Une décision s’impose suite à la tuerie d’hier soir…Le DYTHIRAMBE
Hummm, le froid, l’attente ne nous ont nullement découragé…Une belle rencontre humaine a permis d’installer en moi une douce chaleur !!! Queen of Ethiopia !!! Un cadeau dans tous les sens du terme…. ;)…Personne devant le Zénith jusqu’à ce qu’une foule massive y migre, les places qui se revendent à des prix exorbitants, tous les signes annonciateurs d’un poétique instant…
L’entrée, la course, l’envie, l’impatience…Douce torpeur, étrange atmosphère, triste mais tendue, délétère mais berçante…La fumée qui monte, les groupes qui se forment dans l’espérance…Propos à la fois drôles et inappropriés…Les questions : Qui sera sur scène ce soir ??? Keziah or not Keziah ??? Oui les Saïan mais encore…
Le noir sombre, les lumières taisent leur agressivité…Laygwan entre…Toujours égal à lui-même pour ceux qui ont pu le voir déjà…Pas de surprise, il est bon et le reste, à la guitare un peu moins, son troisième essai à ce qu’il dit…Indulgence, indulgence…Paroles avalées, le sourire rachète tout… Heureusement !! Il monopolise la scène on le sent partout et nulle part, concentré mais déconneur…Il fixe et veut séduire. C’est un tremplin, on en entendra parler un peu plus en France.
La salle s’éclaire à nouveau, le public pourtant chauffé n’attend qu’avec déception…Se refroidit…Quel dommage, 20 fois 60 secondes s’écoulent, c’est long, trop long peut être !!!
Enfin on retourne dans l’obscurité rassurante…Les hurlements s’amplifient à mesure que le son divin de « Jezabel » (c’est le petit nom que je donne à la première guitare de
Patrice) s’introduit sur scène…Today…La playlist est travaillée…rien à dire, pas de temps morts, une succession sans faille même si l’on peut sentir la précipitation du polissement, les balances ont fini tard…C’est imparfait et cela crée un effet. Le public est surchauffé, presque énervé et pourtant tout est euphorique. J’abonde dans le sens de Marie…derrière nous, alors que nous étions contre les barrières un type se déchaîne, à la limite de la violence, il nuît à nos voisines…C’est fort désagréable, les vigiles interviennent tout de même, il était temps. Il me semble que le lieu et le propos sont mal choisis, bref…
Le band est très en forme…tous plus beaux les uns que les autres…Des nombreux concerts auxquels j’ai assisté il est clair que celui-ci leur apporte un plaisir supplémentaire, leur jeu s’en ressent, leur visage aussi, ils sourient bien plus, bien qu’il y ait eu de nombreuses caméras je ne crois pas que cela les ait réellement influencé. Patrice est là, lui aussi, sans ostentation, bonnet orange sur la tête, tenue nile (merci sa sœur !!!), il a l’air d’un enfant heureux, un peu comme nous en somme…Effectivement le Zénith est un beau présent pour ces fêtes de fin d’année !!Le Zénith avec sa charge mythologique !!!Son discours est spontané, il s’exprime en français, trop peu puisqu’il est capable de bien plus !!! C’est So cut, son petit accent qu’il travaille !!! Le rythme est sûr, maîtrisé, Granville ne faiblit pas une seconde pourtant c’est physiquement éprouvant…Le contraste est cultivé, temps fort, public hors de lui, temps faible, comme après l’amour…Je vous laisse y songer.
La première « surprise » de Patrice est un chœur « gospel » de trois hommes couleur ébène…Je suis étonnée, leurs qualités vocales ne sont pas à mettre en cause mais les harmonies sont faibles, probablement pour « servir » la voix de Patrice. Pourtant ils possèdent le coffre d’un baryton falsetto, ce qui est rare mais n’a servi que très peu hier. Dommage, je connais de bien meilleures chorales, qu’on n’a pas besoin de faire venir de Londres…LOL L’idée était excellente, respectueuse de certaines ambiances que propose Patrice sur des thèmes comme celui d’ hurts to be alone ou encore de be your man ( mais oui Fanny !!!)…
Le public chante de toute sa gorge, c’est une communion en quelque sorte…Un moment de partage…Même s’il ne regarde que rarement le public, souvent focalisé sur ses femmes…(ses guitares encore une fois) Patrice offre l’attention que ses spectateurs méritent… jah lead the way, par exemple et tous les « tubes » bien nommés : sunshine déclenche presque l’hystérie…J’en fait partie..
En 2nd guest, annoncés, Les Saïans…Un duo sur 96 degres, attendu il reste très improvisé, simple…L’énergie est excellente, mais j’ai à peine le temps de me déchaîner qu’ils s’en vont…J’ai du mal à saisir le fait que cet atout majeur ne serve ,là encore, que très peu…Peut-être est-ce dû à la précipitation, peut-être aussi au charmant manager des Saïan…Toujours est –il que je reste sur ma faim et irai les voir en avril !!!
Malgré cela il faut dire que les musiciens pallient à la pénurie d’invités, mon dieu quelle découverte ! Pourtant c’est ma dixième !! J’en gesticule encore, Izrah a été magistral, grand, fort, professionnel, musicien jusqu’au bout…Le groove !!! Mention spéciale pour lui, qui nous a époustouflé sur innocent shine, une reprise funky…Il s’est moqué avec affection, je pense, de notre débordant enthousiasme mais quel sourire ! Bien que les caméras aient été omniprésente l’énergie et la concentration ont été conservées intactes.. Les caméramen ont été forts tout de même, être là sans gêner, ni la scène ni la salle…Ajani au keyboard sans surprise, une voix magnifique trop peu mise en valeur, le morceau des temptation qu’il a entonné me tient à c(h)oeur, cela joue : My girl…Et Soul… continue de faire vibrer les enceintes en se roulant par terre…Sa gentillesse légendaire n’est pas démentie, il a permis à certains de voir le concert qu’ils n’auraient pu rater (je parle de moi…).
Les rappels sont nombreux, les morceaux joués aussi…un pur bonheur…Sur Uncry l’émotion est vive, l’envie de verser une petite larme !!!Mister Bart-Williams présente la dream team…Mais où est donc Ricky ??? On ressent leur amitié, leur amour les uns pour les autres…Palpable…Un grand merci à un concert qui m’a permis de découvrir des individualités surprenantes…Marie, marion, fanny et de mieux connaître les gens qui du bout du clavier créent le lien !!! Katy…salut à toi !!! Que de regret pour les absents…ils étaient présents malgré tout, thomas j’ai pensé à toi !!
Beaucoup de Vibes d’un trait, d’émotions à gérer...Une fin de saison magnifique où la pression, la fatigue de la soixantaine annuelle de concerts sont absentes !! Un tour de force qui consacre Patrice, mais que reste t’il ?
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