Critique de concert Festival Rhythm'N'Funk 1/4 : Post Image + Triple Swingers Invitent Daniel Huck

La sixième édition du Festival Rhythm’N’Funk a commencé ce jeudi soir. Quatre jours d’immersion dans les musiques afro-américaines. Le festival s’installe pour la première fois à l’Espace de l’Huveaune dans la ville de la Penne-Sur-Le-Fleuve-Du-Même-Nom. Lumineux et vaste espace bien agencé (bar fonctionnel qui propose l’exquise Cagole en pression et toute la gamme Fada !, expo photos, stand Aya Music, batteries exposées…)
Triple Swingers invitent Daniel Huck
There Is No Greater Love est l’occasion de faire connaissance avec les musiciens : Daniel Huck et ses 40 ans de carrière souffle dans son saxo alto avant de s’exercer au scat. Christian Mornet (piano), Christophe Levan (contrebasse) et Gilles Alamel (batterie) provoquent des applaudissements par leur solo respectif.
Apparaît ensuite Kristin Marion qui s’attaque direct à un titre du répertoire d’Ella Fitzgerald, I’m Beginning To See The Light. Sans détrôner The First Lady Of Song, elle fait apprécier son timbre de voix puis la qualité de son scat sur This Can’t Be Love (merveilleux duo avec Daniel Huck lui aussi très à l’aise dans cet exercice).
Les standards se succèdent et avec eux les émotions : Shiny Stockings, After You’ve Gone… Les larmes sont difficiles à contenir lorsque Body & Soul, façonné avec une rythmique aérienne, nous touche en plein cœur.
Daniel Huck allie humour et virtuosité : "une deuxième ligne en fa dièse ! Aïe, mes pauvres doigts !" . Il est surpris, après deux instrumentaux, de voir Kristin Marion revenir si tôt pour le final. Route 66 "en français, Nationale 7" est déjà leur dernière pièce.
Post Image
Je suis encore dans le hall à siroter mon Fada Indien lorsque j’entends les premières notes du second set. Miles Davis serait-il ressuscité ? Je cherche en vain un chapeau noir sur la scène. C’est le son conjugué de la trompette (surtout) de Freddy Buzon mais aussi du soprano de Jean Christophe Jacques qui crée cette ambiance. Elle se poursuivra jusqu’au second morceau. Bidouillages du claviériste et du trompettiste justifient la dénomination électro-jazz du programme.
Impulsion, le morceau-titre de l’album tranche quelque peu avec le début du set : quatre notes samplées tissent une trame sur laquelle la trompette et le saxophone ténor donnent libre cours à leurs divagations.
Bamboche, une compo de Dany Marcombe (bassiste) se distingue par ses sonorités, genre de métissage entre les musiques orientale et bretonne. Un duo trompette / saxo qui suit prolonge la magie.
Je pense à nouveau à Miles Davis sur Mandragore, écrit par Frédéric Feugas (claviers). Le meilleur est à venir, Rimo, une longue pièce extrêmement variée. Patricio Lameira y réalise un prenant solo de cordes : les 6 de sa guitare et ses cordes vocales qu’il superpose magistralement avant qu’Eric Pérez ne se distingue par un bienvenu solo de batterie.
Cette première soirée, exclusivement jazz, a donné le départ d’un festival qui devrait aller crescendo avec du funk (Sam Favreau) et du djembé (Adama Dramé !) vendredi, Sylvain Bœuf (!!) et la reformation de Monsieur Brun (!!!) samedi et Faroa (que je ne connais pas, ce sera l’occasion) dimanche.
Et à raison d’un parfum par jour, la gamme de Fada n’aura plus de secrets pour moi.
Bonus vidéo : Triple Swingers invitent Daniel Huck : Shiny Stockings
Et une de Post Image.
Triple Swingers invitent Daniel Huck
There Is No Greater Love est l’occasion de faire connaissance avec les musiciens : Daniel Huck et ses 40 ans de carrière souffle dans son saxo alto avant de s’exercer au scat. Christian Mornet (piano), Christophe Levan (contrebasse) et Gilles Alamel (batterie) provoquent des applaudissements par leur solo respectif.
Apparaît ensuite Kristin Marion qui s’attaque direct à un titre du répertoire d’Ella Fitzgerald, I’m Beginning To See The Light. Sans détrôner The First Lady Of Song, elle fait apprécier son timbre de voix puis la qualité de son scat sur This Can’t Be Love (merveilleux duo avec Daniel Huck lui aussi très à l’aise dans cet exercice).
Les standards se succèdent et avec eux les émotions : Shiny Stockings, After You’ve Gone… Les larmes sont difficiles à contenir lorsque Body & Soul, façonné avec une rythmique aérienne, nous touche en plein cœur.
Daniel Huck allie humour et virtuosité : "une deuxième ligne en fa dièse ! Aïe, mes pauvres doigts !" . Il est surpris, après deux instrumentaux, de voir Kristin Marion revenir si tôt pour le final. Route 66 "en français, Nationale 7" est déjà leur dernière pièce.
Post Image
Je suis encore dans le hall à siroter mon Fada Indien lorsque j’entends les premières notes du second set. Miles Davis serait-il ressuscité ? Je cherche en vain un chapeau noir sur la scène. C’est le son conjugué de la trompette (surtout) de Freddy Buzon mais aussi du soprano de Jean Christophe Jacques qui crée cette ambiance. Elle se poursuivra jusqu’au second morceau. Bidouillages du claviériste et du trompettiste justifient la dénomination électro-jazz du programme.
Impulsion, le morceau-titre de l’album tranche quelque peu avec le début du set : quatre notes samplées tissent une trame sur laquelle la trompette et le saxophone ténor donnent libre cours à leurs divagations.
Bamboche, une compo de Dany Marcombe (bassiste) se distingue par ses sonorités, genre de métissage entre les musiques orientale et bretonne. Un duo trompette / saxo qui suit prolonge la magie.
Je pense à nouveau à Miles Davis sur Mandragore, écrit par Frédéric Feugas (claviers). Le meilleur est à venir, Rimo, une longue pièce extrêmement variée. Patricio Lameira y réalise un prenant solo de cordes : les 6 de sa guitare et ses cordes vocales qu’il superpose magistralement avant qu’Eric Pérez ne se distingue par un bienvenu solo de batterie.
Cette première soirée, exclusivement jazz, a donné le départ d’un festival qui devrait aller crescendo avec du funk (Sam Favreau) et du djembé (Adama Dramé !) vendredi, Sylvain Bœuf (!!) et la reformation de Monsieur Brun (!!!) samedi et Faroa (que je ne connais pas, ce sera l’occasion) dimanche.
Et à raison d’un parfum par jour, la gamme de Fada n’aura plus de secrets pour moi.
Et une de Post Image.
Signature : mcyavellle 27/11/2009
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Photographe : mcyavell
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le 29 novembre 2009 - Espace de l'Huveaune - La Penne-Sur-Huveaune (par Mcyavell)


le 28 novembre 2009 - Espace de l'Huveaune - La Penne-Sur-Huveaune (par Mcyavell)


le 27 novembre 2009 - Espace de l'Huveaune - La Penne-Sur-Huveaune (par Mcyavell)

le 23 Novembre 2007 - Jas Rod - Pennes MIrabeau (par nightbird13)


le 26 janvier 2010 - Théâtre Armand - Salon de Provence (par Mcyavell)


le 4 octobre 2010 - Cité de la Musique - Marseille (par Mcyavell)


le 19 juillet 2010 - Cours Estienne d'Orves - Marseille (par Mcyavell)
Espace de l'Huveaune - La Penne-Sur-Huveaune


le 29 novembre 2009 - Espace de l'Huveaune - La Penne-Sur-Huveaune (par Mcyavell)


le 28 novembre 2009 - Espace de l'Huveaune - La Penne-Sur-Huveaune (par Mcyavell)


le 27 novembre 2009 - Espace de l'Huveaune - La Penne-Sur-Huveaune (par Mcyavell)

le 05 Mai 2006 - Salle de Spectacle - la Penne sur Huveaune (par The Red Pinguin)
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