Critique de concert PuppetMastaz

.jpg)
A part une première expérience convaincante en live à Rock en Seine en 2007, je ne connais à peu près rien aux rappeurs teutons marionnettophores de Puppetmastaz. Fort d'une expérience de plusieurs années de concert au Cabaret Aléatoire, j'arrive avec un retard scientifiquement calculé de 40 minutes, évidemment largement insuffisant...
.jpg)
Première surprise, il y a un monde fou (c'est complet et on fait la queue avant l'entrée). Quel contraste avec le pourtant formidable concert des Bishops, ici même avec Exxon Valdes et Dondolo, ma dernière venue en date, concert donné devant 50 personnes ! Enfin, on ne va pas se plaindre que cette chouette salle de Cabaret Aléatoire, seule alternative en l'absence prolongée du Moulin pour ce genre de groupes, gagne un peu d'argent de temps en temps !
.jpg)
Comme le souligne Julien 13Ru (qui illustre cette chronique), le public est plutôt jeune ce soir - effet spectacle de marionnettes peut-être ? Il y a en tout cas quelques minuscule qui sont assurément là pour le Bébête show, plus que pour la musique ! Deuxième surprise de taille, on a installé un écran géant pour retransmettre une de ces roustes annuelles que se prend l'OM en septembre en Ligue des Champions. On espérait sincèrement ne pas devoir subir le calvaire complet en entier avant que le concert commence ? Raté ! Il aura fallu se taper un match entier, dont finalement seulement 6 minutes à haute intensité (celles où l'OM a pris 3 buts contre Madrid)...
.jpg)
Bref, le concert finit par commencer, et le public est à fond dès le premier beat, avant même de voir apparaître un animal sur la déjà très énervée Take Over (j'improvise les titres que je crois avoir saisis, vous fachez pas les fans hein !), chantée par un rabbit qui ressemble à un chou à la crème écrasé avec deux boutons en guise d'yeux. Dans le style hip hop ludique et classe, les Puppetmastaz évoluent dans le haut de panier, surtout quand ils se retrouvent à 7 ou 8 marionnettes pour les refrains (pour seulement 5 chanteurs, il me semble). On pense à Beastie Boys, Eminem, bref du haut en couleur, ça dépote.
.jpg)
De nouvelles têtes sortent régulièrement, certains assez rares (le requin marteau, la pieuvre ou le panda en peluche ne feront que de courtes apparitions). D'autres ont une fort personnalité, comme le gros rhinocéros qui se balade bedaine en avant, avec une grosse voix grave de chef de gang, ou encore la grenouille basketteuse obèse, francophone et particulièrement sympa avec le public, ou le lapin qui semble avoir la diction la plus nerveuse de tous... Quant au poulet jaune, il ressemble surtout à un alien !
.jpg)
Puppet Revolution, apparition d'un gros ballon gonflable qui permettra diverse projections (y compris de sang lors d'une bataille à la tronçonneuse entre bestioles), l'ambiance monte encore d'un cran tandis que les puppets se déchaînent, des jeunes gens commencent à slammer gentiment et à se grimper les uns sur les autres. Suit un étape un peu longue sur la dictature (suite logique de la révolution), avec discours au micro et harangues diverses, où mon intérêt baisse un peu - il faut dire que les sketchs qui entrecoupent les chansons sont plus ou moins drôles. Ca repart d'un coup avec la chanson plus speed (et apparemment tube du groupe), Eeny Miney Moo, qui retourne le public de fond en comble...
.jpg)
Autre moment drôle, l'apparition d'une tête coupée d'Elvis (un peu verdâtre) qui ne fait que grommeler à la façon de, sur un beat franchement électro, et très classe. Suit une sorte de techno-ragga chanté par les 2 serpents à plume bleus, avant l'arrivée d'un géant gonflable qui a la même tête que le Monsieur Loyal du show (celui avec le chapeau cabossé et le grand nez). Puis une séquence assez drôle de pornographie inter-espèces (où les parents de minuscules ont dû être un poil embêtés), et l'apparition fugitive d'un Flat Eric sur Free Bubbles sympatoche.
.jpg)
Au bout d'une heure, je m'aperçois que je re-baille quand même un peu même si c'est du très bon hip-hop dans l'ensemble, avec aussi par moments des accents indiens, style Asian Dub Foundation... Heureusement, les actionneurs de bestioles ont la bonne idée de se montrer vers la fin, déclenchant un beau bordel sur la petite scène devant le paravent, largement envahie, pendant le morceau très Beastie Boys, Sneaker Boots, où la salle est définitivement chavirée. Retour ensuite des bestioles, Rhino en tête, pour une fin à fond les ballons, où ils viennent après 2 titres tous saluer les uns après les autres.
.jpg)
Encore un rappel, où ils annoncent (info ou intox ? mystère) que Puppetmastaz c'est fini ! En tout cas, 1 h 45 de concert, c'est pas mal du tout et les fans semblent ravis. Sans trop connaître ni même être fan du style, on a globalement passé un très bon moment en leur compagnie ! Et c'est quand même agréable de constater qu'on peut remplir une salle à Marseille, un mercredi soir et sur un groupe restant assez pointu, un soir de ligue des champions...
.jpg)
Quoi qu'ils choisissent de faire, ils peuvent de toute façon refaire carrière comme simples rappeurs humains, sans aucun problèmes : pas d'inquiétude pour eux donc, ce serait assez classe qu'ils se soient arrêtés pour de bon ce soir-là, devant une salle chauffée à bloc, et que tout le monde reste sur ce très bon souvenir...
Signature : Philippele 02/10/2009
Envoyer un message à Philippe
Voir toutes les critiques de concert rédigées par Philippe
Photographe : julien 13ru
Envoyer un message à julien 13ru
Voir toutes les critiques de concert photographiées par julien 13ru
>> Réponse (le 03/10/2009 par Puppy boy) Ben, intox, on dirait, cher philippe ... ils annoncent encore des dates sur leur site (.com), a moins que ça soit seulement leur dernière tournée ! > Réagir à cette critique
>> Réponse (le 13/10/2009 par Le beauf bof)

> La suite

le 14 Avril 2012 - La Gaîté Lyrique, Paris (par fredc)


le 25 août 2007 - Parc de St Cloud, Paris (par Philippe)
Copyright © Neolab Production 2000-2012. Reproduction totale ou partielle interdite sans accord préalable.
Conditions générales d'utilisation
Conditions générales d'utilisation


















