Critique de concert Dissonant Nation (Showcase)


Sacrément classieux, ce petit showcase torché par les Dissonant Nation (objectivement, nos chouchous actuels), au Lollipop Music Store et à l'occasion du lancement de leur 4-titres Sauvage. Outre un paquet de jeunes filles et garçons à mêches (de leur génération), ils ont réussi à drainer pas mal de gens plus âgés, signe peut-être que leur flatteuse réputation commence vraiment à les précéder, et/ou que les gens font simplement pleine confiance à Lollipop pour animer la sortie du bureau de vendredi soir !

Fait inédit, ils ont insisté en première partie pour nous projeter un clip tout chaud : je dois concéder que je n'ai pas tout vu ni regardé avec attention - la salle était bondée (une infirmière à côté de moi était en train de m'expliquer que leur faux-sang était sans aucun doute du ketchup, quand le flacon "Heinz" est carrément apparu à l'écran). Bref pas forcément une grande révolution visuelle : leur ô combien sympathique et alopécique manager, était un peu trop hilare pour sembler prendre la chose autant au sérieux qu'eux...

Quoi qu'il en soit le trio est vite passé au vrai sujet, pour envoyer un set bien fichu et bien exécuté, d'une trentaine de minutes. Toujours pas dans le racolage frénétique, ils jouent parmi les premiers titres, des choses a priori pas encore sorties en disque (enfin je dis ça mais j'ai perdu leur première démo, alors...), puis leur Sexy suicide (et ses longs ponts qui me rappellent curieusement toujours... No One Is Innocent) : voyez vous, c'est pas que de la pose chère madame, Dissonant Nation, c'est aussi de la musique !

Le son ayant été longuement réglé, il donne plutôt pas mal du tout, même si le groupe paraît d'abord un peu intimidé (c'est qu'on a le public en pleine gueule à Lollipop, pas moyen de se planquer au loin comme par exemple, à la Fiesta des Suds où ils semblaient totalement décomplexés). Et puis, voyant que ça prend, on les sent monter en puissance et en plaisir...

Et c'est avec joie, maintenant qu'on les connaît mieux, qu'on réentend leurs "singles" ultra-efficaces : la pétaradante Sauvage, et l'explosive We play We are (ah ah ah ah !), régressive et joyeuse, un vrai bonheur. Le groupe termine sur une reprise bien sentie d'un tube qui a presque trois fois leur âge, Slow down (de Larry Williams, popularisée par les Beatles). Et nous, nous terminons, il paraît fair-play de le signaler, les plaques de pizza qu'ils ont très sympathiquement pensé à fournir à leur audience. Classe jusqu'au bout, les salopiots !

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Signature : Philippele 22/01/2012
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Photographe : pirlouiiiit
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