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Entretien avec Robi à l'occasion de la sortie de l'album La Cavale

Entretien avec Robi à l'occasion de la sortie de l'album La Cavale en concert

Paris Mars 2015

Interview réalisée le 03 mars 2015 par Pierre Andrieu




Alors que son deuxième album, le mystérieux, addictif et long en bouche La Cavale, vient de sortir et qu'elle s'apprête à le présenter sur scène dans le cadre du festival Les Femmes S'en Mêlent (au cours du mois de mars 2015, avec une date à Paris, au Divan du Monde, le 26 mars 2015... ), Chloé Robineau aka Robi a bien voulu répondre à quelques questions afin de lever légèrement le voile sur la création de son nouvel opus... De quoi en savoir - un tout petit peu - plus, juste avant de retrouver sa présence, intense, étrange et marquante, sur scène, lors d'une nouvelle tournée où ses titres phrares ("On ne meurt plus d'amour", "Où suis-je ?", "L'Eternité", "Nuit de fête" etc) devraient encore une fois faire frissonner de plaisir...





Après le succès de votre premier album, "L'Hiver et la joie", dans quel état d'esprit étiez-vous au moment de vous attaquer à la création de "La Cavale"  ?
Chloé Robineau : Je n'ai pas vraiment pris le temps de me poser la question, j'ai continué à écrire, à avancer. Les morceaux sont nés en partie pendant la tournée, ils m'étaient une échappatoire, une porte de sortie, le moyen de me retrouver dans ce tourbillon. C'est plus tard que les questions sont nées, quand il s'est agit de creuser les arrangements, d'enregistrer, de finaliser. Là, les choses se compliquent car c'était plus angoissant, cette fois, de fixer les choses. Je ne pouvais pas m'abstraire de mes propres - nouvelles -attentes et celles, présumées, d'un deuxième album.

Y-a-t-il des œuvres (livres, films, albums... ) qui vous ont influencé pendant la période de gestation de ce disque ?
Non, je ne crois pas. Ce n'est pas la période la plus riche culturellement que j'ai pu connaître... Une tournée ne laisse pas beaucoup de place à ça et est plus abêtissante qu'autre chose. D'autant que je ne peux espérer lire en voiture sans être malade. Et puis on est dans un sas permanent, on a du mal à se plonger intensément dans quelque chose d'autre que ce voyage.

Pouvez-vous nous parler de l'enregistrement de l'album...
Cet album a a connu plusieurs étapes... Celle, première de la création, en solitaire, avec mes petits claviers et mon ordinateur. Puis Valentin Durup et Bertrand Flamain m'ont accompagnée dans les arrangements et nous sommes partis une semaine enregistrer, isolés à la campagne. Ils ont creusé avec moi les voies que j'avais empruntées et m'ont fait prendre parfois d'autres chemins. Enfin et ensuite nous sommes allés passer trois jours en studio refaire quelques prises que nous n'avons d'ailleurs finalement pas forcément gardées, et enregistrer les batteries live avec Tatianna Mladenovitch, sous la Houlette de Katel, qui a finit de polir et d'enrichir le propos. Voici.





A l'image de "On ne meurt plus d'amour" et "Où suis-je ?", les tubes classieux de votre premier album, "L'Eternité" et "Nuit de fête" sont des titres très addictifs, qui s'insinuent subtilement dans un coin de la tête... Comment faites vous pour réussir ça à chaque fois alors que tant de gens peinent à le faire ou arrivent seulement à " pondre " des trucs putassiers ?
... C'est très gentil. Je vous laisse juge !

A votre avis, quelle sont les meilleurs moment/état d'esprit/lieu bien appréhender votre dernier opus ?
Je crois que c'est un album qu'il faut écouter avec le temps et qui ne traite que de ça. Il a besoin d'être pris dans son ensemble et d'être réécouté. Il n'a probablement pas une forme d'immédiateté qui fait les gros succès car il a besoin de décanter en l'autre. Comme il a décanté en moi.

Les comparaisons - récurrentes dans la presse - avec Joy Division, Barbara et Portishead vous conviennent-elles ?
A vrai dire, pas vraiment. Mais pas plus eux que qui que ce soit. Bien que ce soit très flatteur...

Il y a un fort parfum d'électro pop/cold wave avec synthés dans votre musique, quels sont vos artistes fétiches dans ce style?
Je ne sais pas ce que je fais. Je n'ai pas assez de culture pour ça. Et c'est une grande liberté cette naïveté. Mais elle m'empêche de pouvoir vous répondre.





Vous avez eu la chance d'être " parrainée " par deux des meilleurs chanteurs français actuels, Jean-Louis Murat et Dominique A, avec qui vous avez enregistré (Over and over et Ma route) et fait des concerts. Parlez-nous de ces rencontres...
Elles n'ont rien de commun l'une l'autre. A part que je les dois à Frank Loriou, mon compagnon, qui les a accompagnés tous les deux sur plusieurs de leur pochettes d'album et les a connus dans l'intimité de la photographie. Ils ne sont en rien des parrains, ni moi leur filleule. Ils m'ont fait, chacun à leur manière, le cadeau de leur confiance ou de leur amitié, de quelques instants partagés, quelques verres et un peu de musique.

Votre musique se prêterait très bien à une utilisation au cinéma... Est-ce déjà arrivé ? Est-ce quelque chose qui vous ferez plaisir ? J'adorerais que cela se produise mais non cela ne m'a encore jamais été demandé. Quelqu'un vous lira peut-être ...

Parlez nous de vos clips, qui sont très bien, et que vous réalisez vous mêmes...
Oui, j'ai réalisé presque tous mes clips. C'était au départ conduit par une nécessité financière mais j'ai grâce à cela découvert l'écriture de l'image, l'écriture du montage qui me ravit et me passionne. Je commence à être un tout petit peu sollicitée par d'autres sur ce média et ça m'enchante tout à fait.
Un prolongement.





Vous allez bientôt faire un concert au Divan du Monde dans le cadre de l'excellent et défricheur festival Les Femmes S'en Mêlent, qui a révélé moult talents féminins par le passé... Est-ce une fierté pour vous ?
Oui, je suis très fière. C'est un très beau festival, très exigeant. Et qu'ils ouvrent ainsi au Français leur programmation, jusque-là exclusivement anglophone, me touche vraiment. Et permet de décloisonner ce qu'on trop tendance à appeler la " chanson française ", ce grand fourre tout.

Avez-vous "récolté" de mauvaises critiques ou remarques désobligeantes au cours de votre carrière ?
Il y en a quelques unes oui. Des critiques. Des malentendus ou des incompréhensions. je fais une musique assez clivante. Soit on adhère, soit on déteste. Je suis un fil très étroit, ni ceci, ni cela. Certains ont du mal à me mettre quelque part, ça peut provoquer un malaise, je le conçois et l'accepte. Mais je dois dire qu'elles sont rares, j'ai beaucoup de chance. Le gens qui n'aiment pas se contentent de n'en rien dire. Je ne suis pas montée assez haut pour susciter ou exciter la verve des haters.

Quels sont vos projets pour 2015 ?
Tourner, tourner et tourner !





Les dates de la tournée de Robi et les billets pour la voir en live sont disponibles ici...





Playlist Un hiver par Robi :



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