Rock tendance blues poisseux ce soir à la Machine à Coudre, on connait (et adore) Elektrolux, ce soir ils invitent les Nimois de Clan Edison et, bordel de merde, ces derniers nous ont (aussi) foutu une claque !
Ce trio délivre une sorte de rock lourd, obsessionnel, tendance Sixteen Horsepower. Assis sur le premier morceau, le guitariste se redresse sur le second, chanté en français. Et là, on ne peut que faire le lien avec (le meilleur de) Noir Désir, période Si rien ne bouge et En route pour la joie. Rock sombre, lourd, tendu, le genre de truc qui te prend aux tripes et ne te lâche pas. Entre des morceaux plombés et d'autres qui explosent dans une décharge sonique, les Clan Edison nous ont bien scotché, déclenchant des hurlements de jouissance dans le public. On en redemande !
Bon, que dire de plus sur Elektrolux alors qu'on en parle depuis des années sur ce site, que depuis un an, ils enchaînent que des concerts de haute tenue. On va se répéter pour les nouveaux.
Dès le premier morceau, la charge sexuelle et groovy éclate à base de chanteur qui fait l'amour à sa guitare tout en susurrant des mots doux en son micro, de bassiste qui allie classe flegmatique et basse mécanique parfois limite disco et d'un batteur qui maltraite ses futs aussi sérieusement que s'il faisait l'exégèse d'un inédit de Karl Marx.
Souvent pris de convulsion, Cédric au chant s'enfer dans une transe gutturale, ponctuée de mouvement saccadé de ses hanches sur sa guitare. On est là dans un blues obsessionnel, un rock viscéral.
Bref ce soir ils assurent. Que ce soit dans les cavalcade effrénées ou les morceaux lents avec voix d'outre-tombe et rythmique plombée et oppressante. ils terminent avec deux reprises, une cavalcade jouissive de Motorhead et Fade to Grey façon garage syncopé. Fade to Grey ? Mais si ça vous parle forcement ! Enfin, si comme la majorité du groupe et du public vous avez plus de 30 ans.
Ce soir encore, la grande classe.
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