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Chronique de Concert

Soirée d'ouverture de Marseille Provence 2013

Soirée d'ouverture de Marseille Provence 2013 en concert

Marseille 12 janvier 2013

Critique écrite le par

Cette journée d'ouverture de Marseille Provence Capitale Européenne de la Culture, commence avec une manifestation des salarié(e)s de Virgin Megastore, menacé de liquidation. On part en cortège de la Rue St Fé. Arrivé sur le Vieux Port piéton, déjà noir de monde, l'accueil est des plus chaleureux, de nombreuses pétitions sont signées. Je tchatche précarité avec une bénévole de MP2013, par ailleurs chômeuse. Dès que l'on arrive à l'esplanade Bargemon, deux cordons de flics nous entourent. Ils sont à cran, rien ne doit gâcher la fête. La manif, bon enfant, s'arrête devant le Pavillon M, avant de repartir jusqu'au magasin. Belle introduction pour cette année, les luttes sociales faisant partie de la Culture, il ne faudrait pas que l'on oublie la lutte des classes sous prétexte de fête.

Canebière by Pirlouiiiit 12012013


Retour sur le Vieux Port quelques heures plus tard. Nous voilà en route pour la Grande Clameur, cette fois-ci mon cortège se compose de poussettes et d'enfants. On fantasme de traverser ce Marseille piétonisé comme promis, et, première fausse note, des bagnoles traversent la Canebière au niveau Bd d'Athènes / Cours Lieutaud, alors que la foule afflue. Je peste intérieurement, cette ville ne pourra jamais exorciser, ne serait-ce que pour une soirée, entièrement le démon voiture. On descend l'avenue du chanvre, les marseillais sont de sortie, en masse, populaire et métissés. On ne pourra lever ça à cette soirée, le réel désir de la population de vivre un événement culturel, elle qu'on caricature avec le foot et la variété crasse. L'ambiance est bonne, les gens sont contents. La présence policière est omniprésente, sensée rassurer, elle est pour moi pesante (ma mauvaise conscience de syndicaliste surement. Ou plutôt mes mauvais souvenirs de tonfas.). D'autant que pour l'instant, la seule "ambiance" sonore est celle des sirènes de bagnoles de la maréchaussée. On se faufile au milieu du Vieux Port, bien placés pour la Clameur et l'illumination. L'attente se fait, toujours dans un climat joyeux. Les lascars font gaffe aux poussettes. Ceux qui fantasmaient sur un déferlement des barbares des Quartiers Nord venus foutre le bordel en sont pour leurs frais, "ces gens-là" sont aussi des grands enfants qui ont envie de participer à la fête promise.

Canebière by Pirlouiiiit 12012013


19h, rien, nibe, que dalle. En guise de clameur, des gens, des enfants crient. On s'attendait à sirènes, corne de brumes, mais c'est un silence gêné. Les regards se croisent, interrogatifs. Il devait bien se passer quelque chose, non ? Pourquoi ne pas avoir tout simplement fait un compte à rebours pour la Clameur ? C'est quand même le minimum pour que les gens crient ensemble. Pourquoi ne pas avoir déclenché les sirènes à ce moment là ? C'est tellement évident qu'on se demande comment des gens payé plus de 5.000 euros par mois n'y ont pas pensé. La déception se lit sur les visages, et, comme on est à Marseille, s'exprime à haute voix. D'autant qu'on attendait aussi que "Marseille disjoncte", comme promis, et qu'en guise de black out, seuls les réverbères et les éclairages publics s'éteignent. Pétard mouillé là aussi. C'est con, une ville plongée dans le noir, ça aurait suscité les hurlements. Là, c'est un peu l'incompréhension. Heureusement la Bonne Mère s'illumine de bleu et blanc (pas fan moi), entrainant une sincère admiration, suivi par le Fort St Jean en mauve, bien plus réussi à mon sens. Une fontaine d'artifice s'élève de l'eau du port, ces jets d'eau colorés sont plutôt jolis mais ça fait chiche comme inauguration d'un événement présenté comme majeur.

Notre Dame de la Garde by Pirlouiiiit 12012013


Sous des commentaires majoritairement déçus, le foule se met en branle. On choisit de se diriger vers le Cours Estienne d'Orves, ayant promis aux gamins des anges qui dansent dans le ciel. Ce ne sont pas les seuls à avoir des étoiles dans les yeux à cette évocation. Les déplacements et la cohue sont bordéliques, on va pas se plaindre du succès d'affluence, d'autant que peu d'esprits s'échauffent. On approche du cours, avec toujours ce décor de robocops et de camionnettes de gendarmerie. La place est inaccessible, en plus de la foule, les flics ferment les accès des petites rues. Sans aucune explication, on est sensé comprendre qu'il faut contourner par la Place aux Huiles. Du coup, on plante côté Bricorama et on ne verra que les anges s'élancer, sans rien voir de la suite. Déçus, dépités pour les gosses, on rebrousse chemin au bout d'une demi-heure pour remonter la Canebière jusqu'à Belsunce. Et là, rien. Pas une animation, ni sur le Port, ni sur l'avenue. C'est quand même fou de ne pas avoir pensé à proposer quelque chose sur cet axe central. J'avais cru comprendre que Nasser devait se produire au niveau de l'Espace Culture, mais non. Des écrans projettent des commentaires d'acteurs culturels sur Marseille, mais pour voir certains de mes potes, j'ai qu'à aller au Bar de la Plaine ... On remonte Belsunce, les fleurs géantes sont jolies, les gamins apprécient et ça enchante le cours. Espérons que ça se pérennise, voire envahissent d'autre rues. Un spectacle de danse a lieu au milieu du cours, mais comme il se passe au niveau du sol, on ne voit rien. Dommage de ne pas avoir proposé cela sur une estrade. C'est à ce moment-là que les familles avec gosses avec qui je déambulais renoncent. Les enfants tirent la gueule, ils n'ont pas eu droit à la fête promise.

La Grande Clameur by Pirlouiiiit 12012013


On continue notre pérégrination sans enfant ni poussette, cela nous conduit Place Sadi Carnot où des esquimaux avec tronçonneuse sculptent des méduses (sur un podium, eux), puis on tire vers l'Esplanade Bargemon où il n'y a rien (c'est con, un podium comme pour les concerts d'été, ça l'aurait fait), on remonte, on croise plein des gens qui déambulent comme nous, sans but. On se plante à un bar, blindé comme la plupart des restaus, grands gagnants de cette soirée, et aux tables voisines, les commentaires désabusés sont majoritaires, preuve qu'il y avait quand même une grande attente.
Comment comprendre l'absence de réelle animation sur la Canebière et le Port ? Soit on parle d'incompétence, soit on franchit allégrement le pas en disant qu'il s'agit d'une volonté politique. En effet, MP2013 s'inscrivant dans l'opération Euroméditerranée, qui cherche effectivement à virer les pauvres du centre de Marseille, la volonté est de créer artificielement un centre de vie dans l'axe République-Joliette. C'est pour cela que pas mal d'animations y étaient concentré. Mais on ne peut pas avoir raison contre le peuple, lui sait que le centre de Marseille c'est Canebière - Vieux Port et il s'y rend naturellement. D'où la déception d'y trouver pas grand chose.

Belscune by Pirlouiiiit 12012013


On aurait pu renoncer à ce moment là. Nous aurions eu tort.

Retour à Belsunce pour l'arrivée de la parade de Sud Side. Alléluia, last night, rockers saved my life ! On connait les camarades, on estime leur boulot, on se défonce à leurs soirées. Et ce fut eux qui, hier soir, nous ont sauvé du cynisme. Un camion de pompiers avec boule à facettes, une bétonnière transformée en chaudron, des voitures désossées et fleuries, des mécanismes ambulants. Une jubilatoire parade cyber punk et prolétaire (l'hommage à la classe ouvrière étant évident, d'autant que des élèves de lycée technique ont activement participé à la construction des véhicules et sont mis à l'honneur sur les plateformes de ceux-ci). Une musique indus light ponctue le cortège, le public massé sur les côtés s'enfourne à la suite dans une liesse populaire. Enfin ! Dommage qu'il ait fallu attendre 22h, et que la plupart des gamins soient rentrés, pour vivre cela. On reste dans le cortège, se ressourçant dans ce moment d'enchantement partagé.
Puis on bifurque vers la place du Lycée Thiers (Assassin de la Commune, deux jours après l'anniversaire de Louise Michel qui n'a pas de lycée à son nom à Marseille, honte à nous). Là Juan Carmona joue avec des musiciens orientaux sur une vraie scène. Du genre qui manquait sur la Canebière, à Belsunce, sur le Port. C'est blindé de monde, et ce flamenco méditerranéen réchauffe les cœurs. On ne reste pas longtemps, ne voulant pas manquer les anges du Cours Estienne d'Orves qui remettent ça à 23h. Toujours une bonne ambiance dans les rues (c'est les fachos qui doivent regretter l'absence de dérapages de la "racaille"), on contourne les nombreux barrages de flics qui entourent le Cours (sans encore aucune explication) pour s'engouffrer via la Place aux Huiles, pour arriver aux premières loges.
Et là, ce fut une heure de poésie onirique, de celle qui te réenchante l'âme. Les anges s'élancent des grues (c'est pour faire croire au commun des mortels que tout cela n'est qu'illusionnisme et que les créatures féériques n'existent pas, mais moi je sais). C'est beau. Ils sèment des plumes qui viennent germer dans nos cœurs d'enfants. Une ange se pose à côté de nous, concentré, ailleurs, il est magnifique. Une autre va se promener dans la foule, embrassant les enfants au passage. Une heure durant, ce ballet magnifique va perdurer, un angelot bibendum géant, qu'on aurait pu croire échappé de Ghostbusters, les rejoint. La musique, une espèce de cœur mystique, en langue inconnue, avec des touches electro-indus, souligne parfaitement la magnificence du moment. Pour le final, une pluie de plumes blanches tombe, avec l'éclairage, lui aussi parfait, on lève les yeux au ciel, et on se croit dans un rêve. Un grand merci à la compagnie Studios de Cirque pour ce pur émerveillement.
Un Dj enchaine et c'est un pur moment de bonheur de voir les Marseillais dans toute leur diversité se mettre à danser, tout en se balançant des pleines poignées de plumes comme des gosses. On profite du moment, d'autant que la sélection, une espèce de cabaret soul, est au taquet. On se dit surtout, quel lieu de dancefloor génial, bien plus sympa que d'être enfermé dans une salle.
On rentre sur la Plaine, où rien n'est prévu mais où les bars et les restos débordent. Des plumes se retrouvent jusque là. Au final, on est ravi de cette deuxième partie de soirée, regrettant que les gamins n'en aient pas profité.

Il s'agit ici d'une chronique de la soirée, vu du public. Pas de l'analyse de MPP2013 comme outil de gentrification, comme argument du patronat local pour faire le forcing sur le travail du dimanche, comme mépris des fonctionnaires culturels vis à vis des petites structures locales qu'ils laissent crever, gérant de manière féodale l'argent public. Tout cela, on l'a déjà écrit par ailleurs. Même si de nombreux reproches peuvent être fait (flop de la Clameur, absence de scènes sur le Port, la Canebière, Belsunce laissant le public errer ...). Certains ont critiqué le peu d'ambition de la parade de Sud Side (à laquelle j'ai bien accroché), ainsi que certaines clameurs. Mais cela ne peut se comprendre sans dire que l'équipe de MP2013 à contacter pas mal d'acteurs locaux à l'arrach', ces derniers mois, voire ces dernières semaines, pour "sauveré cette soirée d'ouverture. Ceux-ci ont fait ce qu'ils pouvaient avec le délais impartis. On aurait apprécié qu'ils aient les moyens (financier et en temps) de mener un projet plus ambitieux. Parce que, avouons le, programmer la Danse des Anges, qui a cartonné au festival de rue de Chalons, faut pas sortir de l'ENA pour y penser. C'est comme programmer Shaka Ponk à la Fiesta. La propositions artistique du Studio de Cirque était réellement féérique, mais si être programmateur à MP2013 c'est aller faire ses courses dans les festivals existant et ramener ce qui se fait de mieux, pas besoin d'y passer 4 ans, à un salaire indécent.
On se demande quand même pourquoi ne pas avoir placé quelques scènes. Une place Bargemon, avec un spectacle de danse, flamenca, hip-hop ou autre, suivi d'un concert de Watcha Clan à minuit, voilà de la fête populaire, et de qualité. Tu rajoute un spot à Belsunce, avec Nasser et Deluxe en fin de soirée, et un autre place de la Joliette avec Mossu T et Idir. C'est quand même mieux que de claquer de la thune dans un dancefloor à accès limité.
Putain, vivement qu'on autogère la Culture à Marseille, entre l'engouement populaire suscité par l'évènement et toutes les bonnes idées entendues, y avait de quoi faire.
Mais je ce que retiens de cette soirée, c'est un vrai succès populaire, confirmant l'exigence et l'appétit de culture de ce peuple souvent méprisé, une ambiance jubilatoire, prouvant s'il était nécessaire que Marseille est faite pour le vivre ensemble et non pas la ghettoïsation, et de vrais moments de poésie artistique. Cela ne peut que nous encourager à se réapproprier les politiques publiques, notamment culturelles. Et prouve, s'il en était besoin, que culture populaire ne rime pas avec médiocrité. Une soirée à l'image de la ville, rien n'est facile, rien n'est donné, il faut gratter pour découvrir des trésors.

> Réponse le 13 janvier 2013, par Mardal

[Marseille - 12 janvier 2013] Bravo -sans ironie aucune- pour cette vision plus que nécessaire, salutaire, du pingouin qui me fait honte de n'avoir que partiellement perçu la dimension politique et sociale qui est dans tout et partout, de me réjouir benoîtement devant le plaisir simple qu'offrait la soirée. Même si j'ai l'air ironique (c'est un vilain défaut incontrôlable) je ne le suis pas. Et bravo pour l'engagement sans faille, mystique, punk, et toujours renouvelé du même pingouin qui nous rappelle la route à suivre, le regard à préserver. Chapeau bas et tous derrière le Pingouin, insatiable militant!  Réagir

> Réponse le 13 janvier 2013, par piéton de Marseille

[Marseille - 12 janvier 2012] Oui, entièrement d'accord sur cette critique. On voulez participer à cette élan culturel On voulez partager un moment avec les marseillais Et on est rentré déçu vers 21H, avec les enfants impossible ou trop risqué d'attendre .... Dommage, après l'inauguration du vieux port avec les pagnolesque joueurs de carte.... je doute pour 2013. un piéton de Marseille   Réagir

> Réponse le 13 janvier 2013, par ladodo clem

ah ah j'ai pas ta plume (encore ces plumes!), mais je suis entièrement d'accord avec toi. En tant que public, outre les ratés de la Clameur et les questions politico-culturelles de MP2013... j'ai participé à une vraie fête populaire, en dansant, avec le sourire, c'était une magnifique communion sur le dancefloor devant nos deux amis djs (Big Buddah + RKK), relayés par la MEGAfanfare de 150 musiciens. Une ambiance simple, une joie communicative, dans laquelle toutes les générations et cultures de Marseille se retrouvaient pour danser sur des sons #bailefunk #bollywood #balkanbeats #commore et même du #piaf sauce mashup electro! bref une ambiance Belsunce/Treme/Carnaval dans un centre ville piéton (quel bonheur). En tout cas à l'angle république/bd des dames, on se sentait fier de partager...  La suite | Réagir

> Réponse le 13 janvier 2013, par Zorba

Très belle chronique, juste , réfléchie, intelligente , ça change de certains commentaires foireux et réducteurs qu'hélas on peut entendre ou lire sur Fb ... et il y avait aussi la clameur de Leda Atomica/Phil Spectrum devant la cathédrale de La Major, suivie d'un oratorio composé par Alain Aubin sur le malheur des migrants qui risquent leur vie pour essayer de rejoindre notre "eldorado' ... et certainement d'autres choses comme la clameur flamenca sur le rythme dur et lourd du chant profond ' Martinete' - Juan Carmona, Ana Perez entr\'autres ... - plus la clameur sur le choeur de La Traviata sur le parvis bondé de l'Opéra .. etc ...  Réagir

> Réponse le 13 janvier 2013, par Pirlouiiiit

A la base je ne comptais par faire de longue chronique, me retrouvant dans la première moitié de celle du Pinguin, mais finalement ... Comme presque tout le monde hier je suis "descendu en ville" pour voir le lancement de Marseille 2013 (le in après la soirée de lancement du off la veille). Presque parce que évidemment il y a des gens qui ont préféré boycotté un évènement sinon en tout cas une façon de faire qu'ils ne voulaient pas cautionner. De mon côté même si beaucoup de choses me scandalisent dans Marseille2013 (mais comme beaucoup de choses me scandalisent depuis toujours dans la gestion de la Culture notamment dans une ville pourtant si active) je suis quand même venu participer à ce lancement en témoin. De plus je n'ai pas eu beaucoup à descendre (une dizaine de mètres)...  La suite | Réagir

> Réponse le 13 janvier 2013, par Philippe

Merci a Stefan pour avoir partagé l'instant féérique où nous ne pûmes pas tous être (et pour l'explication des plumes que j'ai vues partout !). Pour ma part, attentes plutôt basses et donc pas déçues... A l'heure de la clameur, j'ai vu 12 Mireille Mathieu chanter "je suis une femme amoureuse" dans un ballet délicieusement kitsch, face à la rue du Gymnase sur la Canebière. Ambiance sympa (les paroles avaient été distribuées, les gens chantaient) mais arrêt inexplicable après 5 minutes, qui laissent sur notre faim... Puis un concert de flamenco gratuit avec danseuses (mes copines les Sevillanas du Panier ?) sur la place Thiers (notre sinistre assassin de la Commune), avec des boissons à un prix défiant le bourrage de gueule... Et au dessus du parking vélo du CVV, une (bonne) batucada...  La suite | Réagir

> Réponse le 13 janvier 2013, par Mystic Punk Pinguin

Ce n'est pas parce que j'ai passé une bonne soirée, que je ne suis pas critique envers Marseille Provence 2013. Étrange cet impression de devoir choisir son camp, genre tu ne boycottes pas, ou tu ne trouves pas ça pourrit, alors tu es un collabo. D'autant que ces intégristes sont beaucoup plus coolant avec certains acteurs culturels locaux qui accaparent les subs et laissent crever les salles et la création indé, voire se comportent comme des patrons profitant de la précarité pour exploiter les salariés. Donc, oui, j'ai passé une bonne (2e partie de) soirée. J'assume (et je vous emmerde). D'autant que c'était avec le peuple de Marseille, de fort bonne compagnie. Et qui assurait le spectacle. Mais, effectivement, certains choses sont critiquables. L'absence de réelle animation sur la...  La suite | Réagir

> Réponse le 14 janvier 2013, par Duval

Merci Pinguin, je n'ai pas pu être au centre ville mais ta chronique m'inspire confiance au niveau véracité... Pour notre part nous étions aux Corbières à attendre l'extinction de Marseille... Nous avons vu uniquement le centre-ville s'éteindre, ce qui donnait visuellement l'impression que les quartiers nord ne faisait pas partie de la fête, à part pour grand littoral, seul point animé en dehors du centre, ce qui me semble assez significatif pour un évènement initié par la chambre de commerce et de l'industrie. Mais en ville ça devait être cool sans voitures et j'imagine que les spectacles étaient bons. rnLe lendemain avec les minots ont à fait la chasse au trésor de MP13 avec des indices genre "trouver l'écureuil" (celui de la caisse d'épargne...) puis "paSSPAR là" (pour le...  La suite | Réagir

> Réponse le 14 janvier 2013, par Meltingpod.Com

Moi aussi j'ai passé un bon moment avec les marseillais : regretté les sirènes du Girolata qui ont couvert donc retardé la clameur de Léda Atomica à la Major et du coup le public était déboussolé mais on a quand même chanté "C'est pour ça qu'on t'aime" !!! aimé tous ces nouveaux bâtiments sortis du chapeau le même jour, les lumières, la fluidité dans la foule, son calme, sa responsabilité dans les files d'attente pour boire, aller aux chiottes...bien aimé les danseurs amateurs et pros entraînés par le Ballet de Marseille sur le cours Belsunce...ben oui il y avait quelque chose sur le cours Belsunce...sans parler de l'arrivée triomphale et ponctuelle de Sud Side à 22h pétantes alors que les journaleux de FR3 s'empiffraient au resto disant que leur job était fini et que sans doute la parade...  La suite | Réagir

> Réponse le 16 janvier 2013, par JY V.

[Place du Lycée - 12 janvier 2013] "Avec un groupe d'amis nous partageons la critique de "mystic punk pinguin" pour ce que nous avons vécu ce soir-là. Nous étions sur le Vieux Port, près de la Place aux Huiles, la clameur a fait pshit faute d'un chef d'orchestre. Et pourtant nous étions prêt à donner tout ce qu'on avait dans les tripes pour pousser une clameur à tout casser, une clameur pour exorciser toutes les "merdes" qui nous menacent et nous illusionner pour un enchantement que nous espérons tous... Incroyable qu'il n'y ait pas eu un compte à rebours... Néanmoins la soirée nous a agréablement surpris, l'ambiance était excellente, familiale, bon enfant avec une jeunesse comme on aime la voir, et la forte présence des CRS, et aussi celle des Secouriste, peut-être parce que nous avions 50 ans et plus, ne nous a...  La suite | Réagir

> Réponse le 18 janvier 2013, par A.Na

[Angle République/Dames - 12 janvier 2013] Merci pour vos mots, ça fait du bien de lire les vécus de chacun, et non les gros médias !On était avec Ladodoclem, à vivre l'ici, ensemble, maintenant, voilà mon récit de cette soirée où le son était bon à l'angle des rues. J'AI EU LE OFF, J'AI EU LE IN,ON EST TOUS DES OUT. Samedi 12 janvier ?Bien sûr j'y étais ! Ouverture de Massilia capitale européenne de la culture, pas moyen de le louper. Alors voilà, je m'attendais à une clameur du tonnerre, un black out de folie, ça n'a pas eu lieu...mais je ne m'attendais pas à danser dans la rue avec mes compatriotes citadins all night long ! Cela résume le tout : tu t'attends à ça, tu as autre chose, après, à toi d'accepter l'impro, ou pas. Ma déambulation, c'était ça : Levé à un heure de l'aprem, ouverture du off oblige, le son de Dj...  La suite | Réagir


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