Accueil Chronique album : Neil Young - ON THE BEACH, par Pierre Andrieu
Mercredi 16 octobre 2019 : 13785 concerts, 25719 chroniques de concert, 5267 critiques d'album.

Critique d'album

Neil Young : "ON THE BEACH"

Neil Young :

Rock

Critique écrite le 26 décembre 2003 par Pierre Andrieu

Réédité pour la première fois en C.D. en 2003 et initialement publié en 1974, On the beach est un des albums majeurs de Neil Young. Particulièrement déprimé au moment de sa composition, le "Loner" apparaît de dos face à la mer sur la pochette ; il a semble-t-il planté sa Cadillac dans le sable avant de s'accorder un rafraîchissement sous un parasol. Rien d'étonnant donc à ce que l'on trouve sur On the beach une forte concentration de morceaux avec le mot "blues" dans le titre : les excellents Revolution blues, Vampire blues et Ambulance blues... Le long morceau titre, On the beach, décrit bien l'état d'esprit du taciturne Canadien à l'époque. Habité par une foule de doutes, l'homme se retrouve seul sur la plage à regarder les mouettes. Chez certains cela donnerait une chanson mièvre à pleurer, mais là le grand Neil produit une déchirante ballade Laid Back traversée par une guitare aigrelette...
En fait, l'album entier est composé de titres tourmentés empreints de rock, de folk music, de country et de blues, le tout sur des textes sombres et glaçants... Revolution blues est, par exemple, un fascinant morceau rock dont le texte est écrit selon le pont de vue du psychopathe Charles Manson, un "paisible" songwriter qui poussa ses disciples à massacrer des innocents... Neil Young l'avait fréquenté avant le drame, on imagine aisément sa surprise quand il apprit la nouvelle ! Un peu plus loin, il est impossible de ne pas être saisi par la beauté poignante de See the sky about to rain, une country song pessimiste au piano Wurlitzer avec Ben Keith à la Pedal Steel Guitar, et For the turnstiles, un parangon de folk song avec voix sur le fil du rasoir, banjo et guitare dobro...
L'album On the beach compte huit titres aussi réussis les uns que les autres. Au même titre que Zuma, Everybody knows this is nowhere, Tonight's the night ou Rust never sleeps, on peut donc lui attribuer sans aucun problème le qualificatif de "chef d'œuvre".

Sites Internet : www.neilyoung.com et www.hyperrust.org/.

1974 (Warner Bros / Reprise) réédition en C.D. en 2003
Vignette Pierre Andrieu

 Critique écrite le 26 décembre 2003 par Pierre Andrieu
 Envoyer un message à Pierre Andrieu

Neil Young : les chroniques d'albums

Neil Young : A Letter Home

Neil Young : A Letter Home par Pierre Andrieu
28/05/2014
Avec la complicité de Jack White (qui a coproduit le disque et a fourni l'antique cabine d'enregistrement minute, un Voice-o-Graph), Neil Young envoie une petite carte postale musicale à sa mère... Et cela s'intitule fort logiquement A Letter Home !... La suite

Neil Young & Crazy Horse : Americana

Neil Young & Crazy Horse : Americana par Pierre Andrieu
05/06/2012
Un nouvel album de Neil Young ? Avec son groupe de garage rock 'n roll, Crazy Horse ? Intitulé Americana ? Composé de reprises de titres classiques et traditionnels américains ? Voilà une bonne nouvelle se dit-on, bonne nouvelle qui pourrait en... La suite

Neil Young : Le Noise

Neil Young : Le Noise par Pierre Andrieu
06/10/2010
Produit par Daniel Lanois, d'où son titre Le Noise (humour ?), le dernier album en date de Neil Young expérimente l'enregistrement solo dans une maison avec voix et guitare passées au travers de multiples effets... Le résultat est incroyablement... La suite

Neil Young : Fork In The Road

Neil Young : Fork In The Road par Pierre Andrieu
13/04/2009
Dans une forme hallucinante sur scène en ce moment, Neil Young enchaîne les disques comme à la grande époque : après le très bon Chrome Dreams II, il vient de publier une sorte de brûlot rock ‘n roll qui ravira les fans du Crazy Horse... Soyons... La suite