Accueil Marseille - Aix Newletter Live In Marseille 20 Avril 2020 : Christophe
Lundi 21 septembre 2020 : 11352 concerts, 25885 chroniques de concert, 5284 critiques d'album.

Newletter Live In Marseille 20 Avril 2020

Christophe

Saga

La précédente newsletter remonte quand même à il y a maintenant plus d'un mois (à l'époque on se demandait juste si on avait encore le droit de se faire la bise)

Première newsletter depuis l'arrêt des concerts donc ... pas que nous n'avions plus rien à vous raconter mais c'est le temps qu'il m'aura fallu pour trouver une forme d'équilibre permettant de concilier confinement, plan de continuité des activités pédagogique de la fac et celle de l'école des enfants ... et puis comme il n'y avait plus l'urgence d'annoncer tel ou tel concert j'ai fait le flemmard ...

Mais comme il faudra bien reprendre une activité normale tôt ou tard (je ne suis surtout pas en train de dire qu'il faudra tout reprendre comme avant, sinon je ne vous aurais pas collé cette petite phrase en image - sur laquelle j'espère que vous aurez eu la curiosité de cliquer - qui résume bien le fond de ma pensée) j'ai décidé de reprendre du service avec une newsletter sans agenda (n'ayant pas assez suivi qui fait des concerts en visio dans le coin - mais je sais qu'il y en a) mais avec d'autres sections bien fournies (merci J2C, Fred, Philippe, Gilles et tout ceux qui continuent à donner de leur temps pour remplir les colonnes de Concertandco et/ou les rubriques de cette newsletter).

Et puis il y a Christophe aussi ... ce drôle d'artiste croisé qu'une seule fois en concert et dont je regrette d'avoir raté le dernier passage à Marseille ... on ne sait jamais de quoi demain sera fait, il ne faut donc jamais remettre à demain les choses qu'on a vraiment envie de faire, surtout lorsqu'il s'agit de rencontres ou de partages ...

Pas de rubrique "agenda" cette semaine donc mais d'autres rubriques plutôt bien fournies que je vous invite à lire avec attention

En vous souhaitant à toutes et à tous une bonne semaine malgré tout,

Pirlouiiiit

ps : N'hésitez pas à réagir à cette newsletter en écrivant directement à mrmiolito@yahoo.fr qui nous fera suivre

Cette semaine à Marseille

Interview

Saga


Nouvelle interview (la sixième) de Elliott Murphy par Jacques 2 Chabannes :

"Bonjour, Elliott.
Cette interview était initialement destinée à revenir sur le contenu de ton livre autobiographique, nommé "Just A Story From America / A Memoir" (Murphyland / 2019), sur tes autres récentes publications également estampillées Murphyland (Of Hope & Glory), ainsi qu'à propos de tes traditionnels et annuels Birthday ShowsParisiens... mais, en raison de l'apparition du Covid-19, de ses conséquences et multiples restrictions, fermetures et annulations, nous ne pouvons nous en tenir-là et devons absolument aborder les choses, sous cet angle, à l'aune de ce nouveau paradigme, si tu es d'accord avec-moi, sur ce point...

Elliott Murphy : Je suis totalement d'accord avec le fait que nous nous devons de voir les choses différemment. Je n'ai jamais eu à vivre cette expérience, jusque ici, celle de voir le monde, dans son ensemble, devoir affronter une pandémie, à la fois, tous ensemble, et ce, dans le même temps. J'ai le sentiment que, lorsque tout ceci sera fini, nous nous devrons d'appréhender le monde en termes d'"avant" et d'"après", Coronavirus..."

=> La suite par ici

Le film de la semaine

Saga

"Ce qu'Alan Moore et Damon Lindelof nous ont appris sur la fin d'un monde" ou the Watchmen et the Leftovers vus par Fred Boyer

La sortie de The Watchmen d'Alan Moore fut une date majeure dans le monde du comics. Mais pas seulement. De par sa forme brillante, son écriture radicale et son propos politique et engagé, son aura a rapidement dépassé le simple monde des super héros. A tel point qu'il s'agit de la seule bande dessinée à s'être fait une place parmi la liste des 100 meilleurs romans écrits en anglais du prestigieux Time Magazine.
Au risque de divulgâcher un bouquin vieux de plus de 30 ans, il faut savoir que The Watchmen nous présente un monde au bord de l'apocalypse. En cette fin de décennie 80, en pleine guerre froide, l'humanité avait compris que les deux super puissances s'étaient engagées dans une course à l'armement nucléaire qui ne pouvait que mal finir. Dans cet univers, les peuples se sentant impuissants devant leur sort, attendaient, résignés, que l'arme atomique annihile toute vie sur terre. Pour empêcher la fin du monde, le super héros Ozimandias (présenté comme l'antagoniste du récit) fomente un complot pour faire croire à une attaque extra-terrestre qui rase la ville de New York. La population et les gouvernements mondiaux sont sidérés, mais devant l'existence d'une super menace les peuples de la terre mettent fin à leurs conflits, font fi de leurs différences et collaborent enfin. Ozimandias a tué 5 millions de personnes, mais a instauré une paix durable et a sauvé le monde.
La situation que nous vivons aujourd'hui, avec l'épidémie du coronavirus a fait basculer ces derniers jours notre quotidien dans une forme de dystopie. Cette crise sanitaire est un révélateur des fragilités de nos sociétés. Par effet domino d'autres crises risquent de faire jour : économiques, politiques, sociales. Je suis persuadé que nous vivons un moment clé de l'histoire. Pas seulement de notre pays, mais de l'humanité. L'hiver 2020 sera peut être étudié par les historiens du futur comme un passage vers un nouveau monde. La France avait été relativement épargnée par la crise de 2008, et même les plus libéraux de nos dirigeants politiques avaient avoué que la raison de cette résistance avait été la force de notre système social. Malgré cela, ces mêmes dirigeants, poussés par les puissances de l'argent qui les manipulent, n'ont eu de cesse depuis que de briser ce même système social. La réforme des retraites actuelle est une réplique (au sens tectonique du terme) de cette crise. Et si le krach boursier actuel prend des proportions bibliques, il faut s'attendre à d'autres attaques contre le peuple, encore plus forte.
Mais dans ce nouveau monde dans lequel nous entrons, les cartes vont forcément être redistribuées. Tel les peuples de l'univers des Watchmen prenant conscience que ce qui les rapproche est plus important que ce qui les sépare, que la fin du monde n'est pas une fatalité, il faudra que les femmes et les hommes de 2021 comprennent que ce phénomène qui a fissuré leur quotidien est l'enfant dégénéré d'un système, d'un monde qui s'est en même temps réduit et accéléré pour de mauvaises raisons, et au profit d'une ultra minorité. Les peuples devront prendre en main leur destin, et remettre la société dans le bon sens. Une société plus juste, une société capable de prendre soin de ses membre, une société qui n'agit pas contre les intérêts de sa majorité.
Nous venons d'entrer dans un monde d'incertitudes, ce que nous vivons actuellement est difficile, angoissant, et sera dramatique pour certains d'entre nous. Mais il faudra se relever, c'est aussi une opportunité. Une fissure va se créer, il faudra s'y engouffrer.

The Leftovers est une fascinante série HBO écrite par Damon Lindelof (qui était déjà à l'oeuvre sur LOST). Cette série nous décrit un monde dans lequel 2% de la population mondiale aurait soudainement et mystérieusement disparu le 14 octobre 2011. Mais plutôt que de chercher à décrypter le mystère de cette disparition, The Leftovers est une série du quotidien qui nous décrit la vie d'après. Celle de ceux qui sont restés et qui n'ont d'autre choix que de chercher un deuil impossible dans un monde à la fois familier mais qui ne pourra plus jamais être le même. Et malgré le fait que l'impossible ce soit produit, la vie reprend ses droits. Ces êtres fracassés, bouleversés, bouffés par la culpabilité ou aveuglés par l'inconscience cherchent le chemin vers une existence normale. Ici l'antagoniste est un groupe sectaire inquiétant, les "Guilty Remnants", composé de personnes tout de blanc vêtues qui rodent dans les rues, silencieuses, fumant clopes sur clopes. Leur objectif : empêcher l'humanité de reprendre ses habitudes en lui balançant son deuil constamment à la gueule.
La façon dont l'auteur nous les présente est sans équivoque : ils sont flippants à souhait, la femme du héros l'a quitté pour les rejoindre, abandonnant au passage sa famille, ils ne répondent à aucune injonction d'explication, ils préparent une action traumatisante pour les familles endeuillés, bref ils semblent plutôt de mauvais côté de la barrière morale.
Et pourtant.
Aujourd'hui que nous vivons aussi dans notre univers un évènement qui risque également de rayer de la carte 2% de la population mondiale je les comprends.
La réaction humaine naturelle après un choc est la recherche d'un retour à un quotidien apaisé. Pourtant, la crise du coronavirus, le shutdown de la société et de l'économie qui l'accompagne sera porteur de crises au conséquences dramatiques, mais aussi d'opportunités inédites. Peut être que l'homme comprendra enfin que son destin lui appartient, que tout ne se monnaye pas, que le bien commun est le plus précieux, que le vrai progrès ne réside pas dans une nouvelle version d'iPhone, mais dans un système social puissant, généreux, qui ne laisse personne sur le bas côté.
Mais pour cela, il ne faudra pas se laisser endormir, il faudra écouter ces déplaisants qui vont empêcher le quotidien de reprendre son cours normalement. Il faudra se rappeler que si la catastrophe a été évitée, ce n'a été que de justesse, et que celle ci est aussi due à un système qui a mis l'intérêt de l'humain derrière celui de l'économie.

Bref, quand Ozymandias aura fait son boulot, il faudra que les Guilty Remnants fassent le leur.
Sinon, si on laisse le libéralisme économique reprendre la main, détruire la planète en nous faisant vénérer de fausses idoles, si nous laissons la période que nous sommes en train de vivre n'être qu'une répétition générale, un avant goût de la vraie crise systémique à venir, la prochaine oeuvre de science fiction qui sera pertinente par rapport à la situation sera Mad Max Fury Road. Un excellent film, nous sommes d'accord, mais un univers cauchemardesque à fuir tant qu'il en est encore temps.

Le livre de la semaine

Saga


l'Art de Perdre de Alice Zeniter lu par Pirlouiiiit

Il y a 7 mois on m'avait offert ce livre (merci Clothilde) et je n'avais pas encore eu le temps de le lire ... ce que j'ai fini par réussir à faire (plus parce que j'ai fini par le laisser offrir des lunettes que grâce au confinement). Et quel plaisir, quel voyage ! Ce livre récompensé par pas mal de prix (dont le Prix Goncourt des lycéens 2017) raconte 3 générations d'une famille dont l'histoire commence en Algérie. L'algérie française, la kabylie, les harkis, le LFN, les camps de transits, l'intégration progressive ... Pas spécialement familier avec avec cette partie de l'histoire j'y ai donc appris pas mal de choses mais ce qui m'a le plus touché au final ça a été de suivre la trajectoire de cette famille sur plusieurs générations et tout ce que ça implique en terme de transmission (ce qui est transmis et ce qui ne l'est pas, volontairement ou non), le fossée ou décalage inéluctable qui se creuse entre chaque génération comme on le suite à travers les 3 chapitres : "L'Algérie de papa", "La France froide", "Paris est une fête"
... En passant d'un personnage à l'autre que l'on suit lorsqu'il est dans la force de l'âge à ce qu'il est devenu à travers les yeux se la génération suivante. En tant que lecteur qui a eu toute l'histoire on en sait plus que cette Naima qui se retrouve à à chercher ses racines malgré elle et ne peut pas comprendre elle ... Passionnant, et forcément un peu triste et qui, comme à chaque fois qu'une vie se retrouve résumée en quelques centaines de pages ou en 120 minutes de film, fait réfléchir au sens de la vie sinon en tout cas à l'importance de ne pas perdre trop de temps avec des choses qui n'ont au final pas trop d'importance.
Extrêmement bien écrit : limpide, drôle, avec plusieurs passages où je me suis vraiment arrêté frappé par la justesse et l'humour de certaines descriptions ou pensées d'un des interlocuteurs. Une petite merveille que je recommande à mon tour au plus grand nombre..

Les disques d'aqui

Rue du Chat Sans Terre

Rue du Chat Sans Terre de Jean Jacques Boitard écouté par Pirlouiiiit

Depuis le bien nommé Pourvu que ça dure (et même avant), Jean-Jacques Boitard qui n'a décidément pas fini de nous surprendre, continue à sortir à intervalles réguliers des albums. Celui-ci, son 6ème, fait suite au remarqué Tagadagadagada-Gadin sorti en 2016. Dans la lignée des précédents, c'est surtout par sa pochette qu'il se distingue. Une pochette (signée Lobelson et Ylies) sur laquelle il ne manque qu'une grosse chaîne en or au chat pour que ça fasse hip hop américain, et qui en tout cas qui annonce l'un des tubes du disque, le (désormais) fameux (chez nous) Welcome en enfer ! (Chicago). Jean Jacques Boitard fait toujours de cette chanson française dont il a le secret (pour ce qui est des comparaisons je vous renvoie aux chroniques que j'ai pu faire de ses albums précédents). 14 nouveaux titres (ce qui porte à plus de 100 morceaux enregistrés en studio) pour ce jeune homme qui fête cette année ses 81 ans. Des titres frais, tendres, drôles, taquins, exaltés ... dont les textes jouent avec les mots (Qui qu'est où ? , Melo melo melodie, Troqueur traqué) et/ ou les sentiments (Oh Belle Isabelle, Bancroche d'amoureux). Toujours très bien accompagné (on ne change pas une équipe qui gagne)par Annick Taillé (pour certains textes) et Ilyès Yangui (pour les arrangements et une bonne partie des instruments), le disque sonne autant que les bons mots qu'il contient. Jean-Jacques sait s'entourer et cite d'ailleurs sur son site une dizaine de contributeurs sur son site. Et comme si cela ne suffisait pas ce disque comporte en bonus la reprise des 2 derniers titres de ce disque mais cette fois par Annick Taillé pour une version dite de Le désert un matin et par Ylès Yangui pour un Welcome en enfer ! (Chicago) sur laquelle sa voix éraillée va à merveille.

29 février 2020(Jean Jacques Boitard)

Le resto de la semaine

Pastels World by Pirlouiiiit 07032020

Pastels World (29 Rue d'Aubagne, Marseille) goûté par Pirlouiiiit

Une chronique de restaurant a-t-elle un sens en période de confinement ... pas très sûr, mais disons que s'ils arrivent à surmonter cette épreuve (ce que j'espère bien évidemment) je ne peux que vous encourager à aller découvrir ce petit ex snack désormais restaurant qui se situe en bas de la rue d'Aubagne, et dans lequel j'ai eu la chance d'aller il y a un mois.
Comme le nom l'indique on trouve sur la carte, en plus d'un ou deux plats par semaine, des Pastels ("Beignets farcis du Sénégal") garnis de différentes farces (changeantes au fil des semaines sinon ce n'est plus drôles). Ce jour là il y avait 4 sortes de pastels (tous délicieux) : l'américain, l'africain, l'asiatique et l'européen avec pour les reconnaitre (comme rien ne ressemble plus à un pastel qu'un autre pastel) leur nom "imprimé" dans la pâte sur la tranche. Les pastels peuvent être accompagnés d' "à côtés" bien sympathiques (salade de quinoa pour nous ce jour-là). Et il y en a même des sucrés pour le dessert en plus de tout un tas d'autres desserts (tout est fait maison avais-je besoin de le préciser) qui avaient l'ai très bon mais que nous n'avons pas gouté (pour cause de Carême), nous promettant de revenir bien vite un midi (car ils ne sont ouverts que le midi), et pourquoi pas lors d'un de leur brunchs qui ont l'air on ne peut plus appétissants.

Malheureusement ce n'est pas pour demain. Par contre je viens de voir sur leur compte FB qu'ils avaient lancé une petite enquête pour proposer des livraisons ou un service à emporter, => par ici

Chronique que concert d'avant confinement

Brigitte Fontaine by Pirlouiiiit 11032020

Concert de Brigitte Fontaine au ZEF dans le cadre du Festival Avec le Temps vécu par Gilles Borgogno

"Brigitte Fontaine est une légende. Vivante. Une inclassable. Une iconoclaste, selon l'expression consacrée et la concernant justifiée, de la chanson française. Elle a tout fait dans sa vie : chanteuse, comédienne, écrivaine, dramaturge et parolière. Et plus, c'est une personne libertaire et humaniste. Décalée. Son parcours parle pour elle. Parmi ses complices, l'ami de toujours feu Jacques Higelin, le compagnon Areski Belkacem, l'Art Ensemble of Chicago ou Bashung. Elle est admirée par Sonic Youth, Noir Désir, Archie Shepp, -M-, Gotan Project, Zebda, entre autres, qui ont participé aux albums Kékéland ou Rue Saint Louis en L'île..
Bref, Brigitte Fontaine est une légende vivante. C'est donc une légende vivante que nous sommes venus voir en concert. Le public lui est acquis. D'ailleurs, j'ai lu, ici et là sur des murs FB que "c'était génial". Voire "géniaaaal". Ce public, qui, à la sortie, dans le même état d'esprit (et tant mieux) qu'à l'entrée : ils se sont REGALES. J'aurais tant aimé être à l'unisson... Et ? J'aurais adoré dire que c'était "fabuleux" et que moi-aussi, j'avais pris mon pied, tant elle jouit chez moi d'un capital "sympathie" énorme. Et qu'humainement et philosophiquement, elle a TOUT BON !
Mais... "

=> La suite par ici

Clip de la semaine

Après Rachid Taha et La Rue du Rock 2018, Sleaford Mods, Thomas Fersen plutôt que David Lafore, Vanwho plutôt que SovoX, Hervé André, Karim Tobbi, Les Frères Morvan, La Pluie , Richard Gotainer, Sloy, Black Bones, Usken, Popochanel, Sonic Youth, Steve Shiffman and the Land of No, Salvatore Adamo, La Nose, James Blunt, Ultrateckel, Sons, Graeme Allwright, , De la Crau, Gildas Etevenard, Les Sales Majestés,

Comme d'habitude on finit par un petit clip .... Spécial confinement cette fois avec Feddar, un projet 100% fait maison, confiné dans les 4 coins du monde ... parti de Marseille avec pas mal de musiciens (mais pas que) du coin (mais pas que) que je vous laisse vous amuser à reconnaître. Comme le raconte Anass à l'initiative de la chose "La chanson nous raconte l'enfermement avec les privations de liberté et les joies de se retrouver! Feddar témoigne d'une situation historique où le monde s'arrête de courir, où les rencontres se font rare ... Mais le soleil est toujours au rendez vous! Enjoy"


qui s'il n'apparaît pas ci dessus (ce qui est bien dommage) est visible en cliquant ici