Entre électronique planante et pop groovy, les Midnight Juggernauts cassent la baraque avec une flopée de tubes extrêmement dansants et évocateurs. Ces Australiens tournés vers les étoiles (filantes) surfent avec allégresse sur la vague fluo/années 80... Voix vocodérisées à la Daft Punk, feulements aigus à la Bee Gees ou tentatives réussies pour singer vocalement David Bowie habillent pour l'été et l'hiver (et le printemps et l'automne) des morceaux enlevés, spatiaux, synthétiques et électronico funko pop...
Midnight Juggernauts + L'idée du Mouvement - 28 mai 2008 - La Coopérative de Mai, Clermont-Ferrand Soirée électronique réjouissante à la Coopérative de Mai, avec les stars australiennes de Midnight Juggernauts et le régional de l'étape, L'idée du mouvement, en ouverture de programme...
L'idée du mouvement : à fond les ballons sur l'autoroute électro pop de l'enfer...
Malgré la faible assistance - le club de la Coopé est presque vide -, .../...
Soirée électronique réjouissante à la Coopérative de Mai, avec les stars australiennes de Midnight Juggernauts et le régional de l'étape, L'idée du mouvement, en ouverture de programme...
L'idée du mouvement : à fond les ballons sur l'autoroute électro pop de l'enfer...
Malgré la faible assistance - le club de la Coopé est presque vide -, le set virevoltant de L'idée du mouvement a permis de mettre tout le monde en jambes et de faire arriver les quelques retardataires... Les sons électroniques truffés d'influences New Wave 100 % synthétique envoyés par LIDM ont fait oublier la caractère confidentiel de cette première partie réussie. Seul aux commandes derrière ses machines infernales, le jeune Thierric Martin roule à fond les ballons sur une autoroute électro pop semée d'embuches rythmiques groovy, de coups de klaxons réalisés à l'aide de synthés clinquants et de virages pris juste après les beats clignotants. C'est frais, méga dansant, sans prétention aucune et ça transpire d'une sincère passion pour les kitchissimes années 80, Daft Punk, Depeche Mode, New order, Kraftwerk et Orchestral Manoeuvres In The Dark... Comme le voyage sonore est proposé avec le sourire, derrière de superbes lunettes légèrement teintées, avec un fort joli polo banc éclairant la nuit (oui, ces deux détails vestimentaires sont importants !) et avec un enthousiasme communicatif, on ne peut que l'apprécier à sa juste valeur ! Cerise sur le gâteau, Galaktik Cowboy vient jouer de la guitare sèche et chanter en chœur un surprenant Jesus doesn't want me for a sunbeam (des Vaselines) en interlude folk/pop lors d'un des derniers morceaux de cette prestation marqaunte...
Midnight Juggernauts : un déluge d'étoiles filantes dans le ciel de la Coopé.
Juste après, les Midnight Juggernauts ont fait leur "boulot", en bon professionnels de la profession : comme au Printemps de Bourges 2008, un déluge d'étoiles filantes en forme de tubes électro pop s'est abattu dans le ciel de la Coopérative de Mai... Pour le plus grand bonheur d'un public avide de tubes dansants, sexy et rafraichissants. Et ce malgré, un son cataclysmique, une attitude de robots drogués en pilotage automatique et un concert de 45 minutes sans rappel. Oui mais, "le problème", c'est que ces trois Australiens ont assez de munitions pour dégainer une série ininterrompue de hits singles (réunis sur l'album Dystopia) et ainsi propulser leur auditoire dans leur réjouissante galaxie située entre new wave eighties, house, rock psyché planant et funk stellaire.
Les Midnight Juggernauts sur scène, ça groove sévère (les synthés et la basse font ce qu'il faut pour ça), ça rocke méchamment (l'hallucinant batteur n'est pas étranger à cet état de fait) et ça fait "pop", "blop", "whiz" (grâce aux mélodies aériennes et au chant délicieusement sucré). Comment en effet ne pas décoller à l'écoute de Shadows, Into the galaxy, Tombstone, Ending of an era et Nine lives ? Dommage que l'atterrissage arrive trop vite et soit un peu précipité... Car à part ça, les Midnight Juggernauts possèdent un mojo irremplaçable qui donne une irrépressible envie de sourire béatement, de danser avec tout le monde et de faire l'amour avec la Terre entière... Rien que ça.
Chose soirée au 22 d'Auron, juste après le très beau concert de Camille au théâtre Jacques Coeur... Comme souvent, la petite salle partagée en deux (22 est et 22 ouest) se transforme en temple de la branchitude pendant les soirées du Printemps de Bourges. Au programme ce soir : Holy Fuck, Zombie Zombie (non vus malheureusement), le très acclamé Sébastien Tellier, les très tendance Midnight Juggernauts et les très surestimés The Wombats...
Sébastien Tellier :
Nonchalant, mollasson (trop de joints backstage ?) mais finalement en bonne forme, Sébastien Tellier a donné envie de réécouter son dernier disque - encensé par une presse étant passé à côté de ses premiers travaux - produit de manière trop clinquante (ses synthés quand même !) par la moitié de Daft Punk. Armé d'énormes lunettes et de sa guitare de heavy metal (les ridicules Metallica ont la même... ), notre homme a présenté son nouveau répertoire en compagnie de musiciens faisant bien ce qu'ils avaient à faire. Sorte de Chabal de l'électro pop (étrange, ce physique de rugbyman sur le retour quand on écrit des chansons aussi fines et féminines... ), Mr Tellier s'attache à chanter le mieux possible ses récentes compositions, en les agrémentant de solos de guitares aussi kitsch que drôles. Les synthés façon Air ou Daft Punk sont omniprésents mais plus convaincants sur sur Sexuality... Entre deux ou trois bons mots (en réponse à un osé "Chabal, à poil !" : il répond "Je peux pas, ça fait 15 ans que j'ai pas fait de sport", et autres pauses cigarettes ou alcool, le colosse aux doigts de fée se débrouille comme un chef, en cabotinant à loisir certes, mais en magnifiant ses titres en live. Le futur représentant de la France à L'Eurovision (c'est mieux que les lourdingues Fatals Picards, non ?) prouve que son univers tient parfaitement la route sur scène... Même s'il massacre un peu La Ritournelle (en s'interrompant deux fois puis en laissant ses musiciens mettre un gros claviers et une batterie énorme dessus), cet homme là possède un talent incroyable et un charisme quasi magnétique. Chapeau bas monsieur Tellier !
Midnight Juggernauts :
Auteurs d'un disque virevoltant entre électronique et pop - Dystopia -, les Midnight Juggernauts proposent un set beaucoup plus rock que ne le laissait supposer leur disque. Leur électro pop ultra groovy et dansante fait l'effet d'une bombe sur scène : la basse tape tape tape, la batterie cogne, les synthés tutoient les étoiles et les voix s'envolent vers les cieux. En un mot comme en cent, les Midnight Juggernauts sur les planches, c'est jouissif ! Ces jeunes gens doués savent s'y prendre pour rendre dingue une salle de concert...
The Wombats :
On trouvait leur single Let's dance to Joy Division assez putassier, les Wombats ont confirmé sur scène leur statut de groupe anecdotique. Certes l'énergie dégagée par le groupe en live est louable, mais les chansons sont mal écrites, mal chantées et mal jouées... ça fait un peu beaucoup pour un seul groupe, non ? En essayant de singer pathétiquement Robert Smith au chant, tout en pompant honteusement les déjà très influencés Bloc Party et autres Franz Ferdinand, cet énième combo pop/rock anglais va droit dans le mur... C'est son droit le plus strict.
Midnight Juggernauts + Scenario Rock + Twisted Charm - 26 Juin 2007 - Poste à Galène, Marseille. Une fois n'est pas coutume à cette période de l'année, une affiche 'pop moderne' des plus alléchantes en pleine semaine, soirée qui plus est gratuite et précédée d'un open bar : pour leur premier (et on l'espère pas dernier) rendez vous à Marseille, le magazine Vice (gratuit lui aussi) a plutôt bien fait les choses.
Seul hic, la salle n'était que .../...
Une fois n'est pas coutume à cette période de l'année, une affiche 'pop moderne' des plus alléchantes en pleine semaine, soirée qui plus est gratuite et précédée d'un open bar : pour leur premier (et on l'espère pas dernier) rendez vous à Marseille, le magazine Vice (gratuit lui aussi) a plutôt bien fait les choses.
Seul hic, la salle n'était que très moyennement remplie, les trois groupes pour l'instant peu connus jouant le même soir que rien d'autre que Frank Black et Daft Punk, excusez du peu. N'ayant pu avoir de place pour le concert de ces derniers (qui m'aurait en toute franchise vraiment tenté, ne m'étant pas vraiment remis de leur prestation aux Eurockéennes l'an passé) cette alternative tombait à point nommé, et à vrai dire, ce fut mieux qu'un cadeau de consolation.
Après quelques vodka fluo avec en musique d'attente la dernière compilation du label Ed banger, on eut d'abord affaire aux Anglais de Twisted Charm dont je me souvenais du single « London scene » d'il y a une paire d'années, ils sortent leur premier album ces jours ci et ouvrent les hostilités avec un set des plus classiques.
Comme beaucoup de groupes insulaires apparus ces derniers temps, ils donnent dans le rock millésimé années 80, avec des lignes de basse post-punk bien raides (un peu façon The Rakes), un chanteur un brin nasillard et un saxo omniprésent style Madness ou Bérus.
Les titres de leurs chansons donnent le ton, de « Boring lifestyles » à « Happy alone », c'est de la frustration et de l'ennui que viennent leurs inspirations.
Ca bouge bien dans l'ensemble mais malgré quelques envolées ici et là, malgré le pantalon moulant et les bottines rouges du leader, il manquait un brin de folie, un petit truc en plus pour convaincre totalement.
La suite est nettement plus enthousiasmante avec les Parisiens de Scenario Rock qui m'ont agréablement surpris.
Leur album « Modern epicurians » de 2004 flirtait un peu avec le hard fm d'un goût d goût douteux mais on retint sans problème Skitzo dancer un tube qui a fait le tour des dancefloor dans sa version remixée par Justice.
Après ce concert tout laisse penser qu'ils opèrent un changement de son dans le bon sens, on y entend plus trop la guitare mais d'avantage un piano entraînant à la Ben Folds Five, avec des titres très funky comme en témoigne leur récent titre envoyé en éclaireur sur les blogs «Perfect love antidote», estival en diable.
Leur chanteur est redoutable, se risquant à des changements de tons et de tempo en retombant presque toujours sur ses pattes, il bouge sans arrêt et joue des Cowbells de manière presque aussi frénétique que les !!!.
Le public est très réceptif et l'ambiance monte d'un cran avec leur fameux single cité plus haut, qui finit dans une orgie instrumental avec des clins d'œil à «Never be alone» et plus inattendu, «You can call me Al».
Chapeau bas messieurs, c'était excellent de bout en bout.
Pour finir en beauté arrivent les Australiens de Midnight Juggernauts découverts à l'automne avec un maxi tueur chez Modular et récemment signé chez Institubes.
Sur disque, ils sonnent à la fois new wave et house et c'est merveilleusement mélodique, sur scène c'est encore plus efficace avec une énergie rock qui met K.O. d'entrée.
Le premier morceau fait d'ailleurs un peu peur, mais chez quel combo hardcore ce batteur a-t-il appris à bourriner de la sorte ? Comment le chanteur va-t-il arriver à imposer son filet dans un tel vacarme ?
Peu charismatiques à première vue, le trio arrive très vite à transcender ses imperfections avec ce qu'un observateur avisé aura qualifié d'usine à tubes : de « Road to recovery » à « Shadows », c'est une collections de morceaux hantés (on ne choisit pas de s'appeler 'vautours de minuit' par hasard) qui jette un pont dynamité entre les voix d'outre tombe de Bauhaus et les séismes actuels de l'electro-rock saturé que d'aucuns appellent New Rave, une musique spacieuse qui agresse autant qu'elle enchante, et donne irrémédiablement envie de danser jusqu'à épuisement.
Comme pour le groupe précédent, on surveillera les concerts et disques de ce groupe plein de promesses qui ne pouvait mieux clôturer ce plateau définitivement racé. Réagir à cette critique