Critique de concert P!NK + Good Charlotte + Vadel (Festival de Nimes)
Le premier groupe à entrer sur scène ce soir porte le nom de VADEL.
Ce très jeune groupe de rock québécois, inconnu du public des arènes, adopte très vite une attitude ouvertement décontractée. Look grunge, jeans slims délavés, bandeaux dans les cheveux pour certains, Raybans pour les autres, ils répèteront à plusieurs reprises "on kiffe" mais leur peu d’expérience ne convaincra pas le public qui, quant à lui, ne kiffe pas tant que ça et se contente d’applaudir mollement à la fin de chaque morceau.


Leur premier single Laisse Aller ne remportera pas plus l’engouement d’une audience somnolente et viendra conclure un set d’une demi-heure.
À 20h30, c’est au tour de GOOD CHARLOTTE de profiter de ce cadre exceptionnel qu’offrent les arènes de Nîmes.
Contrairement à leurs prédécesseurs, le manque d’expérience scénique n’est pas le souci de ce groupe américain dont la formation remonte aux années 90. Malheureusement, le punk rock qu’ils nous délivrent très professionnellement ce soir ne semble pas être le style de prédilection du public français de P!NK et, à l’exception de quelques fans disséminés çà et là dans la fosse, la plupart des spectateurs découvrent …
Le groupe entre en scène avec l’un de leurs anciens singles les plus connus The Anthem. Le ton est rapidement lancé et cela ne semble pas déplaire au public qui sort enfin de sa torpeur et accueille plus chaudement les diverses interventions du chanteur entre les morceaux. Les musiciens se déplacent et couvrent très bien la scène. Seul le chanteur reste assez statique. Le groupe nous offre en avant première un nouveau morceau qui sera enregistré en octobre Like It’s Her Birthday. Si le morceau est léger, dynamique et festif, les fans du groupe lui reprocheront très certainement une trop grande simplicité. C’est ensuite au tour d’une ballade, puis du très appréciable Dancefloor Anthem.
Les musiciens, qui n’hésiteront pas à reconnaître leur peu de connaissance du français, vanteront tout de même avec humour les mérites du french kiss. Plus à l’aise en milieu de set, ils demanderont la participation du public sur le morceau I Just Wanna Live. À ce stade de la soirée, l’ambiance s’est réchauffée et le public apprécie. Après un morceau plus en dessous ce soir, le groupe lancera un très apprécié I’ve got a feeling... that tonight’s gonna be a good night. On pourra tout de même s’interroger sur la présence dominante de titres du deuxième album du groupe qui en compte pourtant quatre à son actif. Même si le deuxième album reste à ce jour leur plus grand succès, on regrettera l’absence de certains titres phares du dernier album. La prestation durera à nouveau une demi-heure et le public, désormais de très bonne humeur, profitera de l’installation du set de P!NK pour lancer une belle ola.
SETLIST :
1. The Anthem
2. Girls & Boys
3. The Young & the Hopeless
4. Like it's her Birthday
5. Dance Floor Anthem
6. I Just Wanna Live
7. Lifestyles of the Rich and Famous
Notre très attendue popstar fait son entrée à 21h35. Munie d’un mégaphone bling-bling étoilé, elle lance les premières notes du très à-propos Get the Party Started. L’entrée spectaculaire qu’elle avait faite au Main Square à Arras, lâchée en chute libre depuis une nacelle pendue dans le vide, n’est malheureusement pas au programme ce soir. Mais l’énergie débordante que P!NK affiche d’entrée de jeu vient palier à ce qui était simplement une impossibilité technique.
Le titre éponyme de son dernier album Funhouse, stratégiquement placé en début de set, donne le ton, aussi bien musicalement qu’esthétiquement. Tandis que l’écran géant qui fait office de backdrop diffuse des images et montages vidéos colorés et travaillés de fêtes foraines, P!NK prend possession de l’intégralité de la scène. Vêtue d’une courte jupe noire, la tornade blonde, accompagnée de ses musiciens et de ses deux choristes, parvient à instaurer instantanément une atmosphère détendue et festive.
Les riffs de guitare de Ave Maria, probablement le titre le plus rock de son dernier album, résonnent bien plus que sur la version studio et ajoutent à la puissance de ce début de concert. P!NK ne perd pas de temps et fait chanter le public dès le premier refrain. Les interactions sont nombreuses, le ton est convivial. Debout, accroupie, en l’air, P!NK se révèle d’être une véritable boule d’énergie, qui n’oublie pas de préciser à quel point le cadre des arènes est magnifique.
Le rythme ralentit un peu avec Who Knew, premier titre issu de l’avant dernier album. On regrettera ici un son légèrement étouffé, sourd, qui nous empêchera de distinguer clairement les paroles pourtant très réussies de cet ballade mid-tempo.
Retour aux festivités et au dernier album avec le très entraînant Bad Influence. Deux danseuses font leur entrée sur scène sur deux grands toboggans, et l’écran géant diffuse désormais des images du live et de P!NK, qui participe à la chorégraphie tout en assurant sans problème le chant.
C’est ensuite au tour de l’album M!ssundaztood, qui a révélé P!NK avec le très connu (et apprécié) Just Like A Pill. P!NK profite de l’intensité du moment pour se mettre à l’aise en maillot et grimper sur les enceintes.
Elle reviendra vêtue d’une jupe orange pour Please Don’t Leave Me, dont le rythme relativement lent lui permettra de descendre dans le pit photo au plus près de son public. Elle prendra d’ailleurs le temps d’offrir une dédicace à un fan chanceux.
Retour sur une scène mise en avant par de somptueux jeux de lumières pour Sober.
I’m Not Dead est ensuite l’occasion d’un bon mais bref solo de guitare. La fin du morceau sera assurée par les choristes tandis que le public, déchaîné, tambourine des pieds sur les gradins.
Après environ une heure de concert, l’atmosphère s’apaise avec un mini set acoustique. P!NK s’asseoit avec son guitariste et son bassiste et chante avec émotion le morceau I Don’t Believe You.
L’émotion s’intensifie avec son hymne politique Dear Mr. President, très apprécié des activistes anti-Bush. Le public est connaisseur et ‘friendly’ de ces causes. Des cris, relevés par P!NK qui tournera immédiatement la tête, viendront d’ailleurs accueillir "what kind of father might hate his own daughter if she were gay?".
Sur le morceau suivant, Mean, P!NK est accompagnée de son ami compositeur Butch Walker au chant et à la guitare tandis que l’écran géant diffuse une vidéo filmée spécialement pour la tournée.
Le duo propose ensuite un medley composé de covers de Basket Case de Green Day, de My Generation de The Who et de Roxanne de The Police. Une énorme boule en plastique transparent est lancée dans le public qui s’en amuse en se la transmettant de mains en mains. Quelques minutes s’écoulent avant que P!NK, toujours au chant, s’élance dans cette boule pour hamster géante pour un ‘crowdsurfing’ plus qu’original au dessus de la fosse. Un groupe de fans en perruques roses réussira d’ailleurs à lancer une perruque dans la boule. P!NK en ressortira donc bien évidemment coiffée de... rose ! S’il est une qualité qu’on ne peut que lui reconnaître, c’est indéniablement sa capacité à faire le show tout en conservant cette simplicité et cet humour qui la rendent extrêmement sympathique.
Try Too Hard, sera à nouveau l’occasion d’un solo de guitare, valeur ajoutée très appréciable en live.
Une nouvelle cover, What’s Up des Four Non Blondes, déchaîne à nouveau le public qui chante joyeusement couplets et refrains.
C’est avec Leave Me Alone (I'm Lonely) que la setlist officielle se termine. P!NK demande au public de lui offrir sa danse la plus horrible à voir. Elle-même se déhanche avec humour sur scène. Les choristes, pendant ce temps, lancent de gros ballons colorés dans le public.
À 22h50, la scène s’éteint. Le son est entièrement coupé. Seul l’écran géant diffuse en ombres chinoises des objets caractéristiques de fêtes foraines. Le public hurle de toutes ses forces pour le retour de sa star, qui finit par réapparaître avec un explosif So What, sublimé par de beaux effets pyrotechniques.
Le concert se termine à 23h après une soirée rendue exceptionnelle par ce personnage haut en couleurs et impressionnant de simplicité et d’humour qu’a su rester P!INK après toutes ces années.
SETLIST :
01. Intro/Get the Party Started
02. Funhouse
03. Ave Maria
04. Who Knew
05. Bad Influence
06. Just Like A Pill
07. Please Don’t Leave Me
08. Sober
09. I’m Not Dead
10. I Don’t Believe You
11. Dear Mr. President
12. Mean
13. Medley (Basket Case de Green Day, My Generation de The Who, Roxanne de The Police)
14. Try Too Hard
15. Cover : What's Up de Four Non Blondes
16. Leave Me Alone
-------- RAPPEL--------
17. So What
Plus de photos d’Olivia : http://www.live-photography.com
Ce très jeune groupe de rock québécois, inconnu du public des arènes, adopte très vite une attitude ouvertement décontractée. Look grunge, jeans slims délavés, bandeaux dans les cheveux pour certains, Raybans pour les autres, ils répèteront à plusieurs reprises "on kiffe" mais leur peu d’expérience ne convaincra pas le public qui, quant à lui, ne kiffe pas tant que ça et se contente d’applaudir mollement à la fin de chaque morceau.


Leur premier single Laisse Aller ne remportera pas plus l’engouement d’une audience somnolente et viendra conclure un set d’une demi-heure.
À 20h30, c’est au tour de GOOD CHARLOTTE de profiter de ce cadre exceptionnel qu’offrent les arènes de Nîmes.
Contrairement à leurs prédécesseurs, le manque d’expérience scénique n’est pas le souci de ce groupe américain dont la formation remonte aux années 90. Malheureusement, le punk rock qu’ils nous délivrent très professionnellement ce soir ne semble pas être le style de prédilection du public français de P!NK et, à l’exception de quelques fans disséminés çà et là dans la fosse, la plupart des spectateurs découvrent …
Le groupe entre en scène avec l’un de leurs anciens singles les plus connus The Anthem. Le ton est rapidement lancé et cela ne semble pas déplaire au public qui sort enfin de sa torpeur et accueille plus chaudement les diverses interventions du chanteur entre les morceaux. Les musiciens se déplacent et couvrent très bien la scène. Seul le chanteur reste assez statique. Le groupe nous offre en avant première un nouveau morceau qui sera enregistré en octobre Like It’s Her Birthday. Si le morceau est léger, dynamique et festif, les fans du groupe lui reprocheront très certainement une trop grande simplicité. C’est ensuite au tour d’une ballade, puis du très appréciable Dancefloor Anthem.
Les musiciens, qui n’hésiteront pas à reconnaître leur peu de connaissance du français, vanteront tout de même avec humour les mérites du french kiss. Plus à l’aise en milieu de set, ils demanderont la participation du public sur le morceau I Just Wanna Live. À ce stade de la soirée, l’ambiance s’est réchauffée et le public apprécie. Après un morceau plus en dessous ce soir, le groupe lancera un très apprécié I’ve got a feeling... that tonight’s gonna be a good night. On pourra tout de même s’interroger sur la présence dominante de titres du deuxième album du groupe qui en compte pourtant quatre à son actif. Même si le deuxième album reste à ce jour leur plus grand succès, on regrettera l’absence de certains titres phares du dernier album. La prestation durera à nouveau une demi-heure et le public, désormais de très bonne humeur, profitera de l’installation du set de P!NK pour lancer une belle ola.
1. The Anthem
2. Girls & Boys
3. The Young & the Hopeless
4. Like it's her Birthday
5. Dance Floor Anthem
6. I Just Wanna Live
7. Lifestyles of the Rich and Famous
Notre très attendue popstar fait son entrée à 21h35. Munie d’un mégaphone bling-bling étoilé, elle lance les premières notes du très à-propos Get the Party Started. L’entrée spectaculaire qu’elle avait faite au Main Square à Arras, lâchée en chute libre depuis une nacelle pendue dans le vide, n’est malheureusement pas au programme ce soir. Mais l’énergie débordante que P!NK affiche d’entrée de jeu vient palier à ce qui était simplement une impossibilité technique.
Le titre éponyme de son dernier album Funhouse, stratégiquement placé en début de set, donne le ton, aussi bien musicalement qu’esthétiquement. Tandis que l’écran géant qui fait office de backdrop diffuse des images et montages vidéos colorés et travaillés de fêtes foraines, P!NK prend possession de l’intégralité de la scène. Vêtue d’une courte jupe noire, la tornade blonde, accompagnée de ses musiciens et de ses deux choristes, parvient à instaurer instantanément une atmosphère détendue et festive.
Les riffs de guitare de Ave Maria, probablement le titre le plus rock de son dernier album, résonnent bien plus que sur la version studio et ajoutent à la puissance de ce début de concert. P!NK ne perd pas de temps et fait chanter le public dès le premier refrain. Les interactions sont nombreuses, le ton est convivial. Debout, accroupie, en l’air, P!NK se révèle d’être une véritable boule d’énergie, qui n’oublie pas de préciser à quel point le cadre des arènes est magnifique.
Le rythme ralentit un peu avec Who Knew, premier titre issu de l’avant dernier album. On regrettera ici un son légèrement étouffé, sourd, qui nous empêchera de distinguer clairement les paroles pourtant très réussies de cet ballade mid-tempo.
Retour aux festivités et au dernier album avec le très entraînant Bad Influence. Deux danseuses font leur entrée sur scène sur deux grands toboggans, et l’écran géant diffuse désormais des images du live et de P!NK, qui participe à la chorégraphie tout en assurant sans problème le chant.
C’est ensuite au tour de l’album M!ssundaztood, qui a révélé P!NK avec le très connu (et apprécié) Just Like A Pill. P!NK profite de l’intensité du moment pour se mettre à l’aise en maillot et grimper sur les enceintes.
Elle reviendra vêtue d’une jupe orange pour Please Don’t Leave Me, dont le rythme relativement lent lui permettra de descendre dans le pit photo au plus près de son public. Elle prendra d’ailleurs le temps d’offrir une dédicace à un fan chanceux.
Retour sur une scène mise en avant par de somptueux jeux de lumières pour Sober.
I’m Not Dead est ensuite l’occasion d’un bon mais bref solo de guitare. La fin du morceau sera assurée par les choristes tandis que le public, déchaîné, tambourine des pieds sur les gradins.
Après environ une heure de concert, l’atmosphère s’apaise avec un mini set acoustique. P!NK s’asseoit avec son guitariste et son bassiste et chante avec émotion le morceau I Don’t Believe You.
L’émotion s’intensifie avec son hymne politique Dear Mr. President, très apprécié des activistes anti-Bush. Le public est connaisseur et ‘friendly’ de ces causes. Des cris, relevés par P!NK qui tournera immédiatement la tête, viendront d’ailleurs accueillir "what kind of father might hate his own daughter if she were gay?".
Sur le morceau suivant, Mean, P!NK est accompagnée de son ami compositeur Butch Walker au chant et à la guitare tandis que l’écran géant diffuse une vidéo filmée spécialement pour la tournée.
Le duo propose ensuite un medley composé de covers de Basket Case de Green Day, de My Generation de The Who et de Roxanne de The Police. Une énorme boule en plastique transparent est lancée dans le public qui s’en amuse en se la transmettant de mains en mains. Quelques minutes s’écoulent avant que P!NK, toujours au chant, s’élance dans cette boule pour hamster géante pour un ‘crowdsurfing’ plus qu’original au dessus de la fosse. Un groupe de fans en perruques roses réussira d’ailleurs à lancer une perruque dans la boule. P!NK en ressortira donc bien évidemment coiffée de... rose ! S’il est une qualité qu’on ne peut que lui reconnaître, c’est indéniablement sa capacité à faire le show tout en conservant cette simplicité et cet humour qui la rendent extrêmement sympathique.
Try Too Hard, sera à nouveau l’occasion d’un solo de guitare, valeur ajoutée très appréciable en live.
Une nouvelle cover, What’s Up des Four Non Blondes, déchaîne à nouveau le public qui chante joyeusement couplets et refrains.
C’est avec Leave Me Alone (I'm Lonely) que la setlist officielle se termine. P!NK demande au public de lui offrir sa danse la plus horrible à voir. Elle-même se déhanche avec humour sur scène. Les choristes, pendant ce temps, lancent de gros ballons colorés dans le public.
À 22h50, la scène s’éteint. Le son est entièrement coupé. Seul l’écran géant diffuse en ombres chinoises des objets caractéristiques de fêtes foraines. Le public hurle de toutes ses forces pour le retour de sa star, qui finit par réapparaître avec un explosif So What, sublimé par de beaux effets pyrotechniques.
Le concert se termine à 23h après une soirée rendue exceptionnelle par ce personnage haut en couleurs et impressionnant de simplicité et d’humour qu’a su rester P!INK après toutes ces années.
01. Intro/Get the Party Started
02. Funhouse
03. Ave Maria
04. Who Knew
05. Bad Influence
06. Just Like A Pill
07. Please Don’t Leave Me
08. Sober
09. I’m Not Dead
10. I Don’t Believe You
11. Dear Mr. President
12. Mean
13. Medley (Basket Case de Green Day, My Generation de The Who, Roxanne de The Police)
14. Try Too Hard
15. Cover : What's Up de Four Non Blondes
16. Leave Me Alone
-------- RAPPEL--------
17. So What
Plus de photos d’Olivia : http://www.live-photography.com
Signature : av
le 14/09/2010
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le 14/09/2010
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Photographe : olivia-jehel
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>> Réponse (le 13/12/2010 par rocknfolk) moi j'ai trouvé VADEL super génial. D'ailleurs le public n'était même pas encore rentré quand VADEL a commencé. Il y avait à peine 1000 personnes qui étaient déjà là sur les 7000. Donc c'est normal qu'on entende pas trop les applaudissements. 2 moi plus tard VADEL au zénith de Paris, au Dome de Marseille et au Zenith de Toulouse ils ont eu une STANDING OVATION , parce que la salle était pleine au moment du concert, parce qu'il ne faisait pas la première partie de la première partie comme pour le concert de PINK Aux Arenes de Nîmes, VADEL a joué 4 heures avant PINK sous un soleil de plomb et devant des Arènes encore vides ! Donc je trouve le commentaire totalement irréaliste... > Réagir à cette critique

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