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Chronique de Concert

Anything Maria

Anything Maria en concert

MJC - La Fare les Oliviers 12 septembre 2009

Critique écrite le par

Il y a des fois où il ne faudrait pas se fier aux apparences.

Moi, anything Maria, ce que j'en connaissais, c'est ce que la Machinerie Internet voulait bien me diffuser, et puis aussi (surtout ?) ce que d'autres en avait dit, et parmi eux des gens de confiance quand ils vous disent qu'ils ont vu un truc qui les a "scotché" (cf chronique Mystic punk pinguin février 2009, et photos Adeline + Pirlouiiiit).
Donc voilà, quoi, moi on me dit " 'tain, tu vas voir, c'est terrible", moi je me dis a priori "ben, Ok, pourquoi pas finalement".



Me voilà donc en route en direction de la MJC de La Fare les Olivier. Bon, là aussi, il y a des fois où il ne faudrait pas se fier aux apparences. La Fare, je connaissais assez bien où c'était situé et à quoi ça ressemblait, mais de là à trouver un lieu de scène comme celui-là... vous aviez dit "scotché" ? Un lieu dont devrait faire un peu plus la promo, à mon sens.

Anything Maria est "coincée" dans la programmation entre deux autres groupes : Andromakers et So?Mash!, dont je dirai du bien ailleurs et à un autre moment. Mais entre ces deux là, je me dis que la demoiselle va devoir assurer, vu ce que j'ai pu entendre d'eux. Andromakers termine son set, et personnellement, je reste bouche bée. "Scotché" vous aviez dit ? Il faudra bien un jour qu'on revienne sur ce duo ... mais là n'est pas la question. Revenons à miss maria...



D'après les photos que j'ai pu en voir et les échanges entre les groupes qui se constituaient dans la salle de la MJC, je cru reconnaître dans la salle la miss du coin de l'oeil. Un petit bout de fille, d'apparence moins excentrique que ce à quoi je m'attendais, (mais à quoi je m'attendais exactement ?), une tenue assez "classique" si j'ose dire, un côté petite fille modèle sans doute la tenue y faisait pour beaucoup), un rien discrète quoique un rien tendue (était-ce dû au lieu ?).

Et là, je l'avoue, j'ai un doute : je me suis trompé de lieu, de date, d'artiste, de programmation, de système solaire ou de fuseau horaire. Parce qu'après la prestation de Andromakers, je ne voyais pas bien comment cette jeune artiste allait nous surprendre. En imposer. Seule. Sur scène.



Il y a des fois où il ne faudrait pas se fier aux apparences.

Une fois sur scène, la Belle semble se métamorphoser. Elle semble grandir. Vous voyez ? un peu comme dans des films.
La petite fille modèle se transforme en rockeuse provocante et sexy, accrocheuse et intense, de retour d'un futur proche, où les nappe électroniques et les voix humaines ne feraient plus qu'une, où nos doigts se prolongeraient en d'infime sampler à sons et émotions.



Anything Maria semble nous revenir de cette jeunesse élevée dans ce futur proche. La Belle y a dompté les machines et les guitares. Elle y a dompté la puissance électro. Elle en fait ce qu'elle en veut. Elle canalise. Elle y a dompté sa voix et ses compositions rock/électro. Elle a doucement mûrit cet univers, avant de nous revenir, nous pauvres auditeurs de 2009.

Mais voilà. La salle, les circonstances, le finalement peu de public sont-ils prêt à recevoir ce flot ?
En début de set, je ressens de la retenue. Elle peut, mais elle ne distille pas, elle retient. Ce n'est pas l'heure. Elle hésite. Pas encore. La Belle ne lâchera pas tout ce qu'elle possède. Ce n'est pas l'heure.



Une reprise de Roy Orbisson en milieu de set, dédiée à ses parents, en cadeau, qui sont dans la salle, une reprise "s'il te plait" parce que "tes compositions, ça va une minute" imite-t-elle avec un brin d'humour. Ca sent cependant le respect. Les remerciements pour les années de soutien, d'encouragements. La Belle jette un regard derrière elle, et semble l'éclair d'un instant voir défiler le parcours qui la mené jusqu'ici, jusqu'à ça. Un sourire en coin.
La reprise de Orbisson est superbe, parfaite. Vous voyez ? La Belle sait également dompter le répertoire connu, les classiques, mais à la sauce anything Maria.



La Belle, respectée, a rempli ses devoirs. Elle peut reprendre son répertoire. Elle en a le droit, la légitimité.
Elle lâche un peu plus. La salle, désormais respectueuse, semble accrocher, lâche elle aussi ses exclamations, commence à porter la Belle. Ca monte crescendo. Elle lâche encore un peu plus les machines, les guitares, sa voix, SON rock à elle.

On a parlé de Sonic Youth. Ok.
On a parlé de PJ Harvey. Je prends.



Elle conclue finalement en lâchant encore plus, coûte que coûte, quoiqu'il arrive. Un certain culot. Le dernier morceau sera le plus intense. La Belle se transcende, ailleurs, les yeux clos. Elle s'apprête à descendre dans la scène, mais restera au bord, à la limite, sur le fil. Mais le set n'est pas infini. Assise sur le bord de la scène, dans une lumière à contre-jour, mi-chien mi-loup, dans une attitude d'une simplicité et pourtant plus provocante que jamais, sa blondeur étincelante dans le pinceau de lumière, mais son visage dans l'obscurité, La Belle a provoqué son public, Elle a tenté une approche. Puis Elle conclut. Son empreinte plane désormais. Son image vous a marqués. Son rock vous a marqués.

La Belle vous a fait touché du doigt ce qu'elle a en Elle. Mais ce ne sera pas pour ce soir.
On sait qu'elle le peut, que tout est possible avec Elle. Mais, je le sens, pas ce soir.
Mais vous y retournerez désormais.


> Réponse le 15 septembre 2009, par Mystic Punk Pinguin

Héhé, je suis bien content d'être contagieux dans ce cas !  Réagir

> Réponse le 15 septembre 2009, par Philippe

Comme on dit dans les forums branchés : + 1 ! Je suis positif au virus AnMa, moi aussi, depuis une contamination à Rock en Seine, ou elle est arrivée à rester intense devant un panneau SFR, des gens qui ne l'écoutaient pas et dans un brouhaha de heayy rock US... (cf chronique par ailleurs) PS 1 : c'est beau cette chronique, on dirait du J2C en français ! PS2 : Roy OrbiSon... ;-)  Réagir


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