Critique de concert Fink + Ben Howard

Ce vendredi Le Poste à Galène affichait complet pour la venue de Fink dans la cité phocéenne. Je l’avais découvert par hasard en zappant sur une chaîne de jeux vidéos et captivé par le titre entendu, j’usais depuis ses 3 albums avec grand plaisir. J’étais donc impatient de voir le phénomène venu d’outre Manche en live.
La première partie était assurée par Ben Howard, un jeune surfeur anglais seul avec sa guitare acoustique. Durant une bonne demie heure, il m’a littéralement soufflé, maîtrisant à merveille et simultanément le chant, la guitare et les percussions (sur cette même guitare). Son jeu, tout en rythme, tantôt en posture classique, tantôt avec son instrument couché sur les jambes était bluffant de feeling. Même, quand il commençait lentement a capela, il finissait toujours par emporter le public en lui faisant taper la mesure. Ce dernier lui a d’ailleurs réservé l’accueil qu’il méritait. Il m’avait rarement été donné de voir un musicien remplir autant l’espace sonore à lui seul, véritable homme orchestre.

La tête d’affiche de la soirée est ensuite arrivée seule sur scène, entamant le fameux titre qui m’avait fait m’intéresser à lui, Pretty little thing. Notre ami, visiblement en forme s’en donne à cœur joie pour mélanger l’émotion et le groove sur ce merveilleux titre. Ses camarades de route, Guy Whittaker à la basse et Tim Thornton le rejoignent ensuite pour le beaucoup plus enlevé Blueberry Pancakes avec sa rythmique irrésistible. Je sens déjà que ça va être du très bon ce soir, tant tout est au poil, qu’il s’agisse du son, de la voix, du rythme ou de la complémentarité des différents musiciens.
Le trio alterne ensuite les morceaux intimistes et ceux un peu plus entraînants. On a parfois l’impression d’avoir un trio de jazz, tant les nuances sont nombreuses et la retenue sur certaines parties est vraiment magnifique. Quand ils s’excitent, à leur façon d’occuper la scène et aux sonorités souvent ouvertes, je pense parfois au John Butler Trio, ce qui n’est pas si surprenant que ça au vu de leur configuration.
Les quelques craintes que je pouvais avoir avant de venir se sont vite dissipées. Je comprends aisément que le style de prédilection du songwriter puisse en laisser certains de marbre. Fink joue en effet beaucoup sur les ambiances (Monsieur était DJ à la DJ Shadow avant d’établir son style actuel). Evidemment, quand on n’écoute pas attentivement sa musique, on peut trouver ça plat voire ennuyeux. A l’inverse, pour moi, c’est juste désarmant de beauté et terriblement hypnotique.
Pour ne rien gâcher, les musiciens rigolent beaucoup, font participer le public et introduisent bon nombre de morceaux, toujours avec le sourire, quel que soit le sujet. On sent vraiment qu’ils prennent un plaisir fou à jouer ensemble. Le leader est véritablement habité et on boit les paroles pourtant très nostalgiques qu’il nous sert. La rythmique est assurée de main de maître sur les cordes nylon de son instrument et le chant reste toujours juste. Ses partenaires ne sont pas là pour faire de la figuration et renforcent encore plus l’émotion qui transpire de sa musique.
Après une bonne douzaine de morceaux et un excellent Sorry I’m late racontant brillamment les réveils difficiles le lendemain de soirées trop riches en substances, le groupe s’éclipse quelques instants. Fink revient alors seul pour jouer l’immense If only, titre universel au possible, racontant les retrouvailles d’anciens amants qui ne peuvent s’empêcher de se demander ce qu’auraient pu être leurs vies s’ils ne s’étaient pas séparés. J’ai les poils qui se hérissent, tout en retenue, c’est beau à en pleurer.
Le groupe est ensuite réuni pour jouer le morceau ayant donné son nom au 1er album, à savoir Biscuits (for breakfast). Je me régale de cette ambiance jazzy à souhait, avant que nos 3 compères ne remercient le public une nouvelle fois pour le quitter. Celui ci ne l’entend d’ailleurs pas de cette oreille et réclame le retour du trio. Son souhait sera exaucé avec un nouveau Blueberry pancakes devant une salle plus clairsemée, mais bien plus bruyante que lors de la première version.
On applaudit à tout rompre après cette heure et demie de performance et personne n’est pressé de quitter la salle. Je vais faire un tour au fond et y découvre Ben Howard dédicaçant des dizaines de CD qu’il vend comme des petits pains (je me suis même laissé tenter). Il est bientôt rejoint par la vedette de la soirée tout sourire qui signe CD sur CD et rigole avec son public. Tout le monde est patient, visiblement heureux de partager ces quelques moments après une bien bonne soirée. La pluie qui tombe quand je sors ne réussira pas m’enlever le sourire pendu à mes lèvres.
Setlist :
Pretty little thing (Fink seul)
Blueberry Pancakes
Maker (?)
Get your share
Sort of revolution
This is the thing
One step closer
See it all
Six weeks
If I had a million
Move on me
So many roads
Sorry I’m late
Rappel 1:
If only (Fink seul)
Biscuits
Rappel 2 :
Blueberry Pancakes
La première partie était assurée par Ben Howard, un jeune surfeur anglais seul avec sa guitare acoustique. Durant une bonne demie heure, il m’a littéralement soufflé, maîtrisant à merveille et simultanément le chant, la guitare et les percussions (sur cette même guitare). Son jeu, tout en rythme, tantôt en posture classique, tantôt avec son instrument couché sur les jambes était bluffant de feeling. Même, quand il commençait lentement a capela, il finissait toujours par emporter le public en lui faisant taper la mesure. Ce dernier lui a d’ailleurs réservé l’accueil qu’il méritait. Il m’avait rarement été donné de voir un musicien remplir autant l’espace sonore à lui seul, véritable homme orchestre.

La tête d’affiche de la soirée est ensuite arrivée seule sur scène, entamant le fameux titre qui m’avait fait m’intéresser à lui, Pretty little thing. Notre ami, visiblement en forme s’en donne à cœur joie pour mélanger l’émotion et le groove sur ce merveilleux titre. Ses camarades de route, Guy Whittaker à la basse et Tim Thornton le rejoignent ensuite pour le beaucoup plus enlevé Blueberry Pancakes avec sa rythmique irrésistible. Je sens déjà que ça va être du très bon ce soir, tant tout est au poil, qu’il s’agisse du son, de la voix, du rythme ou de la complémentarité des différents musiciens.
Le trio alterne ensuite les morceaux intimistes et ceux un peu plus entraînants. On a parfois l’impression d’avoir un trio de jazz, tant les nuances sont nombreuses et la retenue sur certaines parties est vraiment magnifique. Quand ils s’excitent, à leur façon d’occuper la scène et aux sonorités souvent ouvertes, je pense parfois au John Butler Trio, ce qui n’est pas si surprenant que ça au vu de leur configuration.
Les quelques craintes que je pouvais avoir avant de venir se sont vite dissipées. Je comprends aisément que le style de prédilection du songwriter puisse en laisser certains de marbre. Fink joue en effet beaucoup sur les ambiances (Monsieur était DJ à la DJ Shadow avant d’établir son style actuel). Evidemment, quand on n’écoute pas attentivement sa musique, on peut trouver ça plat voire ennuyeux. A l’inverse, pour moi, c’est juste désarmant de beauté et terriblement hypnotique.
Pour ne rien gâcher, les musiciens rigolent beaucoup, font participer le public et introduisent bon nombre de morceaux, toujours avec le sourire, quel que soit le sujet. On sent vraiment qu’ils prennent un plaisir fou à jouer ensemble. Le leader est véritablement habité et on boit les paroles pourtant très nostalgiques qu’il nous sert. La rythmique est assurée de main de maître sur les cordes nylon de son instrument et le chant reste toujours juste. Ses partenaires ne sont pas là pour faire de la figuration et renforcent encore plus l’émotion qui transpire de sa musique.
Après une bonne douzaine de morceaux et un excellent Sorry I’m late racontant brillamment les réveils difficiles le lendemain de soirées trop riches en substances, le groupe s’éclipse quelques instants. Fink revient alors seul pour jouer l’immense If only, titre universel au possible, racontant les retrouvailles d’anciens amants qui ne peuvent s’empêcher de se demander ce qu’auraient pu être leurs vies s’ils ne s’étaient pas séparés. J’ai les poils qui se hérissent, tout en retenue, c’est beau à en pleurer.
Le groupe est ensuite réuni pour jouer le morceau ayant donné son nom au 1er album, à savoir Biscuits (for breakfast). Je me régale de cette ambiance jazzy à souhait, avant que nos 3 compères ne remercient le public une nouvelle fois pour le quitter. Celui ci ne l’entend d’ailleurs pas de cette oreille et réclame le retour du trio. Son souhait sera exaucé avec un nouveau Blueberry pancakes devant une salle plus clairsemée, mais bien plus bruyante que lors de la première version.
On applaudit à tout rompre après cette heure et demie de performance et personne n’est pressé de quitter la salle. Je vais faire un tour au fond et y découvre Ben Howard dédicaçant des dizaines de CD qu’il vend comme des petits pains (je me suis même laissé tenter). Il est bientôt rejoint par la vedette de la soirée tout sourire qui signe CD sur CD et rigole avec son public. Tout le monde est patient, visiblement heureux de partager ces quelques moments après une bien bonne soirée. La pluie qui tombe quand je sors ne réussira pas m’enlever le sourire pendu à mes lèvres.
Setlist :
Pretty little thing (Fink seul)
Blueberry Pancakes
Maker (?)
Get your share
Sort of revolution
This is the thing
One step closer
See it all
Six weeks
If I had a million
Move on me
So many roads
Sorry I’m late
Rappel 1:
If only (Fink seul)
Biscuits
Rappel 2 :
Blueberry Pancakes
Signature : cabaskle 23/03/2010
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Photographe : pixxxo
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