lantoine - 27 mars 2008 - victoire 2 Saint Jean de Vedas il y a un moment que j'attendais ce spectacle. Par recoupements par amitiés, j'étais curieux du bonhomme. Belle prestation, bonne équipe musicale, quel con a dit "y'a rien qui s'passe" ? Que Loic Lantoine et Pierron continuent à nous donner ces moments rares ! Bravo encore !
Loïc Lantoine - 27 janvier 2007 - Bourgoin-Jallieu - Les Abbatoirs Après quelques considérations d'organisation vite règlées et quelques soucis avec la technologie satellitaire, me voici en ce samedi en compagnie de l'expéditrice de la fameuse enveloppe dans le trou du cul de l'Isère dans une ravissante petite salle de spectacles municipale dont on apprendra très vite qu'elle ne sert aucune bière, ça commence très .../...
Après quelques considérations d'organisation vite règlées et quelques soucis avec la technologie satellitaire, me voici en ce samedi en compagnie de l'expéditrice de la fameuse enveloppe dans le trou du cul de l'Isère dans une ravissante petite salle de spectacles municipale dont on apprendra très vite qu'elle ne sert aucune bière, ça commence très mal. Nous sommes accueillis dans le hall par l'orgue barbare de Xavier La Trime (si j'ai compris comment il s'appelle) qui manivelle quelques ritournelles des Ogres de Barback pour nos âmes carnivores.
Accrochés au premier rang, nous nous faisons les dents sur Samarabalouf, un trio swing tzigane aviné. Un contrebassiste beau gosse (paraît-il) au prénom douteux et deux clowns à la guitare. Le frangin de Franck Margerin pour de vrai qui s'appelle Pierrot et qui a le même sourire que Jean-François Stévenin et le chef de meute, espèce de sosie du papa du guignol de Françoise Hardy (comprendra qui pourra). Les premiers rangs dansouillent avec plaisir. Moi j'ai l'impression d'être au mariage de tante Cécile aux Saintes Marie de la Mer. Hop, je file boire un soda de marque américaine en compagnie de l'organiste barbare, prêt selons ses dires, à filer sa chemise froissée contre une bière…
22h45 arrive. Tout est calme. Trop. Le contrebassiste crée une ambiance de son archet. Il martyrisera son instrument deux heures durant, écorchant les cordes, donnant des coups de pied dans la caisse, frappant sur le coffre, la cognant au sol, effleurant ses micros. Loïc Lantoine se pointe. Timidement, comme un gamin mal fagoté qui contorsionne ses panards devant son pied de micro. Il impose sa voix d'entrée. Chaude, placée, envoûtante qui dégurgite des mots. Des mots calmes qui énervent. Des mots pour nous parler des siens. Entre les titres, Loïc redevient clown à son tour, zozotant, bégayant, introduisant ses maux. Désinvolte maladroit, il bêtise son propos avec humour et ironie. Plusieurs titres se font en compagnie des zamis de Samarabalouf, créant à chaque fois un barouf dans le set, l'empêchant de réellement devenir lunaire pour rester léger.
On aurait bien aimé un peu plus de gravité parfois pour laisser l'émotion nous envahir mais Loïc la fait retomber dès la fin de chaque titre par ses pitreries et son gimmick de la soirée : « On va vous faire une hanchon ». Certains titres sont vraiment forts et prenants « Cosmonaute », « La tête au carré », « La nouvelle » qui clôturera le concert. Mais Loïc et ses amis aiment aussi la mise en scène comme sur « Nny », un hommage cynique à ce que l'on surnomme le plus grand rocker français. Loïc nous gratifie là du port d'un tee-shirt sans manches et sans col à l'effigie de la star et du plus bel effet. « Pierrot », le tube de l'hiver sera reprise en rappel avant un ultime « Badadoum » explosif et rock n'roll.
En fait, on ne peut dire si Loïc fait de la chanson, du rock n'roll, du one-man show ou du stand-up comique. Il remercie ses musiciens avec affection et a un petit mot pour tous les gens de la salle (Les Abattoirs à Bourgoin Jallieu) qui ont participé à la réalisation du spectacle. Après deux heures de fantaisies fantasques, Loïc nous laisse dans la nuit froide avec le goût d'un grand poète qui lâche des mots énormes dans ses textes et qui ne peut s'empêcher de les désamorcer à chaque instant. Un pétard mouillé ? Non, une bombe à retardement d'un artiste qui ne deviendra pas grand, il l'est déjà… Tout est calme. Trop.
>> Réponse (le 06/02/2007 par juli) BBC à Caen - 2 février 2007 je crois surtout que c'est la pudeur de ce grand bonhomme qui le fait pitre... La suite
Jeanne Cherhal + Loïc Lantoine - 18 mai 2004 - La Baie des Singes, Cournon (63)
Au Printemps de Bourges 2004, Jeanne Cherhal, pourtant une découverte du cru, a bénéficié en tout et pour tout de 28 minutes pour présenter son deuxième album avant l'arrivée de Lhasa sur scène. Juste avant, le drolatique David Lafore Cinq Têtes avait eu à peine plus de temps pour dévoiler les chansons pince sans rire gorgées d'humour absurde .../...
Au Printemps de Bourges 2004, Jeanne Cherhal, pourtant une découverte du cru, a bénéficié en tout et pour tout de 28 minutes pour présenter son deuxième album avant l’arrivée de Lhasa sur scène. Juste avant, le drolatique David Lafore Cinq Têtes avait eu à peine plus de temps pour dévoiler les chansons pince sans rire gorgées d’humour absurde qui seront présentes sur son premier album prévu à l’automne… Parfois, on se demande vraiment si les programmateurs n’ajoutent pas des noms sur une affiche pour se dédouaner… tout en ne prévoyant pas le temps nécessaire à l’épanouissement des nouveaux talents, « contre productivité » à court terme oblige. On devrait juger un artiste en tête d’affiche, un public, une salle ou un festival à la place laissée à la première partie pour s’exprimer et à l’accueil qui lui est réservé… Aussi bizarre que cela puisse paraître à certains, les « vedettes » d’aujourd’hui ont elles aussi débuté en essuyant les plâtres pour des artistes plus connus qu’eux à l’époque.
Levons le suspense tout de suite, la Baie des Singes, le festival « On connaît la chanson » et Jeanne Cherhal ont permis à Loïc Lantoine de présenter les perles de son album Badaboum une heure durant. Et le public, surpris au début, lui a réservé un accueil chaleureux et enthousiaste, allant même jusqu’à le rappeler à la fin ! Cerise sur le gâteau, l’excellent concert de Jeanne Cherhal se terminera même par un duo avec Loïc Lantoine sur Je voudrais dormir initialement interprétée avec Jacques Higelin sur Douze fois par an.
Ce genre de soirée très réussie réconcilierait presque avec le nauséabond business de la musique ! En plus d’assister à un réjouissant spectacle de Jeanne Cherhal avec son précieux guitariste/bassiste Eric Löhrer, le très nombreux public a pu découvrir la chanson pas chantée de Loïc Lantoine et son univers poétique, drôle, désespéré et surprenant… Accompagné par le parfois terrifiant François Pierron, contrebassiste de son état, accessoirement hurleur, pitre et strip teaseur, la nouvelle signature des Têtes Raides sur leur label Mon slip (sic) a véritablement brûlé les planches grâce à ses morceaux tombés de nulle part… Quand ce monsieur - tour à tour lunaire ou performer déchaîné - crache ses mots avec l’aide de son ami martyrisant sa contrebasse à grands coups de cintre, on se dit : « j’ai bien fait d’arriver à l’heure ! »
Peu de temps après, la prestation de Jeanne Cherhal a bénéficié d’un remarquable écho auprès du public, semble-t-il déjà conquis par les passages radio de l’espiègle jeune femme. Avec son humour décalé assez jubilatoire, l’auteure/compositeur raconte ses histoires ancrées dans le réel, avec une verve et un aplomb qui devrait la mener loin. Si musicalement on a déjà entendu plus novateur, l’ensemble produit un effet irrésistible aussi bien sur disque que sur scène. Les quelques faiblesses dans les textes, d’ailleurs autobrocardées avec un délicieux sens de l’autodérision, sont balayées par le tourbillon scénique déclenché par le complice duo. Quand les lumières se rallument après une superbe reprise débranchée de Nougaro (Bindonville), on se dit que ce serait une bonne chose si tous les concerts pouvaient se dérouler dans la même ambiance conviviale... et le même environnement propice à la découverte.
Loic Lantoine - mai ou juin 2007 - AUBERVILLIERS C'est un poète accompagné d'un aut' poète... deux gamins qui nous chantent des trucs qui nous arrachent les tripes en douceurs... une voix dingue et des sons de contrebasse qu'ont croirait pas !!!
A ne surtout pas manquer ! je suis une inconditionnelle de leurs albums et de leurs prestations scéniques !