Critique de concert Them Crooked Vultures + Nosfell


Nos amis de Them Crooked Vultures, découverts à Rock en Seine en août dernier, sont de retour à Paris pour nous faire profiter des chansons de leur premier album, qui a semble-t-il plutôt bien marché, à moins que ce ne soit l'association Dave Grohl, Josh Homme et John Paul Jones qui motive les foules. Quoi qu'il en soit, le Zénith est quasi complet et la fosse est pleine à craquer.
Nosfell ouvre le bal et même s'il est moins inquiétant qu'en 2005 à la Petite Coopé de Clermont-Ferrand alors qu'il faisait la première partie de Kasabian, son univers reste instantanément reconnaissable, tout comme ses tatouages et sa façon de danser. En une demi-heure, il arrive à convaincre une partie de l'audience du bien fondé de sa musique et j'entends même un p'tit jeune déclarer : "C'est mieux que Muse". La comparaison tient-elle la route ? A vous de juger...
Après un changement plateau de 30 minutes, le quatuor de rêve (Alain Johannes assure la seconde guitare et les chœurs) arrive sur scène à 21h tapantes et prend le temps de s'installer. Josh Homme lance un "nous sommes les Petits Pois" (décidément, ça lui a plu ce pseudonyme!) et le concert commence avec "No One Loves Me, Neither Do I", premier morceau de l'album. Le Zénith s'échauffe, Josh Homme et John Paul Jones sourient et s'amusent, Dave Grohl tape déjà comme une brute. Sans souffler, ils enchaînent avec un "Gunman" puissant et rond qui fait se soulever la foule et se déchaîner les passions... Mes bleus en témoignent !
A partir de là s'enchaînent les titres de l'album (Caligulove, Reptiles, Spinning in the Daffodils, Mind Eraser/No Chaser), tous rallongés pour durer jusqu'à 15 minutes, ainsi que quelques reprises (dont une face des B des Queens Of The Stone Age) et de longs bœufs entre musiciens. Parfois, on a plus l'impression d'être face à quatre potes qui s'amusent et grattouillent (comme les pros qu'ils sont, cela s'entend) que face à un concert en bonne et due forme. Peu importe, on reste bluffé par leur maîtrise, leur cohérence et la joie manifeste qu'ils éprouvent à être sur scène.
Monsieur Homme (comme il s'est lui même présenté) communique avec le public en français et en anglais et danse (mal...); John Paul Jones maîtrise sa basse, sa 12 cordes et ses claviers psychédéliques et Dave Grohl, que l'on a plaisir à voir derrière une batterie, joue à s'en décrocher les bras. Pendant 2 heures (sans rappel), ils nous tiennent en haleine, jusqu'où vont-il pousser leur talent ? Ils l'étireront jusqu'à un concert pas loin de recevoir la note maximale, pas mieux qu'à Rock en Seine, mais certainement pas moins bon !
Signature : coline magaud
le 15/06/2010
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le 15/06/2010
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