Je ne connaissais pas Benjamin Biolay. Mes goûts musicaux me portant d'avantage vers les sons anglo-saxons, j'ai écouté, pendant toutes ces années, sa voix singulière d'une oreille distraite. Et puis, il y a eu son double-album "La Superbe" sur Deezer. Sublime. Alors forcément, après des soirées entières à me noyer dans ces 23 titres, j'ai .../...
Je ne connaissais pas
Benjamin Biolay. Mes goûts musicaux me portant d'avantage vers les sons anglo-saxons, j'ai écouté, pendant toutes ces années, sa voix singulière d'une oreille distraite. Et puis, il y a eu son double-album
"La Superbe" sur Deezer. Sublime. Alors forcément, après des soirées entières à me noyer dans ces 23 titres, j'ai pris une place pour le Casino de Paris... un peu dubitative malgré tout sur sa voix, sa générosité et sa présence scénique.
Je n'ai pas la set-list en tête. Je commence donc à l'envers. Par un rappel, Biolay à genoux et le public qui l'acclame... enfin !
"J'attendais en vain
Que le monde entier m'acclame
Qu'il me déclare sa flamme
Dans une orgie haut de gamme"
Le Casino de Paris est une très belle salle et l'acoustique y est excellente. Le public ce soir-là est intello/branché/quarantenaire. Sur la scène: un piano à queue noir, une harpe, un violoncelle, une trompette, un clavier, une guitare, une basse, une batterie/percussions et un thérémine (l'un des plus anciens instruments de musique électronique, inventé en 1919 par un russe. Il est composé d'un boîtier électronique équipé de deux antennes. Cet instrument a la particularité de produire de la musique sans être touché par l'instrumentiste).
Des éloges s'imposent:
Benjamin Biolay est un orfèvre musical, un chef d'orchestre aux gestes amples et à la silhouette un peu maladroite. Sa partition est magnétique, sa voix est un peu abîmée, belle et grave, bien plus intéressante qu'en studio. Il n'a pas déchanté au Casino de Paris, malgré un problème d'oreille - il s'est nommé lui-même "le Beethoven du Casino de Paris" - qui n'a eu aucune incidence sur le concert. Son univers musical reconnaissable est mêlé de pop, de hip-hop et de chansons françaises, ses mélodies sont rythmées, orchestrales, mélancoliques. Ses textes sont crus, sensibles, poétiques.
J'ai aimé des titres plus anciens, comme
A l'Origine, A quoi ça sert, Négatif... et ceux du dernier album qui a conquis Paris et une presse habituellement si blasée :
La Superbe bien sûr, mais aussi le somptueux
Night Shop, Padam, Ton Héritage, Brandt Rhapsodie en duo avec Jeanne Cherhal. C'est un homme heureux qui va tenir la salle pendant deux heures, avec une suprême élégance.
Plusieurs rappels, et c'est fini. Mais je n'ai pas dit mon dernier mot...
Sites Internet :
www.benjaminbiolay.com,
www.myspace.com/benjaminbiolay,
www.deezer.com/fr/music/benjamin-biolay,
www.facebook.com/pages/Benjamin-Biolay.
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