Critique de concert PMs Better + Gush + Newton Faulkner + BB Brunes + Devendra Banhart+Gogol Bordello + ZZ Top + -M- + Peter Doherty + Pony Pony Run Run (Festival Musilac 2010)

15h30.30°C. Le festival Musilac peut enfin commencer. Les jeunes frenchies de PMS Better et Gush débutent l’échauffement du public. Mais le son pop rock anglais est très vite remplacé par celui de la guitare de Newton Faulkner. Ce chanteur surprend d’abord par ses longues dreadlocks, puis surtout par sa musique originale. Un son folk à l’énergie débordante, une bouffée d’air frais sous le cagnard d’Aix les Bains. Il prouve qu’un homme seul avec une guitare, et "la cassette" (pour le paraphraser), peut faire vibrer des centaines de personne. Et même avec des reprises de Dead or alive ou Queen, qu’il remanie de manière incroyable.
17h30. On ressent une certaine impatience du public. Mais les BB Brunes arrivent et la tension se transforme en excitation. Le groupe de rockeur pour midinettes a muri. Les BB ont grandi. Leur pop rock français à la sauce anglo-saxonne (tient décidément !) reste léger et prenant, tandis que le chanteur et guitariste se déchaine. Peut être quand faisant semblant d’être une rock star on finit par en devenir une ?
Anyway nous diraient les américains de Devendra Banhart, qui ont su imposer leur style décalé. Un rock à la yéyé reggae, guidé par un chef d’orchestre aux mimiques efféminés et à la voix de chevrotante. Hilarant !
Mais pas autant que Gogol Bordello. Un groupe complètement allumé, cosmopolite. On passe d’un rock tzigane à un rock reggae, aux allures de Rage against the machine. Ils déploient une puissance phénoménale, à laquelle le public n’a pas toujours réagi. Peut-être parce que tout cela n’était que les amuse-gueules ?
21h30. Le plat de résistance arrive enfin ! Qu’y a-t-il au menu ? Du ZZ Top, mais il n’est plus tout frais. Cependant il reste excellent ! Les écrans géant nous offrent des vidéos qui nous emmènent dans un trip quasi psychédélique. Les célèbres barbus n’ont beau ne plus être tout jeunes, ils savent encore manier une guitare comme personne. L’arthrite ne les a pas encore eu et n’est pas près de les avoir apparemment ! Les spectateurs, tout âges confondus, secouent frénétiquement la tête, et brandissent le poing sur les accords de ces guitares endiablées.
-M- rimerait-il avec émeute ? Il semblerait en effet ! Nos papy rockeur à peine sortis de scène le public se bouscule et se chamaille les places, dans l’espoir de mieux entrapercevoir le "roi des ombres". Dans quelles folies Mathieu Chedid et ses musiciens nous amènent-ils ? La mise en scène nous transporte dans un univers bonne enfant et mystérieux, avec l’habituel onde sensuelle des chansons de M. Le chanteur nous démontre encore une fois ses talents de guitariste buccal et le plaisir qu’il prend à jouer avec le public. Ce dernier toujours pris de folie appelle et rappelle M, qui finit par faire son machistador.
Mais très vite la foule s’éparpille. Les gens s’assoient et attendent. Attendent quoi ? Peter Doherty ? Apparemment non. Un autre chanteur seul avec une guitare ! Et des danseuses en tutu ? Malgré de beau texte et une voix des plus agréables l’effet est soporifique. Il est vrai qu’il est tard (ou très tôt) mais il faut reconnaitre qu’après des groupes fort en émotion, le petit Anglais reste mignon et quelque peu boudé par les musilaciens.
1h30. Ouf ! le dessert arrive ! Un Pony Pony Run Run avec une crème rock, saupoudré d’électro. Le groupe met tout en œuvre pour réveiller le public. Et y parvient en offrant ce cocktail sur-vitaminé qui donne envie de rester.
En définitif, une ouverture de festival plutôt réussie avec ses temps forts, ses surprises et ses déceptions, tout ça sous un soleil de plomb.
17h30. On ressent une certaine impatience du public. Mais les BB Brunes arrivent et la tension se transforme en excitation. Le groupe de rockeur pour midinettes a muri. Les BB ont grandi. Leur pop rock français à la sauce anglo-saxonne (tient décidément !) reste léger et prenant, tandis que le chanteur et guitariste se déchaine. Peut être quand faisant semblant d’être une rock star on finit par en devenir une ?
Anyway nous diraient les américains de Devendra Banhart, qui ont su imposer leur style décalé. Un rock à la yéyé reggae, guidé par un chef d’orchestre aux mimiques efféminés et à la voix de chevrotante. Hilarant !
Mais pas autant que Gogol Bordello. Un groupe complètement allumé, cosmopolite. On passe d’un rock tzigane à un rock reggae, aux allures de Rage against the machine. Ils déploient une puissance phénoménale, à laquelle le public n’a pas toujours réagi. Peut-être parce que tout cela n’était que les amuse-gueules ?
21h30. Le plat de résistance arrive enfin ! Qu’y a-t-il au menu ? Du ZZ Top, mais il n’est plus tout frais. Cependant il reste excellent ! Les écrans géant nous offrent des vidéos qui nous emmènent dans un trip quasi psychédélique. Les célèbres barbus n’ont beau ne plus être tout jeunes, ils savent encore manier une guitare comme personne. L’arthrite ne les a pas encore eu et n’est pas près de les avoir apparemment ! Les spectateurs, tout âges confondus, secouent frénétiquement la tête, et brandissent le poing sur les accords de ces guitares endiablées.
-M- rimerait-il avec émeute ? Il semblerait en effet ! Nos papy rockeur à peine sortis de scène le public se bouscule et se chamaille les places, dans l’espoir de mieux entrapercevoir le "roi des ombres". Dans quelles folies Mathieu Chedid et ses musiciens nous amènent-ils ? La mise en scène nous transporte dans un univers bonne enfant et mystérieux, avec l’habituel onde sensuelle des chansons de M. Le chanteur nous démontre encore une fois ses talents de guitariste buccal et le plaisir qu’il prend à jouer avec le public. Ce dernier toujours pris de folie appelle et rappelle M, qui finit par faire son machistador.
Mais très vite la foule s’éparpille. Les gens s’assoient et attendent. Attendent quoi ? Peter Doherty ? Apparemment non. Un autre chanteur seul avec une guitare ! Et des danseuses en tutu ? Malgré de beau texte et une voix des plus agréables l’effet est soporifique. Il est vrai qu’il est tard (ou très tôt) mais il faut reconnaitre qu’après des groupes fort en émotion, le petit Anglais reste mignon et quelque peu boudé par les musilaciens.
1h30. Ouf ! le dessert arrive ! Un Pony Pony Run Run avec une crème rock, saupoudré d’électro. Le groupe met tout en œuvre pour réveiller le public. Et y parvient en offrant ce cocktail sur-vitaminé qui donne envie de rester.
En définitif, une ouverture de festival plutôt réussie avec ses temps forts, ses surprises et ses déceptions, tout ça sous un soleil de plomb.
Signature : melanie vle 26/07/2010
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