 | Festival Jazz Des Cinq Continents : Tigran Hamasyan Trio - Ron Carter trio - 25 Juillet 2007 - Palais Longchamps- Marseille  Pour cette soirée d'ouverture du festival 2007 des 5 continents, je suis venu écouter le grand Ron Carter que j'ai découvert voilà quelques années derrière Miles Davis. Sa formation avec piano, guitare et contrebasse m'intrigue au plus au point. Comment son trio va t-il sonner en l'absence de batterie ?
Mais pour le moment, c'est le trio du .../...
La suite  |
|
Pour cette soirée d'ouverture du festival 2007 des 5 continents, je suis venu écouter le grand Ron Carter que j'ai découvert voilà quelques années derrière Miles Davis. Sa formation avec piano, guitare et contrebasse m'intrigue au plus au point. Comment son trio va t-il sonner en l'absence de batterie ?
Mais pour le moment, c'est le trio du jeune pianiste virtuose Tigran Hamasyan, que je découvre sur scène. Un trio des plus classique, piano contrebasse batterie avec en invité Pierrick Pedron saxophoniste très demandé qui fera différentes apparitions.
Le trio développe un jazz très mélodique des plus appréciable pour les novices du jazz. Un jazz qui avec Pierrick Pedron prendra des accents plus cool ou bee bop selon les titres. Le leader et jeune virtuose de la formation au piano a su s'entourer. On découvre un jeune batteur qui me scotchera par sa virtuosité et son inventivité.
D'ailleurs , je ne suis pas le seul à être sous son charme, puisque sur nombre de passage, ses deux acolytes le regarde avec le sourire en le voyant délirer avec ses balais ou ses baguettes en se demandant ce qui va sortir de ses mains. Formidable découverte que ce trio et ce jeune batteur Ari Hoenig qui a retourné sa batterie en toute sobriété pendant plus d'une heure. Ovation, puis place au monstre du jazz, artisan des révolutions qui ont traversé le jazz depuis plus de 40 ans.
Ron Carter et son projet Golden Stricker Trio est sur scène un trio composé uniquement de cordes, où ce soir il me semble que malgré ce qu'annonce le programme, Jacky Terrasson assure le piano à la place de Mulgrew Miller. Alors à quoi ça ressemble un trio de jazz sans batterie ?
Formation assez étrange pour une personne comme moi qui n'est pas un accro du jazz.
Je m'aperçois qu'avec un monstre tel que Ron à la contrebasse, la rythmique est assurée et on en oublie rapidement l'absence de batterie. Mais surtout le concert en trio tourne souvent au dialogue.
Sur la pelouse du festival, on assiste finalement à une conversation très intime entre une guitare et une contrebasse, une contrebasse et un piano ou encore entre guitare et piano.
Les musiciens s'interpellent, se répondent, s'écoutent, nous entraîne, et nous invite dans cette conversation de famille.
Au centre du trio, l'immense Ron Carter, très décontracté sort de sa contrebasse, magnifiquement sonorisée, des sons des plus subtils. Sa contrebasse pleure, murmure, hurle ou se tait. Ron tord les notes en jouant sur le chevalet ou les clefs pour exprimer au mieux ses émotions.
Moment particulièrement magique qui se terminera par une version des
plus délirantes de Autumne Leaves. Réagir à cette critique |
|