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pour Nosfell |
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Artiste :
Nosfell
Titre :
Nosfell
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Style :
Autres / klokobetz/stoner
Retour de l'admirable Nosfell pour un troisième album, venant clôturer la trilogie concernant son pays Klokochazia. Fantasque personnage à la voix d'ange et de démon, dont le nom complet signifie en Klokobetz Celui qui marche et qui guérit, il a su par le passé nous faire voyager et même une fois, pleurer. Phénomène qui se produit environ une fois sur mille concerts... Comme souvent, le trip commence dans une débauche de bruits de bouche furieux dans laquelle voltige une voix aérienne. Mais au bout de 40 secondes le ton est donné, avec un son de rock furieux et soudain : il va bien s'agir cette fois-ci de rock, et pêchu encore , tendance stoner/punk !
Il est vrai que le producteur Alain Johannes, récemment vu en excellente compagnie dans le super-groupe Them Crooked Vultures, apporte sa production et sa patte lourde de requin stoner sur un bon tiers des titres. C'est peu dire que le mélange hautement improbable entre les arabesques Nosfelliennes et le heavy blues du désert produit une alchimie assez détonnante... De plus, le non moins admirable Pierre Lebourgeois et un nouveau complice percusionniste appelé Orkhan Murat l'aident toujours à composer des cantiques joyeux (Alaj Lis Alaj), à célébrer un folklore improbable fait de guitare metal et de couplets scandés (fascinante ...Jusila), à composer des comptines (Suanji) des rengaines sous influence psyché de 60's (Arim Lis Liilem), ou encore des hymnes amoureux éplorés et dissonants (Mari Dus).
Par ailleurs le carnet d'adresse très huppé de Labyala Nosfell et celui de son producteur, traduisent la reconnaissance artistique dont il fait l'objet : le grand Josh Homme lui-même (Kyuss, QOTSA, EODM, TCV, etc) vient pousser la chanson avec sa dulcinée Brody Dalle (dans un registre pop mélodique surprenant de leur part !) sur l'étonnante Bargain Healers... Mais on croise aussi l'immense Daniel Darc sur une balade un peu suicidaire comme il les aime, où Nosfell se fait oublier en choeurs discrets dans l'ombre du Maître - et c'est splendide évidemment : La Romance des Cruels.
L'histoire de Klokochazia se finit dans un chant inquiet aux accents buckleyens, avec de multiples rebondissements (dont la traduction est Les Champs de l'Horreur) : son monde imaginaire n'a donc pas retrouvé la paix et l'harmonie du premier album mais, à l'instar de notre propre planète, son entropie n'a fait qu'augmenter vers un peu plus de chaos et de fureur...
Pour finir en bonus, quelques-uns de ses meilleurs titres en live où l'envoûtement agit : la voix se joue de toutes les pesanteurs sur la superbe Mindala Jinka, et le coeur de toutes personne normalement constituée chavirera d'émotion sur la bouleversante Hope Ripped the Night. Un vrai élixir à déguster, avant de savoir ce que le guitariste acrobate et fantasque compte faire à l'avenir - et assuré de continuer à le suivre où qu'il ira, ensorcelé par son personnage tel des enfants par le joueur de flûte de Hamelin...
(2009)
Signature : Philippe
Envoyer un message à Philippe
Page Web Conseillée : www.nosfell.com |
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Artiste :
Nosfell
Titre :
Pomaie Klokochazia Balek
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Style :
Rock
Voila un disque qui est arrivé précédé d’une réputation impressionnante « artiste-ovni », « talent incroyable », … les qualificatifs ne manquaient pas pour décrire ce nouvel artiste dont je ne connaissais qu’un seul morceau via la très bonne compilation Néo. L’une des caractéristiques principales du bonhomme est qu’il chante dans un langage imaginaire, sorte d’esperanto quand même très proche de l’anglais (non ce n’est pas du yahourt !). Au niveau de la voix et de la facon de chanter on pense a tous plein de gens tant il s’aventure dans toutes les gammes … On pense un peu a certains groupes belges comme Zop Hopop ou les autres plus a la mode en ce moment pour ce chant parfois haut perché et torturé, mais aussi a des trucs pus surprenant comme Tears for Fears sur the grinning tree. Sa voix semble capable de tout (pas mal la beat box), si bien que sur certains morceaux on a l’impression qu’ils sont plusieurs a chanter ; comme sur blewkhz gowz ou on a l’impression d’entendre un improbable duo entre Tom Waits (lorsqu’il part dans les graves) et Jeff Buckley ou -M- lorsqu’au contraire il part dans les aigus. Si sur les morceaux les plus pechus comme Shaunipul et son “I work for the animals” entêtant, par moment on regrette un peu de ne pas comprendre les paroles (qui donneraient une dimension supplémentaire au disque). Certes la musique et les sons de la voix nous suggèrent tout un tas d’ambiance mais au bout d’un moment on est un peut frustré surtout sur les morceaux les plus calmes (comme Smoke) ou on aimerait comprendre ce qu’il nous raconte. Ceux qui l’ont déjà vu sur scène savent que cette particularité linguistique s’accompagne sur scène d’un look et d’une attitude assortis. J’avoue ne pas avoir été complètement convaincu sur la fin de son set en première partie de Miossec au Moulin (étant une fois de plus arrivé un peu en retard) mais je suis impatient de retourner le voir prochainement au Poste a Galène dont le cadre plus intimiste devrait se prêter parfaitement a la découverte de cet artiste hors normes.
Contact : Matthias Leullier
2004 (Nosfell)
Signature : pirlouiiiit
Envoyer un message à pirlouiiiit
Page Web Conseillée : http://www.nosfell.com/ |
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