Critique de concert Asaf Avidan and The Mojos

Après la tornade subie lundi dernier, nous voici de retour à La Maroquinerie pour assister au concert d’Asaf Avidan and The Mojos.
Il est 23 heures en ce vendredi soir, le show vient de se terminer il y a 10 minutes et on se trouve dehors à partager nos ressentis sur ce qu’on vient de voir et d’entendre.
En résumé, on est tous un peu déçus, non pas qu’on a pas passé un bon moment, qu’on a pas pris plaisir mais autant "The Reckoning" le disque nous avait laissé sur le cul, autant là, nos impressions sont mitigées (voir la chronique dans nos pages). J’y reviendrai.
Avant cela une première partie dont je ne me souviens même plus du nom, la honte je sais. Ces Français aux origines d’Afrique du Nord, un chanteur avec ce côté Rachid Taha bien sympa et drôle, ouvrent les hostilités pour une grosse demi-heure. Conviviale, sympa, marrante, pas prise de tête, on passe un moment sympa en leur compagnie mais aussitôt parti, aussitôt oublié.
La salle est blindée à mort, Asaf et ses potes bénéficient assurément d’une notoriété croissante ces derniers temps. Une apparition remarquée à Taratata, de nombreux concerts à travers le monde, un passage au Divan du Monde à Paris il y a quelques mois et un bouche à oreille qui porte ses fruits, voilà un concert attendu impatiemment par la majorité du public. A quelques minutes de leur entrée sur scène, on ressent l’enthousiasme du public qui au passage est très varié niveau âge et origine, c’est bien simple, on trouve de tout, de 18 à 65 ans pour faire court avec un joli métissage, j’aime voir cela.
21h17, Asaf arrive seul sur scène et commence en douceur avec un titre inconnu pour mes oreilles "Got it Right". Il a une drôle de tête sympa, Asaf, avec sa coupe qui lui donne un air de chien fou, bien aidé en cela par un léger strabisme.
Ce démarrage est magnifique, un rapport d’intimité s’installe d’entrée avec le public qui au son de sa voix unique, extraordinaire, est scotché.
Au deuxième morceau "Hangwoman" le groupe entier arrive sur scène avec Ran Nir à la basse, Yoni Sheleg à la batterie, Roi Peled à la guitare lead et pour finir la ravissante Hadas Kleinman au violoncelle. Ce titre à la couleur country/blues offre une belle énergie avec son côté dansant et rythmé.
Asaf fait ce qu’il veut avec sa voix, c’est vraiment la grosse satisfaction de la soirée, cette voix avec ou sans effet de micro est terrible, féminine, écorchée, bien perchée, légèrement éraillée, c’est pas tous les jours qu’on entend ça. Très fort.
"Rubberland Girl" se charge de poursuivre l’aventure électrique, morceau hyper énergique avec son "ooh, oh, oohhh" fédérateur.
Asaf parle beaucoup à son public, ponctue ses interventions d’anecdotes rigolotes et bon enfant, nous parle de sa nouvelle guitare "Futurama" achetée d’occasion la veille, des souvenirs de ses débuts à Tel Aviv, etc.
Asaf est plutôt impressionnant ; par contre Roi, le guitariste lead, est bien trop discret et ses interventions pas suffisamment incisives et tranchantes, c’est vraiment dommage. Le batteur, lui est bon et bien présent, dommage qu’on ne le mette pas suffisamment en valeur, il apporte quelque chose à la formation. Le set se poursuit mais l’ambiance finit par retomber quelque peu après une série de titres plutôt calme et des morceaux qui se ressemblent un peu trop.
Le bassiste fait son travail et Hadas, la seule femme du groupe, aussi mimi que timide, est plutôt touchante mais ne participe qu’à une moitié des titres.
J’ai l’impression parfois qu’ils jouent pour eux, entre eux, qu’ils tournent un peu trop le dos au public, c’est pas forcément fait exprès, ils m’ont l’air plutôt spontanés mais ça casse un peu l’énergie avec le public qui lui , pourtant est chaud comme la braise, prêt à s’embraser à chaque instant.
Mais où sont passés les morceaux pêchus qu’on connaît d’Asaf, il aurait mieux fait d'alterner un peu plus à mon goût, mais ce n’est que mon avis et celui de mes acolytes.
Il est 22h 35, c’est bientôt la fin, ils quittent la scène et reviennent à peine 2 minutes après pour deux morceaux d’anthologie et un notamment "Her Lies" survitaminé qui permet de finir sur une belle note.
Le concert s’achève ainsi, de la meilleure façon qui soit après 1h40.
Ce fut étrange ce soir avec un courant alternatif, chaud/froid, calme/pêchu, c’est plutôt rare ce sentiment de se dire qu’on a assisté à un bon concert tout en n’étant pas totalement réceptif, moins scotché que sur disque.
Asaf, tu possèdes tout : alors à toi de devenir encore plus grand, tu en as les moyens.
A bon entendeur.
Setlist du concert de Asaf Avidan and The Mojos à La Maroquinerie
Got it Right
Hangwoman
Rubberband Girl
Everybody
Losing
Sweat and Tears
Jetplain
Waisting
Stallion
Your Anchor
Poor Box / Clown
Weak
A Ghost before the wall
Growing tall
Devil and Me
Her Lies
Remerciements Roie Avidan et l'équipe de la Maroquinerie
http://www.myspace.com/findlovenow
Il est 23 heures en ce vendredi soir, le show vient de se terminer il y a 10 minutes et on se trouve dehors à partager nos ressentis sur ce qu’on vient de voir et d’entendre.
En résumé, on est tous un peu déçus, non pas qu’on a pas passé un bon moment, qu’on a pas pris plaisir mais autant "The Reckoning" le disque nous avait laissé sur le cul, autant là, nos impressions sont mitigées (voir la chronique dans nos pages). J’y reviendrai.
Avant cela une première partie dont je ne me souviens même plus du nom, la honte je sais. Ces Français aux origines d’Afrique du Nord, un chanteur avec ce côté Rachid Taha bien sympa et drôle, ouvrent les hostilités pour une grosse demi-heure. Conviviale, sympa, marrante, pas prise de tête, on passe un moment sympa en leur compagnie mais aussitôt parti, aussitôt oublié.
La salle est blindée à mort, Asaf et ses potes bénéficient assurément d’une notoriété croissante ces derniers temps. Une apparition remarquée à Taratata, de nombreux concerts à travers le monde, un passage au Divan du Monde à Paris il y a quelques mois et un bouche à oreille qui porte ses fruits, voilà un concert attendu impatiemment par la majorité du public. A quelques minutes de leur entrée sur scène, on ressent l’enthousiasme du public qui au passage est très varié niveau âge et origine, c’est bien simple, on trouve de tout, de 18 à 65 ans pour faire court avec un joli métissage, j’aime voir cela.
21h17, Asaf arrive seul sur scène et commence en douceur avec un titre inconnu pour mes oreilles "Got it Right". Il a une drôle de tête sympa, Asaf, avec sa coupe qui lui donne un air de chien fou, bien aidé en cela par un léger strabisme.
Ce démarrage est magnifique, un rapport d’intimité s’installe d’entrée avec le public qui au son de sa voix unique, extraordinaire, est scotché.
Au deuxième morceau "Hangwoman" le groupe entier arrive sur scène avec Ran Nir à la basse, Yoni Sheleg à la batterie, Roi Peled à la guitare lead et pour finir la ravissante Hadas Kleinman au violoncelle. Ce titre à la couleur country/blues offre une belle énergie avec son côté dansant et rythmé.
Asaf fait ce qu’il veut avec sa voix, c’est vraiment la grosse satisfaction de la soirée, cette voix avec ou sans effet de micro est terrible, féminine, écorchée, bien perchée, légèrement éraillée, c’est pas tous les jours qu’on entend ça. Très fort.
"Rubberland Girl" se charge de poursuivre l’aventure électrique, morceau hyper énergique avec son "ooh, oh, oohhh" fédérateur.
Asaf parle beaucoup à son public, ponctue ses interventions d’anecdotes rigolotes et bon enfant, nous parle de sa nouvelle guitare "Futurama" achetée d’occasion la veille, des souvenirs de ses débuts à Tel Aviv, etc.
Asaf est plutôt impressionnant ; par contre Roi, le guitariste lead, est bien trop discret et ses interventions pas suffisamment incisives et tranchantes, c’est vraiment dommage. Le batteur, lui est bon et bien présent, dommage qu’on ne le mette pas suffisamment en valeur, il apporte quelque chose à la formation. Le set se poursuit mais l’ambiance finit par retomber quelque peu après une série de titres plutôt calme et des morceaux qui se ressemblent un peu trop.
Le bassiste fait son travail et Hadas, la seule femme du groupe, aussi mimi que timide, est plutôt touchante mais ne participe qu’à une moitié des titres.
J’ai l’impression parfois qu’ils jouent pour eux, entre eux, qu’ils tournent un peu trop le dos au public, c’est pas forcément fait exprès, ils m’ont l’air plutôt spontanés mais ça casse un peu l’énergie avec le public qui lui , pourtant est chaud comme la braise, prêt à s’embraser à chaque instant.
Mais où sont passés les morceaux pêchus qu’on connaît d’Asaf, il aurait mieux fait d'alterner un peu plus à mon goût, mais ce n’est que mon avis et celui de mes acolytes.
Il est 22h 35, c’est bientôt la fin, ils quittent la scène et reviennent à peine 2 minutes après pour deux morceaux d’anthologie et un notamment "Her Lies" survitaminé qui permet de finir sur une belle note.
Le concert s’achève ainsi, de la meilleure façon qui soit après 1h40.
Ce fut étrange ce soir avec un courant alternatif, chaud/froid, calme/pêchu, c’est plutôt rare ce sentiment de se dire qu’on a assisté à un bon concert tout en n’étant pas totalement réceptif, moins scotché que sur disque.
Asaf, tu possèdes tout : alors à toi de devenir encore plus grand, tu en as les moyens.
A bon entendeur.
Setlist du concert de Asaf Avidan and The Mojos à La Maroquinerie
Got it Right
Hangwoman
Rubberband Girl
Everybody
Losing
Sweat and Tears
Jetplain
Waisting
Stallion
Your Anchor
Poor Box / Clown
Weak
A Ghost before the wall
Growing tall
Devil and Me
Her Lies
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Signature : lebonairle 22/10/2010
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Photographe : stefcarubelli
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