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Interview avec Emilie Simon

Interview avec Emilie Simon en concert

Café de la Musique, Paris 20 Mai 2012

Interview réalisée le 20 mai 2012 par Fredc

Une rencontre avec Emilie Simon n'est jamais anodine. Elle l'est d'autant moins quand, comme moi, on l'a suivie avec passion sur la banquise immaculée de La Marche de l'Empereur, dans la jungle luxuriante de Végétal, dans les rouages infernaux de The Big Machine et, enfin, au creux des mots délicats de Franky Knight. Emilie Simon est de ces artistes uniques, dont chaque album est une porte vers un univers singulier, complexe, dans lequel on prend plaisir à plonger puis à revenir encore et encore, parfois des années après y être entré pour la première fois. Enfin, Emilie Simon est une artiste rare, et c'est un privilège en soi de pouvoir la rencontrer et échanger avec elle.

Plantons le décor : nous avons rendez-vous tous les deux, juste elle et moi, dans le cadre feutré du Café de la Musique. La musique, forcément. C'est un samedi de grisaille parisienne, comme tant d'autres. Et pourtant, celui-ci n'a rien de commun, à la veille du concert que la jeune femme s'apprête à donner à la Salle Pleyel. Une date unique, où elle jouera l'intégralité de "Franky Knight", son dernier opus. Un album à fleur de peau, extrêmement personnel, dédié à son compagnon disparu. Un album composé aussi pour le film "La Délicatesse", de David et Stéphane Foenkinos, film qui, par un de ces hasards que la vie réserve parfois, raconte presque son histoire à elle.




Je retrouve donc Emilie et l'on s'installe dans de profonds fauteuils rouges, juste à côté d'un piano. On adopte instinctivement un vouvoiement devenu trop rare, dont la charmante désuétude sied si bien à son élégante discrétion. Nous voici prêts à parler ensemble pendant près d'une heure...

Si, contrairement à certains de vos fans, j'ai été aussi emballé par votre dernier album, "The Big Machine", que par les précédents, il y a toutefois un élément dans cet album qui m'a un peu surpris, c'est son univers visuel, notamment sur scène, tant au travers des costumes que du maquillage, qui étaient très foisonnants, très riches. On sait aujourd'hui que le moment où vous avez porté cet album sur scène correspond peu ou prou à celui où vous avez perdu votre compagnon et je me suis demandé si cette abondance de costumes et de maquillages n'était pas aussi un moyen de vous protéger...

Peut-être inconsciemment, mais je ne pense pas. C'était vraiment lié à l'album, que j'ai écrit à New-York pendant deux ans. L'image, les costumes de scène, les visuels de clip etc. font partie d'un même tout. Les costumes, qui sont plutôt des personnages que l'on a créés, ont été développés avec le concept même de l'album, en lien avec la nature des morceaux et l'influence de New-York sur ma musique et ma personnalité. Il y a quelque chose de très théâtral dans cette ville, une sorte de mise en scène permanente.

Comment se passe la création des univers visuels de chaque album ?

C'est complètement lié à mon état d'esprit au moment où j'écris les morceaux, à ce que j'essaye de dire, de creuser en moi. Chaque album a son propre axe de fonctionnement. Après, je le partage avec des gens qui se prêtent à l'esthétique du projet, je contacte des artistes que j'aime, mais c'est toujours moi qui suis le capitaine du bateau, qui vais choisir la direction, délimiter le cadre.

Franky Knight est peut-être votre album le plus personnel, et c'est aussi le plus épuré musicalement ; vous n'avez à aucun moment été tentée, par pudeur, de masquer vos sentiments les plus intimes par des effets, des arrangements ?

Franky Knight est un album que je voulais le plus authentique possible : quand j'ai écrit ces morceaux, j'étais dans une démarche où je ne cherchais pas à me masquer. C'est un album très direct : le propos était de faire un cadeau à cette personne et d'envoyer un message et je ne voulais pas que ce soit subliminal. Ensuite, ma façon d'écrire, d'arranger, d'orchestrer est très visuelle, très poétique, donc naturellement, ma musique va se plonger dans un univers plus imagé, qui va poétiser le fond assez dur de l'album. Bien-sûr, il y a de la pudeur, mais je voulais arriver à accorder le côté universel du message avec son côté très personnel, et c'était ça le plus délicat à juger.

L'album précédent a été écrit en grande partie avec votre compagnon et vous avez du le porter seule après sa sortie ; celui-ci sort presque deux ans après ce qui s'est passé : comment gérez-vous le décalage temporel entre ce qu'exprime l'album et le moment où il sort ?

Encore une fois, la seule chose que je voulais faire était de lui offrir un album. Chaque morceau est un cadeau et témoigne de quelque chose que j'ai ressenti et que j'avais envie de dire à ce moment-là. Je le garde comme ça, comme un processus qui s'étend sur pratiquement deux ans.

Vous dites souvent que vous composez la musique avant d'écrire les paroles, que le texte sert plus à souligner la musique qu'à raconter quelque chose ; est-ce que Franky Knight n'est pas le premier album où vous avez inversé ce processus ?

Même sur cet album, beaucoup de textes sont venus en même temps que la musique ou après. C'est vrai que même si j'adore les textes, que je suis littéraire et que j'écris, j'ai une facilité déconcertante avec les mélodies, je pourrais en écrire toute la journée, c'est très fluide chez moi. C'est tellement naturel pour moi de m'exprimer avec des sons, des mélodies et des arrangements, que le texte ne se place pas forcément sur le même plan. Mais c'est vrai que sur Franky Knight, le texte et la mélodie sont souvent arrivés en même temps.

Dans beaucoup d'interviews, vous exprimez un rapport assez analytique à la musique - vous détaillez avec précision la recherche des sons, des textures, des arrangements, presque comme un chimiste en quête de la bonne formule ; est-ce que vous avez le même rapport avec la musique que vous écoutez ou est-ce que, dans ce cas, c'est plus direct et plus charnel ?

Quand la musique que j'écoute ne me touche pas spécialement, que je suis juste intéressée à voir comment elle est faite, c'est vrai que mon cerveau décortique tout, mais les albums et les morceaux qui me touchent vraiment, je ne les analyse pas. C'est comme les films, je les prends avec une sorte de fraîcheur et c'est le message émotionnel qui passe avant tout.

Vous avez des exemples ?

Il y en a plein, c'est tout ceux que je cite depuis petite : Neil Young, les Beatles, Joni Mitchell, Kate Bush, Peter Gabriel... même Arcade Fire.

Cette façon analytique de parler de votre musique pourrait presque laisser penser que vous n'êtes pas sensible à l' "inspiration", ce qui est pourtant sûrement le cas...

Bien-sûr, l'inspiration compte beaucoup aussi, mais c'est une autre facette de l'écriture, parce qu'on ne la maîtrise pas, on peut juste se mettre en position de la recevoir. Dans toute la partie recherche, production etc. il y a une part d'inspiration, mais aussi une part de travail manuel, à la fois fascinant et rassurant, qui complète bien le processus de réalisation d'un album.

Cet aspect "laborieux" est peu mis en avant par les artistes...

La base, c'est le travail, mais il y a beaucoup de choses qui se font par l'expérimentation, par le temps passé sur les "accidents heureux", comme les appelle Brian Eno. Parfois, on fait une fausse manip et on se retrouve avec une espèce de son qui sort de l'espace et qu'on ne voulait pas faire au départ, mais qu'on choisit de garder.



Vous composez beaucoup pour le cinéma, vous l'expliquez en partie par le fait que votre musique soit assez naturellement imagée ; est-ce que vous avez une approche visuelle, presque synesthésique, au moment de composer ?

Oui. C'est très difficile à décrire, mais c'est vrai que quand j'entends mes mélodies et que j'écris mes textes, il y a d'autres choses qui viennent se mélanger à la perception des sons. Il y a des sentiments, des couleurs, parfois des paysages, des images...

Est-ce que vous envisagez de passer un jour à la réalisation ?

Pourquoi pas ! Je n'y ai pas trop pensé... Pour l'instant, c'est vraiment la réalisation de mes disques qui m'importe et qui me passionne. Et puis j'ai toujours eu l'occasion de travailler avec des réalisateurs qui avaient une vision forte. Il y a des réalisateurs qui ont une vision très précise du résultat final et d'autres avec lesquels il y a beaucoup d'échanges, donc ça dépend, mais leur point commun est qu'ils sont très doués et j'adore voir leur interprétation visuelle de ma musique.

Ca a du être différent de composer pour La Marche de l'Empereur et pour La Délicatesse : dans La Marche de l'Empereur, la musique tient presque le rôle de voix off, elle raconte les choses ; dans La Délicatesse, qui est un film avec des acteurs et des dialogues, elle n'a pas tout à fait la même place...

Dans chacun des films dont j'ai écrit la musique, il y a un rapport musique/image très différent, et c'est initié par le type de film, mais aussi par les goûts du réalisateur. Certains réalisateurs vont me demander de la musique pour souligner l'émotion d'une scène, tandis que d'autres ne voudront surtout pas de musique pendant les dialogues, parce qu'ils veulent que ce soit le jeu des acteurs qui véhicule le message.
La Marche de l'Empereur, c'était 75 minutes de musique sur tout le film. Au début, il était même question qu'il n'y ait pas de voix off, que ce soit un film exclusivement musique-images, et puis ils se sont rendus compte en cours de route que c'était intéressant d'aller expliquer des choses et ils ont inséré la voix off. Mais au départ, on m'avait demandé de raconter l'histoire avec la musique, ce qui était fascinant à faire.
Pour La Délicatesse, c'est très différent : c'est un film qui passe par beaucoup d'états émotionnels, on passe du rire aux larmes, avec des choses assez dramatiques et, en même temps, des personnages surprenants, comme celui de François Damiens. Au niveau musical, on passe aussi par toute une palette émotionnelle et quand on écoute la B.O, Franky Knight, on se rend compte qu'il y a des choses très différentes dans le film.
Enfin, le film de Jean-Paul Rouve, que j'ai fait et qui va sortir en juin, fonctionne plus sur un ou deux thèmes, c'est beaucoup plus resserré au niveau sonore, l'empreinte est plus forte. Tout ça est vraiment lié au type de film et à l'écriture du projet.

Imaginons que vous réalisiez votre propre film, mais que vous n'en fassiez pas la B.O, à qui demanderiez-vous de la composer ?

Ca, c'est vache comme question ! J'avais bien aimé Vincent Gallo, quand il a sorti son premier album, il y a dix ans... Je ne sais pas ce qu'il fait maintenant, mais j'aimais bien l'ambiance de ce disque, ce côté collage, ces textures... Je ne m'attendais vraiment pas à parler de Vincent Gallo ! [Rires] C'est ma réponse de l'instant, mais dans une heure, je dirais autre chose !



On vous a déjà reçue sur Concert & Co en 2006, à l'occasion d'un concert à Marseille ; avec le recul, quel conseil donneriez-vous à celle que vous étiez à ce moment-là ?

Profite ! Ce sont de belles années et ne t'inquiète pas, ça va aller.

Il y en a encore d'autres à venir...

Oui, mais c'est une passion tellement reliée à l'inspiration, à une énergie intérieure inexplicable, qu'on ne sait pas combien de temps ça va durer, combien de temps on aura envie de faire ça... Il y a un petit côté "touché par la grâce", donc il faut profiter du moment présent.

Et dans dix ans ?

Je ne sais pas me projeter dans le futur... mais je pense que je ferai toujours de la musique, il y aura toujours des albums.

On vous compare parfois à Björk, plus souvent encore à Kate Bush, mais il y a un artiste avec lequel je n'ai jamais entendu personne faire un parallèle, alors que ça me paraît pourtant évident, c'est Pierre-Henry. C'est une parenté dans laquelle vous vous reconnaissez ?

Oui, et je vous remercie pour ce compliment, c'est un des pères de la musique concrète. D'ailleurs, je suis allée voir un des concerts qu'il organisait chez lui, sur le thème de Dracula, et c'était génial : il avait mis des chaises et des haut-parleurs partout dans sa maison, on pouvait écouter dans sa cuisine, dans sa chambre, sous le toit, et lui jouait au sous-sol. C'était vraiment super.

Pour le coup, c'est un aspect vraiment très expérimental, qui n'est qu'une partie de votre travail...

Oui, c'est-à-dire que je suis très attachée à la chanson. J'adore la recherche sonore, ça fait partie de moi, mais j'aime parfois simplement prendre une guitare et chanter une chanson, sans intellectualiser trop les choses. Je suis vraiment entre les deux mondes.

Parlons un peu géographie : vous vivez entre New-York et Paris, deux villes très inspirantes, est-ce qu'il y a des endroits que vous affectionnez plus particulièrement ici ?

J'aime beaucoup Paris. C'est une ville que je redécouvre à chaque fois, parce qu'en fonction de la manière dont on l'aborde, elle prend des visages différents. Quand j'étais étudiante à La Sorbonne, je découvrais la ville, je découvrais le quartier Saint-Germain, j'étais dans une faculté sublime, très différente de celle d'où je venais. J'ai beaucoup de tendresse pour Paris, c'est une ville qui a été très bonne pour moi, qui m'a ouvert les bras - j'ai beaucoup de soutiens ici, j'ai mon équipe, qui me suit depuis dix ans et que j'adore, avec laquelle je travaille toujours très bien.
Quant aux quartiers... j'adore Montmartre, j'adore le neuvième arrondissement, j'adore Saint-Germain. J'aime tous les quartiers, vraiment. Et puis j'ai beaucoup déménagé, aussi.

Vous parliez de cette équipe qui vous suit depuis dix ans, c'est important d'avoir cette stabilité ?

Oui, même si beaucoup de choses changent : on ne peut pas travailler avec les mêmes personnes pendant dix ans, il y a des gens qui bougent, qui font autre chose, il y a des affinités qui se créent, d'autres qui se défont, mais c'est bien d'avoir des personnes qui sont toujours là, qui sont des bases. Je fais beaucoup de choses toute seule : toute l'écriture de mes albums, tout le travail artistique, donc c'est bien de se sentir soutenue par une équipe qui rend ça possible, qui l'ancre dans une économie, dans une logique de disques, de concerts, qui puisse rendre ça réel et le relayer.



Pour revenir un instant sur la géographie : vous dites que vous voyagez beaucoup, est-ce qu'il y a un lieu insolite quelque part dans le monde où vous rêveriez de jouer ?

Il y a une île au Brésil, près de Rio, qui s'appelle Ilha Grande, qui est très belle. J'aimerais bien faire un concert là-bas, dans la forêt... C'est impossible, je ne le ferai pas ! [Rires]

Avant de réaliser ce fantasme, il y a un évènement bien plus proche, c'est ce fameux concert de demain à la Salle Pleyel. Il est annoncé comme un concert unique, ce sera vraiment le seul ?

Oui, je n'ai pas voulu en rajouter en disant que ce serait la seule date "mondiale", mais c'est vrai qu'il n'y en aura pas d'autre. On a opté pour une très jolie date à Paris et pour ceux qui n'ont pas pu venir, parce que ça a été complet assez vite, le concert sera retransmis en direct sur le site de la Cité de la Musique. Pour moi, c'était important qu'il y ait une très belle date, tout ça fait partie du même processus : c'est un cadeau. Franky Knight est un album qui fait partie de ma discographie, dont je suis fière et que je défends, mais c'est aussi un album qui est très particulier, très sensible à mes yeux, et que je ne peux pas "trimballer" sur la route. Je suis sûre que les gens le comprennent. Après, il y aura peut-être d'autres choses, même si je pense qu'il faudra plutôt attendre le prochain album, mais en tout cas, le fait de jouer tout cet album dans son intégralité, ça n'arrivera qu'une seule fois et ce sera demain soir.

Il n'y aura que ces morceaux ?

Non, Franky Knight est un album costaud, mais pas très long, donc il y aura d'autres choses, et le concert sera divisé en deux parties, autour d'un entracte.

Ce n'est pas la première fois que vous jouez à Pleyel et vous avez aussi joué à L'Olympia, ce sont deux salles mythiques, très particulières, mais très différentes l'une de l'autre ; quel est votre rapport à ces deux salles ?

Pleyel, c'est une salle très classique, qui a un confort d'écoute, qui est aérée, ouverte et qui est construite très en hauteur, donc c'est assez impressionnant quand on est sur scène... Bon, c'est vrai que ça l'est aussi à L'Olympia, ça l'est aussi au Casino de Paris et ça l'est aussi au Grand Rex ! Mais Pleyel a un côté plus moderne que L'Olympia. Je pense que c'est l'endroit parfait pour cet album.

C'est parfait pour votre musique d'une manière générale...

La première fois que j'ai joué à Pleyel, on l'avait fait avec cinq percussionnistes (marimba, vibraphone, glockenspiel...), un violoncelliste et pas de programmation électronique, parce que par rapport à la salle, on voulait faire quelque chose de beaucoup plus acoustique pour bien la faire sonner. En plus, c'était à la réouverture de la salle, donc il n'y avait pas eu beaucoup d'expérience de concert de rock dedans. C'était vraiment fort et assez unique.



Est-ce que vous avez un meilleur souvenir de concert ?

Non, quand je suis sur scène, je suis tellement à ce que je fais que chaque instant est le meilleur souvenir. Après, il y a des choses un peu marquantes, quand il y a un souci technique, quelque chose d'inattendu. J'ai plein de concerts inoubliables en tête. Par exemple, à Montréal, j'étais une des dernières à jouer dans une salle mythique qui s'appelait le Spectrum, avant qu'ils ne la démolissent. C'était une salle magnifique au centre de Montréal. J'étais heureuse de jouer dans cette salle-là et de témoigner de ça avant qu'ils la détruisent.
Quand j'ai joué à Manille, aussi, dans une salle de concert qui était en fait une salle polyvalente aménagée et ouverte à tous les enfants de la ville. Sur scène, il y avait beaucoup de contrôleurs fabriqués maison par Cyrille Brissot, et les enfants montaient sur scène pour jouer avec pendant le concert ou venaient me demander des autographes pendant que je chantais.
Ou même tout simplement le Théâtre de la Mer à Sète, en première partie des Rita Mitsouko, au tout début de ma carrière, avec la pleine Lune et un bateau qui passait derrière...
Le Grand Rex, avec un orchestre de quatre-vingt-dix personnes qui joue les morceaux de La Marche de l'Empereur...
Ma résidence à New-York, où j'ai décidé de voir ce que je pouvais faire toute seule : je suis arrivée avec mon piano, mon bras électronique, mes pédales et j'ai testé les morceaux de The Big Machine. J'ai commencé en communiquant très peu dessus, le premier jour il y avait trente personnes dans la salle et cinq semaines après, les gens faisaient la queue sur deux blocks pour venir me voir. C'est des moments magnifiques.

Pour terminer, ma petite question rituelle : avez-vous une fausse rumeur à diffuser sur vous-même ?

Je me déplace toujours avec 150 coccinelles.

Et je pourrai en témoigner ! Merci beaucoup, Emilie, de nous avoir accordé tout ce temps.

Merci à vous.


Un immense merci à Emilie pour sa gentillesse, sa disponibilité et sa spontanéité.

Un très grand merci également à Delphine, chez AIM Production, pour sa confiance et son aide précieuse dans la mise en place de cette interview.

Vous pouvez encore regarder le concert à la Salle Pleyel en intégralité sur le site de la Cité de la Musique :
https://www.citedelamusiquelive.fr/concert/0987470.html


PS : Emilie, rendez-vous est pris quand sortira le prochain album ; je crois que je suis reparti du Café de la Musique avec quelques coccinelles qu'il faudra que je vous rende...


BONUS :
Regardez le tout nouveau clip de Jetaimejetaimejetaime, avec des images du concert à Pleyel et des extraits du film Quand Je Serai Petit de Jean-Paul Rouve :


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