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|  | Sigur Ros, Tindersticks, Girls In Hawaii, Poni Hoax, The Breeders, Why ?, No Age, The Notwist, Adam Kesher, French Cowboy, The Ting Tings, The Do, The War On Drugs, Pivot, Menomena, Midnight Juggernauts (La Route du Rock 2008) - 14,15,16 août 2008 - Fort de Saint-Père, Saint-Malo 
Très bonne édition de la Route du Rock 2008, un "petit" festival qui - après une période difficile cette année - semble reparti du bon pied grâce à une programmation classieuse et l'abandon de la chasse aux têtes d'affiche ultra coûteuses type Smashing Pumpkins... Avec 15 000 spectateurs répartis sur trois jours de festivités, la Route du .../...
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Très bonne édition de la Route du Rock 2008, un "petit" festival qui - après une période difficile cette année - semble reparti du bon pied grâce à une programmation classieuse et l'abandon de la chasse aux têtes d'affiche ultra coûteuses type Smashing Pumpkins... Avec 15 000 spectateurs répartis sur trois jours de festivités, la Route du Rock a gagné le droit de revenir l'année prochaine, une très bonne nouvelle !

The War On Drugs
C'est sous une pluie battante que commence le festival au fort de Saint-Père , le jeudi 14 août. Les Américains de The War On Drugs font très bonne impression avec le mélange complètement fou et barré qu'ils concoctent avec passion... C'est à la fois pop, folk et rock, c'est très frais et cela donne envie de revoir ce groupe sur une scène plus petite.

The Do
Juste après, The Do fait - comme d'habitude - un carton avec sa musique entrainante, épicée et échevelée. Un peu plus de sobriété dans la gestuelle du bassiste/organiste ne gênerait pas, mais c'est là le seul défaut qu'on puisse trouver à ce réjouissant duo franco finlandais !

Tindersticks
De défaut, on n'en trouvera pas à la prestation impeccable des Tindersticks, en forme et magistralement renforcés par une section de cordes et de cuivres. La classe effarante de Stuart Staples et de ses acolytes transparait à travers chaque composition interprétée devant une public ultra respectueux. Un moment magique donc, à prolonger en écoutant le dernier disque en date - The Hungry Saw - et en se préparant à la tournée automnale du groupe anglais...

The Breeders
La soirée se termine pour nous par le concert brouillon et branleur des Breeders : Kim et Kelley Deal semblent ne pas avoir répété depuis des lustres, et c'est ce qui fait leur charme. Quoique... Sur certains morceaux, c'est un véritable massacre : voix fausses, harmonies vocales hors sujet, guitares pas en place. Heureusement que la section rythmique évite au groupe de prendre l'eau, car le naufrage n'est vraiment pas loin. Faisant contre mauvaise fortune bon coeur, on finit par se réhabituer à l'attitude LO FI ultra dilettante des Breeders et à apprécier ce qui peut l'être : Tipp city, Cannonball, Happiness is a warm gun (une reprise décalée des Beatles) et une flopée de titres punk 'n pop déjantés.

No Age
Après la pluie, le beau temps : c'est en effet sous un soleil radieux que les Américains de No Age ouvrent les hostilités le lendemain - vendredi 15 août - dans un Fort de Saint-Père encore en train de se remplir... Les (remuants) pensionnaires du mythique label Sub Pop font honneur à leurs illustres ainés avec un set épatant convoquant sur scène le meilleur du punk bruitiste, de la pop nerveuse et du rock énervé. C'est fou le bruit qu'on peut faire à deux avec une batterie démoniaque et une guitare électrifiée ! Sorte de rencontre entre Husker Du, Ramones, Nirvana et Neil Young & Crazy Horse, No Age allie avec maestria l'énergie maléfique du punk rock, l'intransigeance de l'expérimental et la candeur de la pop. Chapeau bas !

Why ?
Immédiatement après cet excellent départ, le groupe Why ? offre également une prestation remarquable au public de la Route du Rock. Les quatre musiciens s'attachent en effet à créer un univers entre pop grinçante, rock chaotique et hip hop étrange ; c'est un véritable enchevêtrement de rythmes, de sons et de voix qui aboutit au final à un maelström sonore délicieusement envoutant. La puissance des morceaux - déjà incroyable - est de surcroît renforcée par des textes extrêmement barrés... On ne peut donc qu'apprécier le talent scénique de ce groupe décidément brillant (on se souvient d'un concert génial donné ici même il y a deux ans).

The Notwist
La suite s'avérera d'un superbe niveau également, puisque les très discrets Allemands de The Notwist se lancent dans un set parfait en tous points. La finesse de l'écriture, le subtile équilibre entre distorsion et électronique et l'alchimie entre mélodie et dissonance, tout concourt chez The Notwist à l'obtention de petites merveilles électro pop légèrement bruitistes. Le genre de morceaux insidieux et irrémédiablement accrocheurs qui ne s'oublient pas de sitôt ! Il ne manque chez ce groupe qu'un peu de charisme et de présence scénique pour connaitre un succès plus grand (et mérité).

Sigur Ros
La tête d'affiche du festival - Sigur Ros - a confirmé tous les espoirs placés en elle en attirant un nombreux public et en proposant un set véritablement marquant. Les montées hallucinogènes, les descentes abyssales et les soubresauts soniques qui les accompagnent sont toujours aussi impressionnants et saisissants quand Sigur Ros occupe une scène. Le groupe a néanmoins décidé d'ajouter à cela une facette plus pop sur son dernier album, qui s'accompagne d'une mise en scène très réussie avec canons à confettis et section de cuivres tout de blanc vêtue. On gagne en spectacle ce que l'on perd (un peu) en mystère, mais l'essentiel est là, puisque la magie reste toujours présente aux spectacles en forme de grand messe des taciturnes Islandais.
Pivot
Il se fait déjà tard (1h30) quand le groupe Pivot se lance dans un concert entre électronique ultra dansante et expérimentations rock. Le résultat est aussi réussi qu'intéressant et maintient l'attention, à défaut de déchainer les foules encore sous le charme de Sigur Ros...
Adam Kesher
Le point final à cette soirée très réussie est mis de manière magistrale par les Français d'Adam Kesher, en grande forme malgré l'heure tardive et le froid. Avec leur rock teinté d'électro et de R&B, les six musiciens récents auteurs de l'excellent album Heading For The Hills, Feeling Warm inside ont tous les atouts en main pour faire danser lascivement, pogoter et s'entrechoquer leur public. Tout cela sonne à la fois ultra actuel (Adam Kesher est tout à fait dans la vague électro rock), branché (dans le bon sens du terme) et rock 'n roll (les guitares font franchement plaisir à entendre) : la musique de ce combo doué et sexy en diable est de nature à réconcilier durablement les filles et les garçons, avant de les pousser à se lancer dans des parades amoureuses incontrôlées. Adam Kesher est un groupe à voir absolument sur scène (avant de rentrer se coucher bien accompagné) !

Menomena !
La dernière journée de la Route du Rock 2008 débute avec d'étranges hommes venus de Portland... Ils ont choisi le nom de Menomena ! et leur musique entre électro, funk et punk a de quoi faire devenir hystérique n'importe quel réfractaire à ce style musical. Avec une batterie, un saxophone, une basse et une guitare, les trois extra terrestres de Menomena ! arrivent sans problème à atteindre une sorte de nirvana expérimental, planant et dansant... Une aventure à tenter !

French Cowboy
La prestation enlevée, drôle et pleine de rebondissements de French Cowboy a été sans conteste un des grands moments du festival malouin... Avec un répertoire superbe (entre pop, folk, et rock), une reprise magique d'Amy Winehouse (l'immense Back to black) et un sketch hilarant en chanteur désespéré invitant deux jeunes filles sur scène, on ne peut pas dire que French Cowboy ait laissé une seule seconde de répit au public, véritablement aux anges ! Quel bonheur de constater que le grand retour des Little Rabbits avec un nouveau style soit aussi apprécié... Complices, passionnés et doués, les French Cowboy méritent amplement ce nouveau départ.

Girls In Hawaii
Comme au festival Europavox en juin 2008, le concert des Belges de Girls In Hawaii a permis au groupe de démontrer ses talents de mélodistes et de créateurs d'atmosphères hors pairs. Concentrée, contente d'être là et très en forme au niveau vocal, la troupe présente un joli florilège de sa discographie ne souffrant d'aucune tâche. Le très bon dernier album se taille la part du lion dans une set list de rêve, à la grande joie d'une assistance conquise... A la prochaine !

The Ting Tings
Les suivants à passer sur la scène du Fort de Saint-Père sont les Anglais de The Ting Tings. Leur show ultra carré et professionnel est sans doute un peu trop formaté (on aimerait un peu plus de simplicité et de naturel), mais le résultat est là : on se trémousse au rythme des tubes imparables écrits à la chaine par ce duo percutant et funky. Seul hic : le slow mielleux et ennuyeux placé au milieu d'un concert truffé de bombes pop 'n rock groovy.

Poni Hoax
Grosse sensation peu après, avec la prestation humide (dans tous les sens du terme) et vrillante de Poni Hoax, un groupe français promis à un bel avenir avec sa kyrielle de compositions irrésistibles. En faisant s'entrechoquer à vive allure du Post Punk démoniaque, de la new wave mélodique, du rock énergique et de la pop accrocheuse, cette machine de guerre scénique fait un effet boeuf ; l'on se sent positivement électrisé par la virulence des titres de Poni Hoax (le crachin breton faisant encore plus passer le courant). Le diabolique chanteur et ses vocalises mélangeant les influences de Ian Curtis (Joy Division) et Dave Gahan (Depeche Mode) est l'un des points forts de ce groupe dont la musique se révèle joyeusement malsaine, furieusement sexy et sacrément dansante... A voir !
Midnight Juggernauts
Le festival se termine par une prestation remuante et truffée de tubes planétaires des Midnight Juggernauts. Chaque titre est plus électronico funky que le précédent, tant et si bien qu'on peut parler de best of groove 'n rock pour le show des Australiens. Seul défaut - et il est de taille -, la voix du chanteur principal est très mal assurée ; soit la tournée mondiale a mis a mal ses cordes vocales, soit le travail de l'ingénieur du son en studio a été remarquable (car sur le disque cela sonne très bien). Quoi qu'il en soit, la Route du Rock 2008 se termine sur un concert festif, une belle manière de saluer la bonne nouvelle du jour : il y aura une édition 2009 de ce précieux rassemblement indépendant ! Champagne !
Sites internet : www.laroutedurock.com, www.myspace.com/laroutedurock, http://www.myspace.com/thewarondrugs, http://www.myspace.com/tindersticksofficial, http://www.myspace.com/thebreeders, http://www.myspace.com/nonoage, http://www.myspace.com/whyanticon, www.myspace.com/notwist, www.myspace.com/sigurros, www.myspace.com/pivotpivot, www.myspace.com/adamkesher.
Photos : F. Villemin (www.tasteofindie.com www.froggydelight.com) sauf Pony Hoax (photo par Vincent Moreau, www.zeroflash.net)
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|  | (Mon) Art Rock 2008 : The Noisettes, BB Brunes, Daniel Darc, James Chance & The Contorsions, Des Jeunes Gens Mödernes (növö), Poni Hoax - 9 mai 2008 - Place Poulain Corbion / Forum Passerelle, St Brieuc 
Le tourisme de festival est décidément une bien belle et enviable activité ! Pour changer des grosses Eurocks/Rock en Seine, on est passé récemment aux Artefacts, et nous voici à Art Rock, Saint-Brieuc, 22 ! Cadré au centre-ville, au milieu des rues pavées et des maisons centenaires, galette-saucisse jusqu'à 23 heures (rupture de stock après - un .../...
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Le tourisme de festival est décidément une bien belle et enviable activité ! Pour changer des grosses Eurocks/Rock en Seine, on est passé récemment aux Artefacts, et nous voici à Art Rock, Saint-Brieuc, 22 ! Cadré au centre-ville, au milieu des rues pavées et des maisons centenaires, galette-saucisse jusqu'à 23 heures (rupture de stock après - un scandale), chapiteaux et installations presque modestes (mettons, pour 5000 spectateurs environ ?) mais de grosses ambitions : de bien jolies têtes d'affiche sont annoncées ce week-end dans la Bretagne armoricaine !
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Après un tour rapide des installations de la place centrale, l'après-midi commence avec les The Noisettes. soit un vrai trio de poseurs cuir/lunettes/coiffure en pétard, dans un style power-pop ayant pour principal argument une chanteuse black coiffée comme Grace Jones, avec une jolie voix et un physique ... de Tentatrice des Enfers. Pour la musique par contre, on remarque avec dépit qu'ici les baffles sont encore "à l'ancienne" (c'est-à-dire le mur empilé où il faut tout mettre à fond). Du coup le son n'est pas formidable (et ne le deviendra jamais sur la place Poulain Corbion). Cela s'entend d'autant plus que les compositions du groupe ne sont pas formidables non plus, loin s'en faut - il semblerait même que la créature ne chante pas toujours très juste. Pour un peu, ça nous les casserait, les noi... (hum).
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Bref, comparer cela avec insistance aux Bellrays comme le firent le programme et même la presse locale, relève du raccourci très discutable. Rien à voir avec de combo de garage soul enflammé et aux compos souvent dantesques... Si vraiment c'était pour la chanteuse black, ça ressemblait bien davantage au pop-rock standard de Skunk Anansie ... Une jolie balade et un supposé "tube" (autrement dit, leur seul air qu'on ait déjà entendu quelque part), et les voilà partis sans trop de regrets - au moins on a pris nos marques en trouvant les toilettes pour hommes (roots mais conviviales !), ainsi que la seule barmaid qui sert le vin blanc en verres de 33 cl - mademoiselle, si le festival est déficitaire, ce sera un peu votre faute !
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Comme à l'accoutumée (on ne quitte plus les BB Brunes qu'on a vu à Strasbourg tout récemment), les jeunes filles à mèche-plastiscine-pantalon-slim sont déjà toutes en place devant - le roadie qui accorde les guitares au son de Téléphone et Louise Attaque se taille un petit succès ! Mais pas tant que la formidable clameur juvénile qui retentit pour l'entrée des 3 ""RR Rebelles, qui envoient toutes leurs compositions fraîches, pêchues et souvent horripilantes à l'énergie : comme en 68, Perdus cette nuit, le Gang (ah cette attitude de révoltés du 16ème arrondissement, inénarrable vraiment...)
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Un peu courroucé comme toujours à les écouter, on remarque avec amusement une scène mignonne : une fillette à couettes (10 ans maximum) portée d'un côté par papa, de l'autre par maman, pour voir ce qu'on imagine être son premier vrai concert : les BéBiBruhuhuhunes ! Au moins elle ne sera pas couchée tard grâce à cet horaire bien pensé. Et le festival de tubes générationnels continue, devant les 3 grand B géants et pas du tout mégalo : Ma Brune BB, Blonde comme moi, une chanson pas reconnue, celle qui pompe (toujours) un riff des Queens of the Stone Age (ah si voyiez Josh Homme chanter, mesdemoiselles... ça c'est un mec, un putain de mec, même moi je me sens toute drôle devant lui)...
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Dis-moi (arrgh) où le chanteur, réalisant soudain pour qui il chante, demande avec raison "Ca va toujours les enfants ?!", Bang bang Revolver (sympa) et encore une ou deux nouveautés, l'horrible Houna (arrêtez, ça tourne dans ma tête, je vais être malade), J'écoute les Cramps (pas encore assez on dirait) - au fait l'une de vous a-t-elle écouté à quel point c'est une chanson minable et macho, comme la plupart de leurs textes ? Non vraiment, ils jouent à peu près juste et très enthousiastes mais on aime pas, au fond c'est juste ... bof. Bien content de les avoir vus pour, espérons, la dernière fois.
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Bref, ce n'est qu'avec plus de bonheur qu'on va réécouter l'un de nos héros, qui nous a mis K.O. debout il y a deux semaines à peine dans une petite salle, le grand (par la stature, pas par la taille), le mythologique Daniel Darc dont le dernier disque nous a aussi enchantés. La pluie menace un peu, la queue aux galettes-saucisse est atroce, alors tant pis : Nuit et brouillard peuvent tomber, nous sommes en place pour Les remords et Daniel aussi, qui a l'air relativement en forme ce soir. Puis La pluie qui tombe, belle et très appropriée, donc.
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J'irai au Paradis, nous aussi l'espérons mais pas tout de suite, le son est réglé très fort et très rock ; L.U.V. en duo stylé décadent avec le bel Alice Botté (Alain est excusé, hélas) ; Un peu, c'est tout classe et retenue ; Nijinsky qui arrache et fascine ; une chanson d'amour Rouge Rose où il fait ralentir ses musiciens (et, dirent les mauvaises langues, son prompteur... pfff) ; un rock à l'harmonica (oublié le titre) ; une digression chez les autres comme il les aime (pour changer, un passage de L.A. Woman), la sublimissime et magique Jamais, jamais (note pour plus tard, idéale pour chialer dans sa bière, si un jour elle partait pour toujours...).
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Et pour faire bonne mesure (et avec plus d'entrain que la dernière fois), Cherchez le Garçon en version grunge où même l'orgue est rugueux - il présente les musiciens au fur et à mesure qu'il les retrouve (eux et leur nom à la noix), sur la scène dévastée... Et puis, bien sûr, il finit avec le Psaume 23 qui nous fait irrémédiablement penser aux prêches de fin de concert de Johnny Cash. Seul, assis, avec un piano, lu avec le public pendu à ses lèvres et ravagé de bonheur... et qui se finit on ne sait comment en extrait de la Sad Song de Lou Reed... Au final, un tout petit peu moins de communion et de punching ball textuel avec le public - forcément sur une grande scène, mais une dimension sonique supplémentaire et pas déplaisante du tout. Un très beau concert, complément idéal à la version intimiste - manque juste Je me souviens, je me rappelle et, promis, nous aurions vraiment pleuré !
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Alors bon, les très périmés Nada Surf après ça ? Très peu pour nous, d'ailleurs on est trop occupés à commenter le concert et à se diriger vers la suite de la soirée... Gagnons donc le forum de la Passerelle après un verre place de la République, voulez-vous ? James Chance & the Contorsions, avec son jazz groovy, est l'exemple même de l'artiste condamné à la confidentialité : trop punk, trop jazz et trop rock pour plaire aux jazzmen, aux rockers et aux punks ! Et pourtant ce petit bonhomme un peu mal fichu et gominé à mort incarne à la fois une certaine idée de Charlie Bird Parker, d'Elvis et de Lux Interior... Il suinte littéralement le rock'n'roll par tous ses pores, son groupe est excellent et il assure comme une bête, même avec ses petites danses rigolotes (comme s'il écrasait des bête sur la scène). Bref c'est une vraie révélation.
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L'ambiance s'avère délicieusement cosy dans cette petite salle, au public pas trop serré, dissipé juste ce qu'il faut et divaguant dans les escaliers. Le performer miniature, légende vivante du post-punk 80's et qui fait également penser physiquement à Terry Gilliam, envoie toute la sauce au saxo (appuyé par un compère pas essoufflé non plus), à l'orgue comme au micro... Il croone comme un Elvis détraqué, jamme tel Jerry Lee Lewis sur son Farfisa, danse comme un Travolta sous acide, chante comme un James Brown sous influence... Que les chansons soient lentes ou rapides, c'est énorme, grâce aussi aux 4 musiciens tout à son service. James Chance et son air vaguement terrorisé ? Une certaine vision du groove ! Le concert se finit sur une sorte de techno-jazz infernal, où le petit homme s'en va comme un prince, dans une ovation bien méritée ! Grosse claque.
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On le recroisera peu après, tout penaud et trébuchant, cherchant les toilettes ou le bar, pas fier... En attendant le dernier concert de la soirée, une excellente idée que cette carte blanche à la styliste Agnès B., en tant qu'égérie du mouvement post-punk français (certes anecdotique 25 ans après, mais du coup cultissime) : celui qu'on a appelé mouvement Növö avec entre autres, Taxi Girl, Marquis de Sade, Kas Product, Daho, Elli & Jacno, voire les Bérurier Noir et leurs costumes arty... C'est actuellement le sujet d'une expo à Paris dont on a bien voulu nous exposer une parallèle ici. On la découvre avec surprise et joie (la presse nationale l'ayant vantée par ailleurs) !
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C'est avec un peu d'amusement, voire d'émotion, qu'on retrouve tous ces gens qu'on a pas réellement connus à l'époque (pour cause, il faut bien l'avouer, de fanatisme avéré d'Albator et de Candy au début des années 80). Les photos sont belles, les pochettes de vinyle font rêver (la moitié pompe en effet celle de Man/Machine de Kraftwerk comme on l'a lu quelque part...), les jeunes gens mödernes "aiment leur maman", Daniel Darc et Mirwais sont beaux comme des dieux, même Lio est encore gracieuse... Et puis, au fond, quand on y pense, les survivants de l'époque ont en effet su rester des Jeunes Gens Mödernes puisqu'ils enflamment pour la plupart toujours les scènes de concert !
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C'est encore avec un immense plaisir qu'on retrouve les formidables Poni Hoax, meilleur album pop-rock 2006, devant un public à peine plus dense qu'à Marseille il y a un an et demi, qui commencent par un nouveau titre (on apprend le soir-même qu'ils viennent de faire paraître un deuxième disque, Images of Sigrid). On retrouve nos repères disco-punk avec Involutive Star (la voix du chanteur est toujours reverbée à mort), plaisir qu'ils font durer de longues minutes, puis probablement la terrifique Pretty Tall Girls (que j'ai un peu filmée) - ces musiciens modestes et géniaux sont absolument parfaits. D'ailleurs le beat obsédant de Budapest nous emporte tous dans son tourbillon obsessionnel ; la voix hypnotique du chanteur/playboy remplace la sensualissime voix de femme et donne une autre couleur à la chanson.
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On se rend ensuite compte qu'Antibodies écouté trop distraitement sur leur myspace il y a quelque temps, est une pure tuerie, fulgurance électro-pop, tel du New Order revisité 21e siècle... On agite furieusement le bassin, tout comme sur la très méchante L.A. Murder Motel (yeah), elle aussi étirée à l'infini sans qu'on s'ennuie une seconde. Le rappel sera composé d'un nouveau titre calme, pas reconnu après coup (Faces in the water ?), et de la formidable Carrie Ann - si cette chanson ne vous fait pas un peu vibrer, ne lisez plus jamais une chronique de moi par pitié... Toujours dans le "Never Explain / Never complain" (peu de discussion avec le public hormis quelques bêtises du batteur), Poni Hoax est français et chante en anglais, dans des petites salles remplies de français, et ils sont juste d'une classe éblouissante - certainement ce que l'underground peut produire de mieux. Ayons confiance, un jour le Monde saura... En tout cas nous aurons tout fait pour.
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C'est déjà la fin de cette décidément magnifique soirée (trois concerts formidables sur 5, excellente moyenne !) et l'on repart tous enchantés. On reviendra en journée compléter notre vision de ce festival pluri-disciplinaire : une paraît-il formidable création produite par Royal de Luxe (pas pu entrer hélas), une très belle et ludique exposition numérique, encore des concerts en plein air et gratuits - c'est à souligner, en plus d'entrées au tarif très raisonnable, le système de ce festival art & rock fait que même le plus paumé des clochards briochains a droit à l'ambiance, au tapis rose et à des concerts : un vrai concept de solidarité culturelle... Alors pour finir, faut-il vraiment souhaiter longue vie à un festival qui a (nous avons vu un ticket d'entrée d'origine à l'expo d'Agnès) ... plus de 25 ans ?! En tout cas si l'on peut, on y reviendra !
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Illustrations par Philippe !
Des petites Vidéos (qualité appareil photo) par ici ! Réagir à cette critique |
|  | Poni Hoax - 10 Février 2007 - Le Cargo de Nuit à Arles  Poni Hoax et Jean Nipon alias DJ Aï pour finir la soirée.
Bien pour une découverte Wouhahou de la balle, terrible, génial et je pourrais en dire plein d'autre encore, mais franchement c'était terrible ce groupe il a mis le feu au cargo.
Classé dans Electro-Rock, ce groupe composé de 5 membres qui sont à fond dans tous les sens du terme. Surtout .../...
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Poni Hoax et Jean Nipon alias DJ Aï pour finir la soirée.
Bien pour une découverte Wouhahou de la balle, terrible, génial et je pourrais en dire plein d’autre encore, mais franchement c’était terrible ce groupe il a mis le feu au cargo.
Classé dans Electro-Rock, ce groupe composé de 5 membres qui sont à fond dans tous les sens du terme. Surtout le chanteur Nicolas Ker, Il parait de l’espace et dans l’espace avec son Air défait, sa canette de H à la main et la clope interdite mais pourtant là et allumée dans l’autre. Faut croire que pour certains, d’ailleurs il l’a dit il s’en fout il est punk, la loi passe au dessus !?
De mon point de vue, très subjectif, Poni Hoax est un groupe très particulier. Le batteur, Vincent Taeger a une place importante, ça se remarque par la place de sa batterie sur scène. Il n’est pas au fond comme pour la quasi-totalité des groupes que j’ai vu, mais sur le côté gauche à peine en retrait par rapport au chanteur, Nicolas Ker. Les deux claviers, Laurent Bardainne et Arnaud Roulin, eux sont côte à côte, au même niveau que la batterie mais sur la partie centrale de la scène. Par contre le guitariste, Nicolas Villebrun, lui est l’électron libre du groupe généralement sur la droite (enfin la droite du public), ou bien devant la scène et il a même fini debout sur la grosse caisse pour, entre autre, le dernier morceau qu’ils ont joué dans le rappel She’s on the radio. On sent qu’il se régale, c’est le seul instrument à corde du groupe, ce qui est assez exceptionnel de ne pas voir une Basse dans un groupe de Rock, mais en mettant 2 claviers à la place, j’avoue que la basse ne m’a pas manquée au final.
Pour Involutive Star les 2 claviers, le guitariste et le chanteur tapent dans leur mains et le batteur Vincent Taeger lui tape avec ces baguettes sur les bords des toms. C’est un moment assez sympa dans le concert car tout est calme, puis ensuite c’est un affolement général, les 2 claviers s’excitent et le batteur, va même finir debout sur son tabouret pour mieux taper sur sa batterie, Hallucinant !!
Poni Hoax m’a vraiment plu comme groupe par leur côté à la fois « je m’en foutiste » et par moment surperbe dans leur musique agressive et agressante.
Ils vont jouer à fond pendant une bonne heure et presque 20 minutes, en mettant tout le public en transe, puis ils s’en vont. Mais le micro étant resté branché, une femme du public l’a pris pour que tout le monde se mette à applaudir pour les faire revenir. Yes, ça a marché, ils ressortent des loges. Ils jouent un morceau super calme, qu’il rallonge, puis ensuite ils finissent avec She’s on the radio totalement déjanté à fond tous se défoulent et nous aussi par la même occasion.
Pour terminer la soirée, le Cargo a prévu DJ Aï qui prend le relais dés que les musiciens ont quitté la scène ; pas de répit pour les oreilles.
Le début du mix est assez sympas il passe du Franz Ferdinand, du White Stripes et quelques autres morceaux rock. Puis ensuite ça y est on est arrivé en boite de nuit, il nous met maintenant des morceaux beaucoup plus dance et du coup moins rock. Mais ce n’est qu’un passage, tiens là il me semble reconnaître les Sister Siters, puis Radiohead, super il redevient presque sympas comme DJ. Mais cela sera de courte durée, donc après quelques morceaux à peine supportable pour mes pauvres oreilles pas habituées à écouter ça nous partons. Mais vraiment Poni Hoax ! A voir ! Merci encore le Cargo pour la programmation, A bientôt ?!
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|  | Nation All Dust, Poni Hoax, Motormark - 21octobre 2006 - Le Cabaret Aléatoire, Marseille 
Samedi soir, concert 'In the Hangar' au Cabaret Aléatoire. Cette salle décidément bien agréable (son et aménagement classieux, accueil détendu) même si elle est rarement pleine, du fait d'une programmation audacieuse - et plus encore, en cette période ou le spectateur moyen se rue à sa bien-aimée Fiesta des Suds se faire tondre comme mouton de .../...
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Samedi soir, concert 'In the Hangar' au Cabaret Aléatoire. Cette salle décidément bien agréable (son et aménagement classieux, accueil détendu) même si elle est rarement pleine, du fait d'une programmation audacieuse - et plus encore, en cette période ou le spectateur moyen se rue à sa bien-aimée Fiesta des Suds se faire tondre comme mouton de Crau et esquicher comme sardine en boîte. Affiche alléchante avec une révélation récente sur leur magnifique premier CD, les français de Poni Hoax, mais aussi MotorMark (pas passionnant à écouter, mais à voir sur scène a priori). Plus un DJ et un groupe de rock. Soirée à très belle prog' sur le papier quoi !
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J'arrive trop tôt malgré des efforts conséquents pour être en retard (un restau avant, et avec dessert !) et tombe vers 22 h 40 sur Marine Schütz qui passe de bons titres d'électro-rock ... à une salle à peu près vide sauf autour du bar. Quelques conversations et bières plus tard, on commence avec Nation All Dust, régionaux déjà plusieurs fois vus, que j'aime bien même s'ils ne sont pas tout à fait captivants. En tout cas ils développent un gros son très carré, avec des compositions affutées comme leur chanteur (ce type doit peser 50 kilos tout mouillé et encore, avec sa guitare). Y'a pas à dire, ils sont quand même en place. Ca sonne un peu comme des Strokes sous amphètes, avec des passages noisy en murs de sons de guitare, avec en plus un batteur est impeccable.
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A d'autres moments je me dis qu'on est pas loin de Helmet, et autres groupes crypto violents : des riffs si secs et des beats si violents qu'on ne sait plus très bien si c'est toujours du rock ou plutôt du power metal... Le chanteur répètera sans cesse la même chose entre les chansons, genre "rien n'est vrai, tout est possible" (on ne sait pas pourquoi mais lui, il se comprend). Une chanson un peu plus calme, puis une fin tout aussi violente que le reste où il viendra se jeter dans un public épars et ruiner sa belle chemise, et les voilà partis. Pendant ce temps le duo Motormark, pas fier, papote dehors (où il fait très bon vivre).

Bien content je suis, quand je réalise que Poni Hoax ne jouera pas à 3 heures du matin mais en prochaine position ! Après une entrée sur scène assez désinvolte, juste le temps de réaliser qu'on nous a menti (bordel de Zeus, mais où est passée la robe en latex, forcément en latex, et la fille qui allait dedans, de cette créature à la voix outrageusement sexuelle qui chantait sur ce fabuleux single ?) et voilà déjà la terrible Budapest.

Je remarque assez vite que le chanteur, un peu chargé, ne fera pas preuve de sa subtilité vocale de studio, loin s'en faut. Mais même gueulée par lui, rien à faire, la chanson reste sacrément excitante (j'en filme d'ailleurs une petite moitié), et puis le son est bon, alors ... on arrête de bouder son plaisir et on danse ! Puis une chanson inconnue (ils en feront plusieurs, damned, un EP m'aurait-il échappé ?) et voilà la très bonne She sells Anger, où l'on remarque qu'il y a deux synthés (après enquête, l'un d'eux serait le cerveau du groupe, il y en a donc un !).

Quand il ne montre pas son cul et ne blatifère pas des âneries, le batteur est assez surpuissant, ses attaques électro-rock donnent une bougeotte irrésistible : ainsi sur She's on the Radio aussi (qui sonne moins Editors et plus Hatepinks que sur disque !!). Plus imparable encore, Involutive Star au son punk/funk énorme (figurez-vous que le guitariste est lui aussi métronomique).

L'émeute est proche, des filles sont montées de force sur scène (pour y danser quoi, enfin, ne sur-interprétez pas mes propos quand même...), le tout se finit assez hystériquement ! En fait, s'il n'en a ni le look ni la musique, ce groupe sacrément en place dégage une énergie punk pure, bien portée par son chanteur à l'allure défoncée mais capable de brailler tel un Robert Smith branché sur gégène, en tout cas en rythme et dans le ton, et tout en gérant sa consommation effrénée de clopes, respect.

Dernière tuerie annoncée, L.A. Murder motel dont les deux dernières minutes me rendent littéralement hystérique (mais que bouffe donc ce batteur et comment son pull est-il climatisé ?) Au final sa malheureuse batterie est éparpillée à coups de pieds, une jeune fille est enlevée dans le public, la bande de Poni Hoax se barre et le chroniqueur se retrouve comme un con, heureux et frustré tout à la fois de ce groupe qu'il a tant attendu et qui a joué bien peu de temps à son goût.

Quoi qu'il en soit les musiciens viendront vite goûter la tiédeur de l'octobre massaliote. Je félicite le guitariste, très sympa, je déplore qu'il y ait peu de monde mais il me rassure : la veille à Lyon, ils ont joué devant 20 personnes (on est probablement dix fois plus quand même, ici !)... c'est tout le problème de Lyon, au stade comme au concert : excellente prestation, mais ... pas de public (petite vengeance qui fait du bien après une déculottée hier soir). Il me dit aussi que le chanteur surjoue un peu l'attitude foncedé (en effet, il ne serait pas si bon, dans le cas contraire).

Peu après, MotorMark commence avec la seule chanson dont je connais le titre : la pétaradante We Are The Public. Duo électro-punk From Scotland composé d'une petite blonde décolorée et énervée, et d'un grand guitariste dont le T-shirt Cramps laisse deviner les influences et les intentions. Ah, et puis une énorme boîte à rythme bien sûr... Gros beats technos, guitare saturée et braillements hystériques : tout cela est complètement débile et régressif, dansant à crever, donc parfaitement plaisant et jouissif : on s'énerve, on rit et on agite la tête comme à un concert de Motör...head.

Ouais y'a pas à dire, Motormark c'est un peu comme Allison Goldfrapp jammant avec Ron Asheton sur un beat de Prodigy - ça dépote. D'ailleurs la minette joue aussi du Korg, par moments même, de la guitare. On repense au harpies de Le Tigre qui nous avaient mis le feu au slip sur leur chouette album comme sur scène, d'autant que même le guitariste chante (enfin crie) plutôt bien !

Tout excité, un aficionado des concerts punk de la Machine à Coudre (dont je tairai le nom comme convenu avec lui, si je reçois vite son chèque) montera danser langoureusement et frotter son cuir contre celui de la petite bombinette écossaise. Et pour finir, les masques tombent : plus d'instruments, plus que deux gueulards mâle et femelle sautillant sur de l'électro-tech basique, et même là ça le fait encore. Preuve est fait que c'est bien un groupe de scène, très excitant et cool - ne pas s'en priver, surtout !

Cette excellents soirée touchera à sa fin pour moi, qui abandonne le DJ Vicarious Bliss à son sort vers 2 h 30 bien sonnées. Une chose est sûre, déjà trois bons concerts pour 13 euros, d'accord j'étais invité Live in Marseille, mais c'est quand même pas cher, comparé à l'arnaque de la soirée : la bière en bouteille rouge alu à 5 euros. T'as qu'à pas acheter n'importe quelle connerie qui brille aussi, conò ! En tout cas merci à la Friche pour cette belle soirée, une de plus, et à bientôt !
Et enfin quelques vidéos (pas si mal, ma foi) par ici !
Photos Poni Hoax et Motormark Pirlouiiiit
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