CocoRosie : troisième album, troisième tournée, troisième concert pour ma part. Après le Grand Mix de Tourcoing, le Cactus de Bruges, Lille et le théâtre Sébastopol cette fois. Une interminable attente d'un an et demi et une déception à la hauteur de celle-ci : immense.
Le son, d'abord. Franchement inaudible, à la limite du supportable sur certains morceaux, dont le pourtant sympathique "Japan". Après vérification sur ce site, c'était déjà le cas dans d'autres salles. L'ingénieur son du groupe en est responsable. Bref, virez-le parce qu'il n'y a rien de pire qu'un son saturé.
L'éclairage ensuite. Le contre-jour est une volonté du duo qui souhaite garder une forme d'amateurisme dans leur concert. Très bien, c'est réussi mais très déplaisant lorsqu'on est loin comme sur le balcon du Sébasto. Ca sert aussi à voir les artistes, et non des ombres, les concerts.
La durée du concert aussi. Une heure et quart avec les deux rappels (d'une chanson chacun...), c'est abuser à 25 euros la soirée. Où sont passées les quelque deux heures des précédentes tournées ?
J'ajouterai enfin l'attitude de Sierra - je l'avais vue introvertie, lui donnant un sympathique côté mystérieux, je l'ai découverte franchement déplaisante, dos au public pendant la quasi totalité du concert -, le tournant hip-hop opéra pris par les soeurs Casady également - le lyrisme un peu too much de Bianca et, surtout, certains de leurs plus beaux morceaux massacrés par un rap de bas étage (tekno love song) ou un beat-box oppressant (Ghosthorse). Allez, on gardera quand même la jolie version de "Terrible Angels" d'une soirée décidément décevante. Rendez-nous CocoRosie !
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