Critique de concert Gaetan Roussel + The Host

Moi je vous le dit : pour braver le froid de ce jeudi soir, il faut être super motivés. Il y a un vent de malade et seuls les braves (voir les fadas) ont eut le courage de faire le pied de grue devant la salle, malgré les éléments. Alors elles sont bien méritées les places du premier rang.

Première partie : The Host, groupe local s’il en est. Ils sont marseillais et sont un peu de retour au bercail ... Ils ont gagné l’année dernière le Tremplin Rock de l’Usine (quoique ne jouant pas ainsi en acoustique d’habitude).
C’est un vaillant trio en chemises à carreaux, jeans & baskets qui prend donc place sur scène. Julien à la guitare et au chant, Thomas au cajón (plus convivial que la batterie) et Vincent à la basse. Ils ont un album 14 titres à leur actif et vont en fait quasiment nous le jouer (on va avoir droit à 13 morceaux ;) !!) C’est un son Rock-Folk, un tantinet Western, plutôt sympa. Et je dois dire que le Vincent, il nous la fait comme il faut la promo du CD, des Tee-shirts, du clip .... 100% efficace le garçon. Bref : 3615 qui n’en veut, un petit groupe qui n’en veut; alors tous à leur CD !!

Ils se débrouillent fort bien pour chauffer la salle et demandent à tous le monde de frapper dans les mains pour voir ce que ça donne une salle pleine qui applaudi !! Ils ont la scène pour eux et ils en profitent (et ils ont bien raison) .... C’est leur première Première Partie, ils sont tout contents et cette ambiance : "trois potes qui font un boeuf" est plutôt sympa. Ils vont terminer par un Blues pas désagréable du tout.
Bref, belle mise en oreille pour Gaëtan Roussel.

Après la pause, on va démarrer dans le noir, avec une bande son (genre B.O. de film), lumière sur les instruments posés au sol .... Beau et sobre. Ils arrivent tous ensemble et prennent place tout simplement. Look décontracté. On est là pour des musiciens et leur musique, pas de chichi.
Dès le premier morceau, Clap Hands, on s’en prend plein les oreilles. Il saute de partout, jette les pieds en l’air, la guitare à la main .... Ils se baladent tous sur la scène, se retrouvent devant le saxo : une belle bande de musiciens qui prennent du plaisir à jouer et qui nous en donne. Gaëtan virevolte sur le devant de la scène. C’est l’archétype de l’artiste heureux de chanter, de rencontrer son public et de lui faire partager son rock qui balance.

On a un doux mélange de neuf et de vieux. Il nous présente un tout nouveau morceau : La Muraille. Sa voix (et quelle voix !!) reste toujours le fil conducteur, mais les rythmes changent d’une chanson à l’autre ... Et on se retrouve même avec des sonorités inattendue dans un même morceau. La chaleur monte. Ce n’est que du plaisir sur scène et dans la salle.
Belle trouvaille esthétique sur le devant de la scène : des écrans rectangulaires, tantôt opaques, tantôt lumineux et de couleur changeante. C’est simple mais du plus bel effet. Sur Help Myself le public, même s’il est composé plutôt de 30-40temaires, se met à danser. Même ambiance sur scène. Gaëtan nous présente sa saxophoniste, Nathalie, qui jouera de la batterie plus tard "Si on est sage !". Il prend des nouvelles du public entre chaque morceau ... On est comme à la maison ;) !

Depuis le début du concert, l’ambiance ne cesse de monter et c’est bien évidemment lié à la pêche incroyable qu’ils ont sur scène.
On passe du bon gros rock à un son plus électro (voir même un peu psyché). Les jeux de lumière sont excellents. C’est marrant, on est à cent lieux de Louise Attaque. La carrière solo de Gaëtant Roussel est véritablement l’expression d’autres envies, d’autres expériences musicales. Et à voir, il est incroyablement habité par sa musique. Limite possédé !!
Toute la petite bande : France, Nathalie, Joseph, Damien, Yoan, Colin, Antoine, Daniel (je crois n’avoir oublié personne !!) arrêtent de jouer pour accompagner à la clappe Gaëtan, resté vaillamment avec sa guitare. Et ça y va dans le côté potache : "Mais non, c’est pas ça ... C’est toi qui te trompe ..." Et on a une incroyable version live de Dis Moi. C’est toujours un plaisir quand un artiste arrive à détricoter un tube comme ça, pour en faire autre chose. Bel exercice de style.
Puis chacun reprend sa place. Leur univers musical est vaste, changeant et hyper riche. Joseph est littéralement déchaîné à la basse. Les morceaux durent je ne sais combien de temps. C’est un concert de malade.
Pour la fin du Set, on nous propose un morceau pour danser. Et c’est reparti pour un petit électro-percu des familles. Ils nous font un DYWD qui va durer une plombe. Ils font les clowns, mettent des lunettes bleues clignotantes du plus bel effet dans le noir !! Joseph se positionne à 5cm du public et gratte sa basse comme un malade. Ça saute de partout, la musique est envoutante et Gaëtan semble encore une fois quasi en transe. On est à la limite de la musique expérimentale. Ils jouent à fond la carte du live d'exception : aucun enregistrement studio ne peut faire passer un truc pareil.
Dommage qu’ils doivent quand même régulièrement aller chercher le public, qui me parait bien calme aux vues de l’ambiance sur scène ....

Pour le premier rappel, ils nous interprètent Les Belles Choses et on passe de la techno-transe à la chanson à texte : c’est ça aussi Gaëtan Roussel.
Pour le second, on repart pour une petite Clap-Mania (avec toujours Joseph en inspecteur des travaux finis, qui vérifie que tout le monde frappe bien dans les mains comme il faut !) Ce sont à nouveau de petits morceaux de bravoure.
En prime, on a droit à une reprise de Talking Heads : un Psycho Killer très très revu & corrigé à leur sauce. Encore un son de malade .... Quels musiciens !!!
Puis ils vont prendre congé de nous : "Portez vous bien & à bientôt".
J’ai bien peur qu’ils de reviennent pas ... Le public est un peu mou ... Ça dort ou quoi à l’Usine ??!!! Heureusement qu’ils ne se font pas trop prier.
On a un petit Si On Comptait Les Etoiles ... Qui tient de la grand messe (même si cela manque un peu de fidèles).
Et puis un petit dernier pour la route. "On a plus de morceaux ....!!!"
Qu’à cela ne tienne, ils nous rejouent Help Myself avec festival de batterie, de percussions et de guitares. Joseph (et oui, toujours et encore ...) joue de la basse avec des baguettes récupérées je ne sais où. Quel numéro celui-là !!
Au dernier salut, ils sont tout tout prêts du premier rangs. Le public est ravi. Joseph va nous offrir une dernière pirouette "Tu la veux ma basse ?" tendant l’instrument à un fan .... Qui dit oui bien sûr .... Il fait mine de la lui donner et puis recule en rigolant "T’es fou ou quoi ???!!!!!!"

Super concert, super ambiance .... Il fallait au moins ça pour nous réchauffer !!!
Setlist
1 - Clap Hands
2 - Tokyo
3 - Inside
4 - La Muraille
5 - Help Myself
6 - Trouble
7 - Dis Moi
8 - Des Questions ...
9 - DYWD
10 - Les Belles Choses
11 - 1000 Milliards
12 - Psycho Killer
13 - .... Etoiles
14 - Help Myself

Première partie : The Host, groupe local s’il en est. Ils sont marseillais et sont un peu de retour au bercail ... Ils ont gagné l’année dernière le Tremplin Rock de l’Usine (quoique ne jouant pas ainsi en acoustique d’habitude).
C’est un vaillant trio en chemises à carreaux, jeans & baskets qui prend donc place sur scène. Julien à la guitare et au chant, Thomas au cajón (plus convivial que la batterie) et Vincent à la basse. Ils ont un album 14 titres à leur actif et vont en fait quasiment nous le jouer (on va avoir droit à 13 morceaux ;) !!) C’est un son Rock-Folk, un tantinet Western, plutôt sympa. Et je dois dire que le Vincent, il nous la fait comme il faut la promo du CD, des Tee-shirts, du clip .... 100% efficace le garçon. Bref : 3615 qui n’en veut, un petit groupe qui n’en veut; alors tous à leur CD !!

Ils se débrouillent fort bien pour chauffer la salle et demandent à tous le monde de frapper dans les mains pour voir ce que ça donne une salle pleine qui applaudi !! Ils ont la scène pour eux et ils en profitent (et ils ont bien raison) .... C’est leur première Première Partie, ils sont tout contents et cette ambiance : "trois potes qui font un boeuf" est plutôt sympa. Ils vont terminer par un Blues pas désagréable du tout.
Bref, belle mise en oreille pour Gaëtan Roussel.

Après la pause, on va démarrer dans le noir, avec une bande son (genre B.O. de film), lumière sur les instruments posés au sol .... Beau et sobre. Ils arrivent tous ensemble et prennent place tout simplement. Look décontracté. On est là pour des musiciens et leur musique, pas de chichi.
Dès le premier morceau, Clap Hands, on s’en prend plein les oreilles. Il saute de partout, jette les pieds en l’air, la guitare à la main .... Ils se baladent tous sur la scène, se retrouvent devant le saxo : une belle bande de musiciens qui prennent du plaisir à jouer et qui nous en donne. Gaëtan virevolte sur le devant de la scène. C’est l’archétype de l’artiste heureux de chanter, de rencontrer son public et de lui faire partager son rock qui balance.

On a un doux mélange de neuf et de vieux. Il nous présente un tout nouveau morceau : La Muraille. Sa voix (et quelle voix !!) reste toujours le fil conducteur, mais les rythmes changent d’une chanson à l’autre ... Et on se retrouve même avec des sonorités inattendue dans un même morceau. La chaleur monte. Ce n’est que du plaisir sur scène et dans la salle.
Belle trouvaille esthétique sur le devant de la scène : des écrans rectangulaires, tantôt opaques, tantôt lumineux et de couleur changeante. C’est simple mais du plus bel effet. Sur Help Myself le public, même s’il est composé plutôt de 30-40temaires, se met à danser. Même ambiance sur scène. Gaëtan nous présente sa saxophoniste, Nathalie, qui jouera de la batterie plus tard "Si on est sage !". Il prend des nouvelles du public entre chaque morceau ... On est comme à la maison ;) !

Depuis le début du concert, l’ambiance ne cesse de monter et c’est bien évidemment lié à la pêche incroyable qu’ils ont sur scène.
On passe du bon gros rock à un son plus électro (voir même un peu psyché). Les jeux de lumière sont excellents. C’est marrant, on est à cent lieux de Louise Attaque. La carrière solo de Gaëtant Roussel est véritablement l’expression d’autres envies, d’autres expériences musicales. Et à voir, il est incroyablement habité par sa musique. Limite possédé !!
Toute la petite bande : France, Nathalie, Joseph, Damien, Yoan, Colin, Antoine, Daniel (je crois n’avoir oublié personne !!) arrêtent de jouer pour accompagner à la clappe Gaëtan, resté vaillamment avec sa guitare. Et ça y va dans le côté potache : "Mais non, c’est pas ça ... C’est toi qui te trompe ..." Et on a une incroyable version live de Dis Moi. C’est toujours un plaisir quand un artiste arrive à détricoter un tube comme ça, pour en faire autre chose. Bel exercice de style.
Puis chacun reprend sa place. Leur univers musical est vaste, changeant et hyper riche. Joseph est littéralement déchaîné à la basse. Les morceaux durent je ne sais combien de temps. C’est un concert de malade.
Pour la fin du Set, on nous propose un morceau pour danser. Et c’est reparti pour un petit électro-percu des familles. Ils nous font un DYWD qui va durer une plombe. Ils font les clowns, mettent des lunettes bleues clignotantes du plus bel effet dans le noir !! Joseph se positionne à 5cm du public et gratte sa basse comme un malade. Ça saute de partout, la musique est envoutante et Gaëtan semble encore une fois quasi en transe. On est à la limite de la musique expérimentale. Ils jouent à fond la carte du live d'exception : aucun enregistrement studio ne peut faire passer un truc pareil.
Dommage qu’ils doivent quand même régulièrement aller chercher le public, qui me parait bien calme aux vues de l’ambiance sur scène ....

Pour le premier rappel, ils nous interprètent Les Belles Choses et on passe de la techno-transe à la chanson à texte : c’est ça aussi Gaëtan Roussel.
Pour le second, on repart pour une petite Clap-Mania (avec toujours Joseph en inspecteur des travaux finis, qui vérifie que tout le monde frappe bien dans les mains comme il faut !) Ce sont à nouveau de petits morceaux de bravoure.
En prime, on a droit à une reprise de Talking Heads : un Psycho Killer très très revu & corrigé à leur sauce. Encore un son de malade .... Quels musiciens !!!
Puis ils vont prendre congé de nous : "Portez vous bien & à bientôt".
J’ai bien peur qu’ils de reviennent pas ... Le public est un peu mou ... Ça dort ou quoi à l’Usine ??!!! Heureusement qu’ils ne se font pas trop prier.
On a un petit Si On Comptait Les Etoiles ... Qui tient de la grand messe (même si cela manque un peu de fidèles).
Et puis un petit dernier pour la route. "On a plus de morceaux ....!!!"
Qu’à cela ne tienne, ils nous rejouent Help Myself avec festival de batterie, de percussions et de guitares. Joseph (et oui, toujours et encore ...) joue de la basse avec des baguettes récupérées je ne sais où. Quel numéro celui-là !!
Au dernier salut, ils sont tout tout prêts du premier rangs. Le public est ravi. Joseph va nous offrir une dernière pirouette "Tu la veux ma basse ?" tendant l’instrument à un fan .... Qui dit oui bien sûr .... Il fait mine de la lui donner et puis recule en rigolant "T’es fou ou quoi ???!!!!!!"

Super concert, super ambiance .... Il fallait au moins ça pour nous réchauffer !!!
Setlist
1 - Clap Hands
2 - Tokyo
3 - Inside
4 - La Muraille
5 - Help Myself
6 - Trouble
7 - Dis Moi
8 - Des Questions ...
9 - DYWD
10 - Les Belles Choses
11 - 1000 Milliards
12 - Psycho Killer
13 - .... Etoiles
14 - Help Myself
Signature : ysabelle 05/01/2011
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Photographe : arnaud d
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