Nightwish 11 avril 2008- Dome - Marseille Un concert de Metal au Dôme ! Ouahou, ca devait faire 10 ans qu'on en avait plus eu ! Et le premier qui me sort Tokio Hotel il morfle hein ! Bon après c'est plus Slayer ou Metallica, "juste" Nightwish, qui profite d'un buzz pseudo gothique je sais .../...
Un concert de Metal au Dôme ! Ouahou, ca devait faire 10 ans qu'on en avait plus eu ! Et le premier qui me sort Tokio Hotel il morfle hein ! Bon après c'est plus Slayer ou Metallica, "juste" Nightwish, qui profite d'un buzz pseudo gothique je sais pas quoi. Et du coup, on a un public très hétéroclite, pour majorité composé de jeunes et très jeunes, accompagnés parfois des parents, et des plus vieux fans de la première heure au milieu.
Il y a 7 ans le groupe remplissait le Jas de Rod avec ses 600 places, ce soir on avait dans les 4000 personnes, pas mal pour Marseille et pour un combo qui vient de changer de chanteuse et qui sort un album bien différent des précédents.
Alors justement, cette nouvelle chanteuse... J'avais lu tellement de points négatifs, et je me doutais bien que sur les anciens titres elle pouvait pas assurer comme Tarja, que je voulais voir et entendre par moi même. Et fatche de chichourle, comme j'ai eu raison ! BRAVO ANETTE !
Je rassure de suite, c'est pas pour son cul que je dis ça (hein Alexa !), avec les amis on était calé au fond de la fosse à gauche de la table de mix, idéal pour avoir une vue d'ensemble sans être pressé comme un citron devant la scène. Aucun commentaire sur la physionomie de la dame donc, à part ses mignonnes couettes ;)
Anette elle a quelque chose que Tarja n'a jamais eu: la fraîcheur. L'enthousiasme, l'allant, la communication avec son public (elle a beaucoup parlé, anglais et même français parfois), le metalsign brandi, le sourire plaqué sur le visage... Tarja était assez froide scéniquement parlant, là c'est tout l'opposé. Anette est elle même, un bon point.
Mais surtout vocalement, j'avais lu qu'elle était à la ramasse totale, que Tuomas chantait plus qu'elle (faudra m'expliquer, il n'avait même pas un micro devant lui de tout le live ! Mortange arrête la fumette ;)), et je sais plus quoi. Ben désolé, mais si elle "force" sur certaines parties plus anciennes, elle reste toujours juste. Sur tous les titres du dernier opus (et il y en a eu !) elle a une voix claire ET puissante à mon sens. C'est SA voix. Elle a l'intelligence de pas refaire du Tarja, ce qui aurait été catastrophique. C'est elle la chanteuse à présent, donc elle vocalise à sa manière, avec son joli brin de voix. C'est certain que si on veut l'entendre en lyrique, on peut n'être que déçu et passer son chemin. Pour dire, j'ai même trouvé "Whishmaster", "Dark chest of wonder" et "I wish I had an angel" réussis ! Le bassiste chanteur doublait sa voix en plus grave sur certains passages, ça donnait vraiment.
J'avais critiqué le dernier album en ce qu'il était surproduit, surmixé, surorchestré, j'avais de grands doutes pour la restitution en live, mais globalement toutes les compos jouées ont passé l'épreuve haut la main ! Même la "BO de film" qui ouvre "Dark passion play", long de 13 minutes, avec un refrain imparable ! Les meilleures chansons du-dit album ont été jouées ("Sahara", "The islander"...), je suis pas fan d'habitude du bassiste un peu gueulard, mais sur ces morceaux ça collait très bien, avec une Anette impeccable encore une fois.
A coté de ça, un gros show était en place, je ne me rappelle pas avoir vu autant de pyrotechnie au Dôme d'une part, et en général dans un concert d'autre part, excepté Rammstein ! Ils ont mis les moyens, mais ça valait le coup ! L'entrée sur "Bye bye beautiful" donnait le ton sur ce plan, avec moultes flammèches et mini feux d'artifice ! Un excellent visuel.
Et si vous rajoutez un son qui était bon, si si, un bon son au Dôme pour un groupe qui a des grattes saturées, c'est un miracle, ben moi j'ai eu sincèrement une belle surprise avec ce concert !
J'étais tellement parti sans "ambition" que ça a peut être joué, mais en essayant de rester objectif, je ne vois pas comment on peut être déçu de Nightwish nouvelle forme (si tant est qu'on accepte la nouvelle orientation du groupe bien sur). Au contraire quand je pense au dernier show de Wacken (yurk !), ou aux dernières performances avec Tarja, où il n'y avait plus de passion, où c'était en totale roue libre, où on sentait que c était plus du job que de l'investissement personnel, hier soir j'ai ressenti un total plaisir de jouer, Anette a redonné la fraîcheur que le combo avait pendant ses premières années. Et cela a un effet d'entraînement sur tous les zicos, Tuomas en premier, déchaîné derrière ses keyboards ! Quand il est arrivé avec son haut de forme à la "Charlie et la chocolaterie" on a un peu halluciné, mais il a vite lâché les tifs et il remuait sans cesse. Un batteur qui taquine bien, et un bassiste en place, reste Emppu, le guitariste, dont j'ai toujours trouvé que cétait le gros point faible de la bande, mais qui ce soir n'a pas aligné les pains. Le (bon) gros son général les cachant peut être, mais dans tous les cas la patate et les sourires sont revenus chez chacun.
Et dans le public, à part quelques parents qui avaient l'air de s'emmerder (dont mon Padre parti au bout de trois titres, j'ai gagné mon pari :p), cétait banane sur toutes les figures ! Grosse ambiance, people debout dans les gradins dès les premières notes, quelques pré-pubères hystériques pour compléter le tableau, et on aura eu une soirée plus que bon enfant. Une heure trente c'est un peu court, mais je préfère ce temps de jeu bien rempli où le groupe se donne à fond sans compter, que plus mais sans enthousiasme.
Je peux comprendre que pour d'autres fans des premiers temps ce groupe soit mort, mais pour ma part il n'a jamais été aussi vivant depuis "Century Child" ! Faut juste accepter que Nightwish a tourné une page de son histoire, comme beaucoup de combos avec plus de 10 ans de carrière ont pu le faire. Je retournerai avec plaisir les voir live.
BRAVO ANETTE !
Setlist :
Intro
Bye bye Beautiful
Dark Chest Of Wonders
Whoever Brings The Night
The Siren
Amaranth
The Islander
The Poet And The Pendulum
Dead To The World
While Your Lips Are Still Red
Sahara
Nemo
Christophe Maé 27 Mars 2008- Dôme - Marseille Devant 9000 personnes au dôme de Marseille, il a mis le feu avec sa troupe de musiciens.
Un concert extraordinaire qui a duré 2H30 (au lieu de 2H00 !!!!) devant un public Marseillais en folie.
Les larmes de Christophe devant cette euphorie ne .../...
Devant 9000 personnes au dôme de Marseille, il a mis le feu avec sa troupe de musiciens.
Un concert extraordinaire qui a duré 2H30 (au lieu de 2H00 !!!!) devant un public Marseillais en folie.
Les larmes de Christophe devant cette euphorie ne nous aurons pas échappées. Réagir à cette critique
Age tendre et tête de bois Part 3 20 mars 2008- Dome à Marseille Cette troisième édition de "La tournée des idoles" voit mon retour, après une absence pour celle de l'an dernier, où c'est mon père qui s'y collait pour accompagner ma mère, fan ultime de la génération yé-yé ;).
Le Dôme est bien plus plein que pour .../...
Cette troisième édition de "La tournée des idoles" voit mon retour, après une absence pour celle de l'an dernier, où c'est mon père qui s'y collait pour accompagner ma mère, fan ultime de la génération yé-yé ;).
Le Dôme est bien plus plein que pour la première tournée, dans les 5000 personnes, avec seulement les rideaux du fond. Evidemment, la moyenne d'âge est conséquente, plus que pour Sylvie Vartan dix jours plus tôt même.
Une demie-heure avant le début des festivités à proprement parler, Patrick Topaloff va chauffer un peu la salle, en racontant quelques conneries, en se baladant avec son cameraman dans toute la salle, en faisant son "show", mais heureusement sans chanter une seule fois, dieu merci ! :p Il fera pareil pendant l'entracte. Ca m'est passé bien au dessus, pour pas dire que c'était parfois pitoyable, m'enfin ca a plu à la majorité, c'est ce qui compte.
Quand il annonce quatre bonnes heures de spectacle, je manque défaillir ! Déjà que je m'endors à moitié sur place d'une bonne semaine de fiestas/boulot, et que je suis là en simple accompagnateur, je me dis que la souffrance va être looooooooooooooooooongue ! Car en me référant à ma première expérience de la chose, je ne vais pas dire que j'aime pas du tout, mais il y avait tellement de seconds couteaux pour le tour initial, que parfois ca faisait plus que des longueurs...
Hors cette fois ci, dès le début je sens qu'il y a eu du boulot d'amélioration ! Autant il y a deux ans, ca faisait un peu cour de récré/kermesse/approximation bon enfant, autant là ca sentait le professionnalisme dans tous les domaines. Déjà, onze zicos en live, ca change tout ! Ensuite beaucoup d'artistes de seconde zone ont disparu de l'affiche (Deguelt, Annie Philippe, Gilles Dreu, Debout...), remplacés par du solide de l'époque, et plus curieusement, d'artistes que j'aurais plus vu pour le "Party 80 tour" comme Herbert Leonard et Catherine Lara, ou pour le futur "Disco show" avec Gerard Dewitte (le chanteur du groupe Il etait une fois) et surtout Patrick Juvet !! Ma foi...
Alors autant, y en a, il faut vraiment qu'ils arrêtent le chant, autant j'ai eu quelques très bonnes surprises, pour certaines vraiment inattendues ! Eh vi, tout arrive ma p'tite dame !
Dans la première catégorie, impossible de départager Richard Anthony de Catherine Lara pour ce qui est de ne plus avoir de voix... Le premier a ouvert le bal, certainement pour aller se coucher tôt (mauvaise langue inside), d'un filet de voix souvent faux, parfois faiblement juste... En ca rien n'a changé depuis la première tournée. Il reste adulé par les fans de cette génération, j'en ai beaucoup écouté tout minot, les mélodies de ses succès me plaisent toujours (ah ce train qui sifflera trois fois...), il ne se prend pas la tête, mais vocalement il est à la ramasse totale. Mais je lui pardonne volontiers, c'est une icone, un genre de mascotte du show.
Par contre Lara, elle a plus de voix du tout, même quand elle parle ! Et que vient foutre un morceau instrumental pour promouvoir un dvd à venir entre "Nuit magique" et "La rockeuse de diamants" ?? J'ai trouvé ca très déplacé, et c'est bien la seule à avoir fait ca. Heureusement qu'il y avait les deux superbes choristes féminines pour (plus que) l'épauler... Pathétique.
Ensuite, y a ceux et celles qui chantaient du passablement au horriblement faux. Stone et Charden ont fait fort dans cette catégorie... Autant Stone, elle a toujours chanté comme une brelle. Mais elle a toujours du cœur, de l'enthousiasme, et un étincelant sourire. Autant Charden j'avais pas l'habitude de l'entendre aussi faux à plusieurs reprises, mais surtout d'une telle désinvolture confinant au je m'en foutisme le plus total. Il n'en avait rien à battre d'être dans la salle ce soir. Ce qui n'a pas empêché l'audience de les acclamer à gorges déployées avant, pendant, et après leurs classiques "L'aventura" et "Made in normandie". Mais franchement, moi j'ai eu mal aux oreilles à en grimacer, du manque de justesse de ce duo...
Alain Delorme, dans le genre je flirte avec la justesse, c'était pas mal non plus, et ça fait un peu tache pour une reprise d'entracte... "Romantique avec toi" et "Et surtout ne m'oublie pas" ne resteront pas dans les annales de cette soirée... Pareil pour Jean-Francois Michael avec son "Adieu Jolie Candy", loin d'être mémorable...
C'est un peu mieux avec Pascal Danel et ses "La plage aux romantiques" et "Kilimandjaro", y a un peu plus de voix et l'ancien beau gosse fait frémir ces dames, avec même un semblant de neige carbonique pour ce dernier titre culte.
Je reste toujours perplexe pour le cas Frank Alamo, véritable idole des jeunes avant, et idoles des beaucoup moins jeunes à présent (selon ma mère c'est toujours un bel homme agréable à regarder ;p). Y a deux ans je l'avais trouvé mauvais, mais cette fois ca allait mieux pour son "Biche oh ma biche", surtout quand il fut rejoint par les Surfs 2008 (car un seul membre fondateur reste dedans), pour l'accompagner, puis chantant eux même le méga tube "Reviens vite et oublie", version francaise du fameux "Be my baby". Une bouffée d'air frais en fin de spectacle.
Mais que reste il donc de bien dans ce récital allez vous me demander ?!
Ben tout d'abord Michel Orso, un des seuls survivants de la première édition. Ce mec il a gardé non seulement sa voix (juste), mais en plus un entrain et une joie de fouler les planches terribles ! Il saute partout, il esquisse des pas de danse, il vocalise fort et bien, bref une confirmation de ce que je pensais en bien de lui. "Angélique" a fait du Dôme un grand choeur, hit eternel du bonhomme.
Dans le style bluffant, je vais vous parler de ce cher Marcel Amont.... et de son pendant féminin, Annie Cordy ! Tous les deux ont 79 et 80 piges, et ils sont plus en forme que certains trentenaires d'aujourd'hui ! Ce sont deux clowns, mais surtout deux show (wo)men d'exception, avec, et je crois que c'est le plus hallucinant pour Annie Cordy, une sacrée voix (le scat de cette dernière sur "Hello Dolly" fut un grand moment !). Amont nous envoie ses "Le Mexcain", "Bleu blanc blond", "l'amour ca fait passer le temps", "Tam tam du gorille", pendant que Cordy nous balance l'anthologique "Bonne du curé", "Tata yoyo", "Frida Oum Papa", "Cho Ka Ka O", un final "Ca ira mieux demain" qui enflamme la salle, d'autres moins connues, bref un régal qui me sort de ma torpeur épisodique, et qui m'enchante carrément ! J'aime ces artistes qui ont une joie de jouer, un vrai fun, un sourire placardé et sincère. Et quand y a du show, du déguisement, de la déconne, des gimmicks typiquement music hall, je suis fan. Un grand bravo à eux deux, ils étaient au dessus du lot, largement. Quelle patate, je reviens pas encore de m'être fait surprendre comme ca !
Dans un tout autre registre, c'est Pierre Vassiliu qui m'a scotché. Un vrai manipulateur de la langue francaise, avec des chansons pleines de contrepèteries et de fausses rimes pour pas dire clairement des termes grivois (pour être poli), avec un vrai rythme dans les morceaux pourtant simples et souvent accompagnés de sa seule gratte sèche. Il a fait marrer le public avec des titres comme "Le pied", "Ma cousine", "Mon cousin", "Armand (c'etait un pauvre gars"), "Qui c'est celui là", d'autres textes plus sérieux comme "Amour, amitié"... Il paye pas de mine derrière son micro, mais il a un humour affolant (il se faisait rigoler tout seul pendant les chansons même) et il donne de la vraie bonne humeur. Bien joué mister Vassiliu.
Pour Claude Barzotti, j'aurai pu le classer dans la première catégorie de ce compte rendu, mais il a une telle envie de chanter, il se donne tellement, et on sent tellement son plaisir, que malgré ses justesses vocales, surtout sur "Le rital" ou sur "Je ne t'ecrirai plus". L'audience est toute acquise à sa cause, ca chante partout, ma foi, j'avoue que je ne m'emmerde pas. Simplicité et générosité du mec sincère.
Danyel Gérard qui cloturera ces 4 heures de show (hors entracte) me ravira également par sa classe nonchalante (toujours sa barbe et son chapeau noir), et pour avoir interprété "Butterfly", un de mes titres favoris des yé-yé ! C'est le premier rocker francais, un des premiers qui a fait bosser Jimmy Page, eh oui. On a bien sur eu droit a "Memphis Tenessee", et à l'inénarrable "Petit Gonzalez" qui embarquera une dernière fois les gens présents, les jeunes et moins jeunes twistant sans retenue tout autour de moi !
Pour finir, que dire des trois "anomalies" restantes que sont Patrick Juvet, Herbert Léonard et Richard Dewitte ? Pour ce dernier, on retiendra le moment émotion avec "J'ai encore rêvé d'elle", en duo avec une des choristes (magistrale) et des images de la défunte Joelle sur écran géant. Ambiance religeuse.
Pour le premier, ca manquait un peu de pep pour des hits discos... La reprise du "Lundi au soleil" était bien sympa, mais pas autant que "Si j'avais un marteau" par Les Smurfs". Je l'ai trouvé mou le Juvet, et puis "Où sont les femmes" si court, c'est une honte :p.
Enfin pour Léonard, ca fait plus pro, un tombeur désuet, mais efficace, qui avec une orchestration pêchue, a boosté le Dôme au son de son enchainement "Laissez nous rever"/"Amoureux fous"/"Pour le plaisir". Ca sonne vraiment 80s, vraiment différent du reste de la soirée. Mais on connait tous ces morceaux, et c'est bon de les entendre live réarrangés. Le gars il n'a pas changé d'apparence (rha les chaussures vernies rouges pompier, un bonheur !), il a gardé sa voix rauque, et il a de la prestance. Pas mal du tout. J'aurai bien repris un petit "Sur des musiques érotiques" ou "Je suis jaloux de vous" tiens !
Tout ce récital réussi tient beaucoup à la qualité des zicos, que ce soit le chef/pianiste, les trois choristes omniprésent(e)s, le batteur plein de punch, le gratteux soliste qui envoyait parfois quelques soli... bref une machine bien rodée maintenant, qui engrange un bon following et une excellente ambiance.
Et puis le meilleur dans une telle longue soirée, ca reste de voir le plaisir que prend ma môman qui revit ses tendres belles années le temps de quelques heures ;)
Tokio Hotel 14 Mars 2008- Le Dôme - Marseille Grosse déception, manque de professionnalisme, pauvre Bill a mal à la gorge, concert amputé, pas de rappel sortie de scène et STOP.
Pas un grand respect pour le public qui a attendu plusieurs heures.
Dommage,ils leur faut un peu grandir dans leur .../...
Grosse déception, manque de professionnalisme, pauvre Bill a mal à la gorge, concert amputé, pas de rappel sortie de scène et STOP.
Pas un grand respect pour le public qui a attendu plusieurs heures.
Dommage,ils leur faut un peu grandir dans leur tête et retomber un peu sur terre sinon !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! Réagir à cette critique
>> Réponse (le 18/03/2008 par Estelle) Tout à fait d'accord avec Laurence nous n'avons pas compris avec ma fille une heure et demi de concert pour plus de 7 h .../...La suite
Sylvie Vartan 11 mars 2008- Dôme - Marseille
C'est dans un Dôme à configuration minimale, dans les 2500 âmes environ, que Sylvie Vartan, icône des yéyés, revient nous délivrer son show très... yéyés ! Car si quelques titres récents seront interprétés pendant les 2h45 de live (moins 30 .../...
C'est dans un Dôme à configuration minimale, dans les 2500 âmes environ, que Sylvie Vartan, icône des yéyés, revient nous délivrer son show très... yéyés ! Car si quelques titres récents seront interprétés pendant les 2h45 de live (moins 30 minutes d'un long entracte...), la part belle est faite aux sixties. Une décennie bien résumée par l'artiste elle même, quand elle dit que les paroles ne comptaient pas, étaient loin d'être top, mais que c'était entrainant, que ce qui comptait c'était la bonne humeur de cette époque insouciante. Ce à quoi ma mère opinait vigoureusement ;).
Pour son entrée en scène, Sylvie Vartan a choisi de sortir d'un énorme juke-box central, dans une belle robe dorée étincelante ! 13 musiciens l'accompagnent, dont quatre instruments à vent, et trois choristes. Et ces dernières seront omniprésentes tout du long, intervenant sur 90% des chansons, parfois prenant carrément la place de la chanteuse, qui se repose pas mal sur elles pour souffler ou masquer quelque peu des difficultés vocales.
Car elle a beau être en bonne forme, et toujours avoir ce joli grain de voix, parfois elle est à la limite de la justesse ("C'est fatal", "Par amour par pitié"...), et elle n'enchaine jamais plus de trois titres sans boire un peu d'eau ou parler au public avec essoufflement. M'enfin, la soixantaine passée est là, et j'en connais pas mal qui voudrait tenir une aussi bonne forme à cet age là.
Elle se fait plaisir, et elle le fait partager à son public, qui ce soir ne fera pas vaciller le Dôme sur ses fondations, même au plus fort des vivats pour "L'amour c'est comme une cigarette", "La maritza" ou "Nicolas", entre autres. Elle va parsemer ce show de plusieurs reprises, certaines assez chiantes, il faut le dire ("Le souffle du vent" de Dylan, "Suzanne" de L.Cohen"), d'autres pleines de patate ( "Drive my car" des Beatles, "Locomotion" de C.King, malheureusement le temps d'un seul refrain, "Da dou ron ron" de Johnny, "J'attendrai" de Cloclo...), d'autres plus originales dans le traitement comme ce très beau "Souvenirs souvenirs" final, très ralenti, au long solo de fin.
A coté de ça, on aura tous ses classiques, (sauf "Comme un garçon", étonnamment), un hommage à son grand ami de toujours Carlos avec "2mn35 de bonheur", et des "chansons à la demande", quand elle dit que dans un juke-box il y a toujours la chanson préférée de chacun, donc elle demande à l'assistance de lui crier ce qu'elle veut entendre.
Bon, je suppose qu'elle a omis d'entendre ce qui l'arrangeait pas, et que c'était dans les grandes lignes préparées, mais ça m'avait l'air assez sincères, et je ne suis pas sur que "Mon Père", "Deux mains" ou "C'est fatal" étaient vraiment prévus ce soir là. A vérifier sur d'autres dates, mais en tous cas, c'était une bonne initiative, et tous fans rêve de cela quand il va voir son groupe fétiche.
Les belles chansons qui me font dire que cette blonde est vraiment une belle artiste, ont côtoyé les titres beaucoup plus légers, dans un bon équilibre.
Moi je suis toujours fan de ses "Nicolas", "La plus belle pour aller danser" (savamment réorchestrée en mi-déclamée au rythme ralenti, mi chantée plus rapide, une réussite), "La Maritza", "Toi le garcon"... Et elle a toujours la patate pour nous balancer des "Qu'est ce qui fait pleurer les blondes", "Mr John B" et autres "Sha la la".
Elle est proche de ses fans, prenant toutes les fleurs offertes, touchant souvent les mains, remerciant sincèrement... Par contre, elle devrait penser à ceux qui payent au prix fort leurs places pour être sur les sièges devant la scène... Car comme souvent, les gens se sont précipités du fond pour se masser contre les planches. D'habitude ça dure un ou deux titres et la sécu fait rassoir tout le monde, ou alors c'est pour les derniers titres et rappels.
Mais là, durant tout le show, les premiers rangs n'ont rien vu, un comble... Renseignements pris aux gars de la sécu par des sexagénaires mécontentes, c'est Vartan qui veut du monde devant la scène, donc ladite sécu ne pouvait rien faire. Dans ce cas, si elle veut du peuple debout et en folie, ce qui est bien mieux je le concède, qu'elle fasse une fosse classique. Tout le monde sera content, et certains qui ont déboursé plus de soixante euros n'auront pas un léger gout amer.
Une sympathique soirée globalement, même si personnellement j'ai préféré son show d'il y a deux ou trois ans, plus énergique, et moins juste vocalement sur quelques titres clés.
>> Réponse (le 21/03/2008 par Dany) Halle tony garnier LYON - 18 Mars 2008 certes elle semblait un peu "épuisée" mais c'est toujours elle, belle agréable proche de son public aimante, et .../...La suite
The Cure 4 mars 2008- Le Dôme - Marseille Et nous voilà bien emmerdés, M. Smith... Bon, il y avait ce mauvais buzz qui précédait cette tournée, dont il se disait dans les forums d'inconditionnels qu'elle démarrait boiteuse, avec des successions de playlists aléatoires, un light-show .../...
Et nous voilà bien emmerdés, M. Smith... Bon, il y avait ce mauvais buzz qui précédait cette tournée, dont il se disait dans les forums d'inconditionnels qu'elle démarrait boiteuse, avec des successions de playlists aléatoires, un light-show discutable et des choix d'arrangements souvent "audacieux".... Mais qu'à cela ne tienne, comment bouder son plaisir et refuser de céder à un des derniers et rare instant d'idolâtrie ? Idolâtrie, oui, forcément M. Smith, quand il s'agit de votre "Cure" il est certain qu'on ne peut plus cantonner la relation artiste/public aux termes de "fan", mais bel et bien basculer vers cet "investissement d'affect disproportionné dans une personnalité idolâtre permettant à certaines personnes en phase de construction de l'identité de stabiliser leur psyché au moyen d'un emprunt fantasmagorique à la psyché de l'idole. »
Nous sommes donc près de 7.000 marseillais trop sages du cheveux là, dans le Dôme, à nous être probablement stabilisé la psyché lors de notre adolescence grâce à vous, M. Smith. Oh, bien sûr, quelques vrais adolescents sont toujours disséminés de ci - de là, mais la masse est définitivement constituée d'ex-badcave new-wavo-gothiques recyclés en cadres commerciaux, VRP, agents RATP, fonctionnaires de l'Etat, secrétaires, standardistes, jeunes pères et mères de famille qui s'émeuvent discrètement entre eux de cette "époque bénie" où se créper les cheveux faisait partie d'un quotidien maquillé, sombre, romantique et fataliste...
Je ne sais pas si ce n'est finalement pas plus déprimant de voir cet amas de quadragénaires ayant ressortis in extremis une paire de Doc Marteens d'un placard à souvenirs attendant sagement (et sans fumer) l'arrivée du dernier quatuor de M.SMith, que la foule vieillissante mais bonhomme, bruyante, bigarrée et enthousiaste qui attendait les papys de Deep Purple... Oui, les anciens corbeaux sont comme leurs aînés, les anciens soixante-huitards : recoiffés, chiants, lunetteux, donneurs de leçons, hypocrites, un peu honteux d'être là mais en même temps à la recherche d'une légitimité du type "moi, à l'époque, j'ai eu les cheveux crêpés comme ça, j'étais un vrai !" en tâtant avec une grimace leur début de calvitie. Oh, on croise bien quelques fantômes rescapés des 80's, (très peu pour tout dire), mais dans la grande majorité,on pourrait vraiment se croire à un concert de Vanessa Paradis finalement...
Le seul qui ait vraiment résisté au temps, oui, définitivement le seul qui n'ait pas retranché l'esprit des années new-wave au rang d'une mode vaguement ridicule et d'une musique vaguement mineure, c'est vous, M. Smith. Même votre dernier comparse rescapé des années flamboyantes de la gothic pop, M. Simon Gallup, a renoncé à porter une toile d'araignée sur le dessus du crâne (et Dieu sait que pourtant, il arborait la sienne, à l'époque, avec une classe folle et une exubérance jouissive)! Mais M. Smith est M. Smith, et c'est probablement pour ça qu'on est là n'est-ce pas ? Inoxydable, ses kilos en trop n'empêchant pas le maintien inébranlable d'une silhouette reconnaissable entre mille, qui malgré les affres du temps ne parvient pas à devenir ridicule là où n'importe quel humain normalement constitué, à vêture et look égal, ne pourrait sortir dans la rue sans se faire jeter des pierres...
Allez, trêve de jacasseries et venons-en au fait : les lumières s'éteignent, les quadras peuvent enfin libérer leurs dernières réserves dans le noir et se mettent à crier, retrouvant intacte l'exubérance de leurs 15 ans : M. Smith entre en scène.
Boudeur ou blasé ? Nonchalant ou démotivé ? Tout tient là, dans cette ambiguïté bizarre de l'idôle face à la foule : 7.000 contre un.
7.000 espérances face à une seule lassitude.
Allons-nous encore épiloguer sur le son du Dôme, dont on aura cependant tendance, cette fois, à attribuer une part de l'ignominie au groupe dont le choix de mixage, entre batterie rock garage au kick laidement tonitruant, basse insoutenable et inaudible et guitares touillées au dégueulis se focalise uniquement sur la voix de l'idôle ?... Allez, passons, pas de grande surprise de ce côté-là.
Maintenant, regardons ce groupe à qui l'on doit quelques unes des plus belles perles dark pop des 80's.
Qu'en reste-t-il ? Après un album inégal mais surprenant, piloté par un pape du neo-metal (M. Ross Robinson) qui a fait émerger quelques magnifiques pépites, voilà une formule à quatre sans claviers sur scène, un nouveau batteur étonnamment volubile, et ma foi, à priori de beaux signes avant-coureurs d'un come-back arty et puissant... Et ben non. The Cure, en 2008, c'est une bouillie pop mal fagottée aux recettes éculées, des rythmiques usées jusqu'à la corde, des effets sonores redondants et cafouillants et un jeu entièrement axé sur des acquis en perdition : les mimiques de M. Smith vaguement forcées et sa marque vocale (intacte, il faut le reconnaître).
Bref, quand The Cure s'y essaye, c'est un exécrable groupe "rock-pop" : ce n'est d'ailleurs jamais sa capacité à aligner des riffs ou des rythmiques velues ou groovy qui l'ont porté au panthéon de la sphère anglo-pop, mais bel et bien une ingénieuse capacité à créer des atmosphères, à faire voyager l'imagination, et à inviter à une introspection perversement négative.
Le problème, c'est qu'une fois passée cette nouvelle et improbable propension à vouloir jouer d'interminables barouds "rock'n rollesques" (qu'est-ce que Porl Thompson tente de faire avec ses solos de guitare ridicules ?) poussifs, disharmonieux et inutiles, le retour aux valeurs sûres du groupe est tout aussi aléatoire... Le massacre de l'hymne "One Hundred Years" est terrible, la lourdeur noisy donnée à "Primary" est tout aussi ratée, et ce n'est pas ce "Shake Dog Shake" à peu près dans les clous qui sauvera de cette impression de mauvais virage : si l'on enlève au Cure la noirceur, la haine fratricide de l'humanité, la misanthropie, la plainte et le côté obsédant d'harmonies minimalistes soigneusement ciselées, il ne reste qu'un mauvais mélange de glam rock has-been.
Je laisse donc M. Smith à ses autres ex-fans qui n'oseront pas avouer leur déception et qui restent malgré tout tout en s'ennuyant quelque peu, à l'affût de tel ou tel titre (quoi de plus triste qu'un public qui attend d'un groupe un vieux hit en comptant les minutes entre deux morceaux dont il se fout ?) et je regagne calmement mes pénates.
Dans mon dos, un light show foutraque enchaîne des camaïeux de mauves, de roses et de bleus sur fonds de paillettes, et dans les escaliers, des jeunes filles de 15 ans tentent de danser le twist sur un énième gimmick rock raté.
Je suis content de ne pas avoir ressorti mes Doc Marteens; le revival new wave, faut aller le chercher ailleurs. Chez Depeche Mode par exemple, qui tout au contraire innove, surprend, séduit, mue et touche juste.
Ici, ce soir, nous n'avons que de vieux fantômes... I'm lost in a forest, all alone.
>> Réponse (le 06/03/2008 par Simon Pégurier) Que dire que je n’aie pas déjà écrit sur The Cure. En 7 concerts et autant de chroniques (NV # 14,54,94,98…) je pense .../...La suite
>> Réponse (le 06/03/2008 par Mouth) Pas de blabla soyons constructif
Premièrement la manifestation en soit : Importance de l’évènement The Cure à .../...La suite
>> Réponse (le 06/03/2008 par Killootoo) Le dome marseille - 4 mars 2008 N'étant pas un fan de la première heure des Cure, je ne peux pas avoir le recul de certains qui les ont peut être suivis .../...La suite
>> Réponse (le 07/03/2008 par Kriss) D'accord sur tout concernant cette "sale" ,avec en plus en ces temps d'obscurantisme :régime coca/ pop corn pour tous .../...La suite
>> Réponse (le 07/03/2008 par Vand) Superbe critique, rien d'autre à dire, j'suis impressionné !La suite
>> Réponse (le 09/03/2008 par .Ju.) Et voilà ! j'ai enfin vu ce groupe Mythique...et quelle première !
Moi qui ne suis pas un Curist de la première heure, .../...La suite
>> Réponse (le 11/03/2008 par Sophie) j'adore les cure depuis que j'ai 15 ans, je les avaient vu en concert au Hall 6 du Parc Chanot en 87 je crois !! La voix .../...La suite