Sanseverino 16 décembre 2006- Auditorium Lyon Il y a 2 ans j'avais adoré Sansévérino, dans une petite salle, le Radiant, avec son petit groupe de musiciens enthousiastes, motivés et habités par le jazz manouche, j'attendais avec impatience leur retour !
L'écoute de leur dernier cd m'avait .../...
Il y a 2 ans j'avais adoré Sansévérino, dans une petite salle, le Radiant, avec son petit groupe de musiciens enthousiastes, motivés et habités par le jazz manouche, j'attendais avec impatience leur retour !
L'écoute de leur dernier cd m'avait moins emballée, moins de recherche dans les paroles, moins d'humour ou alors plus grinçant, la grande salle de l'Auditorium n'était peut être pas l'endroit idéal, le son était vraiment "dégueu", les cuivres, beaucoup trop forts, Sansévérino inaudible et malgré un sérieux mouvement de protestation les choses ne se sont guère arrangées, sauf lorsqu'ils ont chanté en petit commité ! Le meilleur moment, "la maison sur le port".
Les fans étaient quand même présents à l'appel et très bon accueil du public, séduit et sous le charme, encore une fois, de ce grand et généreux "baratineur" mais bon ! Déçue quand même ! J'aimerais savoir si d'autres partagent mon avis et celui des 10 potes qui m'accompagnaient... Réagir à cette critique
>> Réponse (le 17/01/2007 par Kinou) OLYMPIA PARIS - 16 Janvier 2007 Grande fan depuis les débuts, j'attendais avec impatience ce spectacle dans une salle que j'aime particulièrement. Et .../...La suite
>> Réponse (le 17/01/2007 par davdu01) Auditorium, Lyon - 16 décembre 2006 Fan de Sanseverino et de son swing, j'ai été super déçu de ce concert à l'auditorium ! Le son était nul à chier .../...La suite
>> Réponse (le 16/02/2007 par Christophe Vieren) L'aéronef (Lille) - 15 février 2007 Ce n'est plus se Sansévérino du Tango des gens ou des Sénégalaises.
Je devais m'y attendre puisque j'ai acheté (oui, .../...La suite
Sigur Ros 24 février 2003- Auditorium de Lyon Tout commence - déjà - à l'extérieur de cette enceinte impressionnante: l'Auditorium. Une façade toute de bleu éclairée. Un cadre un peu magique, pour un groupe magique.
Première partie poussive : Sylvain Chauveau. 3-4 morceaux au .../...
Tout commence - déjà - à l'extérieur de cette enceinte impressionnante: l'Auditorium. Une façade toute de bleu éclairée. Un cadre un peu magique, pour un groupe magique.
Première partie poussive : Sylvain Chauveau. 3-4 morceaux au piano... c'est lent, long, minimaliste à l'extrême. Mais au 5ème morceau, le monsieur se lève, prend sa guitare électrique et son archet de violon (tiens donc, comme les gars de Sigur), lance l'instru, puis là on se rend compte qu'il est fort... Il conclue sa prestation sur ce morceau "guitare & archet" de près de 10 minutes : répétitif, obsédant, absorbant, avec une instru rythmée et néanmoins méditative.
Pas loin de 30 minutes d'entracte et de préparation de la scène pour les islandais de Sigur Ros. L'éclairage de la salle s'éteint et les spots violets illuminent la scène, alors que le groupe prend directement ses marques.
Pas un "hello", niet: ils s'installent et s'apprêtent à jouer. Au fond de la scène, 4 demoiselles prennent place avec chacune un violon (en fait, 3 violons et 1 violoncelle). Sur la toile de fond, une image d'un bébé en plein sommeil est projetée - elle rappelle la pochette du premier album "Von". Puis les premières notes sont jouées et raisonnent dans l’Auditorium. Et ça commence fort, très fort. Vaka (1er titre du dernier album). Après quelques minutes d'instru envoûtante et mélancolique, la voix androgyne de Jonsi s'élève, envahit la salle et envahit les âmes. Le son est pur, la voix est pure. La chair de poule, inévitablement. Même l'Auditorium semble l'avoir : les murs tremblent d'émotions (non, ce n'était pas les décibels). Le piano, chaque variations de voix du chanteur, le quatuor à cordes du fond: autant de micro-séismes électrisants...
Après cette mise en bouche plus que réussie, un titre complètement inédit. J'ai eu beau rejouer leurs 3 albums dans ma tête, avec mes amis (eux aussi fans), on n'avait jamais entendu "ça". "ça", c'est un morceau inconnu, mais qui va loin, très loin au-delà de ce que l'on a pu connaître dans ce qui avait été fait précédemment : entre volcans et glace, des élans lyriques qui se répandent à l'infini, alternés avec une mélodie calme et contemplative. Le tout sur un jeu de lumière vert et bleu... En harmonie parfaite avec l'intensité de chaque passage dudit morceau. Difficile d’en parler… Ca relève de l’expérience « humaine », plus que musicale.
3ème titre, "Samskeytti" (3ème piste du dernier album) où la précision d'orfèvre de chaque musicien est bluffante... Notamment sur les rythmiques au xylophone: éblouissant. Incroyable jeu de lumière également, avec deux « boules de verre » suspendues au-dessus de la scène, éclairée par le bas, et projetant dans la salle des milliers d’étoiles dans un mouvement rotatif scotchant.
Le groupe emboîte avec (de mémoire) le 6ème titre de leur dernier album. Pas vraiment le meilleur. Alors qu’un Njosnavellin aurait été le bienvenu (piste n°4 du dernier album) : ce sera le seul regret de la soirée dans la setlist. E-Bow part donc et la version « live » reste exaltante. J’ai redécouvert ce titre…
Comme enchaînement, les titres 5 et 6 de ce concert à l’Auditorium m’auront marqué. Deux autres titres inédits, tous les deux magnifiques, faisant oublier la noirceur lancinante d’E-Bow. Comme un retour aux sources, à un Agaetis Byrjun plus lumineux. Deux interprétations rares, dont je ne garde plus vraiment de souvenirs mélodiques, mais je sais juste que j’étais bouche-bée… et un peu dans une autre dimension.
Un retour aux sources qui se confirme dans les deux morceaux suivants. Les islandais reviennent à l’interprétation de l’album « Agaetis Byrjun ». D’abord avec le somptueux Olsen Olsen (8ème titre), où la voix de Jonsi accompagnée principalement de la batterie d’Orri, met tout le monde d’accord. Puis avec l’Envolée lyrique et majestueuse de cet opus : Vidrar Vel Til Loftarasa (7ème titre)… en version live. Ce qui n’a rien à voir. J’ai failli manger mon siège tellement le live de ce morceau est tout simplement « fou » et démentiel.
Derrière cette démonstration de force poétique… l’éclairage rougit beaucoup… et il commence à faire chaud : on ressent la fournaise des volcans. Et des sortes de castagnettes (?? Je suis incapable de dire ce que c’était) commencent à s’emballer dans un rythme effréné. C’est un nouvel inédit, nerveux, sans faire dans la saturation. Léger et féroce.
Après la tempête, le calme… un nouveau titre exclusif. Principalement de l’instru… la voix de Jonsi raisonne avec parcimonie, mais elle psalmodie toujours ce langage inconnu. Alors que la troupe s’efface progressivement, seul kjarri reste. Les 4 musiciennes du fond s’éclipsent également… mais la musique continue. Kjarri s’efface aussi… puis peu à peu, la scène se vide, la musique prend fin.
Jonsi revient… le reste du groupe aussi. Il souffle quelques mots d’Islandais à ses compagnons qui s’installent. L’éclairage devient bleu et très lumineux. C’est Staralfùr : le 3ème titre d’Agaetis Byrjun. L’un des plus beaux. En live, il prend tout son sens… La magie ré-opère. Un peu d’amertume, car on devine la fin du concert proche. Une amertume grandissante servie par cette interprétation, où - du coup - chaque note compte. Où – du coup - la mélodie prend une dimension de plus en plus magique.
Et le final… Hjartad Hammast. 6ème titre d’Agaetis Byrjun. Sombre, très sombre. Peut-être trop pour finir sur une telle note… La fin du morceau, justement, est jouée de manière inédite. La nervosité est à son paroxysme, saturation de guitares, le batteur Orri est déchaîné, la voix de Jonsi fend l’air et l’espace, les archets s’emballent, les murs tremblent… Et la musique s’éteint brutalement faisant place à un nouveau tonnerre… d’applaudissement cette fois. Avec une telle clôture, le parallèle est inévitable : ce concert de Sigur Ros était de l’ordre de l’orgasmique.
La salle est debout, ovationne. Toute la troupe Sigur Ros s’efface, puis revient rapidement. Elle s’aligne devant nous et se penche (se prosterne presque) à la manière d’une troupe de théâtre. Sur l’écran du fond, on peut lire « Takk » (« merci » en Islandais ?). C’est à nous de les remercier… la salle ne peut plus s’arrêter de le faire… Les applaudissements ne cesseront pas, même quand le groupe s’efface une nouvelle fois. Ils reviendront encore deux fois pour nous saluer de la même manière. Devant nous, ils restent penchés, les mains jointes. Comme une prière… Ce n’est pas étonnant qu’ils aient la Foi… en leur public et en leur musique : ils sont touchés par la Grâce, inspirés par les anges.
Difficile de les quitter… de quitter ces lieux… avec mes amis, on n’est pas sorti d’une salle de concert mais bel et bien d’une autre planète.
Sigur Ros 24 février 2003- L'Auditorium à Lyon C’est avec plaisir que je suis retournée voir Sigur Ros, un groupe que je trouve vraiment captivant.
L’auditorium de Lyon est aussi un lieu particulier. Le son y est vraiment de qualité, les sièges sont confortables et franchement on ne .../...
C’est avec plaisir que je suis retournée voir Sigur Ros, un groupe que je trouve vraiment captivant.
L’auditorium de Lyon est aussi un lieu particulier. Le son y est vraiment de qualité, les sièges sont confortables et franchement on ne pouvait rêver mieux pour un tel concert.
La voix du chanteur est toujours aussi fabuleuse, j’ai même été déçue de l’entendre si peu. Les morceaux se sont enchaînés, lancinants, toujours avec cette ambiance troublante.
Tous les musiciens ont des parties musicales très précises et originales. Le quatuor à cordes apporte la touche acoustique finale et malgré la durée des titres et bien je ne me suis nullement ennuyée.
Le seul point négatif et un peu déroutant pour moi, a été leur choix d’images, projetés sur la toile. J’ai trouvé ça glauque, triste, presque flippant. J’aurais préférée voir des images du groupes, ou de leur île, enfin bref j’ai pas accroché.
En revanche, leurs jeux de lumières étaient très sympa, il a même neigé dans la salle. Dans les moments forts, les montées en puissance, propre à leur musique et les projecteurs, il y a eu des instants aussi violent et fascinant qu’un orage…..
Sigur Ros 24 février 2003- Auditurium de Lyon J'ai du réver, un de ces rèves qu'on voudrait qu'il soit éternel.
J'ai révé hier qu'on était à Lyon, un concert on ne peut plus ordinaire à première vue ; oui mais voilà le plus beau concert de notre vie était donné en compagnie des Islandais de .../...
J'ai du réver, un de ces rèves qu'on voudrait qu'il soit éternel.
J'ai révé hier qu'on était à Lyon, un concert on ne peut plus ordinaire à première vue ; oui mais voilà le plus beau concert de notre vie était donné en compagnie des Islandais de SIGUR ROS.
En ce lundi 24 Février, nous voici devant l'auditurium de Lyon, magnifique salle réservée le plus souvent aux concerts classiques à l'accoustique parfaite.
1ère surprise, la salle est aux 3/4 pleine (entre 1000 et 1500 fans se sont regroupés) pour vivre un voyage onirique à mi-chemin entre la glace et le feu.
Les 1ers accords au piano résonnent encore puis cette voix venu d'on ne sait où, qui vous berce, vous porte puis vous transporte dans des gammes encore inexplorées : Jamais entendu ça de ma vie, la chair de poule qui vous caresse et ne vous lache plus... Ce petit bonhomme qui fait danser son archet sur sa guitare, qui la fait gémir et pleurer, cet autre qui tapote sa basse avec une baguette, ces 4 fées qui font virevolter leurs violons et voiloncelles au diapason, en harmonie totale... Cette mélodie qui vous capture et ne vous lache plus jusqu'à l'embrasement final... et toujours cette voix cristalline, mais comment fait-il, c'est inhumain, Nathalie essuie quelques larmes, moi j'ai du mal à surmonter l'émotion qui m'étreint.
A chaque morceau on se lève totalement réceptif à cette magie.
Une mise en lumière magnifique, hypnotique, des vidéos où l'abstrait cotoie le concret qui vous captivent en parfaite symbiose avec le son... et enfin ce final incroyable, JAMAIS VECU un truc pareil, accroché à mon siège je me sens défaillir, mes jambes tremblent, le chaos final... Nous nous sommes levés comme un seul, une ovation qui va durer 1/4 d'heure mais on ne voudrait pas que ça s'arrête, on veut leur montrer notre reconnaissance et pourquoi pas toute la nuit s'il le faut ; avec mon voisin on se regarde incrédule, interloqué, abasourdi, par ces 100 mns inoubliables qui à coup sûr resterons gravés, on vient d'assister à l'avenement d'un grand groupe, des virtuoses.
Certains écrasent une larme, d'autres restent scotchés à leur siège, maintenant il faut digérer.
ET ces mots sur l'écran TAKK - SIGUR ROS. Ils reviendront 3 fois nous remercier les mains jointes comme des petits tibétains, QUELLE HUMILITE, c'est à nous de les remercier de nous avoir fait vivre ce voyage en leur compagnie et d'avoir été nos guides.
Etait-ce un rève ou la réalité, qu'importe... certains savent que la frontière entre les 2 est infime....
Sigur Ros 24 février 2003- Auditorium, Lyon Évènement en cette soirée de février que le concert très attendu des islandais de SIGUR ROS se déroulant à l'auditorium de LYON, plus habitué à recevoir un public friand d'opéra et de musique classique. Pourtant, quand on connaît le style de .../...
Évènement en cette soirée de février que le concert très attendu des islandais de SIGUR ROS se déroulant à l'auditorium de LYON, plus habitué à recevoir un public friand d'opéra et de musique classique. Pourtant, quand on connaît le style de sonorités délivrées par ces quatre jeunes hommes (que j'avais eu la chance de découvrir lors d'une précédente édition du festivals des inrocks à Toulouse), impossible de ne pas se l'imaginer comme le chaînon manquant entre une musique classique douce et puissante à la fois et une musique rock "guitare-basse-batterie" faisant la part belles aux mélodies intimistes ; Quoi de plus normal alors de retrouver SIGUR ROS dans un auditorium de Lyon si impeccable au niveau sonore (que Bjork avait investie quelques mois plus tôt... mais pas au même prix ! Cette fois c'était raisonnable et abordable...) pour pouvoir profiter pleinement des immenses envolées lyriques que ce groupe est capable de donner à son public.
En première partie, un jeune homme seul Sylvain CHAUVEAUX tenta de capter l'attention avec une musique totalement dans la lignée des islandais puisqu'il attaquera son récital au piano et le finira à la guitare électrique avec un archet... Musique certes intéressante mais finalement peut-être un peu trop simple ou répétitive pour captiver réellement nos oreilles forcément plus exigeantes que d'habitude étant donné le lieu et la tête d'affiche qui allait suivre... Courageux quand même d'affronter seul le public de l'auditorium...
Après une courte pause, nos quatre jeunes gens débarquent sur scène accompagnés comme d'habitude par quatre musiciennes classiques (3 violons + 1 violoncelle) qui se placent derrière eux en rond...La batterie est placée sur la droite de la scène et les claviers à gauche... Un écran géant a été installé derrière le quatuor et diffusera pendant toute la durée du set, des images très "arty" (floues, noir et blanc) permettant de plonger pleinement dans l'univers atmosphérique des islandais.
Ca démarre très (trop?) fort avec la magnifique première chanson du nouvel album () (pour ceux qui ne le savent encore pas, le nouvel album des islandais n'a pas de noms et leurs chansons non plus !! pas évident donc de vous donner une set-list détaillée cette fois !!!!!). Une mélodie toute simple démarrée au clavier par le pourtant batteur Orri rapidement rejoint par le piano de Kjarri permet au groupe de prendre possession des lieux de la plus belle des façons : le son est parfait, profond et clair à la fois ; (presque trop profond d'ailleurs tellement l'arrivée de la basse de Goggi fait vibrer l'enceinte de l'auditorium !) Quand le guitariste-chanteur Jonsi démarre sa partie vocale, l'audience est immédiatement submergée par sa voix si pure et si cristalline en parfaite adéquation avec le quatuor situé derrière lui ; Cette première chanson (sans guitare, sans batterie et très atmosphérique) est une pure merveille et lorsqu'elle s'arrête on se demande en applaudissant à tout rompre comment SIGUR ROS pourra tenir la distance après une telle entrée en matière...
Le quatuor démarre alors le morceau suivant vite rejoint par l'ensemble du groupe (Orri regagnant sa batterie mais Jonsi restant à un clavier lui permettant à priori d'effectuer multiples effets sur sa voix), morceau que je n'ai pas reconnu qui maintient facilement l'emprise des islandais sur leur public. Puis vient le tour de la troisième chanson de () qui est un magnifique instrumental démarré au piano par Kjarri qui basculera le public dans une ambiance très "neigeuse" grâce à deux magnifiques boules à facettes situées en hauteur aux deux extrémités de la scène... Ce morceau envoûtant et tourbillonnant se terminera par de magnifiques larsens de guitares électriques contrôlés à la perfection par Jonsi à genoux sur le devant de la scène, courbé sur sa guitare comme pour essayer de contrôler un à un les sons stridents s'envolant croiser les milliers de points colorés renvoyés par les lumières... Magique, vraiment magique.
Retour ensuite à une chanson reconnue du public puisque elle est également le titre de leur précédent album "Agaetis pyrjun" : une ligne de basse très prenante permet au groupe de rejouer un morceau plus "basique" pour eux puisque le quatuor ne joue pas et écoute religieusement les si particulières sonorités s'échappant de la guitare de Jonsi (qui joue avec son habituel archet) ainsi que sa voix cristalline hors du commun : il faut entendre au moins une fois dans sa vie Jónsi Birgisson chanter, pour pouvoir relativiser les prestations des chanteurs pop-rock que nous adorons en général... Sa voix est tellement profonde et fragile à la fois qu'on a du mal à s'empécher de frissonner à chaque fois qu'elle s'envole et envoûte nos oreilles...
Pour briser un peu l'unanimité de mes propos jusqu'à présent, la qualité de la musique de SIGUR ROS est aussi son principal handicap puisque une bonne moitié des morceaux "décollent" tellement haut qu'on peut trouver l'autre moitié un peu fade et un peu longuette, tels les deux morceaux joués ensuite qui même s'ils sont joués parfaitement par l'ensemble des musiciens (tous irréprochables, en passant) ne permettent pas d'accéder au même niveau d'extase que les précédents: elles sont agréables à écouter mais la machine à rêve SIGUR ROS n'est pas infaillible et quelques fois, leurs expérimentations n'arrivent pas toutes à leur but.
La septième chanson de ce concert viendra relancer justement les sensations puisque "Hjart ..amast" et sa ligne de basse hypnotique démarre pour nous entraîner jusqu'au final impressionnant voyant Orri marteler ses toms si fort qu'on se demande encore comment ils sont encore vivants après ! Toute la puissance de la musique de SIGUR ROS réside dans cette alternance permanente entre le calme (quelques fois même le silence absolu) et la tempête...
Trois morceaux viendront terminer leur première prestation, dont un très connu des fans voyant Goggi démarrer sa ligne de basse en jouant avec une baguette de batterie (ce qui procure à cette chanson un ton très particulier et l'envoie une nouvelle fois vers un final des plus apocalyptiques) et un dernier très calme et apaisé...
Le public bouillonnant (on se serait cru un peu dans une arène tellement l'engouement était palpable) en redemande forcément et nos huit musiciens reviennent interpréter le single de leur avant dernier album "Flu..frelsarinn" (ou quelque chose comme ça! je suis pas expert en islandais donc j'essaye de lire sur leur pochette mais on y voit rien !) avec les seules parties de guitare sèche jouée par le claviériste mais malheureusement cette chanson n'atteindra pas le nirvana attendue... Ce qui ne sera pas le cas du dernier morceau de ce concert, qui est aussi le dernier du nouvel album (), qui restera comme le point culminant de leur prestation tellement cette chanson bascule dans des contrées de rock progressif puissant : Le final est ahurissant, le son est titanesque (certains non-habitués devront même se boucher les oreilles !) et on ne peut qu'être ébloui de la puissance que délivra SIGUR ROS sur ce final.
Les huit musiciens viendront saluer la foule en délire deux fois avant que la lumière se rallume.
Un excellent concert donc quoiqu'un peu irrégulier mais cela semble légitime tant la musique de SIGUR ROS bouscule nos émotions par moment dans le but permanent de les emmener le plus haut et le plus loin possible... Et ça ne peut pas marcher à tous les coups ! (heureusement sinon c'est la crise cardiaque assurée...)
Je conseille vivement à toutes les personnes n'ayant jamais vu SIGUR ROS en concert de retenir ce nom et de courir les voir et les écouter lors de leur prochain passage... C'est sincèrement un style unique et une musique si chargée émotionnellement que l'effet de découverte est saisissant et intense.
Sigur Ros 24 février 2003- Auditorium de Lyon Je ne crois pas vraiment en un quelconque dieu ou quelque autre personnalité divine, mais ce dimanche où j'ai pris la décision d'aller voir Sigur Ros en concert devait se positionner dans une très bonne position karmique ou lunaire ou sous des cieux .../...
Je ne crois pas vraiment en un quelconque dieu ou quelque autre personnalité divine, mais ce dimanche où j'ai pris la décision d'aller voir Sigur Ros en concert devait se positionner dans une très bonne position karmique ou lunaire ou sous des cieux cléments...
Que dire de ce concert à part que, encore une fois, le problème de l'ineffable fait obstacle à notre expression limitée d'humain. Déjà que d'un point de vue uniquement acoustique les albums du groupe islandais sont extrêmement difficiles à décrire, mais alors là, pour décrire cette performance scénique on approche de la description d'un ressentis, d'un ensemble de sentiments à la fois légers et pesants que même la personne qui a vécu cette expérience ne peut se décrire exhaustivement.
Un concert à la fois lourd et léger. Lourd pour la quantité indénombrable de sensation que l'on y ressent et léger par le type même de la musique qui donne l'impression au spectateur d'être un ange examinant le monde à travers le hublot des cieux.
Je m'allonge dans le canapé en cuir et m'apprête à commencer mon monologue. Mon interlocuteur note quelque chose sur son cahier et dis : "je vous écoute"…
Chaque morceau commence doucement, calmant les esprits et les cœurs échauffés par les précédents. Quelques notes de pianos pleines de reverb et de délay, égrènent une nappe claire et scintillante - Sigur Ros prend le temps de poser les bases de son univers, laisse l'armature sensorielle de chacun de ses morceaux s'infiltrer doucement dans les oreilles. Puis les trois violons et le violoncelle du quatuor Amina se posent discrètement pour permettre à l'imagination de prendre le temps de déployer ses ailes, doucement et sûrement. La basse arrive, commence à construire ce que sera la rythmique ; à ce moment le cœur commence à battre de plus en plus fort, le souffle manque et une énorme boule monte dans la gorge. Le leader fantomatique du groupe commence alors à parcourir les cordes de sa guitare avec son archer (!), les larmes montent, sa voix atteint la cime d'un aigu puis tombe dans un gouffre plus grave, les poings se serrent faisant entrer les ongles dans la paume des mains, le sharley se fait plus présent, une ou deux grosse caisse et caisse claire font leur apparition et… Un roulement de batterie puissant, le battement devient massif et porte le batteur dans une transe rythmique impressionnante, la guitare sature, les cordes s'envolent et la basse devient plus grave,… le cœur arrive alors à ses limites et des frissons parcourent le dos,… les yeux fixés sur la scène ne comprenant pas grand chose aux images de l'immense écran, images mystiques de gens marchant aux ralenti, des visages solarisés, des enfants observant quelque chose que l'on ne peut que s'imaginer. On a l'impression que passé une certaine vitesse de circulation des sensations on arrive à un équilibre qui nous permet d'aborder l'extérieur plus paisiblement. La musique est violente, la batterie est rapide et puissante, le son est grave et dissonant, et l'on est exactement au centre de l'œil de ce cyclone phonique, calmé, aérien,… Quelques flash lumineux, des rayons blanc passe entre les jambes des artistes et on a l'impression que la scène se fissure et va exploser d'un moment à l'autre en une gerbe de lave musicale… Puis tout s'arrête. Une nappe de voix à l'envers subsiste s'essoufflant peu à peu et mourrant seule dans le silence de la salle. Les bouches restent ouvertes quelques secondes; les yeux écarquillés clignent enfin et l'esprit s'apaise, essayant de se rappeler chacun des détails de cette expérience, au milieu des tonnerres d'applaudissements.
Je ne crois pas vraiment en un quelconque dieu ou quelque autre personnalité divine, mais ce lundi soir où je suis allé voir Sigur Ros en concert j'ai l'intime conviction d'avoir approché une entité que, pour ma part, je qualifierais de magique: la Musique avec un énorme 'M' majuscule. Takk à vous Sigur Ros…