Critique de concert Bumcello + Fire Warriors

Toujours se méfier des a priori.
Les Fire Warriors partaient pour avec deux handicaps (mineurs certes), d'abord leur nom pas franchement engageant, qui évoque plus un énième combo reggae couleur locale qu'un trio rock 'n' roll, et puis de jour une première partie au Moulin, meilleure salle marseillaise qui a la curieuse habitude de commencer les hostilités dès 20h15, alors que la plupart essaient de se garer dans le coin ou dans mon cas viennent juste de bouffer.
Pour autant ce court concert ne sera heureusement pas des plus indigestes, loin de là.
Ils sont donc trois sur scène, un saxophoniste, un contrebassiste et le chanteur qui joue aussi de la guitare. Tous trois très bien sapés, dans un style années 60 qui annonce clairement la couleur. Une musique un peu datée, mais qui a une sacrée patate.
Avec ici et la des sonorités exotiques (des espèces de cloches du Nepal) et un beatbox joyeusement anachronique qui accompagne des riffs devastateurs à la The Sonics, un chant et des déhanchés Elvisiens à la limite du cabotinage. A vrai dire leur coté poseur ne gène pas vraiment, ils s'amusent bien et l'audience aussi, elle aura donc droit à "leur meilleure chanson" (dixit le leader) au rappel.
Une formule ma foi bien efficace, qui gagnerait surement en dynamique avec un batteur ou une boite à rhytmes, car on sent qu'ils ont du potentiel pour mettre le "fire", ah ben tout compte fait ça leur va bien ce nom.
Bumcello est la tête d'affiche, un duo atypique formé par le batteur/percussioniste Cyril Atef (en verlan ça fait "teuf" comme il aime à dire en interview) dit "bum" et le violoncelliste Vincent Ségal dit "cello" donc. Trois albums à leur actif et un double live à paraître ces jours-ci, mais jusque là aucune date à Marseille, erreur réparée ce soir dans un Moulin pas plein à craquer mais suffisament pour assurer une bonne ambiance et un accueil digne de leur talent et leur audace.
Car si on devait ne garder de Bumcello qu'une seule qualité, c'est de ne jamais faire le même concert et chose rare, de ne pas jouer de morceaux de leurs disques, en improvisant à la manière des formations jazz.
Une musique libre et très dansante, qui puise ses rhythmiques dans le hip hop, le dub, le rock (un morceau faisait penser au génial "House of jealous lovers" des Rapture), la house, les musiques Africaines même.
Ils inviteront d'ailleurs à deux reprises les Camerounais de Mama Ohandja, un concert dans le concert avec un chanteur et surtout un danseur/magicien spectaculaire, qui boit des bouteilles de pinard cul sec et avale des cigarettes allumées (les "victimes" de la dernière hausse du prix des clopes auront moyennement apprécié mais c'était impressionant).
Ce que j'ai beaucoup aimé, c'est qu'aucun morceau ne se ressemblait tout en gardant un son homogène et assez hypnotique, sombre mais plus enthousiasmant que déprimant.
L'humour présent dans certains samples répétés y faisait sans doute beaucoup, et l'accent et le look de Cyril (uniquement vêtu d'un chapeau de je-ne-sais-où et d'un short orange) contrastait avec l'allure très sobre du pince sans rire Vincent.
Concert gourmand avec deux long rappels avec en toute fin des morceaux identifiables, "Deception" et le sublime "Beautiful you", deux de leurs collaborations avec les rappeurs Blackalicious dont le concert aux dernières Eurockèennes de Belfort avait laissé de très bons souvenirs, notament grace à la participation exceptionelle du violoncelliste de...Bumcello, eh oui ils sont partout.
On se souviendra longtemps et tout autant, voir plus, de leur premier (et on l'espère pas dernier) très bon concert marseillais.
Les Fire Warriors partaient pour avec deux handicaps (mineurs certes), d'abord leur nom pas franchement engageant, qui évoque plus un énième combo reggae couleur locale qu'un trio rock 'n' roll, et puis de jour une première partie au Moulin, meilleure salle marseillaise qui a la curieuse habitude de commencer les hostilités dès 20h15, alors que la plupart essaient de se garer dans le coin ou dans mon cas viennent juste de bouffer.
Pour autant ce court concert ne sera heureusement pas des plus indigestes, loin de là.
Ils sont donc trois sur scène, un saxophoniste, un contrebassiste et le chanteur qui joue aussi de la guitare. Tous trois très bien sapés, dans un style années 60 qui annonce clairement la couleur. Une musique un peu datée, mais qui a une sacrée patate.
Avec ici et la des sonorités exotiques (des espèces de cloches du Nepal) et un beatbox joyeusement anachronique qui accompagne des riffs devastateurs à la The Sonics, un chant et des déhanchés Elvisiens à la limite du cabotinage. A vrai dire leur coté poseur ne gène pas vraiment, ils s'amusent bien et l'audience aussi, elle aura donc droit à "leur meilleure chanson" (dixit le leader) au rappel.
Une formule ma foi bien efficace, qui gagnerait surement en dynamique avec un batteur ou une boite à rhytmes, car on sent qu'ils ont du potentiel pour mettre le "fire", ah ben tout compte fait ça leur va bien ce nom.
Bumcello est la tête d'affiche, un duo atypique formé par le batteur/percussioniste Cyril Atef (en verlan ça fait "teuf" comme il aime à dire en interview) dit "bum" et le violoncelliste Vincent Ségal dit "cello" donc. Trois albums à leur actif et un double live à paraître ces jours-ci, mais jusque là aucune date à Marseille, erreur réparée ce soir dans un Moulin pas plein à craquer mais suffisament pour assurer une bonne ambiance et un accueil digne de leur talent et leur audace.
Car si on devait ne garder de Bumcello qu'une seule qualité, c'est de ne jamais faire le même concert et chose rare, de ne pas jouer de morceaux de leurs disques, en improvisant à la manière des formations jazz.
Une musique libre et très dansante, qui puise ses rhythmiques dans le hip hop, le dub, le rock (un morceau faisait penser au génial "House of jealous lovers" des Rapture), la house, les musiques Africaines même.
Ils inviteront d'ailleurs à deux reprises les Camerounais de Mama Ohandja, un concert dans le concert avec un chanteur et surtout un danseur/magicien spectaculaire, qui boit des bouteilles de pinard cul sec et avale des cigarettes allumées (les "victimes" de la dernière hausse du prix des clopes auront moyennement apprécié mais c'était impressionant).
Ce que j'ai beaucoup aimé, c'est qu'aucun morceau ne se ressemblait tout en gardant un son homogène et assez hypnotique, sombre mais plus enthousiasmant que déprimant.
L'humour présent dans certains samples répétés y faisait sans doute beaucoup, et l'accent et le look de Cyril (uniquement vêtu d'un chapeau de je-ne-sais-où et d'un short orange) contrastait avec l'allure très sobre du pince sans rire Vincent.
Concert gourmand avec deux long rappels avec en toute fin des morceaux identifiables, "Deception" et le sublime "Beautiful you", deux de leurs collaborations avec les rappeurs Blackalicious dont le concert aux dernières Eurockèennes de Belfort avait laissé de très bons souvenirs, notament grace à la participation exceptionelle du violoncelliste de...Bumcello, eh oui ils sont partout.
On se souviendra longtemps et tout autant, voir plus, de leur premier (et on l'espère pas dernier) très bon concert marseillais.
Signature : Sami
le 12/10/2003

le 25 Septembre 2009 - Docks des Suds - Marseille (par Bertrand 13rugissant)


le 25 septembre 2009 - Le Dock des suds, Marseille (par Philippe)

le 19 janvier 2009 - Cité de la Musique - Marseille (par Julien 13RU)


le 4 juillet 2008 - Presqu'Ile du Malsaucy, Evette-Salbert (par Philippe)
Theatre du Moulin, Marseille


le 23 avril 2008 - Moulin - Marseille (par Pirlouiiiit)
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Lundi 28 mai 2012 : 9035 concerts, 20891 critiques de concert, 4722 critiques de CD. 












