Critique de concert The Kills + Cat’s Eyes + S.C.U.M.

Dernier concert londonien pour probablement quelques mois, The Kills n’ont pas déçu… Comme à l’accoutumé en Angleterre, deux premières parties étaient chargée de chauffer la salle ce soir, S.C.U.M., jeune groupe londonien, et Cat’s Eyes, nouveau projet du chanteur de The Horrors, Faris Badwan, en collaboration avec la soprano multi-instrumentiste Rachel Zeffira.
S.C.U.M.
Le moins que l’ont puisse dire c’est que l’ensemble est plutôt sombre, que ce soit visuellement ou encore au niveau du son.
S.C.U.M. est un jeune quintette qui décrivent leur musique comme du punk psychédélique et dès le début du set, on ne peut s’empêcher de penser au second album de The Horrors, Primary Colors. On y pense peut-être même un peu trop tellement le premier morceau ressemble à la chanson Mirror’s Image de leurs aînés. Même claviers, même voix grave pour le chanteur, même son compact et lourd. Derrière la batterie, la jeune fille blonde s’en sort incroyablement bien, pas un seul raté dans son jeu, concentration avant tout. Le chanteur quant à lui évoque une sorte de mante religieuse qui tenterait d’imiter la cigale de la célèbre fable, en dansant et balançant ses bras dans tous les sens. C’est… comment dire… inquiétant. Posez là-dessus la tête de Benjamin Biolay, et donc la voix de Faris Badwan, et vous obtiendrez un portrait assez fidèle du personnage. Musicalement, tout le set est correct, les musiciens sont bons et les compositions tiennent la route. Mais vraiment, j’ai un problème avec ces groupes qui ressemblent tant à d’autres. Je ne peux donc pas critiquer, car leur musique est intéressante, mais franchement, je préfèrerais voir The Horrors, plutôt qu’un ersatz de The Horrors.
Cat’s Eyes
Cat’s Eyes prend ensuite possession de la scène. Je ne sais pas si ça vient du fait que je suis là pour voir The Kills et personne d’autre, mais le nouveau groupe sensation du moment ne me procure pas l’effet escompté. Au contraire, je m’ennuie plutôt pendant leur show, mais cela vient peut-être aussi du mix qui, comme pour S.C.U.M., est assez mauvais. On sait qu’il est toujours difficile de faire ressortir les voix graves mais là, cela ne ressemble vraiment pas à grand-chose, une sorte de cafouillis où l’on distingue donc à peine les voix et les claviers sont inaudibles. Seul ressort le reste des instruments, et encore trop saturé… Là encore, on ne peut pas dire que les compositions soient mauvaises, mais dans l’absolu, il vaut probablement mieux les écouter sur CD que lors de cette prestation live car très franchement, je serais bien incapable de dire à quoi cela ressemble, ce qui est bon et ce qui l’est moins. Une fois encore, j’ai plus ou moins l’impression de voir The Horrors, mais avec une tentative de voix féminine pour alléger le tout. En bref, attendons de voir leur prestation à Rock en Seine cet été pour décider du sort de ce duo, qui sur le papier promettait d’être intéressant.

The Kills
L’heure de The Kills, 21h20 arrive puis passe… 25, 30, toujours personne. En jetant un coup d’œil à la console, on se rend compte qu’il y règne une grande effervescence. En effet, plus une seule lumière sur le matériel, toute la technique est down… De toute évidence, un faux contact fait s’éteindre la console toute seule, et les pauvres techniciens et ingés son courent partout afin de remédier au problème. Les ordinateurs sont redémarrés trois fois et enfin, à 21h50, le noir se fait dans la salle et le duo anglo-américain arrive. La tension est palpable au sein du crew de The Kills, qui affiche clairement un air signifiant "advienne que pourra".

La scène et le décor sont minimalistes, comme leur formation : une poignée d’instruments, deux spots et un immense fond de scène léopard, voilà tout ce qu’il faut aux Kills pour survivre et donner un show classieux, bien qu’un peu court, d’1h15. Ils attaquent très fort avec la chanson No Wow, tirée du second album du même nom. D’emblée ça fout la chair de poule de les voir tous les deux, lui avec sa classe et son flegme britannique et elle dans toute sa félinité, se déplaçant sur scène et feulant dans son micro comme une panthère prête à bondir. Le groupe enchaine alors avec Future Starts Slow et Your Heart is a Beaten Drum qui, comme prévu, gardent toutes leurs promesses sur scène.
L’inconvénient d’un set aussi court quand on a quatre albums excellents à son actif c’est que le public reste forcément sur sa faim à cause du choix de la setlist. Ce soir ne seront jouées que 2 chansons du premier album du groupe et seulement No Wow sera tirée de l’excellent album du même nom. La part belle est donc faite à Blood Pressure, et la venue sur scène de trois choristes soul pour les morceaux DNA et Satellite ajoute en profondeur à une prestation déjà très intense. Le duo a retrouvé la quasi-totalité de son énergie des premiers temps, lorsqu’on les voyait sur scène en se demandant s’ils attendraient d’être de retour en coulisses pour se sauter dessus sauvagement. Le show est électrique et érotique et même si la communication avec le public est minimale voire inexistante, quelque chose se passe dans la salle…

Au rappel, la chanson The Last Goodbye est un grand moment d’émotion, on sent Alison Mosshart vulnérable pour la première fois et ce n’est pas pour déplaire à la partie masculine de l’assemblée. Pots and Pans suit ensuite avec des percussions supplémentaires afin de faire sauter nos cœur hors de nos cage thoracique et enfin, un final épique d’à peine plus de deux minutes grâce au titre incroyablement puissant Fried My Little Brain.
Même si l’on peut regretter certaines chansons, on sort du concert en se disant que ce groupe est une des plus belles créations du XXIème siècle et qu’il serait trop bête de rater une seule de leurs prestations live tellement on en sort excités et remontés, prêts à bouffer le monde entier.
S.C.U.M.
Le moins que l’ont puisse dire c’est que l’ensemble est plutôt sombre, que ce soit visuellement ou encore au niveau du son.
S.C.U.M. est un jeune quintette qui décrivent leur musique comme du punk psychédélique et dès le début du set, on ne peut s’empêcher de penser au second album de The Horrors, Primary Colors. On y pense peut-être même un peu trop tellement le premier morceau ressemble à la chanson Mirror’s Image de leurs aînés. Même claviers, même voix grave pour le chanteur, même son compact et lourd. Derrière la batterie, la jeune fille blonde s’en sort incroyablement bien, pas un seul raté dans son jeu, concentration avant tout. Le chanteur quant à lui évoque une sorte de mante religieuse qui tenterait d’imiter la cigale de la célèbre fable, en dansant et balançant ses bras dans tous les sens. C’est… comment dire… inquiétant. Posez là-dessus la tête de Benjamin Biolay, et donc la voix de Faris Badwan, et vous obtiendrez un portrait assez fidèle du personnage. Musicalement, tout le set est correct, les musiciens sont bons et les compositions tiennent la route. Mais vraiment, j’ai un problème avec ces groupes qui ressemblent tant à d’autres. Je ne peux donc pas critiquer, car leur musique est intéressante, mais franchement, je préfèrerais voir The Horrors, plutôt qu’un ersatz de The Horrors.
Cat’s Eyes
Cat’s Eyes prend ensuite possession de la scène. Je ne sais pas si ça vient du fait que je suis là pour voir The Kills et personne d’autre, mais le nouveau groupe sensation du moment ne me procure pas l’effet escompté. Au contraire, je m’ennuie plutôt pendant leur show, mais cela vient peut-être aussi du mix qui, comme pour S.C.U.M., est assez mauvais. On sait qu’il est toujours difficile de faire ressortir les voix graves mais là, cela ne ressemble vraiment pas à grand-chose, une sorte de cafouillis où l’on distingue donc à peine les voix et les claviers sont inaudibles. Seul ressort le reste des instruments, et encore trop saturé… Là encore, on ne peut pas dire que les compositions soient mauvaises, mais dans l’absolu, il vaut probablement mieux les écouter sur CD que lors de cette prestation live car très franchement, je serais bien incapable de dire à quoi cela ressemble, ce qui est bon et ce qui l’est moins. Une fois encore, j’ai plus ou moins l’impression de voir The Horrors, mais avec une tentative de voix féminine pour alléger le tout. En bref, attendons de voir leur prestation à Rock en Seine cet été pour décider du sort de ce duo, qui sur le papier promettait d’être intéressant.

The Kills
L’heure de The Kills, 21h20 arrive puis passe… 25, 30, toujours personne. En jetant un coup d’œil à la console, on se rend compte qu’il y règne une grande effervescence. En effet, plus une seule lumière sur le matériel, toute la technique est down… De toute évidence, un faux contact fait s’éteindre la console toute seule, et les pauvres techniciens et ingés son courent partout afin de remédier au problème. Les ordinateurs sont redémarrés trois fois et enfin, à 21h50, le noir se fait dans la salle et le duo anglo-américain arrive. La tension est palpable au sein du crew de The Kills, qui affiche clairement un air signifiant "advienne que pourra".
La scène et le décor sont minimalistes, comme leur formation : une poignée d’instruments, deux spots et un immense fond de scène léopard, voilà tout ce qu’il faut aux Kills pour survivre et donner un show classieux, bien qu’un peu court, d’1h15. Ils attaquent très fort avec la chanson No Wow, tirée du second album du même nom. D’emblée ça fout la chair de poule de les voir tous les deux, lui avec sa classe et son flegme britannique et elle dans toute sa félinité, se déplaçant sur scène et feulant dans son micro comme une panthère prête à bondir. Le groupe enchaine alors avec Future Starts Slow et Your Heart is a Beaten Drum qui, comme prévu, gardent toutes leurs promesses sur scène.
L’inconvénient d’un set aussi court quand on a quatre albums excellents à son actif c’est que le public reste forcément sur sa faim à cause du choix de la setlist. Ce soir ne seront jouées que 2 chansons du premier album du groupe et seulement No Wow sera tirée de l’excellent album du même nom. La part belle est donc faite à Blood Pressure, et la venue sur scène de trois choristes soul pour les morceaux DNA et Satellite ajoute en profondeur à une prestation déjà très intense. Le duo a retrouvé la quasi-totalité de son énergie des premiers temps, lorsqu’on les voyait sur scène en se demandant s’ils attendraient d’être de retour en coulisses pour se sauter dessus sauvagement. Le show est électrique et érotique et même si la communication avec le public est minimale voire inexistante, quelque chose se passe dans la salle…
Au rappel, la chanson The Last Goodbye est un grand moment d’émotion, on sent Alison Mosshart vulnérable pour la première fois et ce n’est pas pour déplaire à la partie masculine de l’assemblée. Pots and Pans suit ensuite avec des percussions supplémentaires afin de faire sauter nos cœur hors de nos cage thoracique et enfin, un final épique d’à peine plus de deux minutes grâce au titre incroyablement puissant Fried My Little Brain.
Même si l’on peut regretter certaines chansons, on sort du concert en se disant que ce groupe est une des plus belles créations du XXIème siècle et qu’il serait trop bête de rater une seule de leurs prestations live tellement on en sort excités et remontés, prêts à bouffer le monde entier.
Signature : coline magaud
le 19/09/2011
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le 19/09/2011
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