Critique de concert Keren Ann + Family Of The Year (concert donné dans le cadre des Nuits Zébrées de Radio Nova)

Un soir de Nuits Zébrées (des concerts gratuits accessibles grâce à des distribuées par Radio Nova), la salle de la Bellevilloise à Paris est un lieu tellement couru qu'il en devient presque inhospitalier. En tout cas assez inconfortable pour apprécier une musique majoritairement douce, comme celle de Keren Ann, qui présentait ici – et en direct à la radio – son excellentissime nouvel album intitulé 101, le vendredi 18 février 2011...

Family Of The Year
Juste avant la prestation de Keren Ann, la pop rock folk des Californiens de Family Of The Year se charge de chauffer la salle, déjà bondée et peuplée de gens semblant plus attirés par la gratuité et la perspective de rencontres alcoolisées plutôt que par la découverte d'artistes en live... La musique facile d'accès et très consensuelle de Family Of The Year est toutefois idéale pour ce genre d'assistance " bobeauf ". Qui peut ainsi taper dans ses mains à loisir et faire la fête sur les refrains ou les mélodies faciles des artistes américains venus pour rafler la mise. Très rapidement, la musique proposée se révèle assez inécoutable : c'est quasiment toujours la même chanson, il n'y a aucune recherchée d'originalité, seule l'efficacité instantanée semble être recherchée par le combo composé de Sebastian Keefe, Joseph Keefe, Christina Schroeter et James Buckey... Si le potentiel commercial est énorme, le potentiel artistique semble plus limité si l'on en juge par ce concert manquant cruellement de finesse.

Keren Ann
Malgré une ambiance plus propice à l'écoute de ska festif – tout le monde parle, ou hurle et il faut sans cesse jouer des coudes pour apercevoir les artistes sur scène –, le concert de Keren Ann confirme de manière très claire que les chansons de son dernier album, chef d'œuvre devait-on dire !, sont également parfaites quand elles sont interprétées en live... Le groupe de scène choisi pour l'occasion est parfait pour la tâche à accomplir, c'est à dire savoir être musclé et rugueux sur les titres d'obédience blues/rock 'n roll et passer en mode délicat et fin sur les ballades pop folk sixties. Philippe Almosnino (le guitariste des Wampas) et les musiciens de Benjamin Biolay (basse, batterie et orgue/ synthés/Theremin) sont parfaits pour le job, ce qui met l'auteure de 101 dans les conditions idéales pour présenter son dernier opus (du bluesy Sugar mama au tube électro pop My Name is trouble en passant par Blood On My hands, Run With You, ou encore All The Beeautiful Girls) et quelques anciens morceaux (génial et velvetien Lay Your Head Down, It Ain't No Crime... ).

Même si elle arbore un craquant nouveau look rétro de vamp tout de noir vêtue et si certain de ses titres sont très rock, Keren Ann ne se transforme pas en gangsta armée d'un flingue sur les planches, comme ses photos de presse auraient pu le laisser supposer ; elle reste timide et discrète, ce qui entretient le mystère. Seul le dernier titre – l'acclamé My Name Is Trouble – lui permet de poser sa guitare et d'exécuter quelque pas de danse en se lâchant, un peu... Mais ce qui reste surtout en tête à la fin de son court set d'un peu moins d'une heure, c'est surtout la qualité des morceaux, tous écrits d'une plume sidérante de classe, et cette voix caméléon capable de toutes les acrobaties, tout en laissant flotter dans l'air nombre d'émotions captivantes... Cet avant goût suscite le désir de réécouter l'inépuisable 101 et de revoir la belle dame en noir dans une salle à l'atmosphère plus adaptée.
Le reste de la programmation de la soirée était alléchant mais les conditions d'écoute étant ce qu'elles étaient, on a préféré partir après Keren Ann, dommage...
Photos de Keren Ann : Amit Israeli
Liens : www.familyoftheyear.net, www.myspace.com/familyoftheyear, www.facebook.com/familyoftheyear, www.kerenann.com, www.myspace.com/kerenann, www.facebook.com/KerenAnn, http://twitter.com/#!/KerenAnnMusic, www.youtube.com/kerenannofficiel, www.lesnuitszebrees.com, www.labellevilloise.com...

Family Of The Year
Juste avant la prestation de Keren Ann, la pop rock folk des Californiens de Family Of The Year se charge de chauffer la salle, déjà bondée et peuplée de gens semblant plus attirés par la gratuité et la perspective de rencontres alcoolisées plutôt que par la découverte d'artistes en live... La musique facile d'accès et très consensuelle de Family Of The Year est toutefois idéale pour ce genre d'assistance " bobeauf ". Qui peut ainsi taper dans ses mains à loisir et faire la fête sur les refrains ou les mélodies faciles des artistes américains venus pour rafler la mise. Très rapidement, la musique proposée se révèle assez inécoutable : c'est quasiment toujours la même chanson, il n'y a aucune recherchée d'originalité, seule l'efficacité instantanée semble être recherchée par le combo composé de Sebastian Keefe, Joseph Keefe, Christina Schroeter et James Buckey... Si le potentiel commercial est énorme, le potentiel artistique semble plus limité si l'on en juge par ce concert manquant cruellement de finesse.

Keren Ann
Malgré une ambiance plus propice à l'écoute de ska festif – tout le monde parle, ou hurle et il faut sans cesse jouer des coudes pour apercevoir les artistes sur scène –, le concert de Keren Ann confirme de manière très claire que les chansons de son dernier album, chef d'œuvre devait-on dire !, sont également parfaites quand elles sont interprétées en live... Le groupe de scène choisi pour l'occasion est parfait pour la tâche à accomplir, c'est à dire savoir être musclé et rugueux sur les titres d'obédience blues/rock 'n roll et passer en mode délicat et fin sur les ballades pop folk sixties. Philippe Almosnino (le guitariste des Wampas) et les musiciens de Benjamin Biolay (basse, batterie et orgue/ synthés/Theremin) sont parfaits pour le job, ce qui met l'auteure de 101 dans les conditions idéales pour présenter son dernier opus (du bluesy Sugar mama au tube électro pop My Name is trouble en passant par Blood On My hands, Run With You, ou encore All The Beeautiful Girls) et quelques anciens morceaux (génial et velvetien Lay Your Head Down, It Ain't No Crime... ).

Même si elle arbore un craquant nouveau look rétro de vamp tout de noir vêtue et si certain de ses titres sont très rock, Keren Ann ne se transforme pas en gangsta armée d'un flingue sur les planches, comme ses photos de presse auraient pu le laisser supposer ; elle reste timide et discrète, ce qui entretient le mystère. Seul le dernier titre – l'acclamé My Name Is Trouble – lui permet de poser sa guitare et d'exécuter quelque pas de danse en se lâchant, un peu... Mais ce qui reste surtout en tête à la fin de son court set d'un peu moins d'une heure, c'est surtout la qualité des morceaux, tous écrits d'une plume sidérante de classe, et cette voix caméléon capable de toutes les acrobaties, tout en laissant flotter dans l'air nombre d'émotions captivantes... Cet avant goût suscite le désir de réécouter l'inépuisable 101 et de revoir la belle dame en noir dans une salle à l'atmosphère plus adaptée.
Le reste de la programmation de la soirée était alléchant mais les conditions d'écoute étant ce qu'elles étaient, on a préféré partir après Keren Ann, dommage...
Photos de Keren Ann : Amit Israeli
Liens : www.familyoftheyear.net, www.myspace.com/familyoftheyear, www.facebook.com/familyoftheyear, www.kerenann.com, www.myspace.com/kerenann, www.facebook.com/KerenAnn, http://twitter.com/#!/KerenAnnMusic, www.youtube.com/kerenannofficiel, www.lesnuitszebrees.com, www.labellevilloise.com...
Signature : pierre andrieule 22/02/2011
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