polyéthylène + n Twin 5 mars 2005- le Réveil - Marseille Début de la soirée avec Polyéthylène quatuor pop marseillais, en forme ce soir là.
Nous n’allons pas passer sous silence leur grosse influence pop belge (Venus, Girls in Hawaï, Deus, Austin lace et espérons peut-être un jour Soulwax , .../...
Début de la soirée avec Polyéthylène quatuor pop marseillais, en forme ce soir là.
Nous n’allons pas passer sous silence leur grosse influence pop belge (Venus, Girls in Hawaï, Deus, Austin lace et espérons peut-être un jour Soulwax , Monguito…).
Un chanteur qui déguste ses chansons, avec un gros moment d’émotion pour « without me ».
Sa voix ressemble à celle de Brian Molko…non je rigole, il faut arrêter avec ça, allons plutôt chercher dans la douceur du côté d’Alfie avec quelques intonations de Grandaddy en tirant jusqu’à Readymade.
Un bassiste intrigué par sa 4ème corde mais qui donne la couleur des morceaux sur les ¾ du set.
Rien à redire pour la batterie (n’aurait-il pas était influencé par « just backward of square » de Lowgold ?).
Un ensemble baignant dans un flot de sonorités dosées avec justesse, un futur Jim O’rourke!
J’oubliais…la boîte à rythmes, merci à toi.
Cerise sur le cake, les deux dernières chansons acoustiques dont la version piano/guitare électro-acoustique de « sometimes you understand ».
Un set incroyablement fluide, le meilleur concert que j’ai vu de ce groupe qui commence à s’imposer comme l’un des groupes phares de la scène marseillaise pop/rock.
et n Twin…que dire de ce groupe, 3 personnages énigmatiques dont un ange à la batterie, et les chapeaux de cow-boys, et les paillettes….
Tout au long du set ils développent leur univers sombre froid avec une pointe de psychédélisme, tout cela en douceur avec le son métallique distordu de la jazzmaster (avis aux amateurs). Le guitariste possède une voix modulable à souhait (démonstration sur « tell me », le tube ?).
Des lignes de basse très envoûtantes soutenues par une batterie épurée et très efficace.
Musique difficile d’accès dans un premier temps pour les personnes n’étant pas très accoutumées à l’univers de Chokebore.
Coups de cœur pour « Telle me », « Near the ground », « Ah Ah Ah », « Shork ».
Ep éponyme «n Twin » :
L’énergie du groupe rappelle bien sûr celle de Chokebore et même certains airs de Low Pop Suicide.
Sombre et mystérieux rappelant le « Dirty Pillows » de Savoy Grand.
On retrouve des thèmes dissonants évoquant ceux de Lee Ranaldo et Thurston Moore.
Stop de comparaisons n Twin a su créer son univers musical…du n Twin.
Compositions en anglais très réussies tout autant que celles en français.
Pas plus de 3 minutes par titre.
Nous noterons que le guitariste est aussi bon chanteur que dessinateur (cf. pochette Ep).
Le hic : peu de personnes présentent à la soirée.
2 groupes qui se complètent parfaitement pour une très belle soirée.
2 groupes qui connaîtront bientôt, nous l’espérons, leur heure de gloire.
Ça fait du bien quand la scène pop – pop/rock est de sortie, scène pas assez reconnue à mon goût …avis aux programmateurs.
Soma 03 avril 2004- Reveil - Marseille Ce soir, c'est la première fois que je vais au « réveil » ? je connaissais l'endroit il y a quelques années, quand ça s'appelait encore « l'à côté » et je dois dire que ça à bien changé : l'endroit est devenu, propret, presque « cosy », les concerts .../...
Ce soir, c'est la première fois que je vais au « réveil » ? je connaissais l'endroit il y a quelques années, quand ça s'appelait encore « l'à côté » et je dois dire que ça à bien changé : l'endroit est devenu, propret, presque « cosy », les concerts ne se font plus en bas dans la cave mais dans la petite salle du haut.
Le « réveil » nous propose ce soir Soma en acoustique ; ayant déjà assisté à un de leur concert il y a quelques années je suis assez curieux de les voir jouer ?
Les influences ont évolué depuis leur passage au « balthazar », passant de références « pop ? metal » (Incubus) à une pop plus feutrée rappelant les meilleurs du genre (Jeff Buckley, Radiohead). Le chant est précis, les mélodies sont terriblement bien ficelées (j'ai tout de même une préférence pour les parties anglophones), les jeux de guitares sont très fins, les parties lead font immanquablement penser à Jonny Greenwood de Radiohead.
Le défi des reprises vraiment casse-gueule (Wicked game de Chris Isaak et Calling You de Jevetta Steele) est relevé haut la main ? seuls bémols à mon goût : la basse « fretless » tire le son du groupe vers la variété, le jeu de batterie est peu être trop discret.
Bref, le groupe nous aura fait passer une bonne soirée, calme, sans violence, assis tout en buvant de la corona et en mangeant des cacahuètes grillées ! Un peu de douceur dans un monde de brutes !!!
Toko 13 fevrier 2004- Le Reveil - Marseille Le Réveil, c’est quelques grammes de finesse implantés au milieu d’un monde de brutes. Car il est vrai que lorsqu’on se ballade rue d’Aubagne, en épiant tel un paranoïaque le moindre mouvement des passants, on a du mal à s’imaginer qu’au milieu de ce .../...
Le Réveil, c’est quelques grammes de finesse implantés au milieu d’un monde de brutes. Car il est vrai que lorsqu’on se ballade rue d’Aubagne, en épiant tel un paranoïaque le moindre mouvement des passants, on a du mal à s’imaginer qu’au milieu de ce quartier plutôt « Hardcore » voire glauque, on peut trouver des salles de concerts aussi sympathiques qu’intimistes.
Ce soir, le Réveil accueillait le groupe Toko, une formation de jazz-manouche très inspirée Django Reinhardt et composée de quatre musicos plutôt balèzes, à savoir : aux guitares Lionnel Buzac (également, guitariste-chanteur-compositeur au sein du groupe Soma, chroniques de disque ici et de concert là) et Xavier Fernandès, Alexandre Taveau à la contre-basse et Patricia Chaylade au violon.
Le concert débute presque à l’heure dans une salle au tiers vide et dans une ambiance plutôt feutrée avec un petit medley de standards interprété par les deux guitaristes. Cette intro ne suffit pas à faire monter la pression et il faudra attendre les 3-4èmes morceaux pour que l’ambiance se réchauffe réellement. En fait, à mesure que les musiciens faisaient la démonstration de leur grande maîtrise technique, les spectateurs se mettaient à l’aise et commençaient à pousser des petits (et des gros) « Yes, Hi!!! », « Yeeeeaaaaahhhhhhh !!!! » et autres « Youhou » et « Yi-ha ! ».
Les musiciens enchaînent les morceaux techniques, alternant les reprises du maître Django et les compositions originiales. Ainsi se succèdent les classiques comme Douce Ambiance ou bien Stomping at Decca avec les créations aux titres souvent absurdes et grinçants à savoir Canicule (écrite l’été dernier…), Le déménagement (écrite lors du déménagement forcé d’Alexandre pour Paris : « Ohhhh !!!! »), La valche folle (et il n’y a pas de faute de frappe), La bourlingue, Les yeux rouges et les poumons qui saignent. Sur deux de ces compos, Xavier troque sa guitare pendant un temps contre une derbuka et les sonorités se font tout de suite plus arabisantes, les rythmes plus entraînants et plus marqués (en même temps, c’est logique, vu que le reste du temps, il n’y a pas de percu…). C’est à se demander si la formation ne devrait recruter un percussionniste pour donner encore plus d’ampleur à sa musique déjà totalement enivrante.
Mais le morceau certainement le plus ambitieux, le plus aboutit, le plus inspiré et le plus « tousketuveu » (mon préféré en gros) est celui qui porte leur nom : Toko. Ce morceau est à la fois très original et en même temps dans la lignée de la musique tsigane, un peu bolchévisante, avec une boucle entraînante qui revient encore et encore à un tempo de plus en plus démoniaque. Ca fait un peu penser à du kazatchok, mais en moins kitsch. Lors de la première exécution de ce morceau, le public, de plus en plus nombreux, est définitivement conquis et lors de la seconde (à la toute fin du second set),c’est carrément de la pure folie.
En tout, Toko réalise un premier set d’une petite heure, s’accorde une petite pause pour souffler un peu et surtout pour « re-régler les cagettes qui leur servent de guitare » (dixit Lionnel) et ils reviennent pour un second set d’une heure, plus chaud, plus speed, avec un public plus en jambe. Bref, le concert se termine dans une folie ambiante absolument géniale, le groupe rejoue des morceaux joués un peu plus tôt car les musiciens ont fait le tour de leur répertoire commun. Mais les gens en demandent toujours plus alors les musiciens s’exécutent, Xavier finira même le concert avec cinq cordes et ce, sur deux ou trois morceaux. Quand les musiciens quittent la scène, le public râle un petit moment car on aurait bien repris encore un petit coup de Toko, mais on sent les musiciens ravis de ménager un peu leurs doigts qui sont à se moment précis littéralement en feu.
Il ne serait pas très sympa de finir cette chronique sans parler de Patricia Chaylade la violoniste qui en jouant pratiquement tous les morceaux en improvisation, parvient à donner une ampleur exceptionnelle à cette formation. Son touché et son feeling font d’elle une musicienne hors pair, d’autant plus touchante qu’elle semble d’une grande timidité. Pas étonnant que Miossec ait fait appel à elle pour l’accompagner.
En conclusion, le Réveil, une salle à découvrir, très chaleureuse (avec des cahouètes gratos !!!), et Toko, un groupe à découvrir et redécouvrir encore et encore.
Leda Atomica Musique + El Kabaré 23 janvier 2004- Le Réveil, Marseille Leda Atomica Musique
(cabaret déjanté)
La troupe Leda Atomica Musique hante paraît-il les petites salles de café-concert et les théatres de Marseille depuis bien longtemps (Le Bérêt volatil, le Réveil, le Toursky ...). J'ai enfin réussi à .../...
La troupe Leda Atomica Musique hante paraît-il les petites salles de café-concert et les théatres de Marseille depuis bien longtemps (Le Bérêt volatil, le Réveil, le Toursky ...). J'ai enfin réussi à croiser leur chemin et j'en suis ressorti abolument ravi.
La plupart se produisent par ailleurs dans des formations locales, du Cor de la Plana à la chorale du Tipi, en passant par Emiliette en mille morceaux... c'est amusant parce qu'on a l'impression de connaître tout le monde de vue !
Composé d'une vingtaine de créatures toutes plus envoûtantes les unes que les autres, dont les tenues rappellent le cabaret des années 50 (bas résille, cuir et chapeaux variés, tenues et coiffures
extravagantes) la troupe enchaîne les reprises connues (Le petit bal perdu, Moi j'aime le music-hall...), et des compositions de son cru.
Il y a notamment une chanson satirique sur la paranoïa ordinaire : un chat a disparu, c'est donc forcément la faute des voisins, les étrangers, ceux qui vivent à 15 entassés, il paraît qu'ils enlèvent les filles aussi, non mais vous vous rendez compte ! Toutes les demoiselles pestent et médisent à qui mieux mieux, jusqu'à la fin très comique de l'histoire.
Ou encore, une chanson d'actualité sur le bonheur de vivre vidéosurveillés, sur les marseillais qui vont encore oublier d'aller voter et se plaindre ensuite, sur une demoiselle qui a tant de succès auprès des hommes qu'elle suscite les pires insultes de la part des autres ... Et même une chanson dont le seul et unique thème est les poils (d'aisselle, de pubis, de moustache, de dreadlock etc) !
Toutes ces chansons sont fort bien écrites, très drôles et très bien jouées. Se promenant dans le public, les chanteurs le prennent à partie, le font participer, l'invitent même à danser. C'est vraiment l'esprit du cabaret tel qu'il a du exister il y a bien des années. Qui doit encore se trouver ici et là dans des salles parisiennes prestigieuses, mais pour beaucoup plus cher que ça (5 €)!
En deuxième partie, la troupe s'attaque à un répertoire plus difficile, celui de ,Kurt Weil et Bertolt Brecht (extraits de l'Opéra de 4'sous), qui malgré tout passe très bien, servi par deux jeunes musiciens très doués, un pianiste et une accordéoniste.
Il y a de tout dans la troupe, composée surtout de dames : des grandes et des petites, des jeunes et des vieilles, des belles et des moins belles (encore qu'une femme qui chante est toujours belle,
selon moi, même cette grande pimbèche qui m'a rappelé Brigitte Fontaine ou cette minuscule Calamity Jane et sa voix gouailleuse), des qui ont une belle voix et d'autres qui en ont moins, mais compensent par leur jeu de scène.
C'est ce qui fait tout le charme, le côté de bric et de broc de cette compagnie ou tout chanteur semble le bienvenu. Le fait de jouer dans des petites salles leur permet d'être presque aussi
nombreux que le public, qui se retrouve totalement immergé dans le spectacle et ne touche pas terre pendant près de deux heures ! Réagir à cette critique
Queen of Anal Insertion 28 novembre 2003- Le Réveil, Marseille Voici un satellite pour le moins surréaliste du groupe protéiforme Homosuperior. Costumés façon néo-XVIe siècle, mélange de Dune et de Médicis avec fraise plissée autour du cou, les trois musiciens de Queen of Anal insertion ne sont pas là - comme .../...
Voici un satellite pour le moins surréaliste du groupe protéiforme Homosuperior. Costumés façon néo-XVIe siècle, mélange de Dune et de Médicis avec fraise plissée autour du cou, les trois musiciens de Queen of Anal insertion ne sont pas là - comme leur nom l'indique - pour faire dans la dentelle. Un clavier, une guitare électrique -qui remplace in extremis la basse- et un master of ceremony aux micros s'en donnent à coeur joie, alternant séquences saccadées et scandées avec de douces chansons galantes échapées d'un manoir anglais.
Façon Badalamenti, le compositeur des musiques de film de David Lynch, ces drôles-là créent une atmosphère captivante à coup de menuet mêlé aux borborygmes que DoM vomit dans un masque de peintre équipé d’un micro avec effets.
Vous retrouverez Queen of Anal Insertion, avec basse ET guitare cette fois-ci, en mai à Marseille. D’ici-là, ne manquez pas le concert de Cap’tain Carnasse et sa momie (DoM. a de drôles de fréquentations...) le 25 mars au Sextius Bar à Aix-en-Provence et le nouvel opus d’HomosuperioR au nom prometteur “Iah ! Iah ! Shub-Niggurat !!” du 15 au 17 avril à l’Epicerie à Marseille. Le gode’ save the Queen ! Réagir à cette critique
Kaballah 17 Octobre 2003- Le Reveil, Marseille "Petit coup de pouce pour le groupe "Kaballah" qui est passé il y a peu au "Réveil". Ils sont trois ( guitariste, contre bassiste et batteur ), le groupe existe depuis 9 mois et font du Klezmer ( musique yiddish, juif d'Europe de l'Est donc, nantie .../...
"Petit coup de pouce pour le groupe "Kaballah" qui est passé il y a peu au "Réveil". Ils sont trois ( guitariste, contre bassiste et batteur ), le groupe existe depuis 9 mois et font du Klezmer ( musique yiddish, juif d'Europe de l'Est donc, nantie d'influences diverses : manouche, arabe etc. ). ça swing, c'est entraînant, plein d'allant... vraiment un bon moment à passer en leur compagnie surtout qu'ils ont oublié d'être gauche avec leur instrument. Ils passeront le 20 nov au Poste à Galène alors je vous encourage à y aller ( moi j'ai pas un brin regretter et en plus j'étais en très charmante compagnie...clin d'oeil perso quoi on a bien le droit non ???? ). Bon cela dit méfiez vous du guitariste légèrement enclin à vous renverser de la bière sur votre beau fût ( je me comprends hein ! )"