Critique de concert Alina Orlova + Andromakers

Je m’attendais à une soirée androgyne étant donné le nom du duo féminin chargé d’ouvrir la soirée, Andromakers, et l’apparence sur son affiche d’Alina Orlova. Elle fut au contraire sous le signe de la féminité la plus absolue.
Andromakers

Leur féminité transparaît par leur élégance, leur délicatesse, leur raffinement. À gauche, Lucille, ses claviers et machines diverses, sa mèche mélancolique. Pas de laptop ce soir contrairement aux concerts déjà chroniqués. Les sons surgissent pourtant par la magie d’un bouton poussé ou par le biais d’accords plaqués.

A droite, Nadège, son mini clavier, son glockenspiel, son sourire d’enfant sage et sa douce voix, aiguë, évaporée. Elles jouent (trop ?) timidement une électro pop (pourtant) efficace et variée. Souvent plus électro que pop, quelquefois davantage pop qu’électro. Elles sont capables de faire penser le temps d’un thème à Jean-Michel Jarre, le temps d’une phrase à Kate Nash, le temps d’une intonation à Björk, le temps d’un morceau (le divin Electricity) à Air…

La beauté de la voix est un véritable atout, plus prenante lorsque le ton est revendicatif. Que la boîte à rythmes soit pêchue ou soft, la quarantaine de personnes clairsemées dans le Poste à Galène apprécie les mélodies soignées du duo.

Leur au revoir, elles le lancent semble-t-il depuis une navette spatiale, à l’issue de bidouillages à genoux de Nadège dont les Ah Ah sont du plus bel effet.
Alina Orlova

Ses cheveux ont poussé depuis la photo de l’affiche. Sa féminité s’exprime depuis ses boucles de feu jusqu’au bout de ses ongles. En solo au piano, elle a prévu 24 titres sur sa setlist que je mettrais trop de temps à retranscrire ici avec mon clavier latin. De plus, au vu de ses grimaces lorsqu’elle devait se confronter à certains titres, elle a dû en zapper quelques-uns.

Sa gestuelle derrière son instrument me fait immédiatement penser à Sarah Slean par ses balancements et amples mouvements de bras.
Les chansons sont courtes, la voix est agréable, on comprend à peu près les paroles sur les rares titres en anglais, Lovesong, Twinkle Twinkle Little Star (là, c’est facile).

Le reste est chanté en lituanien et en russe. Elle ne connaît apparemment rien de notre langue et semble ne pas complètement maîtriser celle de Shakespeare à voir sa difficulté à se faire comprendre du public lorsqu’elle en a la volonté.

Bien que le fait d’être en solo dépouille certains titres de leur relief (à cause un peu de l’absence de rythmique, beaucoup de celle du violon), le rendu est souvent saisissant. Alina Orlova compense par la force de son jeu et de son chant comme sur le merveilleux Lijo par exemple qui n’en souffre pratiquement pas.

Lorsque tout le reste sera du même niveau, Alina Orlova tutoiera la perfection. Il lui faudra alors éviter les vautrages ou les maîtriser et ne pas faire comme sur ce titre - parfait jusque là - qu’elle interrompt brusquement et réessaie en rappel pour se vautrer exactement au même endroit.

On n’en oublie pas pour autant les moments de grâce de la soirée. Citons la reprise d’un vieux tango polonais, le crescendo et les variations de voix de la chanson que lui chantait son frère quand elle avait peur du noir et surtout Sirdis aussi prodigieux sur scène que sur son espace.
Plus de photos par Pirlouiiiit en cliquant ici
Bonus vidéo :
et une petite des Andromakers : là

Leur féminité transparaît par leur élégance, leur délicatesse, leur raffinement. À gauche, Lucille, ses claviers et machines diverses, sa mèche mélancolique. Pas de laptop ce soir contrairement aux concerts déjà chroniqués. Les sons surgissent pourtant par la magie d’un bouton poussé ou par le biais d’accords plaqués.

A droite, Nadège, son mini clavier, son glockenspiel, son sourire d’enfant sage et sa douce voix, aiguë, évaporée. Elles jouent (trop ?) timidement une électro pop (pourtant) efficace et variée. Souvent plus électro que pop, quelquefois davantage pop qu’électro. Elles sont capables de faire penser le temps d’un thème à Jean-Michel Jarre, le temps d’une phrase à Kate Nash, le temps d’une intonation à Björk, le temps d’un morceau (le divin Electricity) à Air…

La beauté de la voix est un véritable atout, plus prenante lorsque le ton est revendicatif. Que la boîte à rythmes soit pêchue ou soft, la quarantaine de personnes clairsemées dans le Poste à Galène apprécie les mélodies soignées du duo.

Leur au revoir, elles le lancent semble-t-il depuis une navette spatiale, à l’issue de bidouillages à genoux de Nadège dont les Ah Ah sont du plus bel effet.

Ses cheveux ont poussé depuis la photo de l’affiche. Sa féminité s’exprime depuis ses boucles de feu jusqu’au bout de ses ongles. En solo au piano, elle a prévu 24 titres sur sa setlist que je mettrais trop de temps à retranscrire ici avec mon clavier latin. De plus, au vu de ses grimaces lorsqu’elle devait se confronter à certains titres, elle a dû en zapper quelques-uns.

Sa gestuelle derrière son instrument me fait immédiatement penser à Sarah Slean par ses balancements et amples mouvements de bras.
Les chansons sont courtes, la voix est agréable, on comprend à peu près les paroles sur les rares titres en anglais, Lovesong, Twinkle Twinkle Little Star (là, c’est facile).

Le reste est chanté en lituanien et en russe. Elle ne connaît apparemment rien de notre langue et semble ne pas complètement maîtriser celle de Shakespeare à voir sa difficulté à se faire comprendre du public lorsqu’elle en a la volonté.

Bien que le fait d’être en solo dépouille certains titres de leur relief (à cause un peu de l’absence de rythmique, beaucoup de celle du violon), le rendu est souvent saisissant. Alina Orlova compense par la force de son jeu et de son chant comme sur le merveilleux Lijo par exemple qui n’en souffre pratiquement pas.

Lorsque tout le reste sera du même niveau, Alina Orlova tutoiera la perfection. Il lui faudra alors éviter les vautrages ou les maîtriser et ne pas faire comme sur ce titre - parfait jusque là - qu’elle interrompt brusquement et réessaie en rappel pour se vautrer exactement au même endroit.

On n’en oublie pas pour autant les moments de grâce de la soirée. Citons la reprise d’un vieux tango polonais, le crescendo et les variations de voix de la chanson que lui chantait son frère quand elle avait peur du noir et surtout Sirdis aussi prodigieux sur scène que sur son espace.
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et une petite des Andromakers : là
Signature : mcyavellle 04/11/2010
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Photographe : pirlouiiiit
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le 30 Juin 2012 - Fort d'Entrecasteaux (par Sami)


















