Accueil Chronique de concert Jean-Louis Murat + Terry Lee Hale
Mercredi 12 août 2020 : 11352 concerts, 25885 chroniques de concert, 5284 critiques d'album.

Chronique de Concert

Jean-Louis Murat + Terry Lee Hale

Jean-Louis Murat + Terry Lee Hale en concert

Les Abattoirs, Bourgoin-Jallieu 16/03/2012

Critique écrite le par




Tournée de printemps... tournée d'été... tournée à l'air crépusculaire... Nouvelle tournée... Un peu tout ça, il n'y a plus de saisons de toute façon, plus rien ne court ordinairement (mince, je parle comme Jean-Louis), même une tournée de Murat... En tout cas, est-ce d'avoir coupé la radio qui parlait de FNACA et d'Algérie (plein le dos d' l'aurés... ), est-ce d'avoir été ralenti par un Moujik rentrant son bois sur mes routes de campagne pour me rendre à Bourgoin ? ou d'avoir suivi vers le sud-ouest Vénus admirablement accompagné par Jupiter, conjonction rare (sauf sur un album de Jean-Louis Murat)... j'étais encore plongé dans mes pensées... mais impatient de glisser quelques "instantanés" dans mon grand "album" de souvenirs de sets.

Je m'explique:

Tournée de printemps puisque c'est comme ça, mais deuxième partie de tournée. Tournée d'été vu la journée passée, mustango's dans les champs s'ébrouant, petit lapin, à défaut de grand lièvre, s'effrayant dans mes loupiotes, birds on the Bourbre (pas de Manteau de pluie à prendre donc)... Mais impression vite dissipée, vu le souffle violent et froid, direct from Mockba, qui faisait remuer la queue devant les abattoirs. Tournée crépusculaire, puisque l'interview venant de Suisse n'était pas folichonne : peu de dates finalement prévues et cela est attristant tant Murat semblait avoir envie de donner sur cette tournée... et surement pas du temps au temps. Nouvelle tournée : les deuxièmes séries de dates sont toujours assez différentes chez Murat (Mustango tour, Tristan...) et là, qui plus est, on a un changement d'équipe: avec le nouveau bassiste Chistophe Minck... qui aguiche ma curiosité.

Ouverture des portes à 20h30 enfin... C'est ma tournée... puisque depuis le dernier concert de Murat dans ces lieux, le bar délivre de la bière de ces ignobles futs dont elle est prisonnière...
Une salle agréable, avec ces deux paliers + une tribune (prise d'assaut). Jauge à 500/550 places... Manque une (ou deux) centaine pour remplir.

Première partie : Terry Lee Hale, américain à la mine de Ray Cokes. Guitare électroacoustique et légère monocordisme... ne pouvant pas me rattacher au texte. J'apprécie néanmoins un bel instrumental tout en douceur. Il est rejoint sur quelques titres par un excellent harmoniciste.


Jean-Louis Murat @L'Usine By McYavell - 111014 (8)




Arrive Murat... Petit débardeur à rayures sur le corps, Levi's neuf. Cheveux courts bien coiffés (au fil du concert et des passages de la main, la coupe prend du relief, ce qui m'évoque celle de Nathalie F. ;.)). On a parfois de curieuses idées.

Pif paf poum... abrupts et le texte débute: La lettre de la pampa... Pas de surprise, on a gardé le même sens de circulation en entrée de village. 3 minutes... j'aime bien mais ça s'échauffe. Intro qui me semble un peu originale au niveau clavier sur Les rouges souliers et je deviens adepte de Georges Tron (pas question non plus de crier au loup, Boutin !). Le morceau est vraiment enlevé, un peu pris au débotté néanmoins - mais de quoi j'me semelle pour dire ça! - Murat commence à s'amuser un peu au niveau interprétation.

Du côté bassiste, ce qu'on peut dire qu'il ne tombe pas comme un cheveu sur la soupe... Et c'est sacrement reboostant tant au niveau musique et qu'énergie sur la scène. On m'a dit que c'est Fred qui aurait parlé de Christophe Minck à Murat. Bon, bien sûr, pour parler en détail, et tailler, face au fashion Jean-Louis, j'entends dans mon oreille Christina (de M6) dire à Christophe et Slim : "mé, écoute, mes chéries, cé n'é juste paas possibe ton look..."... je rigole! 3.20

Restons sérieux... C'est du sérieux un concert ! Oui, c'est Le coureur espagnol, avec le sample très fort au départ et une accélération à la pédale au départ. Le début du chant marque une entrée dans le rouge., ça pioche... Le chant révèle la difficulté du dénivelé... Une partie quasi-a cappela... un petit sifflement... 3e souffle... c'est le vol vers l'arrivée... Inarrêtable... Murat se lâche bien et la section rythmique aussi, tandis que Slim marque le temps jusqu'au magnifique sprint (véritablement). 4. Perso, j'adore.

Et oh, Surpraïse... "une nouvelle chanson" est annoncée.
Clavier assez présent... ça pourrait faire penser à un morceau plan plan... mais non, une composition qui me parait assez originale, avec une ou deux petites ruptures entre l'intro, les couplets, les refrains (là, musicalement, je sèche pour vous expliquer plus précisément). Morceau calme. On a du mal à comprendre le texte que Jean-Louis connait déjà par cœur néanmoins. Elle s'appelle Je ne cesse de penser à toi. Murat livre une belle interprétation. Pour une première écoute, assez prometteur. 4'3


Jean-Louis Murat @L'Usine By McYavell - 111014 (10)



On reprend le fil de grand lièvre... mais dans le désordre : avec une intro pêchue sur Haut-arverne... Des chœurs mais moins forts qu'à l'automne, c'est Jean-Louis qui assure devant : "ohhh... destins d'avant... destins de choses..ohooohhh"... Magnifique. Mix très réussi entre les parties plus douces et les parties énergiques. 5
Là, encore, la set-list a été modifiée depuis l'automne : on part sur Sans pitié pour le cheval. La longue intro de presque deux minutes est très chouette... Y'a de l'énergie, je pense que Christophe Minck y est peut-être pour quelque chose... Le clavier est très présent de mon côté (on n'a pas eu les mêmes impressions d'écoute en fonction de l'endroit où on était). Premier véritable partie "pont" dans une chanson. Là, encore, du choeur, mais j'ai l'impression moins fort qu'auparavant. 4'3

La salle apprécie, même si c'est assez calme. Murat se fait interpeler un peu... mais il reste stoique. il est néanmoins souriant, les yeux ouverts... L'ambiance sur scène est bonne, avec Stéphane souriant, malgré une batterie qui a semble-t-il quelques soucis techniques.
Alexandrie... Début calme avec beaucoup de réverb dans la voix. Assez différent il me semble de l'automne. Bonne idée d'avoir placé ce titre un peu plus loin dans le set. Très joli solo de guitare. J'apprécie aussi le jeu de Slim bien renouvelé par rapport à l'album. Le morceau se termine par un joli son qui m'évoque une "mouette" s'élançant sur la mer. 7'2

Puis, c'est Vendre les prés. Quelques applaudissements mais ça ne démarre pas. Rien à signaler... au départ... L'interprétation un rien nonchalante et désabusée (mais le titre le veut aussi) s'intensifie ensuite : "il faut vendre la terre".... "il faut vendre la terre" " vendre la terre". 4
On enchaine sur quelque chose qui me surprend... et je reconnais Je me donne... Inédit live (Mustango tour)... Très joli intro... avec clavier, guitare... nettement plus rythmée que la version dont je me rappelais. Beaucoup plus rock... "je me donne"... Murat en fait la démonstration.
Pas sûr que celui qui a écrit ça : https://www.betalogue.com/2003/09/20/jean-louis-murat-je-me-donne-2000/ reconnaisse les qualités qu'il voyait à ce titre... (lent, érotique...), d'autant plus qu'on pourra regretter comme à l'automne, que Murat ne se lance pas dans un morceau en solo... Il la livrait ainsi en 2000... J'apprécie néanmoins... surtout que le titre a tout de même une partie plus en douceur... avant de se renflammer, toute guitare électrique sortie. Magnifique sortie de "malle"! 8'3 : On s'en est pas rendu compte !

Jean-Louis Murat @L'Usine By McYavell - 111014 (20)



"Une dernière...j'vais présenter les musiciens... Christophe le petit nouveau à la basse"... "Je peux faire une nouvelle chanson si vous voulez".. le titre? "y'en a pas encore... allez-y (se tournant vers les musiciens), je m'en rappelle jamais." C'est Belle... Hommage à Notre-Dame De Paris ? A Sébastien ou à Medhi ? Murat aime parfois se frotter aux poncifs. Là, encore difficile de comprendre le texte". C'était annoncé comme la BO de Macon sur la politique. A priori pas de rapport avec le thème. Morceau calme... avec le clavier en avant. Je suis un peu circonspect sur le coup.

Du coup, pour Qu'est-ce que ça veut dire, on s'est un peu refroidi. Jean-Louis aussi. Début en solo, doucement et les 3 copains le rejoignent ; ça manque un peu d'intensité au départ, mais elle monte un peu au fur et à mesure. Il me semble que Jean-Louis varie moins ses intonations sur la phrase titre. Petite surprise néanmoins sur le final : difficile de décrire... Quasiment, une petite séquence électro ambiant.. et j'imagine que le morceau va redémarrer... mais non. Joli final expressionniste, et encore joli coup de chapeau à Christophe qui arrive à me faire remarquer le jeu de basse.

J'adore vraiment ce titre, mais elle vaut pas à mon avis celle donnée à la Source. Ce jour-là, elle s'enchainait avec Sans pitié pour le cheval... Du coup, ce soir, c'est Qu'est-ce que ça veut dire qui sert d'entrée... à... 16 heures, endiablé... Longue intro. Christophe Minck s'éclate, Stéphane écrase sa batterie... 7'5
"merci beaucoup"

Rappel

encore quelques petites interpellations....Qu'est-ce que ça veut dire ? répond Jean-Louis... Je n'entends pas tout.
C'est Alcanine. A quelques jours près, il y a 3 ans mourait Bashung... Fallait-il pour autant Jean-Louis n'est pas aidé du fait d'absence de light show (plus de jolis miroirs, par économie ou quoi?)... A l'automne, on était plongé dans l'ambiance apocalyptique que j'avais appréciée. La version me parait moins déstructurée, même s'il joue toujours sur la saturation de la guitare. Même si le solo de guitare est plutôt plaisant. Moins hardcore donc. 8
Enchainé quasiment : Les jours du jaguar... avec un clavier très présent. Pas une version sortant de l'ordinaire... à peine 7! On le retrouvait avec plaisir sur cette tournée... mais...

Puis, Si je devais manquer de toi... Je me disperse un peu... et me dit que je devrais me concentrer sur Jean-Louis et sa voix : cela me permet d'accrocher... La voix est belle, l'interprétation aussi. Le morceau part ensuite sur des horizons plus inattendues: partie instrumentale assez réussie... jean-Louis Murat nous refait le coup du final distordu et reverbéré...comme sur "qu'est-ce que ça veut dire"... et Stéphane refait partir le groupe pour un tout dernier petit tour... " BONSOIR!"


Un Jean-Louis Murat en pleine forme semble-t-il. Quelques petites surprises et un groupe qui tourne déjà très bien. Les bas morceaux de GRAND LIEVRE ont été livrés d'une manière que j'ai plutôt plus apprécié (la réforme de la set liste a pû jouer)... 3 inédits... Reste le regret d'un peu plus de variations, avec un morceau sans clavier, ou en acoustique, un solo... Comme l'habitude est prise, Jean-Louis Murat a fait une longue séance de dédicaces... qui n'a fait aucun malheureux. Bravo aux camarades qui avaient parcouru 600 km pour voir Jean-Louis... et lui remettre un cadeau...

MERCI JEAN-LOUIS, BRAVO !


(Compte-rendu publié sur mon blog www.surjeanlouismurat.com (toute l'actu de Jean-Louis Murat)... et qui s'adresse donc plutôt aux fans...)


A lire également, une interview de JLM à propos de l'album Le Cours Ordinaire Des Choses, ainsi que des entretiens avec Murat en novembre 2006 (sur Taormina), octobre 2004 (sur A bird on a poire), octobre 2003 (sur Lilith) et juin 2003 (sur le concert pour Koloko)...

Liens : www.jlmurat.com, www.myspace.com/jlmurat, www.facebook.com/jeanlouismurat, https://twitter.com/jeanlouismurat, www.leliendefait.com, www.surjeanlouismurat.com.


Photos live prises à l'Usine d'Istres en octobre 2011 par McYavell...

Jean-Louis Murat : les dernières chroniques concerts

Jean-Louis Murat en concert

Jean-Louis Murat par Krys
Salle Jean de Montaru, Marcoussis, le 07/12/2019
19h30, je me présente un peu en avance afin de pouvoir retirer le billet que j'avais réservé. Trois personnes patientent devant les portes closes de la salle Jean de Montaru, au... La suite

Jean-Louis Murat en concert

Jean-Louis Murat par martial
Théâtre de la Madeleine à Paris, le 02/12/2019
Presque un an après le concert de Jean-Louis Murat au Café de la Danse pour la tournée "Il Francese", nous avons repris la route vers Paris pour assister à la seule date... La suite

Jean-Louis Murat en concert

Jean-Louis Murat par Kid
Café de la Danse, Paris, le 10/12/2018
Il y a peut-être une chose que l'on peut reprocher à Murat, qui se tient là derrière les portes, non pas de Naples, mais du Café de la Danse : sa bonne humeur. On a souvent comparé... La suite

Jean-Louis Murat + Matt Low en concert

Jean-Louis Murat + Matt Low par Pierre Andrieu
La Coopérative de mai, Clermont-Ferrand, le 22/11/2018
Après une balade de nuit - superbement éclairée par la pleine lune - sur un des puys qui dominent Clermont-Ferrand, on se rend à La Coopérative de Mai pour les concerts de Matt Low... La suite

Terry Lee Hale : les dernières chroniques concerts

Terry Lee Hall  en concert

Terry Lee Hall par Pirlouiiiit
Lollipop Music Store, Marseille, le 08/04/2016
Demain nous prenons le train en famille à 8h du mat' et il reste pas mal de choses à faire à la maison (des choses aussi variées que faire les sacs ou replanter les plans de... La suite

Les Abattoirs, Bourgoin-Jallieu : les dernières chroniques concerts

Irma en concert

Irma par Lily Rosana
Les Abattoirs à Bourgoin Jallieu, le 02/10/2015
Je ne sais pas vraiment par où commencer sans prendre le risque de me répéter... Je crois qu'à chaque concert d'Irma, la première chose qui me vient à l'esprit une fois le... La suite

ANTIDHOT par
LES ABATTOIRS BOURGOIN JALLIEU, le 31/05/2009
Extraordinaire prestation groupe de qualité, un style incomparable ; du talent rien que du talent. un groupe promis à une réussite certaine. je suis FAN DU GROUPE. La suite

Tasmaniac + Le Baratin de la Joie par stephane sarpaux
Les Abattoirs à Bourgoin Jallieu, le 14/03/2009
Le Baratin de la Joie faisait la première partie des Tasmaniac !! énorme concert, les deux groupes ont livré une prestation dynamique et entrainante ! humour rimait avec gros son ce soir là !! ces deux groupes sont à ne pas manquer ! La suite

Cosmik Connection par mariloo
Les Abattoirs de Bourgoin-Jallieu, le 31/03/2007
Musique qui transcende mon esprit (l'effet cosmique !), qui éructe ma féminité, qui fourmille ma stature, qui me connecte avec le futur... Je suis une addict de ce mouvement de rythmes drum & bass/jazz/dub , ce son électro qui symbolise la rupture des éléments terrestres et donne l'envie de se jeter dans l'arène ! Alors merci pour leur talent de... La suite