Accueil Chronique de concert Midnight Oil (Nuits de Fourvière 2019)
Vendredi 23 août 2019 : 11711 concerts, 25625 chroniques de concert, 5262 critiques d'album.

Chronique de Concert

Midnight Oil (Nuits de Fourvière 2019)

Midnight Oil (Nuits de Fourvière 2019) en concert

Théâtre antique de Fourvière, Lyon 9 Juillet 2019

Critique écrite le par


(Devoir) De Mémoire... Courte !

Short Memory (Avoir la Mémoire Courte)... Une douce habitude ?
"Midnight Oil ? Vous allez voir Midnight Oil ? Ils existent toujours ? Ils ont fait quoi, depuis tout ce temps, au fait ? Depuis leur gros tube, là, euh... Beds Are Burning, c'est çà ?". Phrase que j'aurais entendu une petite vingtaine de fois, à partir du moment où j'ai commencé à parler de ce concert à venir à Lyon, à l'occasion des fameuses Nuits de Fourvière. Autre point commun, toutes et tous m'auront parlé uniquement de ce titre "phare" ; une seule ayant eu la capacité de citer également "Blue Sky Mine !", issu de l'album suivant (Blue Sky Mining) sorti en 1990. Un mystère, vu que le fantastique album en question, nommé Diesel & Dust, date (lui) déjà de la lointaine 1987 et que le groupe aura par la suite enregistré et publié : Earth And Sun And Moon (1993), Breathe (1996), Redneck Wonderland (1998), puis finalement Capricornia, juste avant de se séparer, en 2002. Non sans omettre les incontournables témoignages "live", nommés Scream In Blue : Live (1992), et The Real Thing, en l'an 2000 (en version groupe, soit, mais en formule acoustique, cette fois). Une suite d'albums, de haute tenue, tous boudés par notre hexagone et la quasi totalité de ses medias à leur sortie - presse (ultra) spécialisée, exceptée - qui auraient mérités alors d'être plus amplement disséqués puis conseillés, chez-nous ; enfin, au moins mis à disposition dans les bacs, au lieu de se cantonner au circuit "import", et ce, en quantité limitée. Injustice en partie réparée depuis, en 2017, avec la sortie d'une anthologie "studio" nommée "Full Tank", ainsi que d'une Live, "Overflow Tank", en CD et DVD. Mais, bon, il est dans la nature même de l'homme, que d'oublier, n'est-il pas ?


Mémoire Courte (Short Memory)... Versus/Traditions millénaires ?
L'émotion et l'envie (baignée d'une forte attente) du public, semble désormais palpable au moment où les lumières s'éteignent et que le quintet fait son entrée : dans une semi-obscurité, de façon paisible, sans excitation apparente ; le côté débonnaire de ceux, qui, sachant qu'ils maîtrisent parfaitement leur art (et instruments) n'ont pas (pour l'heure) besoin de gesticuler et sauter en tous sens pour "envoyer grave". En guise d'intro, une pièce de choix, un morceau d'anthologie bâti à l'image des plus beaux standards du groupe : deux guitares qui tissent harmonieusement de notes (Jim Moginie et Martin Rotsey), une rythmique basse-batterie (Bones Hillman et Rob Hirst) qui défriche, guide l'ensemble sans "bouger", ni dévier jamais, et un Peter Garett (voix/harmonica) posté en figure de proue, qui commence déjà à communiquer avec le public, à l'haranguer pour mieux se l'attacher et s'en nourrir ; preuve que celui-ci à bien reçu le message, il commence illico à chanter la ligne mélodique de The Dead Heart, sautant et tapant en ses mains. Autre caractéristique première du groupe et évidente "marque de fabrique", cette incroyable capacité à écrire de véritables "hymnes" : des refrains accrocheurs (mais pas putassiers pour autant) que l'on peut aisément reprendre en chœur, soutenus, en sus, par l'ensemble des voix du quintet, placées à l'unisson tout du long. Puissant et beau à la fois. Sans oublier pour autant de "poser les choses", s'engager et dénoncer, embrasser et défendre LA cause, celle de l'humain avant tout ; celle des aborigènes, en l'occurrence, cette fois-ci :


"Nous ne servons pas votre pays / Ne servons pas votre roi... / L'homme blanc est venu, a pris tout le monde... / Nous ne servons pas votre pays / Ne servons pas votre roi / Homme blanc, écoute les chants que nous portons / L'homme blanc est venu et a tout pris... / Nous portons en nos cœurs notre véritable pays / Et ceci ne peut nous être volé / Nous marchons sur les traces de nos ancêtres / Et ceci ne peut être brisé / Nous n'avons pas besoin de protection / N'avons pas besoin de votre pays... / (les) Compagnies minières et pastorales / (les) Compagnies d'exploitation d'uranium / (les) Sociétés de recouvrement / Ont plus de droits que le peuple / Possèdent une voix plus forte, que celle du peuple / Quarante mille ans d'histoire, se doivent de faire écho à cet état de choses / Ici, dans le pays du cœur mort..." (The Dead Heart / Diesel And Dust).


Short Memory (Mémoire Courte)... Mais engagement sur la durée !
Dissous logiquement en 2002, après l'engagement en politique du sieur Garett - élu successivement député, attaché à la culture, puis ministre de l'environnement, pas rien ! - le groupe n'aura cessé depuis de militer, se reformant çà et là pour alerter, pointer et provoquer des engagements, unir sa voix face à des conflits armés ou des catastrophes naturelles : en lien avec diverses ONG, associations de défense des droits des minorités et même aux côtés de Kofi Annan et de l'ONU, alors armés d'une nouvelle version de Beds Are Burning ! Lorsque l'on pense que l'actuelle reformation, ne date jamais que de 2017, l'on ne peut qu'être ébahis par l'unicité et le ciment qui semble les agglomérer sur scène, se dégager à la fois d'eux, et de leur musique.


Aussi, au plus proche de leurs performances datant du mythique "XXe", Stars Of Warburton, Truganini (toujours un "must") Put Down That Weapon et Don't Want To Be The One, seront descendus "au pas de charge", sans temps mort, baisse de tension aucune, ni respiration. Époustouflant.


Mémoire Courte (Short Memory)... Pour mieux se protéger ?
Lorsque le quintet se rejoint sur le devant de la scène pour un passage "semi-acoustique", mais toujours "envoyé" - suffit pour cela de mâter leur magistral passage MTV-Unplugged enregistré en 1993 et enfin disponible en intégralité, via Overflow Tank ! - il est temps pour tout le monde de se poser un tantinet et reprendre sa respiration. Temps mis à profit par Rob Hirst (batterie et chant) pour éclaircir quelques zones d'ombre et propos anglo-saxons, EN FRANÇAIS, s'il vous plaît !
"La grande bannière derrière-nous représente la déclaration du cœur écrite par les Aborigènes présentée au gouvernement pour représenter une voix ! Nous remercions ces nations pour nous avoir permis d'utiliser ce drapeau durant notre tournée en Europe ! Une demande qui n'a hélas pas abouti pour l'instant...".


Chose plus qu'appréciable, c'est à noter ici, l'extrême qualité du son, ce soir, tous passages confondus (électriques et tendus, compris !). Un "mix" agréable et clair, qui nous aura permis de ne rien rater tout du long ; pas la moindre enluminure de guitare ou de claviers n'aura été perdue, sous-mixée ou "noyée", sans oublier les fréquentes interventions du saxo ou de l'harmonica, ou bien encore, les importantissimes paroles chantées par le sieur Garett. Ce qui nous aura permis de goûter, tout aussi bien aux passages plus "cool", nommés My Country et Luritja, qu'aux plus exaltés du genre Hercules ; ou, plus loin encore, à cette belle trilogie surpuissante et éreintante, formée de Redneck Wonderland, Dreamworld, et King of The Mountain (menée sous jets de coussins "en rafale", en provenance des gradins). C'est à noter, c'est loin d'être toujours le cas en "extérieur" (ou bien indoor).


Mémoire Courte... Short Memory ! (Pour mieux oublier ?)
Morceau emblématique du groupe figurant parmi les préférés des fans de la première heure, Short Memory démontre une nouvelle fois, comme à chaque fois, que l'on peut se positionner politiquement, sans se montrer chiant, pontifiant, dénué d'intérêt musical ou bien d'une imparable MÉLODIE !
"Les conquistadors du Mexique, Les Belges au Congo / Ont la mémoire courte / Les plantations en Virginie... L'histoire du Salvador / Le silence d'Hiroshima / La destruction du Cambodge / Mémoire courte... La mémoire courte, doit avoir... la mémoire courte ! / ... Un homme du peuple en Afghanistan / Un chien de garde dans un pays agité / Ils sont juste-là pour donner un coup de main à cette mémoire courte / Se réveiller en sueur en pleine nuit et découvrir de nouveaux fusils sous les tentes, hé... c'est avoir courte mémoire ! / Si vous lisez des livres d'histoire, vous y trouverez les mêmes choses, encore et encore, et encore / Quand est-ce que tout cela recommencera ? / Répétez-le, répétez / Il l'ont tous et toutes eu, cette mémoire courte ! / J'ai une courte, courte, courte mémoire / Ils ont eu, se doivent tous d'avoir eu, la mémoire courte..." (Short Memory /10,9,8,7,6,5,4,3,2,1 / 1982).


Une version baignée d'envie, qui ne cesse une nouvelle fois de monter en tension, avant que, "Sucre glace sur Pavlova", Jim Moginie ne s'attarde plus longuement sur les ivoires du clavier. Je ne saurais dire, avec exactitude, combien de fois je l'aurais entendu, ce long solo - semblable et différent à la fois, à chaque fois ! - mais il me semble particulièrement inspiré, céans, nanti, en sus, ce soir, d'une touche "free" à la "Mike Garson" (Pianiste attitré, inventif et émérite, de feu David Bowie) qui ne peut que réjouir légitimement les pavillons, puis les combler...


Short Memory (Mémoire Courte) Et... T-Shirt "Pense-Bête ?""
Depuis l'aube de son temps sur scène, enfin, depuis fort longtemps, en tout cas, l'homme-Peter a pris pour habitude de revêtir un T-Shirt à "thème", lors de chaque show ; une sorte "d'homme sandwich à slogan engagé pour la paix ou la préservation de notre planète !", qui interpelle et permet aux spectateurs du soir de réfléchir, l'espace d'une soirée, en plus de suer en rythme. Une fois la chemise (chamarrée) tombée, celui du soir ne déroge point à la règle, puisque barré du lapidaire "To sin by silence, when we should protest, makes cowards out of men" : "Pêcher par silence, alors que nous devrions protester, fait de l'homme un lâche !" (en gros...).


Mémoire Courte (Short Memory)... Impossible, nope, pas en ces arènes chargées d'histoire !
Construites en Lugdunum au cours du 1er siècle (ça date un brin, vrai ?) elles ont de quoi impressionner, sans "écraser" pour autant, en raison de leur capacité d'accueil réduite, comparées à d'autres (du genre Nîmes, ou Arles) - pour peu que l'on n'ait été, alors, en contrebas, ni chrétien, ni condamné à mort, et encore moins un antique animal "exotique" uniquement destiné à s'entretuer férocement avec d'autres pour le plus grand bonheur des spectateurs présents. Il n'empêche, que, pour un "visiteur" du nouveau-monde ou de celui d'en "dessous", comme c'est le cas ce soir, ça en jette un "max", d'ou cette suite perpétuelle de regards enthousiastes et larges sourires provenant de la scène et des "gladiateurs" du soir (espoir ?). "Merci beaucoup pour avoir attendu aussi longtemps notre retour à Lyon, mais... nous avons aussi fait de la politique, et... tant d'autres choses encore, et diverses... quel bel endroit chargé d'histoire ! (Regard s'attardant alors d'envie sur les hauteurs du lieu). Cette chanson s'appelle, The Power And The Passion !" (dixit Peter Garrett, visiblement aux anges). Premier morceau à m'avoir alors fait monter aux rideaux de ma chambrette en l'antique 1984 grâce à une compilation nommée "Australian Rock 84", comprenant, outre icelui du "Oil", des cadors nommés Split Enz, Men At Work, Mental As Anything, Tim Finn, The Expression, ou Warumpi Band... Aussie !


Toujours nanti d'un bel entrelacs de guitares soignées, précises, mélodieuses ET agressives à la fois (leur marque de fabrique) ce petit sommet s'accompagne, comme de coutume, d'un solo d'anthologie de Rob Hirst, qui impose le respect : mené sur fûts, toms et caisse claire, soit, mais également sur baril ; l'immense et imposant baril posé à côté de la batterie, qui, en plus de l'honni symbole pétrolier, semble destiné à recueillir le plus grand nombre possible de baguettes maltraitées par leur musculeux propriétaire (qui ne cesse de les y envoyer, sans même faire mine de viser ou bien se retourner !). Une version qui semble se densifier, au fur et à mesure des couplets enchaînés, et qui bénéficie logiquement du retour de Jack Howard au Saxo, pour un final de folie qui voit alors le "divin chauve" gesticuler de frénétique jusqu'à entrer littéralement en transe, posté à ses côtés ... grand, tout simplement !


Short Memory (Mémoire Courte)... Pour mieux se reconstruire et (co)exister ?
Aux dires même du groupe, Beds Are Burning aura été écrit en quelques minutes et au plus proche de sa forme finale enregistrée sur l'incontournable Diesel & Dust, en 1987 ! Une sorte de hit "immédiat", qui aura touché puis colonisé la planète entière, non sans avoir remis au centre de l'immense, et éclatée, carte Australienne, la réalité de la situation Aborigène, les divers crimes et abus perpétrés contre ces "premiers habitants" et leur incroyable culture. Une façon claire et explicite, de rappeler à toutes et tous - plus encore, aux descendants des colons en provenance de l'Empire Britannique ! - qu'il fallait prendre en compte cet immense et bel héritage, lui rendre hommage, protéger au mieux sa réalité, lui donner une voix et respecter l'intégrité de son "milieu naturel". Une démarche, belle et louable, que l'on peut pousser plus avant et approfondir en mirant le DVD nommé Blackfella/Whitefella, attaché à leur rencontre (également musicale) d'avec le peuple Aborigène. Un périple passionnant, mené aux côtés des "natifs" du Warumpi Band, que l'on peut se procurer au sein de l'édition "deluxe" de Diesel & Dust, ou bien encore au sein de l'imposant coffret-baril : Overflow Tank !


Aussi, lorsque Peter Garett s'adresse au public en ces termes : "cette chanson est très importante pour nous, nous vous demandons de nous rejoindre... sur Beds Are Burning !", la réponse est immédiate et l'ensemble des arènes se lève illico pour accompagner ce riff simpliste et addictif à la fois ; cette rythmique épaisse, qui semble lancée sur des rails imaginaires : vouée à avancer sans cesse, sans jamais devoir ralentir ou s'arrêter, ni envisager de se retourner et revenir sur ses "pas"... sans compromission, définitivement ! Là encore, l'ensemble des musiciens semble prêt à défendre cette énième version Live, comme s'ils venaient tout juste de la créer, sans montrer de signes notables d'usure ou d'ennui. Nope. No way baby. Pas cette fois. Pas ici. Une version dense, quasi en surchauffe, menée au plus blanc de la fusion d'avec les humains alentours, qui sautent et chantent à tue-tête, ces paroles familières, engagées, revendicatrices :
"Là-bas, au loin, où la rivière se tarit / Les Eucalyptus rouge-sang, et les chênes du désert / Des épaves de Holden et les vapeurs bouillantes des diesels / Y Fument par quarante-cinq degrés / Le temps est venu / Il nous faut être juste et le dire / De payer notre loyer / De payer notre part / Le temps est venu / Un fait est un fait / Cela leur appartient / Nous nous devons de le leur rendre / Comment pouvons nous danser, tandis que notre terre tourne ? / Comment pouvons nous dormir, pendant que nos lits brûlent ? / Comment pouvons nous danser, tandis que notre terre tourne ? / Comment pouvons nous dormir, pendant que nos lits brûlent ?".
Une communion "spontanée", qui s'embrase de nouveau sous l'égide de Garett, lorsque celui-ci entraîne, sans temps mort, l'ensemble du groupe en une version dure, agressive et tout aussi intense, de Forgotten Years : brûlot extrait de Blue Sky Mining(1990). Comme tant d'autres, je me retrouve à chanter et sauter comme un "con", large sourire découpé d'une oreille à l'autre, ne cessant de rebondir malencontreusement contre les larges épaules de l'humain posté tout à côté, qui ne semble, ni s'en émouvoir, ni m'en vouloir, non, pas le moins du monde, tant il semble également subjugué par l'ampleur de la performance...
PS (de saison) :
Petit conseil minceur du jour ! Pas la peine de suer tout rouge sous canicule, de se gaver de pilules à effets secondaires mal maîtrisés ou d'investir dans des régimes draconiens, abscons ou superfétatoires, pour enfin réussir à entrer par effraction dans votre maillot estival préféré : une paire de concerts, de ce niveau-là, chaque semaine, et le tour est joué...


Mémoire Courte (Short Memory)... Une façon de (sur)vivre ?
Second hit majeur du groupe en France, Blue Sky Mine, armé de son intro/chorus d'harmonica simpliste, mais reconnaissable entre mille, aura également été interprété de façon soutenue et sans temps mort, refrain "balancé" en mode urgence absolue sur fonds de guitares cisaillant l'air chaud et épais du moment. Un morceau s'attardant sur la dure réalité des gens du "commun" (sic !), qui, depuis l'aube de leur humanité prolétarienne, n'ont d'autre choix, pour (sur)vivre et tenter de mettre chaque jour de la nourriture sur la table, que de travailler pour un système qui les use, abuse, les méprise et les tue : laissant ici, cette fois, rien moins que leur santé et longévité en travaillant dans des mines d'amiante bleue responsables de la mort et de la maladie (par intoxication) de nombreux ouvriers, qui n'auront eu d'autre choix, que de s'y soumettre...
"Mais si je travaille toute la journée dans cette mine de ciel bleu / Il y aura de la nourriture sur la table, ce soir / Si je continue à monter et descendre, dans cette mine de ciel bleu / La paie sera dans mes poches, ce soir...".
Lorsque Blue Sky Mining était sorti, en l'antique 1990, il m'avait colonisé du "dedans" au point de le jouer en boucle, sans répit, des semaines durant ; au point de prendre le temps d'en disséquer chaque partie instrumentale, chaque mot prononcé (dictionnaire en pognes, à l'époque) ; au point de tenter de convaincre un à un et sans retenue, mes amis mélomanes à franchir le pas pour se le procurer à tout prix...
Ici, rien à jeter ! Depuis les attaques soniques de Forgotten Years, King Of The Mountain, Stars Of Warburton, les mid-tempo truffés de guitares inventives de Bedlam Bridge, Moutains Of Burma ou River Runs Red, la beauté envoûtante et engagée (sur fond d'urgence climatique) d'Antarctica. Point d'orgue de cette soirée, ils reviendront jouer en ultime rappel - "nous devons faire vite, en raison du couvre-feu !", l'imparable et rassembleur One Country : entamé sur un coin de scène en version "intimiste", guitare-voix, et qui finira logiquement par monter, monter puis finalement exploser, soutenu par un groupe toujours concentré et à l'unisson... Pour finalement nous laisser pantelants et reconnaissants, ravis et néanmoins trempés, avides de pouvoir remettre "ça" au plus vite.


Short Memory (Mémoire courte)... Mieux, ou pire, in fine ?
Il serait facile et tentant, au sortir de ce lieu chargé d'histoire, d'ajouter à l'ensemble, en philosophant un brin, que : nul bonheur, nulle sérénité, nulle espérance, nulle fierté, nulle jouissance de l'instant présent, ne pourrait exister sans faculté d'oubli ! Lors, bon, ce serait alors se priver bêtement, en la Oil "matière", de tant et tant de (belles) choses partagées, images Live gravées, beaux et (sonores) forts moments vécus depuis la lointaine et "Post Punk" (c'est à la mode, ces temps-ci, cette "appellation sans fondement") 1978...

Short Interview (Interview express)... Bonus "plus" !
Échanges (cours et concis) menés autour d'un bagel en compagnie de Jim Moginie (Guitare et Claviers) et Bones Hillman (Basse et Chant), en les ruelles surchauffées de Lyon, au lendemain du show sus-chroniqué...


Beau concert, hier au soir, non ? Énergique et intense, quoique super bien maîtrisé... Merci encore, ce fût splendide...

Pour nous aussi, ça l'aura été, hier au soir, en plus, dans ce cadre magnifique, ces arènes historiques...

Dommage... cela aura été un poil court (une heure trente cinq) par rapport à un concert standard du groupe, c'était un format "festival" ?

Oui, c'était un set "festival", un peu plus court. Nous en avons deux, selon les lieux, sur cette tournée estivale, et, cette fois, nous avons dû un peu raccourcir en raison du "couvre-feu" imposé par l'organisation...

Je vous ai découvert en 1984, et depuis, suivi à "distance", mais, bon, pour vous avoir vu pour la première fois sur scène à Paris en 1988, à l'Élysée Montmartre (show quasi inoubliable, tant il fût bourré d'énergie, d'intensité et d'envie !) j'ai trouvé le show d'hier soir, toujours au niveau, toujours aussi énergique, toujours bourré d'envie...

C'est vrai, oui. On se régale, sur la tournée. On joue dans des lieux incroyables... je crois que je me souviens bien de ce show de l'époque, à Paris, c'était l'un des premiers en France, çà avait aussi été une super soirée, une grande époque ! Merci encore pour votre soutien, tout au long de ces années...
Pas la peine d'en dire plus ou d'en demander encore, suite au beau show de la veille, les deux gars étant manifestement en train de profiter pleinement de leur journée "off". Le monde étant "petit", aux dires de certains, nous nous croiserons de nouveau, au débotté, une petite heure plus loin aux abords de l'esplanade de la Cathédrale : verres en pognes, posés à l'ombre, apparemment tous deux heureux, rigolards et (vieux) complices de longue date ; de quoi se réjouir et envisager sereinement le futur musical de ce groupe incontournable (de la scène rock internationale), d'autant que, sur la tournée, quelques nouveaux titres, sont joués en avant-première, çà et là...

Vous pourrez retrouver la chronique du show donné ce même soir par le groupe The G, en première partie de Midnight Oil... ici !"


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