Accueil Chronique de concert Marilyn Manon
Dimanche 23 janvier 2022 : 11352 concerts, 25885 chroniques de concert, 5284 critiques d'album.

Chronique de Concert

Marilyn Manon

Paris Bercy 28 novembre 2003

Critique écrite le par

Il faut avouer que Peaches en première partie était une merde qui dépassait tout entendement. En un mot : une insulte. Une insulte à la féminité (une grognasse mal foutue se livrant à toutes les formes d'indécences), une insulte à la musique (play-back de rap couvert par les cris hystériques de cette truie seule en scène sans musiciens) et finalement une insulte au public (crachats, fuck you, coups de micros ...). Mais il faut reconnaître que pour la première partie de Manson, on ne pouvait pas trouver mieux : ça a énervé tout le monde et ça a initié le public à dire "Fuck".
Ce n'est pas fini : plus d'une heure d'attente avec pour seules occupations, 3 chansons de Prodigy en boucle en essayant de pas mourir étouffé dans l'hécatombe des premiers rangs qui se vident avant même la prestation du révérend, qui on pourra le dire, sait se faire attendr .

C'EST PARTI ! Theater se met à résonner : le premier sur scène est Madonna Wayne Gacy suivi de Ginger. Puis Manson apparaît sur un trône portant ses initiales à 5 mètres de hauteur : superbe !
On démarre sur This is a new shit : le son est impeccable, même aux premiers rangs qui se déchaînent méchamment. On poursuit directement avec Disposable teens ; nouvelle surprise : Marilyn Manson sait chanter ! Il gueule à la fin de la chanson quelque chose comme "Fuck you Paris" puis il introduit violemment Use your fist and not your mouth. Les lumières s'éteignent à la fin du morceau et on attend très longtemps le début de Great big white world ; ceux qui espéraient se reposer se sont leurrés : l'émotion est à son comble dans la fosse sur une de ses plus belles chansons. C'est parti sur Rock is dead : ce bijou en version album est réellement catastrophique en live (on entend que la basse et Manson a vraiment du mal à l'assurer au niveau vocal) .
Ca gueule "Be, be obscene" et le mOBSCENE se met à clignoter derrière les deux danseuses à double face et en uniforme . Manson, qui nous a gratifié d'un haut de forme va se payer le luxe d'enfoncer son micro dans le cul de l'une d'elle. Le morceau est bon, ce qui n'est pas du tout le cas de Tainted love qui va suivre, carrément dispensable malgré une pêche d'enfer dans la salle (y'a toujours des petites minettes qui l'ont trop entendu sur NRJ). Les riffs de guitares écorchés de Tourniquet donnent la place à un superbe automate qui rappelle le clip en venant lui servir un verre de vin avant d'être décapité. Pour la très réussie The dope show, une pluie de paillettes rouges tombe sur le devant de la foule pendant que le révérend, vêtu pour la chanson d'un grand manteau, mime diverses positions sexuelles (bien vu le The drugs they say are made here in Paris).
(s)AINT, très entraînante manque toutefois de charisme. Le ratage de la soirée reste The golden age of grotesque : le meilleur morceau de l'album du même nom ne passe pas du tout en live, malgré les deux percussionnistes en uniforme nazi, la superbe contrebasse de Tim Skold et le solo de saxophone à la fin . Vient ensuite Doll-dagga-buzz-buzz-ziggety-zag : magistral et entraînant ; les pogos qui avaient démarré sur la chanson précédente s'affirment de plus belle . Sweet dreams rend assez bien : on laisse le Hell outro pour Obsequy durant laquelle Manson, derrière un écran en ombre chinoise se fait tailler une pipe. On aurait préféré la version de Holy Wood avec de vrais fans sur la scène.
Deux immenses drapeaux Mickey sont déployés pendant que Manson déguisé de la même façon lâche It's a small world (un poème bizarre) et The fight song sur une tribune qui rappelle Antichrist superstar. Les problèmes de voix ne donnent pas au morceau toute la puissance que l'on pourrait en attendre . L'intro d'Antichrist résonne mais s'achève sur le classique et barbant The beautiful people : cette chanson restera toutefois agréable si l'on excepte la déception de ne pas entendre le titre éponyme de l'album phare (à noter l'immense tête de Mickey gonflable).
Rappel sur l'hymne national anti-américain Irresponsible hate anthem qui tue tout, mais c'est malheureusement le dernier morceau .

Première remarque : c'est vrai que c'était court, mais je peux assurer que ceux qui se trouvaient sur le devant de la fosse en ont eu pour leur argent (tant pis pour ceux qui n'ont pas compris qu'un concert de Manson, ça ne se fait pas dans la tribune) .
Deuxièmement : c'était sans doute dommage de ne pas écoper d'un "Bonsoir Paris" ou autre mais c'était sans doute dans le concept : ceux qui s'en plaignent n'ont qu'à aller voir Renaud (mort, mais dont le cadavre chante encore) qui passe 10 minutes entre chaque chanson à dire "Je vous aime , merci !"
La vraie remarque serait le reproche d'un show trop calibré et trop prévisible où certains titres manquaient cruellement à l'appel : Où sont les titres du premier album ( Lunchbox, Cake and sodomy et Get your Gunn ), seulement deux titres d'Holy Wood et l'absence d'Antichrist ; alors que l'on pouvait très bien se passer de Rock is dead ou Tainted love .

Theater
This is a new shit
Disposable teens
Use your fist and not your mouth
Great big white world
Rock is dead
mObscene
Tainted love
Tourniquet
The dope show
(s)AINT
The golden age of grotesque
Dolldagga-buzz-buzz-ziggety-zagg
Sweet dreams
Obsequy

It's a small world
The fight song
The beautiful people

Irresponsible hate anthem

 Critique écrite le 03 janvier 2004 par Lord Panzer


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